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Un monde, un regard
Elisabeth Moreno, woman's power
Ep. 33
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Si elle est devenue une femme puissante, c'est avant tout parce qu'elle est restée fidèle à la cause des femmes. Elle qui, un temps, a mis en pause sa carrière dans la « tech » pour s'engager en politique, que retient-elle de ses deux années au ministère de l'Egalité femmes-hommes, de la Diversité et de l'Egalité des chances ? Et d'ailleurs, trouve-t-elle le monde politique plus dur que le monde des affaires ? Plus égalitaire ? Et comment contrer la montée des discours masculinistes ? Cette semaine, Elisabeth Moreno est l'invitée de Rebecca Fitoussi dans l'émission Un monde, un regard.
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4. Alexandre Arcady, une vie de cinéma
27:33||Ep. 4Tout son cinéma parle de transmission. Des destins individuels face à l'Histoire, où le clan et la famille constituent un refuge. Aujourd'hui, l'auteur du Grand Pardon et du Coup de Sirocco sort son nouveau film, Fausse Note. Nostalgique de son enfance passée à Alger, où tous vivaient dans une fraternité « insouciante », il s'alarme aujourd'hui des fractures de la société. Pourquoi ce cinéaste craint-il de voir s'abimer la notion de vivre ensemble ? Pourquoi considère-t-il que le cinéma soit un refuge ? Et que nous réserve le face-à-face de son dernier film entre Benoît Poelvoorde et Kad Merad ? Cette semaine, Alexandre Arcady est l'invité de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.
3. Patrick Mille, l'amour du jeu
26:37||Ep. 3Tout le prédestinait à s'engager en politique : un père militant communiste ayant déserté la guerre d'Algérie et trouvé refuge au Portugal. Une jeunesse passée au milieu des artistes engagés à gauche contre le pouvoir dictatorial de Salazar. Mais depuis 35 ans c'est finalement sur les planches du théâtre et sur les plateaux de cinéma qu'il étanche sa curiosité pour la chose politique. Incarnant tour à tour, François Mitterrand dans l'adaptation des Lettres à Anne (Ed. Gallimard) ou un dirigeant d'un parti d'extrême droite dans la série Baron Noir, il continue de sonder les raisons de l'engagement. Les comédiens doivent-ils s'engager dans le débat public ? A-t-il vraiment renoncé à un jour entrer dans l'arène politique ? Comment travaille-t-il ses rôles quand il incarne un personnage historique ? Cette semaine Patrick Mille est l'invité de Rebecca Fitoussi dans l'émission Un monde, un regard.
2. Julia de Funès, libre de douter
27:09||Ep. 2Sa quête ? C'est la liberté : la liberté de penser, la liberté s'exprimer, et de nuancer. Alors que notre époque est à l'assurance et à l'affirmation de sa vérité, elle fait l'éloge du doute et la nuance. Non, tous les avis ne se valent pas, non, il ne faut pas confondre égalité en droit et égalitarisme des points de vue. Alors que chaque seconde il nous est demandé de trancher rapidement, de prendre parti, elle fait l'éloge d'une forme de prudence dans le jugement. Une prudence qui n'est pas selon elle une façon d'esquiver, mais de prendre le temps de la réflexion. Peut-on encore ralentir ? Pourquoi il faut se méfier du tribunal de l'émotion et de la fièvre justicière ? Comment débattre des idées sans mettre en cause l'autre ? Et que garde-t-elle de l'héritage de son grand-père Louis de Funès ? A l'occasion de la sortie de son livre Pensées distinguées (ed.l'Observatoire) Julia de Funès est l'invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.
1. Mélanie Page, actrice engagée dans la cause des femmes
26:58||Ep. 1On connait leur visage, leur analyse, leur voix, mais les connait-on vraiment ? Quel a été leur parcours, leur formation, quelles épreuves ont-ils du dépasser pour exercer leur magistère ? Quelles sont leurs sources d'inspiration, leur jardin secret ? Une fois par semaine, Rebecca Fitoussi reçoit sur son plateau des personnalités pour un échange approfondi, explorer leur monde et mieux apprécier le regard qu'ils et qu'elles portent sur notre société. Ils, elles, sont artistes, scientifiques, historiens, universitaires, chefs de restaurants, photographes, ou encore politiques. Une collection de grands entretiens inspirante dans un monde en manque de repères et de modèles.
36. Philippe Aghion, un Nobel optimiste
28:03||Ep. 36Alors que les inquiétudes grandissent à mesure que l'intelligence artificielle pénètre nos usages, lui reste convaincu qu'après la machine à vapeur et l'électricité, elle constitue une nouvelle révolution industrielle. Si l'IA menace l'emploi et modifie nos sociétés, elle porte en elle, selon lui, la promesse d'une nouvelle croissance. Un principe de destruction créatrice qui lui a valu un prix Nobel d'économie en 2025. Comment l'IA peut-elle réduire les inégalités et la précarité en France ? Quelles raisons le poussent à rester un éternel optimiste ? Et la croissance est-elle toujours au service de l'homme et de son environnement ? Philippe Aghion était au micro de Rebecca Fitoussi dans l'émission Un monde, un regard.
37. Bruno Patino, penser l'Intelligence artificielle
28:27||Ep. 37Comme beaucoup, la révolution numérique lui est apparue comme la promesse d'un monde plus horizontal, où les savoirs seraient diffusés librement. Aujourd'hui, il regrette que cette promesse ait été dévoyée au profit d'une exploitation par les géants de la tech de nos données personnelles et de notre attention. Face au risque d'asservissement de l'Homme par la machine, il appelle à penser notre relation à l'intelligence artificielle, à remettre l'humain au centre. Les IA déterminent-elles, par leurs conseils avisés, nos arbitrages quotidiens ? Sont-elles de simples agents à notre service ou nous asservissent-elles avec notre consentement ? Pourquoi est-il urgent de sacraliser le cerveau humain ? Cette semaine Bruno Patino est l'invité de Rebecca Fitoussi dans l'émission Un monde, un regard.
35. Antonin Baudry, l'autre récit de la bataille De Gaulle
28:10||Ep. 35Rien ne le prédestinait au cinéma, ni ses études de sciences à l'Ecole Polytechnique, ni son diplôme de lettres à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, si ce n'est sa cinéphilie dévorante née à l'adolescence. Finalement, son début de carrière dans les ministères -notamment aux côtés de Dominique de Villepin- aura été le point de départ de son premier scénario, et sa fascination pour De gaulle le sujet de ses deux derniers films. Pourquoi dans la Bataille de Gaulle était-il si important de proposer un nouveau récit de la libération de la France ? Mesure-t-on assez la folie de celui qui a fondé la France libre, sans armée, sans soutien et avec pour seule boussole l'idée qu'un pays libéré est un pays qui a retrouvé son territoire sans abandonner sa souveraineté ? Cette semaine Rebecca Fitouss reçoit le réalisateur de La Bataille de Gaulle, Antonin Baudry, dans Un monde, un regard.
34. Bertrand Chameroy, l'amuseur sensible
27:04||Ep. 34Il est l'un des « snipers » de la télé, et chaque soir il se délecte des faux pas ou faux semblants des hommes et des femmes politiques. S'il est l'un des chroniqueurs humoristes favoris de la télé, c'est grâce à sa fine connaissance de la classe politique et à son sens de la moquerie. Jamais blessant mais toujours redouté, il utilise le rire comme un remède à une époque morose. Arrive-t-il à rire de tout ? Même du tragique ? Peut-on tout mettre à distance, ou est-on parfois plus fragile qu'on ne le pense face à la marche du monde ? Bertrand Chameroy se livre sur la difficulté d'exercer son métier dans une société où les réactions peuvent être menaçantes, mais évoque aussi la dépression qu'il a traversé, au micro de Rebecca Fitoussi dans l'émission Un monde, un regard.