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CYEK - LE PODCAST
AYANA O'SHUN... AU MICRO DE CYEK
Dans cet épisode de Au micro de CYEK, nous vous proposons un échange entre Cyrille EKWALLA et la réalisatrice AYANA O'SHUN qui vient de réaliser un long-métrage documentaire : Le mythe de la femme noire.
Afin de mieux déconstruire les stéréotypes associés à l’image de la femme noire, la cinéaste Ayana O’Shun a passé en entrevue de nombreuses femmes afin qu’elles racontent l’historique de ces stéréotypes et partagent les incidences frustrantes et souffrantes qu’ils ont occasionné dans leur vie. L’imagerie ayant contribué à l’omniprésence nuisible de ces stéréotypes proviendrait de l’époque de l’esclavage et s’immiscerait encore dans la représentation médiatique actuelle de la femme noire contribuant ainsi à la banalisation révoltante de comportements racistes et sexistes. Le mythe de la femme noire prend la forme d’une enquête grâce à ces multiples témoignages et diverses images d’archives, tout en offrant un portrait de femmes attachantes, passionnées et révoltées.
Qui est Ayana O'Shun ?
Née à Montréal, Ayana O’Shun a longtemps dansé le ballet classique auprès de plusieurs professeurs renommés, avant de s’éprendre du jeu d’actrice. Comme comédienne, douée aussi bien pour le drame que pour la comédie, elle s’est bâtie une carrière d’une polyvalence étonnante. Jusqu’à présent, Ayana a joué des premiers rôles dans plus d’une quarantaine de productions, dont des films, des séries télévisées, des commerciaux et des pièces de théâtre, en français comme en anglais. Elle a travaillé avec des créateurs d’ici et d’ailleurs comme Ricardo Trogi, Francis Leclerc, Éric Tessier, Raphaël Ouellet, Denys Arcand, Simon Barrette, Louis Choquette, Anne de Léan, Jean-François Pouliot, Roger Cantin, Walter Salles, Roland Emmerich, … et bien d’autres.
En 2019, on l’a vue dans des rôles de premier plan dans deux longs-métrages au cinéma: « Oscillations » de Ky Nam Le Duc et « Cassy » de Noël Mitrani. Elle a aussi tenu le 1ier rôle de « Nicole Carpentier » dans la populaire série « District 31 », en plus d’interpréter le rôle de « Cathy » dans la série web « Marika 3 » sur tou.tv. En outre, elle est de la tournée 2019-2020 de la pièce de théâtre à succès « Le Dernier Sacrement » de Denis Bouchard, où elle interprète le rôle principal féminin.
À part le jeu d’acteur, la réalisation est l’autre passion d’Ayana. Diplômée en cinéma à l’Université de Montréal et en marketing et commerce international à l’École des HEC, Ayana écrit et réalise des films qui la passionnent. Certains ont gagné des prix dans des festivals et ont été diffusés à Radio-Canada, TV5 et Télé-Québec.
Véritable citoyenne du monde, Ayana a voyagé dans une vingtaine de pays, parle 4 langues, et adore la danse, le yoga et le trapèze. Elle a été l’égérie du Festival de Films Panafricain de Cannes pendant cinq années. De plus, elle donne de son temps plusieurs fois par année en prenant la parole dans des écoles de quartiers défavorisés.
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73. NEOQUEBEC RADIO : LOU ANDRYSIAK - COMMUNICATION FONDATION "SWAB THE WORLD"
20:30||Saison 4, Ep. 73Dans cette entrevue diffusée à NEOQUÉBEC sur CIBL, Cyrille Ekwalla reçoit Lou Andrysiak, responsable des communications de la Fondation Swab The World, afin de mieux comprendre les enjeux liés au don de cellules souches, particulièrement dans les communautés noires, racisées et sous-représentées.L’échange part d’un constat frappant : seulement 1,6 % des donneurs inscrits de cellules souches au Canada sont des personnes noires. Un chiffre qui interpelle d’autant plus que la compatibilité génétique dépend en partie des origines ethniques. Autrement dit, moins une communauté est représentée dans les registres, plus il devient difficile pour ses membres malades de trouver un donneur compatible.Lou Andrysiak rappelle que la fondation a été créée par Mai Duong, une Montréalaise d’origine vietnamienne atteinte de leucémie, qui avait elle-même eu beaucoup de difficulté à trouver un donneur compatible. Sauvée grâce à une campagne de mobilisation, elle a ensuite décidé de consacrer son énergie à sensibiliser le public au don de cellules souches et au manque de diversité dans les registres.L’entrevue permet aussi de démystifier le processus. L’inscription se fait simplement avec un prélèvement par écouvillon à l’intérieur de la joue. Si une compatibilité est trouvée, le don se fait dans la majorité des cas par prélèvement sanguin, sans chirurgie, après stimulation des cellules souches. La méthode plus invasive, par moelle osseuse, reste minoritaire.La discussion insiste enfin sur l’importance de rejoindre les jeunes de 18 à 35 ans, mais aussi leurs familles et leurs communautés. Pour Lou Andrysiak, le principal obstacle demeure le manque d’information, parfois renforcé par une méfiance envers le système de santé. D’où l’importance des campagnes sur les campus, les réseaux sociaux, les festivals et les collaborations communautaires.(c) CYEK - LE PODCAST (JUIN 2026)
