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Philomonaco
Déjeuner-philo // Charlotte Casiraghi & Élodie Pinel, Moi aussi je pense donc je suis
Un déjeuner-philo avec Charlotte Casiraghi et Élodie Pinel, autour du récent ouvrage « Moi aussi je pense donc je suis » (Stock, 2024), préfacé par Charlotte Casiraghi.
En association avec la Médiathèque de Monaco, la rencontre est présentée par Béatrice Novaretti, conservateur de la Médiathèque de Monaco.
Simone de Beauvoir, Hannah Arendt, Simone Weil… difficile pour la plupart d’entre nous de citer d’autres noms de femmes philosophes que ceux-là. Sans doute parce que la plupart d’entre elles n’ont pas eu la chance de se voir attribuer le noble statut de « philosophe », tantôt qualifiées de « femme de lettres », ou au mieux de « penseuses » et « intellectuelles ». Et pour les quelques chanceuses qui sont au panthéon des philosophes, on ne connaît bien souvent qu’une infime partie de leur pensée, ou on les réduit à leur pensée féministe.
Ce livre vous invite à changer de point de vue et à reparcourir l’histoire de la pensée à travers celle de femmes qui ont fait œuvre de philosophe, alors qu’elles étaient soit exclues de l’institution soit empêchées par les hommes. Vous découvriez une pensée riche, originale, des sujets forts, des formes inattendues, novatrices, car il a bien fallu faire preuve de créativité pour faire entendre sa voix.
Pour Elodie Pinel, elle-même professeure de philosophie, il est plus que temps de prendre au sérieux ces femmes philosophes, d’entrer pleinement dans leur œuvre et de militer pour qu’elles intègrent les programmes scolaires et que leurs idées infusent enfin dans notre société.
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De l'amour // Denis Kambouchner : Désir, passion, jalousie
21:04|L’amour se vit dans le désir de l’autre et là où les amants ne cessent de relancer leur relation en se livrant passionnément pour l’autre. Désir de l’autre et passion pour l’autre forment ainsi l’influx perpétuellement réinventé du rapport amoureux. C’est, en quelque sorte, son langage secret et unique ; l’expressivité qui rythme et offre la cadence insubstituable entre amants. Or si désir et passion traduisent l’expression propre et la dynamique personnelle, impénétrable, inaccessible de l’amour, peut-on éviter la jalousie de s’y immiscer ? En effet, comment ne pas jalousement retenir l’autre désiré à n’être que pour soi-même et ainsi restreindre sa liberté ? Comment, au coeur du désir et de la relation passionnelle, accepter dans la confiance la liberté de l’autre, voire donner à l’autre sa liberté dans l’alliance aimante ?
De l'amour // Giulia Sissa : Désir, passion, jalousie
22:20|L’amour se vit dans le désir de l’autre et là où les amants ne cessent de relancer leur relation en se livrant passionnément pour l’autre. Désir de l’autre et passion pour l’autre forment ainsi l’influx perpétuellement réinventé du rapport amoureux. C’est, en quelque sorte, son langage secret et unique ; l’expressivité qui rythme et offre la cadence insubstituable entre amants. Or si désir et passion traduisent l’expression propre et la dynamique personnelle, impénétrable, inaccessible de l’amour, peut-on éviter la jalousie de s’y immiscer ? En effet, comment ne pas jalousement retenir l’autre désiré à n’être que pour soi-même et ainsi restreindre sa liberté ? Comment, au coeur du désir et de la relation passionnelle, accepter dans la confiance la liberté de l’autre, voire donner à l’autre sa liberté dans l’alliance aimante ?
De l'amour // Patrick Pharo: Amour narcissique et amour de l'autre
30:51|Est-ce toi que j’aime ou aimé-je moi en toi ? Quel amant(e) ne s’est pas posé(e), au moins une fois, cette question ? Car elle interroge précisément l’ambiguïté qui hante toute relation amoureuse, à savoir celle entre le narcissisme de l’amant(e) et le désir d’aimer l’autre comme autre. Nous touchons ainsi au difficile équilibre entre amour narcissique et amour de l’autre. N’aime-t-on en l’autre que le reflet de soi-même ? Peut-on jamais aimer l’autre en tant qu’autre ? Comment ne pas transformer la relation amoureuse en une stratégie narcissique de manipulation, voire de domination, où l’autre n’est aimé que parce qu’il est utilisé en tant que moyen pour le bénéfice du soi ?
