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Radiopium
Ironie
Saison 3, Ep. 2
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A priori simple double-entente humoristique, l’ironie se retrouve au détour d’une phrase, au creux d’un dialogue. Mais est-ce là sa seule portée, faire sourire un interlocuteur ? L’ironie semble aussi être un moyen de faire comprendre ce que l’on n’ose pas dire, de dénoncer une chose sans faire de zèle, de produire une critique à l’abri dans le discours. Alors, l’ironie : pusillanime bouclier ou puissance émancipatrice ? On peut également se demander si l’ironie se retrouve seulement dans les mots : peut-elle aussi être un ethos ? ou un sort que l’on subit ? Ce sont à ces questionnements que nous tentons de répondre aujourd’hui, dans cet épisode de Radiopium !
Au micro : Maëlle Bouvret, Marianne Warhem, Ana Le Gouard Mesgouez
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4. Idiot
58:42||Saison 4, Ep. 4On traite d’idiot celui qui « ne sait pas » Celui qui hésite, qui pose la mauvaise question et qui n’a pas les bons codes. « L’idiot du village » c’est celui que l’on pointe du doigt pour se rassurer, pour se sentir du bon côté de l’intelligence. Mais si l’idiot était celui qui accepte de ne pas savoir, et donc, celui qui reste au plus près du réel, sans le recouvrir de préjugés ou d’explications ? Il ne déguise pas son incertitude en assurance et il ne se protège pas derrière le récit commun. Il laisse une place au « je ne sais pas » là où beaucoup s’empressent de la combler. On est toujours l’idiot de quelqu’un : celui qui n’a pas la bonne place, pas le bon langage, pas la bonne aisance et surtout celui que le groupe décide de tenir à distance.Car l’autre idiotie, plus discrète, est peut-être la plus répandue serait de croire qu’on sait. Se convaincre que tout est clair et que le monde rentre dans nos catégories.Alors, qui est vraiment l’idiot : celui qui ignore, ou celui qui croit savoir ? Et d’une certaine manière faire l’idiot ne serait-ce pas une méthode pour parvenir à la connaissance ? C’est ce que l’équipe de Radiopium questionne dans ce nouveau podcast. Au micro : Manon Vincent, Marianne Warhem, Emma Brunel-Cazejus, Ana Le Gouard Mesbouez, Lou Fontana. Hébergé par Acast.
3. Attendre
59:49||Saison 4, Ep. 3L’attente semble structurer nos journées et conditionner notre rapport au temps : on attend la fin d’un trajet en voiture, d’avoir son diplôme, ou de trouver l’amour. Elle est partout et nous donne l’impression que le temps s’étire, qu’on ne le contrôle plus. Mais l’attente peut aussi être salvatrice en nous apprenant la patience ou en nous empêchant d’agir de manière impulsive et irréfléchie. Peut-on même affirmer que dans cet intervalle se forme une agentivité propre ? À quel moment l’attente devient une position active, et attendre, un acte créateur ? Et cet idéal n’est-il pas contredit par le monde extérieur et son altérité fondamentale ? Vous l’attendiez avec impatience, voilà le dernier podcast de Radiopium ! Au micro : Emma Brunel-Cazejus, Marianne Warhem, Ana Le Gouard Mesgouez. Herbergé par Acast.
2. Idole
59:59||Saison 4, Ep. 2Avez-vous déjà eu une idole ? Une figure dont la présence, qu’elle soit celle d’un.e chanteur.euse, d’un.e acteur.ice ou de tout autre être lumineux, semble ouvrir une brèche dans le réel. Une silhouette qui vous inspire, vous élève, vous trouble. Les idoles ont quelque chose d’irréel, belles, éloignées, presque sacrées, elles rassemblent des foules comme on rallie un temple. Elles aimantent les regards, déchaînent l’admiration, attisent la dévotion. Mais d’où surgit cette force étrange ? Quelle est la source de ce magnétisme ? Est-ce la religion, l’esthétique, la psychologie, ou ce que nous portons de plus ancien en nous ?Car une idole n’est peut-être jamais que cela, un être réel habité par nos projections, une surface sensible sur laquelle viennent s’accrocher nos désirs, nos manques, nos imaginaires. Nous nous reconnaissons dans sa voix, nous nous perdons dans son discours, et peu à peu, nous lui abandonnons une part de nous-mêmes. L’idolâtrie devient alors une relation à deux voix, celle qui regarde et celle qui accepte d’être regardée, au risque de se dissoudre dans le rôle qu’elle incarne...Au micro : Lou Fontana, Manon Vincent, Lancelot Bonon, et Marianne Warhem
1. Déjà-vu
48:05||Saison 4, Ep. 1Il arrive que notre perception temporelle se brouille, que passé et présent se confondent. D'un coup, l'aboiement d'un chien que l'on n'a jamais croisé, le sourire d'un inconnu, nous semblent étrangement familiers. On en est alors persuadé : cet instant, on l'a déjà vécu. Pourtant, on sait profondément que ce n'est qu'une impression de déjà-vu. Comment expliquer ce phénomène physique intrigant ? Que dit-il de notre rapport au monde, à la mémoire et au temps ? Autant de questions que l’équipe de Radiopium explore dans ce nouvel épisode, le premier de la saison quatre. Une saison portée par un groupe inédit, dont l’énergie pourrait bien, elle aussi, vous donner une impression de déjà-vu.Au micro : Lou Fontana, Manon Vincent, Lancelot Bonon, Ana Le Gouard Mesgouez et Marianne Warhem
8. Trace
51:07||Saison 3, Ep. 8Des empreintes de pas, les fresques de Lascaux, un couteau manufacturé… sans point commun apparent, ces éléments peuvent être appréhendés comme des traces – trace d’un passage, trace d’une civilisation passée et de l’évolution des savoir-faire, trace d’un mode de production en série, standardisé et capitaliste. La trace est ce qui marque le monde sensible et pointe vers un antécédent autant qu’un futur, en ce qu’elle ouvre le sens. Elle ne vaut pas pour elle-même et compte surtout dans la réinterprétation et dans la relecture qu’en font les personnes qui la retrouvent et la reçoivent. Elle semble alors être le paradigme à l’aune duquel penser l’humanité, un fil rouge qui rassemble les Hommes à travers le temps et l’espace dans une sorte d’énigme à déchiffrer… et dans laquelle nous vous embarquons dans ce podcast en compagnie de l’équipe de Radiopium. Avec la participation de Victor Bazin, membre du Comité de rédaction de l’association Opium Philosophie, qui nous présente la revue à paraitre en septembre sur le thème « Ruines ». La revue sera disponible chez Vrin ainsi que sur notre site web ! Au micro : Maëlle Bouvret, Ana Le Gouard Mesgouez, Anthony Dominici, avec Victor Bazin pour invité
7. Couleur
54:39||Saison 3, Ep. 7La couleur est partout. On la voit, on la vit, on grandit avec elle — dans nos coloriages d’enfants, nos devoirs d’étudiants, et notre quotidien d’adultes. Chaque jour, nous sommes entourés par la couleur, mais quelle est son origine et sa signification ? Spontanément, on pense qu’elle est une qualité naturelle des objets, une caractéristique fixe. Pourtant, la couleur est un phénomène complexe, croisant plusieurs dimensions : physiquement, c’est un jeu de lumière ; pour le langage, un système de symboles et de grammaire ; pour l’évolution, un outil de survie ; et pour notre œil, une capacité de perception subjective.Mais au-delà de ces approches, la couleur est aussi un fait social. Elle façonne nos comportements, traverse la mode, exprime nos émotions, structure notre langue, et parfois même notre place dans la société. Elle peut marquer la différence, nourrir l’oppression, ou devenir l’emblème d’une révolution. Alors, la couleur : simple perception ? Illusion collective ? Ou construction sociale destinée à nous diviser ? Nous la voyons chaque jour, mais peut-être est-ce elle qui nous détermine…Avec la participation de Raphaël Chadha, membre d'Opium Philosophie et créateur d'une série de conférences immersives sur la peinture, dont la première représentation aura lieu le 7 juin 2025 : "Les sens de l'art". Pour plus d'informations, suivez notre association sur Instagram !Au micro : Marianne Warhem, Lou FontanaUn podcast produit et diffusé par Radio Campus Paris
6. Chose
45:49||Saison 3, Ep. 6Entre concept et matérialité, à la fois indéterminée et possédée, la chose échappe à notre une entendement immédiat. Souvent abus de langage, chose, machin, truc : de quoi s’agit-il ? Dans ce nouveau podcast, l’équipe de Radiopium interroge la réalité de la chose, notion mouvante. Elle désigne l’indéterminé sur lequel se greffent des qualités, des formes, des affects. La chose est en effet ce qu’on façonne, qu’on possède voire qu’on exploite, en lui imposant des caractéristiques et un rôle précis. Elle est ainsi ancrée dans une relation complexe avec un tiers qui la définit, coincée entre l’être et l’avoir. Mais, enfermé dans un culte de l’objet, dans l’obsession de la propriété, l’individu ne risque-t-il pas de devenir chose à son tour ? Dans des sociétés saturées de normes, ne sommes-nous pas déjà pas tous.tes des choses ?Au micro : Maëlle Bouvret, Anthony Dominici, Lou Fontana, Anouck MillinUn podcast produit et diffusé par Radio Campus Paris
5. Gossip
51:28||Saison 3, Ep. 5Le gossip n’est-il que médisance ? Ragot, potin et commérage ne sont-ils que des bruits perturbateurs de la paix sociale ? Souvent réprouvé du point de vue moral, le gossip peut aussi être un ciment pour une communauté, créant intimité et confiance et informant sur les valeurs et thèmes chers à un groupe. Mais, représentatif de notre obsession pour la vérité, n’est-il pas aussi un outil de pouvoir, de contrôle et de domination ? Le gossip brouille aussi les catégories de connaissance et les modes traditionnels de communication, ce qui lui confère un potentiel de résistance. Il semble alors être un concept clé pour réfléchir aux dynamiques de dévoilement, aux interférences entre le privé et le public, et à l’usage du savoir – autant de thématiques que nous vous proposons d’explorer à nos côtés dans cet épisode !Au micro : Ana Le Gouard Mesgouez, Marianne Warhem, Benjamin KlipperUn podcast produit et diffusé par Radio Campus Paris
4. Habiter
40:18||Saison 3, Ep. 4Avez-vous déjà éprouvé ce sentiment de dépaysement en voyageant, ou cette sensation d’étrangeté en emménageant dans une nouvelle ville en laissant votre famille, vos ami.es et vos souvenirs à des centaines de kilomètres ? Si habiter semble être un fait anthropologique anodin, des lieux tels que la chambre, la rue ou l’université sont chargés d’affect, de souvenirs, et de morceaux de nous-mêmes. Ils appellent à des comportements particuliers, à la répétition d’habitudes, et peuvent aussi matérialiser des dynamiques de pouvoir. Nos rapports au monde témoignent d’une subjectivité propre autant que de configurations géographiques, historiques et sociales. Alors détrompez-vous ! dans ce podcast, nous ne parlerons pas de géographie, mais bien de philosophie !Au micro : Maëlle Bouvret, Ana Le Gouard Mesgouez, Anthony Dominici