Poulain Raffûte

Partager

Adrien Pélissié : "Agriculteur, rien ne me prédestinait à devenir rugbyman professionnel"

On se souvient tous de cette citation du publicitaire Jacques Séguéla : "Si à 50 ans, on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie". Une sortie médiatique qui avait fait pas mal de bruit et qui montre un peu l’image que l’on peut se faire et que l’on peut fantasmer d’une réussite professionnelle. Force est de constater qu’aujourd’hui si on n’a pas la belle bagnole, la belle maison, la gueule de l’emploi, le bon costard, on a loupé quelque chose. Mais on se rend compte, grâce à des témoignages, grâce à des chemins de vie différents et inspirants, que la réussite humaine n’est pas toujours celle qu’on a bien voulu nous vendre.


Adrien Pélissié, talonneur de l’ASM et notre invité de la semaine, a un parcours particulier à bien des égards. Formé à l’Union Sportive Caussadaise, passé par Castres où il fait ses armes en junior, il découvre le haut niveau au Stade Aurillacois, puis c’est à Bordeaux qu’il atteint le Top 14 en 2017. Il y connait ses premières sélections en équipes de France et il signe à l’ASM en 2020.


Joueur besogneux, puissant, rapide, c’est le prototype du talonneur moderne mais au-delà du très bon joueur qu’il est, une de ses paroles me vient à l’esprit : "Si je ne retourne pas à la ferme j’aurais raté ma vie !" Cette ferme, c’est la ferme familiale située Septfonds plus précisément au Gaec de Baraves. A l’heure où on s’imagine que tout joueur rêve exclusivement de devenir rugbyman professionnel et d’en vivre, il est bon de voir que certains ont d’autres passions, d’autres envies et aspirent aux choses simples.


Attention "simples" ne veut pas dire "faciles". A 30 ans, Adrien a décidé de retourner à l’école pour anticiper son avenir et garder les pieds sur terre et dans la terre. Exercice compliqué quand on est impliqué à 100% dans sa vie de sportif de haut niveau que de cumuler vie professionnelle et formation en parallèle.


A 31 ans, Adrien a un double challenge : réussir sa vie de rugbyman et d’homme ! Comme quoi une réussite professionnelle n’est pas toujours celle que l’on croit.


Bienvenue dans Poulain Raffute et bonne écoute !


Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique

et réalisée par Sébastien Petit, journaliste digital Eurosport


Ecoutez d'autres épisodes :


Gillian Galan : "J’aimerais faire un match d’adieu avant de passer à une nouvelle vie"

 

Philippe Sella : "Les tournées, ce sont aussi plein de petits moments qui restent à vie"


Alexandre Ruiz, d'arbitre à entraîneur : "C'est un choix profond en moi"


Vous pouvez réagir à cet épisode sur notre page Twitter.

 

Retrouvez tous les podcasts d'Eurosport ici

Plus d'épisodes

1/4/2022

Jérôme Fillol: "Porter le maillot toulousain devant mon grand-père agenais, ça m'a toujours fait rire"

On a tous dans nos contacts et surtout dans nos souvenirs ces mecs qui nous marquent dans notre cher rugby. Des mecs qui attachent et qui accrochent, les indéboulonnables de l’amitié, toujours au soutien sur et en dehors du terrain, les fidèles parmi les fidèles. Ceux qui, en un quart de seconde et en un fou rire au téléphone, peuvent te faire traverser la France pour des retrouvailles et une bringue efficace en pleine semaine de boulot. Bref ceux qui savent, qui sentent et qui sont là.Je vous mets au défi de ne pas en trouver un dans vos répertoires. Perso, je pourrais vous citer toutes celles et ceux qui, grâce au rugby, m'ont permis de grandir et d'affronter la vie : il y a les Luc, les Pierre, les Salim, les Eugénie, les Norbert, les Rodolphe, les Topher, les Nani... et au milieu de cette liste infinie, il y a Jérôme Fillol. Presque 20 ans d’amitiés.Biberonné au rugby, enfant de la balle ovale, tout n’a pas été rose pour la belette et pourtant il a l’un des plus beaux palmarès du rugby français et une belle reconversion. Il faut dire qu'il n’a pas dormi et a su anticiper l’après.Formé à Agen passé par Toulouse, puis au Stade Français, il s'expatriera quelques saisons au Racing avant de finir sur un titre en 2015 avec le Stade Français. Cinq boucliers de Brennus, autant de clubs et 17 ans de carrière plus tard, le voilà, à bientôt 44 ans, père de deux garçons, et gérant de deux enseignes à Bordeaux : La Belle Saison et O Bureau.Fils et petit-fils de rugbyman, il a plusieurs fois porté le maillot des Baabaas dont le grand-père, Guy Basquet, était l’un des créateurs. Je pourrais vous écrire un livre sur l’animal tellement j’ai de belles anecdotes sur lui, sur nous mais, comme on le dit toujours, tout ce qui est dans le rugby reste dans le rugby... Alors autant entrer tout de suite dans le vif du sujet.Bienvenue Mila dans Poulain Raffûte... et bonne écoute !Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi-Olympique, et réalisée par Sébastien Petit, journaliste pour Eurosport.Ecoutez d'autres épisodes :Kevin Gourdon : "Je suis super excité par cette nouvelle vie qui m'attend"Jérémy Clamy-Edroux : "Peu importe le jugement des gens, ma seule crainte, c'était celui de mon père"Hugo Bonneval : "Je n'ai pas la force mentale de me dire que ma carrière est finie"Gillian Galan : "J’aimerais faire un match d’adieu avant de passer à une nouvelle vie"Vous pouvez réagir à cet épisode surnotre page Twitter.Retrouvez tous lespodcasts d'Eurosport ici
12/29/2021

Kevin Gourdon : "Je suis super excité par cette nouvelle vie qui m'attend"

On aimerait tous connaître cette fin de carrière avec un ultime match devant son public porté en triomphe par ses frères. Je ne parlerais que de ceux que j'ai connus : Diego Dominguez, assis sur le Bouclier de Brennus, faisant un tour d'honneur au Stade de France, Jérôme Fillol et Pierre Rabadan, achèvant unecarrière bien remplie avec le bout de bois en guise de paraphe, Herbe Chaffardon qui, après 20 ans de carrière, la termine avec l'équipe junior...Il y a ceux donc qui font de belles carrières et qui tournent la page d'une adolescence prolongée jusqu'à 35 ans. Et puis sur ce chemin compliqué et enivrant il y a ceux qui s'arrêtent avant, pour cause de blessure, ou parce que le destin en a décidé autrement.Kevin Gourdon vient de nous donner une belle leçon ces derniers jours. Obligé d'arrêter sa carrière pour raison médicale il y a quelques jours, c'est avec le sourire qu'il s'est retrouvé un micro dans une main, la main de son fils dans l'autreau beau milieu de l'un des plus beaux publics de France à La Rochelle pour rendre hommage à son public et ses coéquipiers avant de partir.Je ne sais pas pour vous, mais pour moi Kevin, c'est la classe incarnée, un type intemporel, un style de jeu particulier, c'est une gueule à la Clint Eastwood et une carrière bien remplie. Formé à la Voulte puis Toulon et Clermont, Kevin, c'est,depuis 9 ansune fidélité, un joueur troisième ligne complet toujours porté sur l'attaque et un type serein catapulté dans un sport en manque de ce genre de personnalité.Il y avait (oui ca fait bizarre de parler au passé) chez ce mec un flegme particulier autant en équipe de France qu'avec le Stade Rochelais. S'en était d'ailleurs devenu un papa et, personnellement, je l'aurais bien vu de retour en Equipe de France et encore une bonne dizaine d'années à fouler les terrains de Top 14.Et maintenant ? Et demain ? J'ai comme l'impression que tout se passera bien pour lui, même si on connaît la complexité de l'après. Je l'imagine bien sur un canasson face caméra à scruter l'horizon, une confiance à la lucky, Luke prêt à en découdre et affronter ce nouveau challenge. Bienvenue dans Poulain Raffûte et bonne écoute !Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Sébastien Petit, journaliste pour Eurosport.Ecoutez d'autres épisodes :Jérémy Clamy-Edroux : "Peu importe le jugement des gens, ma seule crainte, c'était celui de mon père"Hugo Bonneval : "Je n'ai pas la force mentale de me dire que ma carrière est finie"Gillian Galan : "J’aimerais faire un match d’adieu avant de passer à une nouvelle vie"Vous pouvez réagir à cet épisode surnotre page Twitter.Retrouvez tous lespodcasts d'Eurosport ici
12/21/2021