72. NEOQUÉBEC-RADIO : BALAFRIKANA ED.3 - A. ALEXANDRE / A. CADET / Y. PARIS
24:34||Saison 4, Ep. 72Dans cet épisode de CYEK – LE PODCAST, Cyrille Ekwalla reçoit Allen Alexandre, directeur général du Centre culturel afro-canadien de Montréal (CCAM), pour parler de la troisième édition du BalAfrikana, qui aura lieu le 27 juin au Marché Bonsecours, sous le thème « Regalia Royale ». Une entrevue qui dépasse largement la simple annonce d’un événement mondain : elle permet de comprendre la vision culturelle, sociale et stratégique derrière ce rendez-vous devenu, en quelques années, l’un des événements phares des communautés noires à Montréal.Allen Alexandre revient d’abord sur le contexte particulier de cette édition, organisée quelques semaines après le cinquième anniversaire du Centre et la première pelletée de terre du futur grand lieu consacré aux arts et aux cultures noires à Montréal. Il explique aussi le choix de la date, pensée notamment pour profiter de l’effervescence du Festival international de jazz de Montréal et attirer un public local, national et international.L’échange met ensuite en lumière le succès grandissant du BalAfrikana. Les deux premières éditions ont connu un rayonnement impressionnant, avec près de 900 000 vues cumulées autour de l’événement et un intérêt croissant de partenaires potentiels. Mais au-delà du glamour, des tenues, du tapis rouge et de l’élégance, Allen Alexandre insiste sur la mission philanthropique du bal : soutenir l’accès des jeunes des quartiers historiquement défavorisés à l’art et à la culture.L’épisode donne aussi la parole à Angelo Cadet, qui passe cette année de la direction artistique au rôle d’animateur de la soirée. Pour lui, le BalAfrikana est un espace lumineux, un moment de célébration, de fierté, mais aussi de réflexion sur l’actualité culturelle, sociale et historique des communautés noires.Autre temps fort : l’intervention de Young Paris, artiste aux racines congolaises, né en France, passé par l’Afrique, Montréal et New York, qui assurera la direction artistique de cette troisième édition. Il présente sa vision d’une soirée royale, panafricaine et caribéenne, mêlant mode, musique, stylisme et fierté culturelle.À travers cette conversation, le BalAfrikana apparaît comme bien plus qu’un gala : un geste culturel, une affirmation identitaire, un projet de transmission et une vitrine ambitieuse du rayonnement noir montréalais. (c) CYEK-LE PODCAST / Juin 2026
71. ENTREVUE EXLUSIVE : FADY DAGHER, CHEF DU SERVICE DE POLICE DE LA VILLE DE MONTREAL
12:03||Saison 4, Ep. 71EXTRAIT D'UNE ENTREVUE DE FADY DAGHER avec CYRILLE EKWALLA AU LENDEMAIN DU DEMANTELEMENT D"UN GANG DE POLICIERS-PATROUILLEURS DE NUIT AU POSTE DE QUARTIER 39 (MONTREAL-NORD) POUR DES ALLEGATIONS DE GESTES RACISTES ET HAINEUXLe démantèlement d’une équipe entière de patrouilleurs du poste de quartier 39, à Montréal-Nord, marque un moment rare dans l’histoire récente du Service de Police de la Ville de Montréal -- Montréal City Police Department- Seize policiers retirés d’un seul coup.- Des allégations graves de gestes racistes et humiliants visant des personnes noires et arabes.- Une enquête interne déclenchée, selon Fady Dagher, par des policiers eux-mêmes. Et cette phrase lourde de sens : « L’omerta est crevée. »Mais au-delà du choc institutionnel, une question demeure : qu’est-ce que cette rupture changera vraiment pour les communautés de Montréal-Nord, qui, elles, n’ont pas été surprises ?Car filmer les interventions, suspendre des agents ou promettre la transparence ne suffira pas. La confiance se reconstruit dans les pratiques quotidiennes, dans la reddition de comptes, et dans la capacité d’une institution à entendre ce que les citoyens disent depuis longtemps.Montréal-Nord porte une mémoire. Celle de Fredy Villanueva. Celle des contrôles répétés. Celle des parents qui rappellent à leurs enfants de faire attention, simplement parce qu’ils sont noirs.Le poste 39 est peut-être un tournant. Mais seulement si ce « début » annoncé par Fady Dagher devient autre chose qu’une réponse à un scandale.
