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Thune

Journaliste à tout prix ? Les pièges d'un métier-passion (1/2)

Ep. 34
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Pour plusieurs générations d’étudiants, le métier de journaliste a longtemps été abordé comme une passion : un emploi noble, utile, avec du sens, presque un job d’intérêt public. Mais depuis plusieurs années, entre digitalisation, crise des médias et plans sociaux, la profession se précarise.

Où est le point de bascule entre faire ce qu’on aime et pouvoir en vivre ?

C’est le dilemme d’Anne-Claire Genthialon, pigiste dans un quotidien national. Cette “bonne élève”, comme elle se décrit elle-même, a beau travailler en permanence, l’argent ne rentre pas, ou pas assez pour vivre décemment. Malgré tout, elle se convainc que ce n’est qu’une question de ténacité, de patience, de temps. Le CDI de ses rêves finira bien par arriver.

Car elle en est sûre : le travail finit toujours par payer.

De cette attente et des nombreuses déceptions qui l’accompagnent, Anne-Claire Genthialon a tiré un livre, Le piège du métier-passion, paru aux éditions Alisio.

Elle y raconte les tarifs très bas, la charge mentale des pigistes toujours sur la brèche, les doutes qui s’installent, et les relations parfois toxiques que l’on entretient avec les métiers trop aimés.

Quand les places sont chères, qui paie l’addition ?

Ce témoignage étant dense, nous l’avons coupé en deux parties. Celle-ci est la première. 



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  • 128. 📞 "Mon associé vend ses parts à un concurrent dans mon dos : je peux l'en empêcher ?" | Thune Hotline

    10:08||Ep. 128
    📞 Thune Hotline, vous nous posez vos questions, on y répond !Camille a monté son agence de développement web il y a huit ans avec un ami d'école, sans pacte d'associés. Aujourd'hui, c'est elle qui fait tourner la boîte, 250 000 euros de chiffre d'affaires par an, pendant que lui ne vient plus qu'une ou deux fois par semaine. Il a refusé qu'elle lui rachète ses parts, et elle vient d'apprendre qu'il négocie avec un concurrent pour les lui vendre, dans son dos. Elle me demande si elle peut encore l'en empêcher.Pour lui répondre, je reçois Héloïse Bolle, fondatrice d'Oseille et Compagnie et Insaff El Hassini, fondatrice de Ma Juste Valeur. Après « Aux thunes citoyennes ! », elles viennent de sortir ensemble « Aux thunes citoyennes, spécial entrepreneuses ».La question de Camille en entier :« Je m'appelle Camille, j'ai 38 ans, je suis développeuse web, je vis à Paris dans le 20e. Bonne élève, j'ai fait une école d'ingé sans jamais me poser de questions sur la thune. Toujours aussi naïvement, avec un pote d'école, on s'est associés il y a huit ans pour monter notre agence de développement. À l'époque, on a pris des statuts génériques faits en ligne en deux clics, sans jamais rédiger de pacte d'associés ni prévoir de clause sur ce qui se passerait si l'un de nous voulait partir ou vendre ses parts. Ça nous semblait presque insultant de formaliser ça entre potes. Aujourd'hui la boîte tourne autour de 250 000 euros de chiffre d'affaires par an, on se verse chacun 3 200 euros par mois. Sauf que lui ne vient plus qu'une fois ou deux par semaine depuis deux ans, pendant que je gère les clients, les plannings, les recrutements. Je lui ai proposé de racheter ses parts, on avait évoqué autour de 150 000 euros de façon informelle, il a refusé net. Et la semaine dernière, un client commun m'a appris qu'il discutait avec un concurrent pour lui céder ses parts, dans mon dos. Je viens de comprendre qu'en SAS, sans clause dans nos statuts, il a peut-être parfaitement le droit de vendre à qui il veut sans même me demander mon avis. Je fais quoi ? Je le confronte tout de suite avec ce que je sais, je fonce vers une procédure, ou j'essaie de négocier une clause maintenant, un peu tard, avant que tout m'échappe ? »Vous avez, vous aussi, une question d'argent que vous n'osez poser à personne ?Enregistrez-la en une minute sur https://thune.info/thune-hotline/ ou écrivez-moi à thunepodcast@gmail.com, et parlez-moi de votre situation.Dans Thune Hotline, on peut parler en tout anonymat de ce qu'on cache en général : d'argent bien sûr mais aussi de couple, de famille, de culpabilité, de désirs...Si votre question est sélectionnée, je vais chercher les meilleurs experts pour y répondre : avocat.e.s, notaires, psys, gestionnaires de patrimoine, mais aussi sociologues ou auteur.ices.Avec Thune Hotline, je ne vous promets pas la fortune, mais d'y voir un peu plus clair.L'épisode existe aussi en vidéo sur YouTube : https://youtu.be/Vk4YCFvfhpsDans ce flux, vous trouvez aussi la centaine d'épisodes de Thune où des femmes et des hommes me racontent leur rapport intime à l'argent.Si le format vous plaît, mettez des petites notes ⭐ et des commentaires.
  • 127. 📞 "Mon chiffre d'affaires varie du simple au triple : combien je dois me payer ?" | Thune Hotline

