Vie au Carré

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#08 Julien Kaibeck "Mon travail, c'est mon carburant. Tant pis pour l'équilibre..."

Saison 1, Ép. 8

Cette semaine, Vie au Carré, le podcast qui interroge sur l’équilibre vie pro - vie perso, reçoit Julien Kaibeck, le fondateur du mouvement slow cosmétique. 5/10, c’est la note que s’octroie ce quadragénaire belge pour évaluer son équilibre vie perso - vie pro. La raison ? Il adore son travail… et y consacre un temps fou ! Entre l’écriture de livres, l’aide aux entreprises, la vente et les contenus en ligne (chaine Youtube, posts sur les réseaux sociaux) et ses chroniques, c’est peu dire que c’est un bourreau de travail. Il aime passionnément et a choisi cette activité intense. Mais c’est au détriment de vacances, et de temps libre. Heureusement, son compagnon fonctionne comme lui, une condition sans doute sine qua none pour vivre harmonieusement ensemble depuis 14 ans. Aujourd’hui, l’heure est à la prise de conscience pour Julien. Mais la force de l’habitude et l’envie d’entreprendre de nouveaux projets pros ne sont jamais loin… 

Bon écoute!


Pour suivre Julien, sa chaine Youtube est par ici :

https://www.youtube.com/c/JulienKaibeck/videos

Son site Internet est par là : https://www.slow-cosmetique.com/

Et son blog est ici : https://www.lessentieldejulien.com/

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Enfin, si l’équilibre vie pro - vie perso est un sujet qui vous tient à cœur, contactez-nous, par mail ou via Instagram (@vie_au_carre).

A très vite,

Clotilde & Julie

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7/6/2021

#32 Antoine "Je suis polyamoureux, je ne hiérarchise aucune de mes relations"

Saison 3, Ép. 10
Cette semaine, dans Vie au carré, le podcast quiinterroge sur l'équilibre vie pro et vie perso, nous avons échangé avec Antoine D. Antoine est parisien, il a 50 ans. Il est réalisateur et a deux filles de 13 et 17 ans. Autre mention à sa fiche d’identité, Antoine est polyamoureux.Il nous explique comment il conjugue sa vie avec «ses aimées» comme il les appelle, et comment il segmente son temps pour être père tout en préservant sa vie intime.10/10! C’est la note que s’attribue Antoine pour évaluer son équilibre vie pro et perso. Une vie de rêve? «Je n’ai pas fait tout ce que j’ai voulu mais j’ai voulu tout ce que j’ai fait» résume le réalisateur. Il travaille surtout la création de scenarios et n’a pas de patron, «ce qui m’octroie une grande liberté», confie-t-il. Il adore tourner mais ne le fait pas assez à son goût «J’ai 100 projets et parfois, un petit miracle arrive et je tourne», résume-t-il.Pas de hiérarchie«Dans les années 1990 quand j’ai commencé à être non monogame éthique, il n’y avait quasiment pas de littérature sur le sujet. Et, en gros, j’étais juste perçu comme un pervers. Jusqu’à mes 30 ans je n’avais que des relations comme ça, fidèles et non exclusives». Antoine se définit comme un anarchiste relationnel car il refuse «de hiérarchiser les relations les unes par rapport aux autres, et cela quel que soit leur nature. Dans mon idéal, les relations sont dépendantes les unes des autres, ce n’est pas parce qu’on se rapproche de quelqu’un qu’on s'éloigne de quelqu’un d’autre.», estime-t-il.Deux logementsA 30 ans, Antoine rencontre une femme avec qui il veut des enfants. Pour rester fidèle à son identité et fonder une famille, Antoine garde son appartement d’adolescent, où nous l’avons rencontré, et emménage dans un logement avec sa compagne et les deux filles qu’ils auront. «Cette période correspond à des temps segmentés, où les gens ne se rencontrent pas forcément tous», relate-t-il. Aujourd'hui, il vit entre ses deux logements à dix minutes l'un de l'autre. Pratique en cas d'urgence, ou lorsque ses filles ont besoin de lui!Un polycule très actifAmie, amante, amoureuse? «Je n’aime pas les étiquettes car on se conforme alors aux codes d’une relation au lieu d’inventer la relation qu’on est en train de vivre. Ces étiquettes sont sans doute pratiques car elles donnent un mode d’emploi. Mais pour moi, chaque relation est singulière», indique-t-il. Avec d’autres personnes, Antoine a constitué un polycule, c’est-à-dire un groupe qu’il fréquente régulièrement pour des soirées et des week-ends libertins. C'est à la fois un hobby et pan de son identité, nous dit-il. Pour conjuguer toutes ses activités, ses nuits sont souvent courtes, mais Antoine sait dormir peu. Idem du côté de la mère de ses enfants qui partage les mêmes valeurs qu’Antoine : «Mes filles sont témoins que ses parents qui ne dorment pas souvent à la maison, elles connaissent certaines personnes que je vois, d’autres non. Elles ne posent pas vraiment de questions et sont très libres», assure-t-il.Un groupe "polycommunautaire"Si Antoine multiplie les relations, beaucoup d’entre elles durent: «Quand j’aime, c’est pour la vie. Un des grands mystères qui atteint mon moral c’est le "dédésir" et le désamour» admet-il. Aujourd’hui il essaie de construire une autre phase de sa vie et rêve d’un groupe polycommunautaire : «Ce serait un groupe d’adultes qui élève des enfants, peu importe la génétique d’ailleurs. C’est une utopie et c'est peut-être casse gueule mais j’aimerais beaucoup, et je sens que ça soulage pas mal de personnes quand j’en parle. Car c’est une question pour beaucoup de jeunes d’être «poly» et de vouloir des enfants», explique-t-il.******************************Si vous avez aimé notre épisode de Vie au Carré, n’hésitez pas à en écouter d’autres, plus de 25 sont déjà disponibles avec des profils très variés ! Vous pouvez aussi le partager, vous abonner et à lui attribuerdes étoiles sur Apple podcasts,cela nous aiderait énormément !Si l’équilibre vie pro - vie perso est un sujet qui vous tient à cœur, contactez-nous par mail, via Instagram@vie_au_carreounotre page Facebook.A très vite :)Julie & Clotilde
6/29/2021

