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Sens public

Sens Public du 11 mars 2026

Ep. 104
Le 1er tour des municipales approche mais aussi l’élection présidentielle prévue en 2027. Cette proximité inédite entre ces deux scrutins va-t-elle peser sur les municipales ? Les électeurs vont-ils voter pour des enjeux strictement locaux ? Par ailleurs, à quel point le contexte international va-t-il peser dimanche dans les urnes ? En effet, les médias nationaux ont balayé les municipales depuis 12 jours avec la guerre au Proche Orient. L'enjeu principal est donc d’abord celui de la participation. 2020, l'année covid avait été marquée par un fort taux d'abstention. Le nombre élevé de listes uniques en 2026 pourrait aggraver la situation, en plus d'un affaiblissement du pluralisme politique local. La participation va-t-elle retrouver les niveaux de 2014 ? Pourrons-nous vraiment tirer des leçons en vue de la présidentielle ? On en débat avec Lucile SCHMID, présidente du think tank “La Fabrique Écologique” et autrice de “Urgence politique, nécessité écologique” (PUF), Martial FOUCAULT, professeur à Sciences Po, directeur de l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire (IRSEM), auteur de « Le casse-tête démocratique. L’avenir des communes françaises » (L’Aube) et Sophie COIGNARD, journaliste au Point et autrice de “Arbres en danger - Enquête sur un carnage végétal” (Trédaniel). En deuxième partie d'émission, Sens Public s'intéresse au camp macroniste dans le cadre des municipales. À quatre jours du premier tour des élections municipales, les candidats macronistes sont mis en difficulté. Que ce soit sous le nom de Renaissance, Horizons ou MoDEM, l'étiquette du camp présidentiel pèse lourd pour ces municipales. Le maire sortant du Havre, Édouard Philippe, est fragilisé face à son adversaire communiste Jean-Paul Lecoq donné gagnant selon un récent sondage. A Paris, l'ancienne ministre de la Culture, Rachida Dati se dispute les voix de la droite avec Pierre-Yves Bournazel (Horizons) en plus de ses autres concurrents. La stratégie du camp macroniste est minimale pour ces municipales. Peu de têtes de listes ont été désignées, et les alliances sont nombreuses avec la droite. Pourquoi le parti Renaissance a-t-il choisi de présenter beaucoup moins de candidats qu’en 2020 ? Comment le "ni RN, ni LFI" sera-t-il mis en œuvre entre les deux tours ? Quelles villes pourraient être gagnables par les macronistes ?On en parle avec Bérengère BONTE, journaliste politique, autrice de “Gabriel Attal, l’Ange exterminateur” (L’Archipel), “Le Sioux” (L’Archipel) et présentatrice du podcast “Dans l’Hémicycle” (8e épisode cette semaine : “Étiquetage politique : comment se fabrique le nuancier ?”), John-Christopher ROLLAND, constitutionnaliste, maître de conférences à l’Université Paris-Nanterre et co-auteur de "Standard contre standards. Réflexions sur une catégorie juridique en droit public" (L'Harmattan) et Stéphane ZUMSTEEG, directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA.

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  • 118. Sens Public du 2 avril 2026

    01:26:43||Ep. 118
    Le 2 avril 2025, Donald Trump débute sa guerre commerciale à coup de droits de douane. Aujourd'hui, où en sommes-nous ? Depuis un an, le président des États-Unis utilise les tarifs douaniers comme une réelle arme, notamment pour faire céder les pays récalcitrants à sa politique et freiner le développement de la Chine. Ces taxes, également présentées comme une politique économique efficace pour le pays, ont aussi pour objectif de réduire le déficit commercial, de baisser les impôts et de permettre la réindustrialisation. Néanmoins, la Cour suprême américaine a jugé en février ces mesures inconstitutionnelles. Le Tribunal de commerce international des États-Unis a ordonné récemment à l'agence fédérale des douanes de stopper la collecte de ces taxes. L'heure est désormais à l'attente : des entreprises réclament un remboursement de la part du gouvernement. Quel bilan un an après l'imposition des droits de douane aux États-Unis et en Europe ? Les juges représentent-ils toujours un contre-pouvoir face à Donald Trump ? On en débat avec Erwan BENEZET, journaliste au service Économie et Politique du Parisien et auteur du Grand bazar de l'énergie (Arthaud), Jérôme VIALA-GAUDEFROY, docteur en civilisation américaine, chargé de cours à Sciences Po Paris et auteur de “Les mots de Trump” (Dalloz) et Nathalie BENATIA, macroéconomiste senior chez BNP Paribas Asset Management.En deuxième partie d'émission, Sens Public s'intéresse à l'armement français. Entre la menace d'une guerre sur le continent européen et le conflit au Moyen-Orient, la France fait face à de nombreux défis militaires en termes d’armement. Sébastien Lecornu annonce ainsi une rallonge du budget de la défense de 2026 de 8 milliards et demi d'euros. Emmanuel Macron souhaite quant à lui que les industriels européens travaillent ensemble, par exemple sur le projet d’un avion du futur, le Scaf. Les multiples menaces de Donald Trump sur un retrait des États-Unis de l'OTAN pressent les dirigeants européens à penser leur défense sans l'aide de leur allié historique. La France a-t-elle les moyens de se défendre si un nouveau conflit éclate ? Comment augmenter nos stocks de munition ? Où en sommes-nous de la défense européenne ?On en parle avec Joséphine STARON, docteure en philosophie, experte en géopolitique et autrice “Europe. La solidarité contre le naufrage” (Synopia Editions), Alain PIROT, journaliste documentariste spécialisé dans les questions de défense, Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE, sénateur PS du Lot, secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et en duplex, Philippe MILLS, directeur général de la banque publique Sfil, filiale de la Caisse des Dépôts. 
  • Droits de douane : un an après, l'Amérique de Trump gagnante ?

    42:47|
    Le 2 avril 2025, Donald Trump débute sa guerre commerciale à coup de droits de douane. Aujourd'hui, où en sommes-nous ? Depuis un an, le président des États-Unis utilise les tarifs douaniers comme une réelle arme, notamment pour faire céder les pays récalcitrants à sa politique et freiner le développement de la Chine. Ces taxes, également présentées comme une politique économique efficace pour le pays, ont aussi pour objectif de réduire le déficit commercial, de baisser les impôts et de permettre la réindustrialisation. Néanmoins, la Cour suprême américaine a jugé en février ces mesures inconstitutionnelles. Le Tribunal de commerce international des États-Unis a ordonné récemment à l'agence fédérale des douanes de stopper la collecte de ces taxes. L'heure est désormais à l'attente : des entreprises réclament un remboursement de la part du gouvernement. Quel bilan un an après l'imposition des droits de douane aux États-Unis et en Europe ? Les juges représentent-ils toujours un contre-pouvoir face à Donald Trump ? On en débat avec Erwan BENEZET, journaliste au service Économie et Politique du Parisien et auteur du Grand bazar de l'énergie (Arthaud), Jérôme VIALA-GAUDEFROY, docteur en civilisation américaine, chargé de cours à Sciences Po Paris et auteur de “Les mots de Trump” (Dalloz) et Nathalie BENATIA, macroéconomiste senior chez BNP Paribas Asset Management.
  • Armement : la France sous-équipée ?

    41:26|
    Entre la menace d'une guerre sur le continent européen et le conflit au Moyen-Orient, la France fait face à de nombreux défis militaires en termes d’armement. Sébastien Lecornu annonce ainsi une rallonge du budget de la défense de 2026 de 8 milliards et demi d'euros. Emmanuel Macron souhaite quant à lui que les industriels européens travaillent ensemble, par exemple sur le projet d’un avion du futur, le Scaf. Les multiples menaces de Donald Trump sur un retrait des États-Unis de l'OTAN pressent les dirigeants européens à penser leur défense sans l'aide de leur allié historique. La France a-t-elle les moyens de se défendre si un nouveau conflit éclate ? Comment augmenter nos stocks de munition ? Où en sommes-nous de la défense européenne ?On en parle avec Joséphine STARON, docteure en philosophie, experte en géopolitique et autrice “Europe. La solidarité contre le naufrage” (Synopia Editions), Alain PIROT, journaliste documentariste spécialisé dans les questions de défense, Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE, sénateur PS du Lot, secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et en duplex, Philippe MILLS, directeur général de la banque publique Sfil, filiale de la Caisse des Dépôts. 
  • 117. Sens Public du 1er avril 2026

    01:26:54||Ep. 117
    Le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Si le gouvernement souhaite faire appliquer la mesure dès septembre, il redoute que la version adoptée par les sénateurs ne soit rejetée pour cause de non-conformité avec le droit européen. Certains sénateurs contestent : « c’est parole contre parole », a déclaré, Laurent Lafon, président (Union centriste) de la commission de la culture du Sénat. Mais cette proposition de loi risque également d'être inconstitutionnelle. Elle atteindrait potentiellement les libertés et les droits de l'enfant. Du côté de l'Australie et de l'Indonésie, des mesures similaires ont déjà été prises. Cependant, les mineurs réussissent à contourner l'interdiction et remettent ainsi en cause l'efficacité d'une telle mesure. Peut-on protéger nos enfants des contenus dangereux pour leur santé mentale ? Comment une telle mesure sera-t-elle appliquée en France ? Les condamnations récentes des géants d’internet aux États-Unis vont-elles les obliger à modérer enfin ces images dévastatrices ? On en débat avec Laurent LAFON, sénateur Union centriste du Val-de-Marne et président de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport, Julie GROFFE-CHARRIER, maître de conférences à l’université Paris-Saclay et spécialiste du droit du numérique et du droit de la propriété intellectuelle et Samuel COMBLEZ, psychologue et directeur général adjoint de l’association e-Enfance. En deuxième partie d'émission, Sens Public s'intéresse au cadmium. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié il y a une semaine, un rapport sur la surexposition des Français au cadmium. Présent notamment dans notre alimentation, ce métal lourd comporte de nombreux risques pour la santé. L'ANSES appelle à agir à court terme. Près de la moitié des adultes (47,6 %) présentent déjà un niveau de cadmium dans leur organisme dépassant les valeurs toxicologiques de référence. La hausse de l'exposition au cadmium s'explique par sa forte teneur dans les fertilisants phosphatés d'origine marocaine. Depuis 2019, l’agence sanitaire préconise de diminuer ce seuil de 20 mg par kilo. La France autorise encore jusqu’à 90 mg. Pourquoi sommes-nous plus exposés en France ? Quels sont les risques pour la santé ? Comment ce métal lourd se retrouve-t-il dans nos assiettes ?On en parle avec Marc-André SELOSSE, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle, membre de l’Académie d'Agriculture de France et auteur « De la biodiversité comme un humanisme » paru au Seuil, Stéphane MANDARD, journaliste au Monde et Matthieu SCHULER, directeur général délégué à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire), en charge du pôle « Sciences pour l'expertise ».
  • Cadmium : une bombe dans l'assiette

    42:52|
    L'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a publié il y a une semaine, un rapport sur la surexposition des Français au cadmium. Présent notamment dans notre alimentation, ce métal lourd comporte de nombreux risques pour la santé. L'ANSES appelle à agir à court terme. Près de la moitié des adultes (47,6 %) présentent déjà un niveau de cadmium dans leur organisme dépassant les valeurs toxicologiques de référence. La hausse de l'exposition au cadmium s'explique par sa forte teneur dans les fertilisants phosphatés d'origine marocaine. Depuis 2019, l’agence sanitaire préconise de diminuer ce seuil de 20 mg par kilo. La France autorise encore jusqu’à 90 mg. Pourquoi sommes-nous plus exposés en France ? Quels sont les risques pour la santé ? Comment ce métal lourd se retrouve-t-il dans nos assiettes ?On en parle avec Marc-André SELOSSE, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle, membre de l’Académie d'Agriculture de France et auteur « De la biodiversité comme un humanisme » paru au Seuil, Stéphane MANDARD, journaliste au Monde et Matthieu SCHULER, directeur général délégué à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire), en charge du pôle « Sciences pour l'expertise ».
  • Réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : l'interdiction impossible ?

    41:46|
    Le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Si le gouvernement souhaite faire appliquer la mesure dès septembre, il redoute que la version adoptée par les sénateurs ne soit rejetée pour cause de non-conformité avec le droit européen. Certains sénateurs contestent : « c’est parole contre parole », a déclaré, Laurent Lafon, président (Union centriste) de la commission de la culture du Sénat. Mais cette proposition de loi risque également d'être inconstitutionnelle. Elle atteindrait potentiellement les libertés et les droits de l'enfant. Du côté de l'Australie et de l'Indonésie, des mesures similaires ont déjà été prises. Cependant, les mineurs réussissent à contourner l'interdiction et remettent ainsi en cause l'efficacité d'une telle mesure. Peut-on protéger nos enfants des contenus dangereux pour leur santé mentale ? Comment une telle mesure sera-t-elle appliquée en France ? Les condamnations récentes des géants d’internet aux États-Unis vont-elles les obliger à modérer enfin ces images dévastatrices ? On en débat avec Laurent LAFON, sénateur Union centriste du Val-de-Marne et président de la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport, Julie GROFFE-CHARRIER, maître de conférences à l’université Paris-Saclay et spécialiste du droit du numérique et du droit de la propriété intellectuelle et Samuel COMBLEZ, psychologue et directeur général adjoint de l’association e-Enfance.
  • 116. Sens Public du 31 mars 2026

    01:27:20||Ep. 116
    Selon notre sondage Odoxa-Mascaret, l'ancien Premier Ministre Édouard Philippe (Horizons), remporterait l'élection présidentielle face à Jordan Bardella (RN). L'actuel maire du Havre recueillerait 52% des intentions de vote au second tour contre 48% pour Jordan Bardella. Mais le costume de favori n’est-il pas trop lourd à porter ? De Jospin à Juppé en passant par Strauss-Kahn, nombreux sont ceux qui ont trébuché avant de passer la ligne d’arrivée. Est-ce forcément une malédiction ? Pour l'instant, l'extrême droite qui est la principale concurrente d'Édouard Philippe n'a pas de visage. Marine Le Pen attend le verdict de son jugement en appel du procès des assistants d'eurodéputés du FN. Mais elle a déjà annoncé qu'elle s'effacera derrière Jordan Bardella en cas de condamnation à une peine d'inéligibilité. La cheffe de file du RN à l'Assemblée nationale s'effacera-t-elle réellement ? Bardella et Le Pen défendront-ils la même position politique ? Des primaires à gauche et à droite sont-elles possibles face aux nombreux désaccords ? On en débat avec Céline BRACQ, co-fondatrice et directrice générale de l’institut de sondages Odoxa, Valérie LECASBLE, éditorialiste au Libre Journal, Franck MOREL, secrétaire national d’Horizons sur le travail et l’emploi, ancien conseiller social d’Édouard Philippe à Matignon et de plusieurs ministres, conseiller municipal de Neuilly, expert à l’Institut Montaigne, avocat associé chez Flichy Grangé et auteur avec Bertrand Martinot de “Le travail est la solution” (Hermann) et en duplex, Yves CENSI, Senior Partner au cabinet de conseil Mascaret.En deuxième partie d'émission, Sens Public s'intéresse aux potentiels prochains conflits qui éclateront dans le monde. En période de haute tension internationale avec les nombreux fronts dans le monde, une question se pose : quels seront les prochains conflits ? À Taïwan, en Turquie, à Cuba ou dans l’Arctique ? Entre un président aussi imprévisible que Donald Trump, un dictateur russe qui menace le continent européen et la pression économique chinoise toujours présente, 2026 pourrait être proclamée l'année du désordre mondial. Face à cette situation, comment la France et l’Europe peuvent-elles s’imposer ? On en parle avec Nicolas BAVEREZ, historien, économiste, éditorialiste au Point et au Figaro et auteur de “Sursaut” aux éditions de l’Observatoire, Pierre RAZOUX, directeur académique de la FMES (Fondation méditerranéenne d'études stratégiques) et auteur de “La guerre Iran-Irak" (Perrin) et Patricia ALLÉMONIÈRE, grand reporter spécialiste des relations internationales et autrice de "Géopolitique du Sahel" (PUF).
  • Taïwan, Cuba, Groenland : faut-il craindre de nouveaux conflits ?

    42:54|
    En période de haute tension internationale avec les nombreux fronts dans le monde, une question se pose : quels seront les prochains conflits ? À Taïwan, en Turquie, à Cuba ou dans l’Arctique ? Entre un président aussi imprévisible que Donald Trump, un dictateur russe qui menace le continent européen et la pression économique chinoise toujours présente, 2026 pourrait être proclamée l'année du désordre mondial. Face à cette situation, comment la France et l’Europe peuvent-elles s’imposer ? On en parle avec Nicolas BAVEREZ, historien, économiste, éditorialiste au Point et au Figaro et auteur de “Sursaut” aux éditions de l’Observatoire, Pierre RAZOUX, directeur académique de la FMES (Fondation méditerranéenne d'études stratégiques) et auteur de “La guerre Iran-Irak" (Perrin) et Patricia ALLÉMONIÈRE, grand reporter spécialiste des relations internationales et autrice de "Géopolitique du Sahel" (PUF).
  • Présidentielle : Édouard Philippe, favori trop tôt ?

    42:04|
    Selon notre sondage Odoxa-Mascaret, l'ancien Premier Ministre Édouard Philippe (Horizons), remporterait l'élection présidentielle face à Jordan Bardella (RN). L'actuel maire du Havre recueillerait 52% des intentions de vote au second tour contre 48% pour Jordan Bardella. Mais le costume de favori n’est-il pas trop lourd à porter ? De Jospin à Juppé en passant par Strauss-Kahn, nombreux sont ceux qui ont trébuché avant de passer la ligne d’arrivée. Est-ce forcément une malédiction ? Pour l'instant, l'extrême droite qui est la principale concurrente d'Édouard Philippe n'a pas de visage. Marine Le Pen attend le verdict de son jugement en appel du procès des assistants d'eurodéputés du FN. Mais elle a déjà annoncé qu'elle s'effacera derrière Jordan Bardella en cas de condamnation à une peine d'inéligibilité. La cheffe de file du RN à l'Assemblée nationale s'effacera-t-elle réellement ? Bardella et Le Pen défendront-ils la même position politique ? Des primaires à gauche et à droite sont-elles possibles face aux nombreux désaccords ? On en débat avec Céline BRACQ, co-fondatrice et directrice générale de l’institut de sondages Odoxa, Valérie LECASBLE, éditorialiste au Libre Journal, Franck MOREL, secrétaire national d’Horizons sur le travail et l’emploi, ancien conseiller social d’Édouard Philippe à Matignon et de plusieurs ministres, conseiller municipal de Neuilly, expert à l’Institut Montaigne, avocat associé chez Flichy Grangé et auteur avec Bertrand Martinot de “Le travail est la solution” (Hermann) et en duplex, Yves CENSI, Senior Partner au cabinet de conseil Mascaret.