    11:06||Ep. 127
    📞 Thune Hotline : vous posez votre question, on va chercher la réponse.Fadoua a quitté le salariat il y a quatre ans pour monter son EURL de conseil et de stratégie. Son chiffre d'affaires varie du simple au triple selon les années, entre 25 000 et 80 000 euros, et elle n'a jamais réussi à se fixer une vraie rémunération : elle se paie au feeling, un mois après l'autre. Elle me demande comment sortir de ce pilotage à vue.Pour lui répondre, je reçois Héloïse Bolle, fondatrice d'Oseille et Compagnie, société de conseil financier et d'éducation financière, et Insaff El Hassini, fondatrice de Ma Juste Valeur. Après « Aux thunes citoyennes ! », elles viennent de sortir ensemble « Aux thunes citoyennes, spécial entrepreneuses » (éditions Alisio).La question de Fadoua en entier :« Je m'appelle Fadoua, j'ai 39 ans. Après des années de salariat de bonne élève, je me suis lancée il y a 4 ans à pleine balle dans le grand bain de l'entrepreneuriat, un mélange de conseil, de stratégie et de création de contenus pour mes clients. C'était beaucoup plus dur que je ne l'imaginais, il m'a fallu près d'un an rien que pour comprendre comment tout ça fonctionnait vraiment. J'ai monté mon EURL il y a quatre ans, mais mon chiffre d'affaires reste très instable, il varie du simple au triple selon les années, entre 25 000 et 80 000 euros. Résultat, je n'ai jamais réussi à me fixer une vraie rémunération, je me paie au feeling, un mois après l'autre, selon ce qui rentre. Comment je fais pour sortir de ce pilotage à vue et enfin savoir combien je dois me payer ? »Vous avez, vous aussi, une question d'argent que vous n'osez poser à personne ?Enregistrez-la en une minute sur https://thune.info/thune-hotline/ ou écrivez-moi à thunepodcast@gmail.com, et parlez-moi de votre situation.Dans Thune Hotline, on peut parler en tout anonymat de ce qu'on cache en général : d'argent bien sûr mais aussi de couple, de famille, de culpabilité, de désirs...Si votre question est sélectionnée, je vais chercher les meilleurs experts pour y répondre : avocat.e.s, notaires, psys, gestionnaires de patrimoine, mais aussi sociologues ou auteur.ices.Avec Thune Hotline, je ne vous promets pas la fortune, mais d'y voir un peu plus clair.L'épisode existe aussi en vidéo sur YouTube : https://youtu.be/Jb3HDxN_RrISur ce podcast, vous trouvez aussi la centaine d'épisodes de Thune où des femmes et des hommes me racontent leur rapport intime à l'argent.Si le format vous plaît, mettez des petites notes ⭐ et des commentaires.
  • 126. 📞 "On partage tout à la maison, sauf la paperasse : ça vaut combien ?" | Thune Hotline

