Poulain Raffûte

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Alban Placines: "On n'est pas bon rugbyman si l'on n'est pas un homme accompli"

Ce n'est pas mon histoire que je vais vous raconter, mais cela y ressemble... Non pas en tout point, mais vous devinerez qu'il y a une blessure là-dessous. Cette histoire est celle d'Alban Placines.


Mais d'abord, retour aux sources. On le sait, la ProD2 et son championnat est un vivier à pépites depuis une bonne dizaine d’années maintenant ! On n’énumèrera pas tous les joueurs passés par ce championnat âpre et engagé qui n’a rien à envier à notre cher Top 14. Biarritz, après la génération des Yachvili, Harinordoquy et autre Thion, a vu naître une génération de types talentueux, prêts à relever le défi d’un retour en Top 14 dès 2014. Les frères Lucu, Kiliam Hamdaoui ont pu éclore et s’aguerrir avant de rejoindre légitimement notre cher championnat.


Gonzalo Quesada, qui a eu notre invité sous ses ordres, dit de lui qu’il est un joueur de caractère leader qui, lors de son passage à Biarritz, a été impressionné par l’homme et son attachement au club et ses valeurs. Impressionné aussi par le travail sur lui-même au-delà du joueur afin de se connaître mieux et grandir

Gonzalo sait reconnaitre les bons mecs, c’est pourquoi je l’ai sondé en amont de notre échange.


Alban Placines, toujours selon les dires du coach argentin, est un homme sain, gentil, généreux et engagé sur et en dehors du terrain.


Formé à Coarraze Nay avant de faire sa formation au Biarritz Olympique, il devient capitaine sous l’ère Quesada en août 2017 avant de signer l’année d’après au Stade toulousain. Champion de France en 2019 avec Toulouse, il s’épanouit dans un effectif pléthorique et, pour sa 3e année dans le club champion de France en titre, va le voir disputer une finale de Champions Cup et sûrement jouer les phases finales du Top 14. Oui, voir et pas jouer, car notre invité s'est fracturé le radius du bras gauche il y a peu et manquera cette finale et sans doute la fin de saison...


Important de le signaler en parallèle de sa carrière, il a un diplôme d’osthéo, comme quoi, il est possible dans notre cher rugby d’anticiper son avenir intelligemment et de préparer son avenir. On va se régaler à échanger avec un homme à la fois discret et engagé !


Bienvenue dans Poulain Raffûte !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

Produite et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport

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9/8/2021

Hugo Bonneval : "Je n'ai pas la force mentale de me dire que ma carrière est finie"

Oui c’est la reprise de notre cher Top 14 ! Avec ses affiches alléchantes, son public enfin de retour, ça fait du bien de se dire aussi que le rugby amateur va retrouver ses barbecues, ses supporteurs, ses joutes dominicales et ses minots qui cavalent partout.Il y a ceux qui débutent et ceux qui, sans club malheureusement, sont obligés de mettre un terme à leur carrière professionnelle. Blessures à répétition, contre-performance, trop vieux pour continuer ou tout simplement sans club, ils ont été une soixantaine cette année à se retrouver au chômage. Certains ont rebondi dans les catégories inférieures et d’autres font le choix de s’exiler pour tenter l’aventure à l’étranger. L’une des grandes complexités est d’arriver à accepter que le corps vieillit à un âge où, normalement, nous sommes en pleine ascension professionnelle.Hugo Bonneval fait partie de ces types bercés par le rugby depuis l’enfance ! Enfant surdoué de la génération des Plisson, Flancard, Camara, Danty et autre Slimani, il est champion de France en 2015 avec le Stade Français et après une bonne centaine de matches sous le maillot rose, il décide de tenter l’aventure avec le RC Toulon, puis la Section paloise. Après de nombreuses blessures, c’est une autre aventure qui se présente à lui aujourd’hui : les Etats Unis.Connaître la gloire, se blesser, partir, se remettre en question, emmener femme et enfants au bout du monde pour tenter de se relancer une dernière fois à 31 ans : peu d’entre nous oserait tenter cette aventure... Je trouve son parcours, son audace,inspirants à bien des égards, c’est pourquoi nous avons décidé Arnaud Beurdeley et moi-même d’inviter Hugo pour qu'il nous parle de sa carrière et de sa vie d’homme.Bienvenue dans Poulain Raffûte !
9/1/2021