Talès : " Pour être franc, je n'avais pas prévu d'être coach tout de suite."

Comme beaucoup le savent, j’ai eu la malchance de ne pas jouer une seule finale de mon club, Le Stade français. Mais peu savent aussi que ça n’est pas 6 finales, mais bien 7 que j’ai loupées dans ma carrière : 4 finales de championnats, 2 de Coupe d’Europe et une de ProD2 avec le Racing le 21 juin 2008.Ce jour-là, en costard dans les tribunes, comme à mon habitude, je regardais cette armada francilienne bleue et blanche avec une flopée de grands noms: Bibi Auradou, Michel Dieudé, Augustin Pichot, Thomas Lombard, Jonathan Wisniewski, jeff Dubois Sireli Bobo, Lo cicero et Festuccia. On était armé pour jouer le top 14 et pourtant, c’est bel et bien Mont de Marsan qui a atteint le Saint Graal ce jour-là. Il y avait un groupe d’un côté et une équipe de potes de l’autre avec les Julien Tastet les Benat Arrayet et surement le plus connu à l’époque: Laurent Travigny dit “la Trave”!13 ans plus tard, et même si on n’est qu’à la moitié de la saison, je revois dans le Mont de Marsan de Rémi Tales cet état d’esprit, ce côté désinvolte d’une équipe qui ose tout, qui s’amuse, qui joue et surtout qui continue à représenter ce truc à la David contre Goliath coûte que coûte. C’est humain, c’est accessible, ça sent la tradition, le terroir avec une touche de modernité calée entre la Casa de Papel et les Peaky Blinders. Le mec est quand même arrivé en canasson au club suivi de son équipe pour le dernier match du bloc avant les fêtes! Faut avoir l’audace d’arriver déguisé. C’est magique! Moi j’ai trouvé ça classe!Rémi Talès et Julien Tastet, deux joueurs emblématiques du club, en sont les entraîneurs aujourd’hui.Même si je dois toujours aller déguster avec Julien quelques liqueurs d’Armagnac au domaine de Marquesto (“J’ai pas oublié Julien”), je connais moins Rémi Talès et j’avais envie d’aller gratter un peu parce qu’il faut dire que l’homme m’intrigue.Rémi a été formé dans ce club mythique et, après une énorme carrière qui l’a fait voyager de La Rochelle à Castres, en passant par le Racing avec à la clé une vingtaine de sélections en équipe de France (24 en tout) et surtout deux Brennus, il décide de finir sa carrière dans son club formateur après 18 ans de bons et loyaux services!Personnellement, j’ai suivi en tant qu’amateur de rugby la carrière de Rémi et chapeau parce que pour un petit gars des Landes qui est devenu l’un des leaders du titre de 2013 avec Castres face à l'armada toulonnaise de l’époque, se faire une coupe du monde en 2015, aller soulever le bouclier au Campenou en 2016 avec le Racing et revenir au bercail après ce sacré voyage, ça force l’admiration !Heureux de pouvoir connaître enfin l’homme derrière le maillot et maintenant derrière la casquette d’un Mont de Marsan qui survole la ProD2. Bienvenue Rémi dans Poulain Raffute !Emission concoctée par Raphaël Poulain, raffûteur en chef, et Arnaud Beurdeley, journaliste reporter au Midi Olympique et réalisée par Hadrien Hiault, journaliste pour Eurosport.