    11:04||Ep. 126
    📞 Thune Hotline : vous posez votre question, on va chercher la réponse.Élodie et son conjoint se partagent tout à la maison : le ménage, les courses, les enfants. Tout, sauf l'administratif, qu'elle porte seule depuis la naissance de leur premier enfant. Elle a fait le calcul : quatre heures par semaine, plus de 17 000 euros par an à son tarif horaire. Elle ne sait pas comment nommer ce déséquilibre sans avoir l'air de se plaindre pour rien.Pour lui répondre, je reçois Héloïse Bolle, fondatrice d'Oseille et Compagnie et Insaff El Hassini, fondatrice de Ma Juste Valeur. Après « Aux thunes citoyennes ! », elles viennent de sortir ensemble « Aux thunes citoyennes, spécial entrepreneuses » (éditions Alisio).La question d'Élodie en entier :« Je m'appelle Élodie, j'ai 37 ans, je vis à Créteil, en banlieue parisienne. Je suis avec mon conjoint depuis neuf ans, il est technicien de maintenance, il gagne 2 400 euros par mois, moi je gagne environ 2 900 euros avec ma boîte d'organisation d'événements. On a trois enfants, 9, 6 et 3 ans. Sur le concret du quotidien, on est plutôt équilibrés, il fait la moitié du ménage, la moitié des courses et de la cuisine, il dépose et récupère les enfants aussi souvent que moi. Mais depuis la naissance du premier, c'est moi qui porte tout l'administratif du foyer, les impôts, les inscriptions à la cantine et au centre de loisirs, les dossiers CAF et mutuelle, les rendez-vous médicaux des enfants. Il pense sincèrement qu'on partage tout à parts égales, et sur le papier des tâches visibles, c'est même vrai. Une amie m'a fait lire la bande dessinée "Fallait demander", et ça m'a mis une claque, j'ai fait mon propre calcul le soir même, environ quatre heures par semaine rien que pour cet administratif invisible, l'équivalent de plus de 17 000 euros par an à mon propre tarif horaire. Le problème, c'est que comme tout le reste est déjà réparti équitablement, je ne sais même pas comment nommer ce déséquilibre sans avoir l'air de me plaindre pour rien, ni comment le valoriser autrement qu'en argent, puisqu'on ne va pas se mettre à se facturer mutuellement pour vivre ensemble. »Vous avez, vous aussi, une question d'argent que vous n'osez poser à personne ?Enregistrez-la en une minute sur https://thune.info/thune-hotline/ ou écrivez-moi à thunepodcast@gmail.com, et parlez-moi de votre situation.Dans Thune Hotline, on peut parler en tout anonymat de ce qu'on cache en général : d'argent bien sûr mais aussi de couple, de famille, de culpabilité, de désirs...Si votre question est sélectionnée, je vais chercher les meilleurs experts pour y répondre : avocat.e.s, notaires, psys, gestionnaires de patrimoine, mais aussi sociologues ou auteur.ices.Avec Thune Hotline, je ne vous promets pas la fortune, mais d'y voir un peu plus clair.L'épisode existe aussi en vidéo sur YouTube : https://youtu.be/JHkmAHja75USur ce podcast, vous trouvez aussi la centaine d'épisodes de Thune où des femmes et des hommes me racontent leur rapport intime à l'argent.Si le format vous plaît, mettez des petites notes ⭐ et des commentaires.
  • 101. 4 ans après, Nathalie, toujours fauchée, jamais vaincue (2/2)

