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Paganini : le violoniste du diable, avec Laure Dautriche

En 1818, le futur roi de Savoie Carlos Felice écoute Niccolò Paganini (1782-1840) lors d’un concert à Turin. Subjugué par sa virtuosité, il lui demande, alors, de rejouer un morceau que le musicien vient d’interpréter. Avec la fierté et l’audace qu’on lui connaît, Paganini, maître dans l’art de l’improvisation répond alors : « Paganini ne répète pas ». On dit que cet incident lui interdit par la suite de jouer son dernier concert prévu la ville italienne. Aujourd’hui, lorsqu’un italien refuse de se répéter, il cite cette phrase attribuée à Niccolò Paganini. Que cette répartie soit vraie ou fausse, elle en dit long sur la popularité du musicien jusqu'à nos jours. Paganini, le maître violoniste ! A son nom et même à la phonétique de son nom, on entend aussitôt une harmonie enlevée, un rythme efficace et des notes qui dansent presto sur un violon énergique. Sa vie est à l’image de sa musique, pleine de rebondissements et d’impétuosité.

Notre invitée : Laure Dautriche est journaliste à Europe 1 depuis 2009. Diplômée en musicologie et en lettres modernes, elle est également violoniste. Après avoir publié Ces musiciens qui ont fait l’histoire (256 pages, 19.90€), elle publie Paganini le violoniste du diable (Tallandier, 304 pages, 20.90 €).

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  • Quand est-ce que la Révolution française s'est terminée ?, avec Jean-Christian Petitfils [3/3]

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    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/À l'école, la Révolution se termine en 1799, le 18 Brumaire, date du coup d’État de Bonaparte. Mais cette fin est-elle si évidente ? Le Directoire, puis le Consulat et l’Empire, marquent-ils une sortie du moment révolutionnaire… ou bien sa transformation, sous d’autres formes ? Derrière cette question se cache un enjeu plus profond : une révolution se termine-t-elle avec un changement de régime, ou bien continue-t-elle à vivre dans les institutions, les imaginaires, les conflits politiques et les débats intellectuels qu’elle a fait naître ?De Thiers à Soboul, de Bainville à Furet, d’Edgar Quinet à Mona Ozouf ou Éric Hazan, les historiens n’ont cessé de proposer des fins différentes — ou de refuser d’en fixer une. Certains y voient un cycle clos, d’autres une dynamique toujours à l’œuvre, jusque dans nos débats contemporains sur la nation, la démocratie ou la laïcité. Jean-Christian Petitfils clôt la série de Cours d'Histoire consacrée à la Révolution avec cette question : faut-il vraiment dater la fin de la Révolution française ?L'invité : Jean-Christian Petitfils est un historien moderniste, membre du conseil scientifique du Figaro  histoire. Il a écrit une vingtaine d’ouvrages dont des biographies devenues désormais des classiques comme Louis XIV, Louis XV, Louis XVI ou Henri IV (700 pages, 29€). Il vient de publier chez Perrin La Révolution française (832 p., 29,90€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Qui était la duchesse de Berry ?, avec Marine Baron

    47:25|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Figure romanesque et politique de la France du premier XIXe siècle, Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, duchesse de Berry, est née dans une Italie bouleversée par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes. Élevée dans l’expérience de l’exil et de la contre-révolution, elle arrive en France en 1816 pour épouser le duc de Berry et assurer la continuité dynastique des Bourbons restaurés. Mais, derrière l’image attendue de la jeune princesse chargée de donner un héritier, se dessine bientôt une personnalité singulière : sociable, curieuse, passionnée de mode, de fêtes, de voyages et de bains de mer. La duchesse était capable aussi de faire de son goût et de sa popularité une véritable manière d’exister en politique. Quand son mari est assassiné en 1820, elle devient la mère de l’espoir dynastique, le visage affectif et populaire d’une monarchie restaurée, mais encore fragile. Dans une biographie alerte, Marine Baron la présente sous un nouveau jour. L'invitée : Marine Baron est docteur en philosophie, docteur en droit et doctorante en histoire à l’université Paris-Sorbonne. Elle a notamment étudié la communication au Celsa et les arts décoratifs à l’École du Louvre.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Du Roi à la Nation : qui détient le pouvoir ?, avec Jean-Christian Petitfils [2/3]

    24:42|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Qui détient réellement le pouvoir pendant la Révolution française ? Le roi ou la nation ? Entre 1789 et 1792, la France ne change pas seulement de régime : elle change aussi de principe de légitimité. En quelques années, on passe d’un pouvoir incarné dans la personne sacrée du roi à une souveraineté abstraite, collective et nationale. Mais ce basculement est-il soudain ou progressif ? Se joue-t-il dans les grands textes - Déclaration des droits, Constitution de 1791 - ou bien dans la pratique quotidienne des débats parlementaires, dans l’effervescence des clubs, dans les journaux et dans la rue ? Et que fait Louis XVI dans ce moment de bascule ? Résiste-t-il à une souveraineté qu’il refuse, ou tente-t-il encore de composer avec elle ? A-t-il seulement conscience que le centre de gravité du pouvoir est en train de lui échapper ? L'invité : Jean-Christian Petitfils est un historien moderniste, membre du conseil scientifique du Figaro histoire. Il a écrit une vingtaine d’ouvrages, dont des biographies devenues désormais des classiques, comme Louis XIV, Louis XV, Louis XVI ou Henri IV (700 pages, 29€). Il vient de publier chez Perrin La Révolution française (832 p., 29,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Une femme d'exception : Madame de Staël, avec Stéphanie Genand

    48:45|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans cette biographie qui fera date, Stéphanie Genand propose un voyage à la fois dans l’œuvre de Germaine de Staël et dans une vie trépidante, marquée par un caractère extrêmement romanesque : du lien affectif démesuré au père à la relation ardente et tumultueuse avec Benjamin Constant, des avant-postes de la Révolution à l’exil sous la Terreur et à l’opposition à Napoléon, de la romancière à la théoricienne politique, c’est une rencontre palpitante que nous fait partager l’autrice.Stéphanie Genand est professeure de littérature française du XVIIIe siècle à l’université Paris-Est Créteil. Ancienne élève de l’École normale supérieure de Fontenay et agrégée de lettres modernes, elle est une spécialiste reconnue de Germaine de Staël et du marquis de Sade.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • La Révolution commence-t-elle en 1786 ?, avec Jean-Christian Petitfils [1/3]

    20:04|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Et si tout avait déjà commencé, en silence, dès 1786 ? Avant la prise de la Bastille, avant même la convocation des états généraux, des signaux faibles apparaissent : crise financière persistante, tensions politiques, réformes avortées… mais aussi inquiétudes grandissantes dans les correspondances diplomatiques européennes. À Venise, à Vienne, à Madrid, des ambassadeurs observent, décrivent, parfois pressentent qu’un basculement est en cours.À travers leurs dépêches, mais aussi les écrits de témoins comme Campan, Fersen ou Bailly, se dessine l’image d’une monarchie déjà fragilisée, contestée, traversée de peurs, de rumeurs et de projets de réforme. Et si Louis XVI lui-même, en tentant de réformer l’État, en avait été l’un des premiers acteurs - voire le premier révolutionnaire malgré lui ? Dans un livre magistral, Jean-Christian Petitfils se penche sur la Révolution française. Dans cette nouvelle série de nos Cours d'histoire, il analyse les signes précurseurs au point de reconsidérer la chronologie des événements.  L'invité : Jean-Christian Petitfils est un historien moderniste, membre du conseil scientifique du Figaro histoire. Il a écrit une vingtaine d’ouvrages, dont des biographies devenues désormais des classiques, comme Louis XIV, Louis XV, Louis XVI ou Henri IV (700 pages, 29€). Il vient de publier chez Perrin La Révolution française (832 p., 29,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Comprendre le fascisme italien, avec Lucien Jaume

    48:38|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le mot fascisme est devenu aujourd’hui galvaudé, réduit à l’état d’insulte et vidé de son sens. Pourtant le fascisme est un phénomène historique majeur du XXe siècle qu’il est important de comprendre. Pour ce faire, Lucien Jaume a mobilisé une importante historiographie italienne peu connue en France et sa profondeur de champ d’historien des idées.Le fascisme est bien sûr le produit d’un homme, Mussolini, qui vient du socialisme, qui a été très marqué par la lecture de Nietzsche et qui conçoit le fascisme comme une action, agir étant la seule vérité à laquelle sa pensée polymorphe se plie. D’où l’importance de construire le fascisme, notamment par la création d’un État totalitaire, dont Lucien Jaume montre qu’il repose en grande partie sur le corporatisme.Des prémices du mouvement jusqu’à l’éclosion d’un antisémitisme qui n’était pas présent à l’origine, en passant par les relations tumultueuses avec Rome, c’est toute une histoire du fascisme qui est ici fondamentalement repensée.Invité : Philosophe et historien, Lucien Jaume travaille depuis longtemps sur l’histoire des idées politiques depuis la Révolution. Il a publié des ouvrages majeurs, dont Le Discours jacobin et la démocratie, L’Individu effacé, une biographie de Tocqueville...***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Vivre à la cour de Versailles, avec Mathieu da Vinha

    45:13|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Avec ses millions de visiteurs chaque année, Versailles demeure l’un des symboles les plus puissants de la monarchie française. Mais derrière la splendeur du château se cachent aussi une ville de cour, un chantier permanent, des usages quotidiens, des privilèges, des contraintes et bien des idées reçues.L’historien Mathieu da Vinha revient sur la vie à la cour : qui pouvait habiter le palais ? Versailles était-il chauffé ? Comment mangeaient les souverains ? Existait-il des passages secrets ? Le château se visitait-il déjà au temps des rois ?***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • Le Tribunal révolutionnaire, punir les ennemis du peuple, avec Antoine Boulant

    40:33|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Avec l’historien Antoine Boulant, spécialiste du XVIIIᵉ siècle, cet épisode revient sur la création, le fonctionnement et la logique politique du Tribunal révolutionnaire de Paris. À partir des recherches les plus récentes et de documents inédits, il éclaire les grands procès de la Terreur - Marie-Antoinette, les Girondins, Danton - et montre comment une justice placée au service du pouvoir fut progressivement entraînée dans une spirale meurtrière.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
  • De Versailles à Munich : la solitude française dans l’entre-deux-guerres, avec Gérard Araud

    30:07|
    Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Victorieuse en 1918 mais profondément affaiblie, la France entre dans l’entre-deux-guerres dans une position plus fragile qu’il n’y paraît. Face à une Allemagne qui refuse sa défaite, à un Royaume-Uni méfiant et à des États-Unis soucieux d’être remboursés, Paris se retrouve peu à peu isolé sur la scène internationale.Avec Gérard Araud, ancien ambassadeur et auteur de Nous étions seuls, cet épisode revient sur la grande solitude française entre 1919 et 1939. Réparations, désarmement, occupation de la Ruhr, traité de Locarno, crise de 1929, montée des totalitarismes : autant d’enjeux qui éclairent le chemin menant d’une guerre mondiale à l’autre.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce