Poulain Raffûte

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Lenaïg Corson: "Ne plus parler de l'équipe de France féminine, c'est difficile à vivre"

Cette semaine, place aux femmes. Et une femme en particulier : voici Lenaïg Corson, joueuse internationale du Stade Français ! Née à Paimpol, une petite bourgade de Bretagne, et après avoir été heptathlonienne dans sa jeunesse, notre invité commence le rugby sur le tard au Stade Rennais Rugby en 2009. Elle connaîtra sa première sélection avec le XV de France en 2012 puis avec l'équipe de France à 7 jouant tantôt 2e ligne tantôt ailière.


Joueuse athlétique, elle fait partie de ces femmes qui ont popularisé le rugby féminin ces 10 dernières années avec notamment une montée en puissance et des résultats face aux Anglaises et aux All-Blacks qui positionne l'équipe de France dans le trio de tête des équipes mondiales.


Et pourtant, malgré de très bons résultats, malgré ce vent de fraîcheur féminin face à un rugby masculin gangréné par des guerres d'égo et des résultats décevants de l'équipe de France ces dernières années, malgré un rugby de mouvement et un état d'esprit collectif de battantes qui te fait lever de ton canapé et courir dans ton salon aux côté des Trémoulières, des Julie Aneyry, des Safi N'Diaye et autres soeurs Ménager, et bien non, le rugby féminin reste encore l'enfant pauvre de notre sport et c'est bien dommage...


Alors c'est avec un énorme plaisir que je reçois Lenaïg pour nous parler de son rugby, de ses actions sur et en dehors du terrain pour faire évoluer son sport qui mérite sa place au soleil, aux côtés des hommes et non plus derrière eux. Problème sociétal, me direz-vous, c'est à nous de jouer pour faire évoluer les mentalités et c'est ce que j'espère faire en invitant une joueuse rugbywoman dans Poulain Raffûte. Parce que la femme n'est plus l'avenir de l'homme mais bien son présent !

Plus d'épisodes

5/10/2022

Pierre Rabadan : "Je m'implique dans mes nouvelles activités avec les mêmes intensité et volonté que sur le terrain"

Encore une semaine spéciale pour moi. Difficile d’être objectif à chaque émission car chaque invité depuis maintenant 5 ans que Poulain Raffûte existe m’a touché par son parcours et son caractère, souvent bien trempé, et toujours en décalage avec l’image qu’il peut véhiculer. Cette émission a une saveur un peu particulière pour moi car nous avons créé et entretenu avec notre invité de la semaine une amitié depuis maintenant 24 ans.17 ans de carrière au Stade Français, 5 Boucliers de Brennus et deux fois plus de calendriers, 2 sélections avec l’équipe de France et trois fois plus avec les Barbarians, c’est un monument du rugby français que l’on reçoit aujourd’hui et, pour couronner le tout, une reconversion réussi car il est en charge des Jeux Olympiques 2024 à la ville de Paris. Vous avez reconnu sans doute : Pierre Rabadan.Alors comme vous l’aurez compris je serais difficilement objectif sur le bonhomme car je le connais bien. Nous avons été champion de France Reichel ensemble et ça a soudé une forme d’amitié que beaucoup vivent dans notre sport. Pierre fait partie de ces types posés, mesurés et réfléchis mais qui cachent aussi ce petit brin de folie nécessaire en, amitié et sur le terrain, pour perdurer.Homme de défi, il a vu évoluer le Stade Français ces 25 dernières années et est resté toujours fidèle à ses valeurs. Il s’est construit, d’Aix-en-Provence à Paris, un parcours de vie qui force le respect même si le bonhomme n’est pas parfait, mais ça on va se le garder entre nous !Aujourd’hui impliqué en politique, fervent défenseur de l’environnement : qu’est-ce qui pousse cet homme qui vient de la société civile à s’impliquer corps et âme dans ce nouveau challenge avec la même intensité que sur le terrain ? Parce que, il faut le savoir, Pierre mettait la tête là où peu aurait osé mettre les paluches. C’est quand même le seul type en France à avoir plus de points de sutures sur le visage que de nombre de matchs joués en Top 14 et il en joué plus de 300...Bienvenue dans Poulain Raffûte !Bonne écoute.Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique, et réalisée par Sébastien Petit.Ecoutez d'autres épisodes :Fulgence Ouedraogo : "J'ai du mal à m'y faire et à l'admettre, une grande page de ma vie va s'arrêter"Jérôme Fillol: "Porter le maillot toulousain devant mon grand-père agenais, ça m'a toujours fait rire""Repose-toi mon ami, je t’aime" : Christophe Dominici raconté par Franck Comba et Raphaël PoulainVous pouvez réagir à cet épisode surnotre page TwitterRetrouvez tous lespodcasts d'Eurosport ici
5/3/2022

David Berty : "Pour moi, le fauteuil n'existe plus, c’est une renaissance"

"Le monde et son évolution nous obligent à nous révolutionner chaque jour et à nous poser les bonnes questions sur notre condition… je vais loin, peut-être, mais pour s’humaniser, il est important de se regarder en face. Nous avons tous autour de nous des sources d’inspiration, des chemins de vie qui forcent le respect et qui permettent de relativiser notre quotidien. David Berty fait partie de ces hommes-là, des types qui affrontent l’adversité et la transforment en force. Champion à cinq reprises avec le Stade Toulousain, vainqueur de la Coupe d’Europe… cela semble presque anecdotique à côté du combat qu’il mène au quotidien depuis maintenant 25 ans. Touché par la sclérose en plaques, le bonhomme ne s’est pas laissé abattre et a fait de son handicap une putain de force. Son quotidien est une source d’inspiration et de motivation pour tous les handicapés de la vie que nous sommes. Parce que le handicap n’est pas que physique, nous avons tous besoin de ce genre de témoignage pour nous permettre de garder le cap dans des moments compliqués et de relativiser un petit peu nos maux.Aujourd’hui, David se lance des défis que peu d’entre nous pourraient affronter: l'ascension du Kilimanjaro, une Coupe du monde avec l’équipe d’Espagne et une vie bien remplie d’aventure. David est aussi conférencier et il va nous parler de son parcours, de son combat et de cette force devenue presque naturelle pour humaniser un peu plus encore ce fameux handicap encore trop marginalisé. Bienvenue dans Poulain Raffûte, David, salut!"Bonne écoute.Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique.Ecoutez d'autres épisodes :Guy Accoceberry : "L'objectif pour le XV de France c'est la coupe du Monde""Je n'ai pas peur de l'échec" : Christophe Urios nous donne sa vision du métier d'entraîneurAdrien Chalmin: "Voir notre titre européen de rugby fauteuil comme une performance sportive, c'est primordial"Vous pouvez réagir à cet épisode surnotre page TwitterRetrouvez tous lespodcasts d'Eurosport ici
4/26/2022

Benjamín Urdapilleta : "Personne ne nous attendait cette année encore, et on est toujours là"

Les beaux jours arrivent, les phases finales sont en approche et les places sont chères, l'étau se resserre et on aime ce suspens. On imagine toujours en début d'année les grosses écuries et leurs armadas figurer en bonne place pour les phases finales mais il y a toujours un caillou dans leurs godasses. Et ce caillou est magnifiquement représenté selon moi par le Castres Olympique. Et le Castre Olympique est magnifiquement représenté par Benjamin Urdapilleta.En le citant, je m'imagine sirotant un maté aux abords d'un asado accompagné d'une bonne bière et des amis à nuque longue comme "Nani" Corleto, Jean Martin Hernandez et autre Agustin Pichot. Je trouve que Benjamin incarne les vraies valeurs de notre cher sport : engagement, fidélité, soutien, amitié sans faille… Le tout saupoudré d'une émotivité rare avec de la rage, de la joie, de la tristesse parfois et toujours exprimé sur le terrain. C'est marqué dessus : ce mec est un "vrai".Champion d'Angleterre avec les Harlequins, champion de France Pro D2 avec Oyonnax, champion de France Top 14 avec Castres... A 36 ans, il joue sa 10e saison en France et on sent qu'il peut nous faire une "Diego Dominguez" et finir sa carrière plus proche encore de la quarantaine. Un bon type quoi. Bienvenue dans Poulain Raffûte Benjamin !Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique, et réalisée par Hadrien Hiault, journaliste pour Eurosport.Ecoutez d'autres épisodes :Guy Accoceberry : "L'objectif pour le XV de France c'est la coupe du Monde""Je n'ai pas peur de l'échec" : Christophe Urios nous donne sa vision du métier d'entraîneurAdrien Chalmin: "Voir notre titre européen de rugby fauteuil comme une performance sportive, c'est primordial"Vous pouvez réagir à cet épisode surnotre page Twitter.Retrouvez tous lespodcasts d'Eurosport ici