    42:04||Ep. 101
    Il y a quatre ans, je suis montée au sixième étage pour rencontrer Nathalie George. Elle vivait depuis dix-huit ans dans deux chambres de bonne collées l'une à l'autre, 13 mètres carrés en tout, avec la tour Eiffel à la fenêtre (le rêve, disait-elle).Le mois dernier, je suis retournée la voir. Nathalie a 73 ans et elle a quitté les toits. On lui a fait comprendre, très élégamment, que son dossier de logement social ne passerait jamais et qu'elle devait aller en résidence senior. Elle vit aujourd'hui dans un studio du 5e arrondissement, avec une petite retraite de 1 600 euros.Elle me raconte les amis qu'elle ne voit plus (« la précarité, ça fait un ménage formidable »), les découverts et la galère qui persistent, mais aussi ce qui fait le sel de sa vie : la cuisine, les rencontres, une certaine idée de l'élégance et du partage.Et elle assène cette phrase que je n'ai pas fini de méditer : « Une partie du mépris que j'ai eu pour l'argent, l'argent me le fait payer. »Bref, Nathalie est toujours fauchée, mais elle n'a pas l'air vaincue. Et elle cherche du boulot, donc si vous avez une idée, je transmets.La première partie, enregistrée en 2022, est juste avant dans le fil.Interview : Laurence VélyMontage : Frédéric Fortuny👉 Suivez Thune sur Instagram❤️ Vous êtes 134 à contribuer à la fabrication de Thune. Merci de rejoindre nos donateurs pour participer au développement de ThuneSi le format vous plaît, mettez des petites notes ⭐ et des commentaires.
  • TEASER : "La précarité, ça fait un ménage formidable"

    01:52|
    Le teaser de l'épisode "4 ans après, Nathalie, toujours fauchée, jamais vaincue"
  • 11. Nathalie, de la vie de luxe à une chambre de bonne (1/2)

    38:45||Ep. 11
    REDIFFUSIONVous avez peut-être déjà vu passer Nathalie George sur les réseaux sociaux : une femme très chic, un brin snob, qui organise des dîners dans sa chambre de bonne de quelques mètres carrés, au sixième étage. Mais derrière l’image, il y a une trajectoire beaucoup plus vertigineuse. Nathalie a connu les belles maisons, Dior, Christofle, les grandes tables, l’art de recevoir et l’argent qu’on dépense sans trop compter. Puis un contrôle fiscal, une dette qui grossit, grossit, jusqu’à devenir intenable. Et avec elle, un déclassement brutal.Dans cet épisode de Thune, Nathalie raconte la flamboyance, la chute, la vie dans six mètres carrés, la cuisine au réchaud, les fins de mois serrées. Mais elle raconte aussi ce qu’elle a décidé de sauver malgré tout : son goût du beau, sa débrouille et son envie de recevoir.N'oubliez pas de soutenir Thune sur Tipeee pour que l'aventure continue en toute indépendanceCet épisode a été enregistré en 2022 (première diffusion le 10 février 2022). Le mois dernier, je suis retournée voir Nathalie : la suite de son histoire sort jeudi 15 octobre.
  • 100. 📞 "Je gagne 7 000 €, lui 2 600 : on achète la maison à 50-50 ?" | Thune Hotline