"Des rugbymen qui changent de club par intérêt, ça a toujours existé, même en amateur" : Poulain Raffûte avec Miguel Fernandez

Mais quel bonheur de vous retrouver pour une nouvelle saison - la cinquième ! - avec un homme que je connais depuis plus de vingt ans. Un ami qui est dans le milieu du rugby depuis autant de temps. Cet homme, c'est Miguel Fernandez.Quand je dis "le milieu", ça fait un peu parrain, affranchis et parfois un peu l'image que l'on se fait du métier d'agent sportif. Au coin du rad et sur Twitter, on entend déjà tous les spécialistes dire : "Tous pourris ceux-là, de toute façon ils ne sont là que pour l'oseille !" C'est fou d'ailleurs ces jugements d'apparence, souvent hâtifs et sans fondement mais qui rassurent le pauvre bougre et son tweet tout pourri qu'il pense être unique et révolutionnaire.Miguel Fernandez, c'est 21 ans de rugby, un duo avec Pascal Forni, un accompagnement quotidien de plus de mille joueurs sur ces vingt dernières années, c'est la venue de Dan Carter, de Bottas, de Nonu, de Corleto, de Hernandez... Miguel parle 5 langues, donne des cours d'économie du sport en école de commerce, il connaît tous les rouages de ce milieu rugbystique qui a bien évolué depuis ses débuts professionnels en 1995.Il nous donnera son point de vue sur ces changements, ces évolutions, ses déviances, car tout n'est pas rose, vous l'imaginez bien... J'en veux pour preuve la galère que nous avons pour avoir des joueurs en interview, c'est une tannée dans certains clubs et... je m'emballe. Nous en reparlerons.Au-deà d'être un bon mec, c'est un ami qui m'a accompagné depuis près de vint ans, dans mon parcours de joueur au début, puis dans mon parcours d'homme. Parmi ceux qui comptent, il a une place toute particulière car il a toujours été présent pour un café, une accolade, une discussion. Sa plus grande force ? Sa capacité d'empathie et d'écoute qui pourra toujours en inspirer plus d'un dans notre cher rugby.Bienvenue dans Poulain Raffûte !Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympiqueet réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport
7/21/2021

Laurent Labit : "Pendant les années qui arrivent, il n’y aura pas beaucoup d’équipes qui nous rouleront dessus"

Qui de mieux qu’un des acteurs principaux de la renaissance du XV de France pour clore cette 4e saison de Poulain Raffûte. Force est de constater que depuis l’arrivée du nouveau staff, l’équipe de France nous fait vibrer à chaque rencontre depuis deux ans maintenant. Au sortir d’une saison marathon, le piège d’une tournée compliquée pour beaucoup de jeunes joueurs dont c’était la première sélection était tout annoncé. Mais, et comme ce match contre l’Angleterre avec la soi-disant «équipe B», force est de constater que le rugby français connait une génération de joueurs absolument géniaux et acquis à la cause du maillot tricolore.Alors comment la mayonnaise a-t-elle prise si rapidement à l’autre bout du monde ? Comment depuis deux ans, le rugby français renait de ses cendres ? Est-ce la complémentarité du staff, est-ce la philosophie de la gagne inculquée par les hommes de Fabien Galthier, est-ce le talent doublé voir triplé à chaque poste ou est-ce l’amalgame de tous ces ingrédients ? Laurent Labit, champion de France avec Montauban, Castres et le Racing et entraîneur des arrières du XV de France, est l’invité de Poulain Raffûte. Il nous parle de cette tournée magnifique des hommes d’ Anthony Jelonch qui annoncent un futur magnifique pour tous les supporters de l’équipe de France/Bienvenue Laurent dans Poulain Raffûte !Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport