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Thune
"Money talk" avec Chelsea Fagan, la queen des finances des femmes
Il y a quelques mois, on me souffle un nom : Chelsea Fagan. Fondatrice du média américain The Financial Diet, 1,3 million d’abonnés sur YouTube, une voix féministe et badass qui parle d’argent avec expertise, humour... et sans bullshit.
Quelques heures de rabbit hole plus tard, je la contacte. Elle parle un français parfait. Et grâce à un alignement des astres, on se voit et on enregistre dans la foulée.
Dans cet épisode, on parle de ce qui nous obsède des deux côtés de l’Atlantique (avec quelques anglicismes indeed) :
- L’importance de parler d’argent pour éviter le gaslighting social
- La solitude financière des femmes dans le couple hétéro
- Le concept du hedonic treadmill (insatisfaction permanente, course à la croissance)
- La culpabilité maternelle et ses conséquences sur l’argent des femmes
- Le poids des normes sociales, la charge mentale, les fausses égalités
- Le problème des golden handcuffs (enchaînement à un salaire élevé)
- Pourquoi l’argent doit acheter du temps et pas des objets
- L’argent comme squelette invisible de nos vies
- Évidemment, on a abordé plein d’autres choses, dont pas mal de guilty pleasures pour ma part, comme les personnages de Sex and the City, le modèle économique mensonger des tradwives. Ah, et on a aussi un peu balancé sur les influenceurs lifestyle et les mariages hors de prix (c’est toujours bien de se découvrir des combats communs).
Alors oui, c'est interview de fan. Mais j'avoue, j'ai pris un immense plaisir à discuter avec Chelsea. Et pour la toute première fois, cet épisode de Thune est intégralement filmé et disponible sur YouTube. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous, c'est le début de quelque chose (de plus ou moins assumé).
Bonne écoute !
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38. Amour de l’art, pression des marques... paye ta vie d’actrice !
44:11||Ep. 38#REDIFFUSIONAudrey Vernon est comédienne. Elle joue, écrit ses spectacles, lit Marx, parle d’argent sans détour, et n’a pas exactement une passion pour les milliardaires.Dans cet épisode, on part de sa vie d’actrice : les cachets, l’intermittence, les années Canal+, les écarts parfois absurdes entre télévision, cinéma et théâtre. Comment gagne-t-on sa vie quand on fait ce métier ? À quel moment l’argent donne-t-il de la liberté ; et à quel moment commence-t-il à acheter autre chose ?Avec Audrey, la conversation quitte vite les coulisses pour entrer dans une zone plus explosive : celle des marques, du luxe, des plateformes et des milliardaires qui avancent leurs pions dans la culture.On parle d’actrices transformées en vitrines de luxe, de couvertures de magazines qui ressemblent à des pubs, de théâtres rachetés, de jeunes comédiennes déjà sous contrat avec Dior, Chanel ou Vuitton, et d’Amazon capable de poser des centaines de milliers d’euros sur la table pour fabriquer du divertissement.Une actrice peut-elle jouer une ouvrière dans un film d’auteur et devenir égérie Dior ? Un humoriste peut-il encaisser un énorme chèque d’Amazon comme si tout cela n’était qu’un jeu ? Et surtout : d’où vient l’argent qui finance la culture aujourd’hui ?Note : cet entretien a été réalisé en 2023, certain des éléments évoqués ont donc évolué.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny👉 Suivez Thune sur Instagram❤️ Vous êtes 146 à nous soutenir sur Tipee. Vous pouvez devenir donateur pour participer au développement de Thune
TEASER : "Quand on est égérie ou amie de la maison Chanel, on a les couvertures des magazines"
01:54|Un court extrait de l'épisode "Amour de l’art, pression des marques... paye ta vie d’actrice !"
Ses parents détestaient l’argent... elle adore en gagner !
41:46|REDIFFUSIONVoici l’histoire d’une transmission un peu particulière. Ekhi Busquet a grandi dans le Pays basque avec des parents anarchistes, méfiants envers l’argent, réfractaires à la propriété, convaincus que la liberté valait mieux que le confort.Dans cette enfance-là, il faut savoir bouger vite, ne pas trop s’attacher, ne pas trop posséder, ne pas trop dépendre du système. L’argent est regardé comme un piège, la sécurité comme une forme de compromission.Mais très vite, Ekhi comprend que le hors-système, ce n’est pas vraiment pour elle. Aujourd’hui, elle est designeuse et décoratrice d’intérieur, entre Paris et Marseille. Elle travaille avec les lieux, les matières, les beaux objets, parfois le luxe. Autrement dit, tout ce que son enfance semblait regarder avec suspicion.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny👉 Suivez Thune sur Instagram❤️ Vous êtes 146 à contribuer à la fabrication de Thune. Merci de rejoindre nos donateurs pour participer au développement de Thune
TEASER : "J'ai toujours entendu mes parents dire, il faut qu'on puisse bouger vite"
01:14|Un extrait de l'épisode "Ses parents détestaient l'argent, elle adore en gagner"
95. Thune et handicap : une mère bipolaire, une fille garde-fou
45:44||Ep. 95À 7 ans, Cloé voit sa vie basculer quand sa mère est hospitalisée et diagnostiquée bipolaire.À 9 ans, elle prend déjà le bus seule avec sa petite sœur et calcule le budget des vacances.Aujourd’hui, Cloé est toujours là pour sa maman. Elle lui verse un peu d'’argent, surveille ses gros dérapages et l’aide à organiser son budget, en essayant de ne jamais lui confisquer son autonomie. Ensemble, elles ont bricolé un système maison, à mi-chemin entre le garde-fou financier et l’acte d’amour.Avertissement : cet épisode aborde la bipolarité, l’hospitalisation psychiatrique, la précarité et les difficultés liées à la santé mentale.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny👉 Suivez Thune sur Instagram❤️ Vous êtes 146 à contribuer à la fabrication de Thune. Merci de rejoindre nos donateurs pour participer au développement de Thune
TEASER : "Là, ma mère a un problème dentaire, ça fait trois ans qu'elle diffère les soins"
01:56|Un extrait de l'épisode 95
9. Ex-journaliste, nouveau prof : le grand déclassement
38:08||Ep. 9#REDIFFUSIONRaphaël a longtemps été journaliste. Pigiste très demandé, il travaillait jusqu’à 70 ou 90 heures par semaine, pour une presse qui payait encore correctement.Certains mois, il gagnait 5 000, 6 000, 8 000 euros. Parfois jusqu’à 11 000. Sauf qu’il ne dépensait presque rien. L’argent entrait, s’accumulait, remplissait des comptes, des assurances-vie, un PEL, mais ne servait pas vraiment à vivre.Aujourd’hui, Raphaël est professeur. À son arrivée dans l’Éducation nationale, il déchante.Oui, il aime transmettre. Mais il reste sonné par cette réalité : un métier essentiel, épuisant, socialement utile, est rémunéré comme si cette utilité ne valait presque rien.Note : Cet épisode a été enregistré en 2022. Depuis, l’IA est arrivée dans les rédactions, les plans sociaux se sont multipliés, et le métier de journaliste s’est encore fragilisé. Quatre ans plus tard, le récit de Raphaël résonne comme le témoignage d’un monde du travail qui basculait déjà.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny👉 Suivez Thune sur Instagram❤️ Vous êtes 146 à nous soutenir sur Tipee. Vous pouvez devenir donateur pour participer au développement de Thune
TEASER : "Quand j'ai touché mon premier salaire, j'ai cru que c'était une prime d'entrée dans le métier"
02:49|Un court extrait de l'épisode "Ex-journaliste, nouveau prof : le grand déclassement"