    10:39||Ep. 100
    📞 Thune Hotline, vous nous posez vos questions, on y répond !Léa gagne 7 000 euros par mois, son conjoint 2 600. Ils veulent acheter une maison de campagne à deux, et elle ne sait pas comment la payer : à 50-50 comme ils ont toujours fait, au prorata de ce que chacun gagne, ou seule pour se protéger.Pour lui répondre, je reçois Héloïse Bolle, fondatrice d'Oseille et Compagnie, société de conseil financier et d'éducation financière, et Insaff El Hassini, fondatrice de Ma Juste Valeur. Après « Aux thunes citoyennes ! », elles viennent de sortir ensemble « Aux thunes citoyennes, spécial entrepreneuses » (éditions Alisio).La question de Léa en entier :« Je m'appelle Léa, j'ai 33 ans, je vis dans le Marais à Paris. Ma mère était esthéticienne, on vivait serrés dans un petit appartement dans le 9-3, j'ai beaucoup galéré et j'ai peu de culture financière. Je suis avec mon conjoint depuis six ans, on est pacsés, on vit ensemble depuis quatre ans, dans l'appartement qu'on loue à deux dans le Marais, 1 400 euros par mois qu'on partageait à parts égales jusqu'à cette année. On n'a pas d'enfants. Après des années comme esthéticienne salariée, j'ai créé une formation pour apprendre aux indépendantes du soin et de la beauté à mieux vendre leurs prestations. Depuis un an, ça a vraiment décollé, la boîte tourne maintenant autour de 200 000 euros de chiffre d'affaires par an. Je me verse 7 000 euros net par mois. Mon conjoint est chef de projet et gagne 2 600 euros. Depuis que l'écart s'est creusé, c'est systématiquement moi qui paie le loyer en entier, le restaurant, les vacances, sans qu'on en parle jamais vraiment. On commence à parler d'acheter une maison de campagne ensemble, autour de 280 000 euros. Est-ce qu'on l'achète à 50-50 comme on a toujours tout fait par principe, même si dans les faits ce sera quasiment moi qui finance, est-ce qu'on répartit au prorata de ce qu'on gagne vraiment, ce qui changerait toute la façon dont la maison lui appartiendrait, ou est-ce que je l'achète seule pour me protéger, quitte à ce qu'il ne soit propriétaire de rien de ce qu'on construit ensemble ? »Vous avez, vous aussi, une question d'argent que vous n'osez poser à personne ?Écrivez-moi à thunepodcast@gmail.com et parlez-moi de votre situation.Dans Thune Hotline, on peut parler en tout anonymat de ce qu'on cache en général : d'argent bien sûr mais aussi de couple, de famille, de culpabilité, de désirs...Si votre question est sélectionnée, je vais chercher les meilleurs experts pour y répondre : avocat.e.s, notaires, psys, gestionnaires de patrimoine, mais aussi sociologues ou auteur.ices.Avec Thune Hotline, je ne vous promets pas la fortune, mais d'y voir un peu plus clair.L'épisode existe aussi en vidéo sur YouTube : https://youtu.be/vTIO5Yx-xHQDans ce flux, vous trouvez aussi la centaine d'épisodes de Thune où des femmes et des hommes me racontent leur rapport intime à l'argent.Si le format vous plaît, mettez des petites notes ⭐ et des commentaires.Et un épisode de Thune classique revient dès la semaine prochaine !
  • 99. 📞 "Pas d'augmentation, mais une voiture de fonction : je me fais avoir ?" | Thune Hotline

    09:20||Ep. 99
    📞 Thune Hotline, vous nous posez vos questions, on y répond !Solène est commerciale, elle gagne 2 400 euros de fixe et réclame une augmentation depuis deux ans. Son manager lui répond que le budget est bloqué et lui propose à la place une voiture de fonction et des tickets restaurant à 11 euros. Elle ne sait pas si ça vaut une vraie augmentation, ni ce que ça change pour sa retraite ou pour un prêt immobilier.Pour lui répondre, je reçois Héloïse Bolle, fondatrice d'Oseille et Compagnie, société de conseil financier et d'éducation financière, et Insaff El Hassini, fondatrice de Ma Juste Valeur. Après « Aux thunes citoyennes ! », elles viennent de sortir ensemble « Aux thunes citoyennes, spécial entrepreneuses » (éditions Alisio).La question de Solène en entier :« Je m'appelle Solène, j'ai 31 ans. Je suis commerciale terrain, je gagne 2 400 euros de fixe plus des commissions qui varient entre 300 et 600 euros par mois. Ça fait deux ans que je demande une revalorisation de mon fixe, mon manager me répète que le budget salaire est bloqué. En échange, il me propose une voiture de fonction utilisable le week-end, et de faire passer mes tickets restaurant de 9 à 11 euros par jour. Sur le papier ça a l'air généreux, mais je ne sais pas comment comparer vraiment ça à une vraie augmentation, ni si ces avantages comptent pour mon salaire de référence si je change d'entreprise, pour ma retraite, ou pour un dossier de prêt immobilier. »Vous avez, vous aussi, une question d'argent que vous n'osez poser à personne ?Écrivez-moi à thunepodcast@gmail.com et parlez-moi de votre situation.Dans Thune Hotline, on peut parler en tout anonymat de ce qu'on cache en général : d'argent bien sûr mais aussi de couple, de famille, de culpabilité, de désirs...Si votre question est sélectionnée, je vais chercher les meilleurs experts pour y répondre : avocat.e.s, notaires, psys, gestionnaires de patrimoine, mais aussi sociologues ou auteur.ices.Avec Thune Hotline, je ne vous promets pas la fortune, mais d'y voir un peu plus clair.L'épisode existe aussi en vidéo sur YouTube : https://youtu.be/HhfzQ90ckPMDans ce flux, vous trouvez aussi la centaine d'épisodes de Thune où des femmes et des hommes me racontent leur rapport intime à l'argent.Si le format vous plaît, mettez des petites notes ⭐ et des commentaires.Et un épisode de Thune classique revient dès la semaine prochaine !
  • 98. 📞 "Artisane, je veux emprunter 200 000 € : est-ce que je peux y croire ?" | Thune Hotline