De l'amour // Christian Godin : Peut-on tout pardonner? - Amour et justice
30:05|L’amour relève la justice. Non pas qu’il la supprime ou l’abolit, mais bien plutôt parce que s’y exprime son accomplissement. Nous le voyons, par exemple, dans les scènes de pardon ou de grâce où la justice rétributive se suspend pour laisser se dire l’instant d’une réconciliation effective. En ces scènes, l’exigence n’est plus celle de la Loi, mais se fait supplément amoureux de miséricorde. D’où la question : comment penser ensemble la Loi qui juge en déterminant les peines selon un calcul de la rétribution et le geste d’absolution toujours au-delà̀ de la Loi ? Certes cette question se pose dans le sillage de l’histoire de la philosophie, mais elle touche aussi et permet d’aborder l’apport de la religion.
De l'amour // Corine Pelluchon : Aime ton prochain comme toi-même
26:17|Si amour en politique il y a, c’est toujours afin de concilier ou réconcilier les êtres autour d’un projet de société commun et partagé. Il s’agit d’un dessein éthique au sein duquel les citoyens s’adonnent à faire valoir une conception du « vivre- ensemble ». Pourquoi alors parler d’amour ? Il se construit en effet au sein de ce « vivre-ensemble » non pas simplement une rationalité politique collective, mais aussi la possibilité de son dépassement ou de son débordement dans une « aimance » capable de transformer la socialité en communauté, voire en fraternité. Il nous appartiendra de poser la question philosophique de savoir comment maintenir l’équilibre entre l’agir et la décision politiques et cette « aimance » où les citoyens se reconnaissent, au-delà de la raison politique, en tant que frères et sœurs engagés dans un destin commun.
De l'amour // Michel Erman : Aimer, mentir, trahir
24:24|Tout amour porte en lui une promesse. Mais si la promesse ne peut se donner qu’en supposant l’impossibilité de la tenir, comment ne pas y voir déjà une logique mensongère et l’inévitabilité d’une trahison ? La promesse d’amour, pour se dire vraiment, est-elle toujours assujettie à la pure transparence ou bien doit elle aussi se réserver dans une certaine obliquité ? Aimer est-ce « tout » dire ou bien se garder de dire « tout » ? Peut-on mentir et trahir par fidélité à l’amour ? Ou aimer dans l’infidélité mensongère et traîtresse ?
De l'amour // Monique Canto-Sperber : Aimer, mentir, trahir
25:22|Tout amour porte en lui une promesse. Mais si la promesse ne peut se donner qu’en supposant l’impossibilité de la tenir, comment ne pas y voir déjà une logique mensongère et l’inévitabilité d’une trahison ? La promesse d’amour, pour se dire vraiment, est-elle toujours assujettie à la pure transparence ou bien doit elle aussi se réserver dans une certaine obliquité ? Aimer est-ce « tout » dire ou bien se garder de dire « tout » ? Peut-on mentir et trahir par fidélité à l’amour ? Ou aimer dans l’infidélité mensongère et traîtresse ?
De l'amour // Paul Audi : Aimer, mentir, trahir
27:06|Tout amour porte en lui une promesse. Mais si la promesse ne peut se donner qu’en supposant l’impossibilité de la tenir, comment ne pas y voir déjà une logique mensongère et l’inévitabilité d’une trahison ? La promesse d’amour, pour se dire vraiment, est-elle toujours assujettie à la pure transparence ou bien doit elle aussi se réserver dans une certaine obliquité ? Aimer est-ce « tout » dire ou bien se garder de dire « tout » ? Peut-on mentir et trahir par fidélité à l’amour ? Ou aimer dans l’infidélité mensongère et traîtresse ?
De l'amour // Frédéric Worms : Aime ton prochain comme toi même - Amour et politique
26:02|Si amour en politique il y a, c’est toujours afin de concilier ou réconcilier les êtres autour d’un projet de société commun et partagé. Il s’agit d’un dessein éthique au sein duquel les citoyens s’adonnent à faire valoir une conception du « vivre- ensemble ». Pourquoi alors parler d’amour ? Il se construit en effet au sein de ce « vivre-ensemble » non pas simplement une rationalité politique collective, mais aussi la possibilité de son dépassement ou de son débordement dans une « aimance » capable de transformer la socialité en communauté, voire en fraternité. Il nous appartiendra de poser la question philosophique de savoir comment maintenir l’équilibre entre l’agir et la décision politiques et cette « aimance » où les citoyens se reconnaissent, au-delà de la raison politique, en tant que frères et sœurs engagés dans un destin commun.