#31 Baptiste Mulliez "Pour arrêter durablement l’alcool, j’ai besoin de rituels rassurants dans ma vie"

Saison 3, Ép. 9
Cette semaine, dans Vie au carré, le podcast quiinterroge sur l'équilibre vie pro et vie perso, nous avons échangé avec Baptiste Mulliez,30 ans, ex alcoolique qui est devenu patient expert. Il a coécrit le livre D'avoir trop trinqué ma vie s'est arrêtée avec la thérapeuteJudith Lossmann.7/10, c'est a note que s'attribue Baptiste pour juger ses équilibres"Il y a six ans, je n'avais aucun projet. Aujourd'hui, j'ai encore des marges de progression mais ma vie aradicalement changé", précise-t-il. De ses 15 à 24 ans, Baptiste a été alcoolique. Un mot pas facile à s'approprier pour un jeune : "j'avais besoin d'alcool tout le temps. pour me motiver, quand j'étais triste, avant de rejoindre des potes pour être cool... ". Il ment, trahit, est dans le déni le plus total. Un jour, sa mère lui parle des alcooliques anonymes "Je me rendais compte que je buvais trop mais je voulais pouvoir contrôler ma consommation. A partir de ce moment, j'ai compris que je devrais faire sans pour m'en sortir". Les premières semainessont difficiles et synonyme de dépression. Avant une remontée progressive...Changement de vie"Quand on arrête de boire, la guérison n'est pas linéaire. Je voulaistoujours que ça aille plus vite. Les progrès se sont manifestés mais je me suis alors rendu compte que des pans entiers de ma vie ne me convenaient pas", explique-t-il.Il travaille alors chez Danone, à Barcelone,et décide de quitter ce monde de l'entreprise qui ne lui correspond pas, lui qui est pourtant diplômé d'une école de commerce. Il débute une formation pour devenir patient-expert.Patient expert en addictologie"Être patient expert c'est sans cesse faire le yoyo. Je me replonge dans les années noires de mon alcoolisme pour m'identifier au patient. Et je lui montre en même temps que tout est possible, que la vie sans alcool vaut vraiment la peine d'être vécue" raconte Baptiste. Son travail à l'hôpitalBichat, à Paris, avec les professionnels de santé lui plait énormément. Aujourd'hui, il crée également des partenariats avec des écoles de commerce et d'ingénieurs pour sensibiliser à l'alcoolisme ce public estudiantin. Il intervient aussi beaucoup auprès des malades via son compte Instagram.Ne pas se laisser happer par les réseaux sociauxSi les réseaux sociauxconstituent un outil et un vecteur de communicationimportant pour Baptiste, là aussi, le jeune homme s'impose des limites pour ne pas se laisserhapper. Le soir et le week-end, son smartphone reste de côté. Il se déconnecte aussi pour se préserver, "J'ai appris que j'étaisquelqu'un de sensible.La journée, j'aide beaucoup les autres, je suis comme une éponge émotionnelle. Le soir et le week-end, j'ai besoin de temps pour moi, pour me protéger".RituelsSa nouvelle vie, forte de six années d'abstinence,se caractérise par de nombreux rituels : "Le matin,je fais toujours tout dans le même ordre. J'ai aussi besoin d'avoir le même thé par exemple... Tout imprévu va me stresser", admet-il. Il a besoin d'anticiper, de prévoir : " Je dois encore travailler sur le lâcher-prise. Les imprévus me stressent beaucoup. J'ai l'impression que je ne profite pas encore pleinement de tout le potentiel d'une vie", confesse-t-il.Sans cesse réaliser des mises à jourS'il se dit encore sensible possiblement aux additions, il a aujourd'huimis en place "des filets de sécurité" solides. "Je m'accepte tel que je suis et surtout j'accepte de me dire que les équilibres que je trouve ne durent jamais. Il faut sans cesse faire des mises à jour. Un équilibre qui me correspondait il y a trois mois ne me convient peut-être plus aujourd'hui. Le tout est de savoir le faire en restant doux avec soi-même."******************************Si vous avez aimé notre épisode de Vie au Carré, n’hésitez pas à en écouter d’autres, plus de 25 sont déjà disponibles avec des profils très variés ! Vous pouvez aussi le partager, vous abonner et à lui attribuerdes étoiles sur Apple podcasts,cela nous aiderait énormément !Si l’équilibre vie pro - vie perso est un sujet qui vous tient à cœur, contactez-nous par mail, via Instagram@vie_au_carreounotre page Facebook.A très vite :)Julie & Clotilde
6/22/2021

#30 Catherine Bayle "Quand vous êtes à la tête d'une famille nombreuse, vous devez prioriser"

Saison 3, Ép. 8
Cette semaine, Vie au Carré a échangé avec Catherine Bayle, 54 ans, gériatre et maman de 5 enfants âgés de 27, 24, 22, 18, et 14 ans.7 / 10, c’est la note que se donne Catherine pour définir son équilibre vie pro – vie perso. Un résultat qu'elle a obtenu au fil des ans, et des grossesses, en s'écoutant. Pour cette médecin, il était tout aussi important d'être présent pour sa famille que de se nourrir intellectuellement. "Médecine c'est beaucoup d'années d'étude et je n'ai pas fait tout ça pour rester à la maison", indique-t-elle.Son envie de travailler, ou plutôt la nécessité de travailler, s'est alors traduite par des mi-temps quand ses trois premiers enfants étaient jeunes. Elle cumule aujourd'hui deux postes à temps partiel, ce qui lui offre beaucoup de richesse dans ses fonctions.En revanche, Catherine souligne l'importance d'être bien entouré pour reprendre son job l'esprit tranquille. "Ma semaine était un marathon et j'avais une personne qui prenait le relais quand je partais travailler et qui ensuite me redonnait la main", se souvient-elle. Désormais, le marathon est un peu moins intense, ses trois premiers enfants ont quitté le domicile familial et le dernier a 14 ans. Elle imagine d'ailleurs pouvoir inclure dans son agenda très chargé un peu de temps pour elle. Catherine confie ne pas en avoir eu beaucoup avec l'arrivée des enfants mais elle n'a absolument pas vécu cela comme un sacrifice. "Il faut faire des choix et je voulais être présent auprès de mes enfants, précise-t-elle. Si je passais du temps sur une activité seule, je ne pouvais pas être avec eux. Maintenant qu'ils ont grandi, je commence à réfléchir à des occupations."Une découverte de la gériatrie avec sa première grossesseCatherine est médecin gériatre, autrement dit elle est spécialisée dans la santé des seniors. Cette spécialisation s'est faite un peu par hasard et à cause, ou grâce à, sa première grossesse. Elle apprend qu'elle est enceinte alors qu'elle est en 6 années de médecine et qu'elle doit choisir un stage. Son choix oscille entre les urgences et la gériatrie, deux secteurs moins demandés par les étudiants. Elle choisira le second qui semble permettre des horaires plus stables et plus simples pour concilier vie pro et vie perso. Catherine a adoré son stage qui lui a fait rencontrer des gens formidables. "avec la gériatrie, on gère plusieurs organes, et aussi le mental, décrit-elle. Il y a aussi une dimension sociale avec la gestion des aidants."Depuis ses débuts, Catherine n'a eu de cesse de s'investir de plus en plus dans cette spécialisation, basculant depuis ces dernières années dans le secteur hospitalier, devant un lien clé entre l'hôpital et les Ehpad. Elle a d'ailleurs été fortement sollicitée lors de la crise sanitaire. Elle n'a pas eu de confinement ni de répit en mars et avril. Cette période lui a d'ailleurs fait prendre conscience de la nécessité de profiter de la vie et de sa famille. Elle s'était accordée un week-end en septembre dernier avec son mari... juste avant le second confinement!Bon épisode.******************************Si vous avez aimé notre épisode de Vie au Carré, n’hésitez pas à en écouter d’autres, plus de 25 sont déjà disponibles avec des profils très variés ! Vous pouvez aussi le partager, vous abonner et à lui attribuerdes étoiles sur Apple podcasts,cela nous aiderait énormément !Si l’équilibre vie pro – vie perso est un sujet qui vous tient à cœur, contactez-nous par mail, via Instagram@vie_au_carreounotre page Facebook.A très vite!Clotilde et Julie.