    14:07||Ep. 98
    📞 Thune Hotline, vous nous posez vos questions, on y répond !Christelle vit dans les Landes et elle est artisane : elle fait du tissage sur mesure et restaure des chaises, en auto-entreprise. Son chiffre d'affaires tourne autour de 2 800 euros par mois. Elle voudrait emprunter 200 000 euros pour acheter un terrain et y construire son atelier et sa maison, mais elle est à peu près sûre qu'aucune banque ne la suivra. Elle me demande s'il existe une possibilité d'y croire.Pour lui répondre, je reçois Héloïse Bolle, fondatrice d'Oseille et Compagnie, société de conseil financier et d'éducation financière, et Insaff El Hassini, fondatrice de Ma Juste Valeur. Après « Aux thunes citoyennes ! », elles viennent de sortir ensemble « Aux thunes citoyennes, spécial entrepreneuses » (éditions Alisio). Je vous préviens : elles sont radicales.La question de Christelle en entier :« J'ai 46 ans, je vis dans les Landes, célibataire, sans enfant à charge. J'ai été prof de français à l'étranger pendant des années, avec des contrats locaux, donc je n'ai jamais cotisé en France, puis j'ai enchaîné les emplois saisonniers et ponctuels. Depuis 2015 je fais du tissage sur mesure pour la restauration de mobilier, en auto-entreprise, mais ça n'est devenu ma seule activité que depuis deux ans. Mon chiffre d'affaires tourne autour de 2 800 euros par mois en moyenne, irrégulier selon les commandes, dont environ 20 % que je touche en espèces sans les déclarer. J'achète pour 3 500 euros de matières premières par an, mes charges fixes tournent autour de 1 050 euros par mois, loyer maison, charges et loyer d'atelier compris, que j'ai l'impression de jeter par la fenêtre. Avec l'abattement forfaitaire de 71 % appliqué aux artisans en auto-entreprise, mon revenu imposable affiché est ridicule par rapport à ce que je gagne réellement, ce qui me ferme complètement les portes d'un prêt bancaire classique. J'ai 8 000 euros d'économies, et j'aimerais emprunter 200 000 euros pour acheter un terrain et y construire moi-même un atelier et un studio. […] Je ne sais pas si je dois enfin déclarer ces 20 % en espèces pour gonfler mes revenus officiels quitte à payer plus de charges, changer de statut, ou renoncer purement et simplement à ce projet. »Vous avez, vous aussi, une question d'argent que vous n'osez poser à personne ?Écrivez-moi à thunepodcast@gmail.com et parlez-moi de votre situation.Dans Thune Hotline, on peut parler en tout anonymat de ce qu'on cache en général : d'argent bien sûr mais aussi de couple, de famille, de culpabilité, de désirs...Si votre question est sélectionnée, je vais chercher les meilleurs experts pour y répondre : avocat.e.s, notaires, psys, gestionnaires de patrimoine, mais aussi sociologues ou auteur.ices.Avec Thune Hotline, je ne vous promets pas la fortune, mais d'y voir un peu plus clair.L'épisode existe aussi en vidéo sur YouTube : https://youtu.be/tRdt0fEtNeIDans ce flux, vous trouvez aussi la centaine d'épisodes de Thune où des femmes et des hommes me racontent leur rapport intime à l'argent.Si le format vous plaît, mettez des petites notes ⭐ et des commentaires.Et un épisode de Thune classique revient dès la semaine prochaine !