70. NEOQUÉBEC-RADIO : MARIE-CELIE AGNANT, DOCTEURE HONORIS CAUSA DE L'UQAM
23:22||Saison 4, Ep. 70L’entrevue de Cyrille Ekwalla avec Marie-Célie Agnant s’articule autour du doctorat honoris causa que l’UQAM s’apprête à lui remettre pour " l’ensemble de son œuvre et pour son engagement contre les injustices sociales". Cette reconnaissance la touche profondément, non pas comme une consécration personnelle au sens classique, mais comme la reconnaissance d’un parcours exigeant, marqué par la fidélité à une parole libre, à la dignité humaine et à une littérature habitée par les blessures du monde.Marie-Célie Agnant rappelle que son arrivée dans le milieu littéraire québécois n’a pas été simple. Femme noire, haïtienne, immigrée, elle a dû trouver sa place dans des espaces où sa parole n’était pas toujours attendue. Elle souligne toutefois le rôle déterminant de personnes qui ont cru en elle, notamment des éditeurs et éditrices qui ont reconnu la force de son écriture et l’ont accompagnée dans ses premiers pas littéraires.Au cœur de son propos, il y a l’idée que l’engagement a précédé l’écriture. Arrivée au Canada adolescente, elle dit avoir pris conscience du monde à travers la question de l’apartheid, de Nelson Mandela, des luttes des Premières Nations, des Noirs américains, des Chiliens, des Argentins et des peuples d’Amérique latine. Cette ouverture au monde l’a conduite à comprendre que l’on ne peut pas se regarder soi-même sans regarder les souffrances et les combats des autres peuples.Son œuvre se construit ainsi à partir des marges : l’exil, la mémoire, les femmes, les silences imposés, les violences coloniales et postcoloniales. Elle refuse une littérature de confort ou de simple divertissement. Pour elle, écrire, c’est nommer ce qui dérange : le duvaliérisme en Haïti, les violences systémiques, les féminicides, l’itinérance, le racisme, les morts injustes, les enfants exploités, les corps abandonnés par les sociétés.Marie-Célie Agnant ne se présente pas comme une écrivaine “révoltée” par posture, mais comme une femme qui écrit les yeux ouverts. Sa révolte vient d’une nécessité morale : celle de ne pas rester spectatrice devant l’injustice. Elle rappelle que la littérature a toujours servi à dire ce qui ne va pas dans les sociétés, et qu’elle s’inscrit dans cette continuité.La poésie occupe une place centrale dans son écriture. Elle la décrit comme un filtre qui lui permet de dire l’insoutenable sans écraser le lecteur. La poésie rend possible la traversée de la douleur, autant pour celle qui écrit que pour celui ou celle qui lit.Enfin, le doctorat honoris causa de l’UQAM prend, selon elle, une portée collective. Il reconnaît non seulement son travail, mais aussi la nécessité de faire tomber les remparts qui excluent certaines voix. Elle évoque la fable du colibri : faire sa part, même modestement, sans attendre de pouvoir tout changer. Pour Marie-Célie Agnant, l’écriture ne prétend pas transformer le monde à elle seule, mais elle peut au moins lever les voiles, ouvrir les yeux et empêcher le silence de gagner.
79. NEOQUÉBEC-RADIO : ALAIN BABINEAU, VIGIE DES DÉRIVES POLICIÈRES ET DU RACISME SYSTÉMIQUE
39:46||Saison 4, Ep. 79Dans cet épisode de CYEK LE PODCAST, Cyrille Ekwalla reçoit Alain BABINEAU, directeur de Red Coalition et ancien expert en racisme systémique au Bureau de la commissaire à la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques. L’entretien aborde trois grands enjeux : le plan 2026-2030 du SPVM contre le racisme et la discrimination, l’absence initiale de personnes noires au sein du nouveau Conseil consultatif fédéral sur les droits, l’égalité et l’inclusion, la manifestation raciste de Shawinigan autour du slogan du « Québec blanc ».Sur le SPVM, Alain Babineau reconnaît que l’inscription de la trajectoire professionnelle des policiers racisés comme axe de travail constitue une avancée. Pour lui, la transformation ne peut pas se limiter aux interactions entre policiers et citoyens : elle doit aussi se jouer à l’intérieur de l’institution, dans le recrutement, la progression de carrière et la protection des employés racisés. Il insiste notamment sur la nécessité d’atteindre un « nombre critique » de personnes racisées dans les corps policiers afin de modifier réellement la culture organisationnelle.Mais cette avancée reste insuffisante. Alain Babineau estime que le Québec doit lever certains obstacles structurels, dont l’obligation d’être citoyen canadien pour devenir policier, alors que les résidents permanents peuvent accéder à d’autres professions sensibles. Il dénonce aussi des critères comme la natation, qu’il juge déconnectés de la réalité du métier. Selon lui, sans mesures plus ambitieuses, la représentativité progressera trop lentement, comme ce fut le cas au cours des dernières décennies.L’entrevue revient également sur les interpellations policières. Alain Babineau les considère comme une pratique profondément problématique, voire illégale, en raison de la pression psychologique exercée sur les citoyens et de la conservation de données personnelles pouvant nuire à leur avenir. Il rappelle aussi trois dossiers judiciaires majeurs concernant les pratiques policières au Québec, dont le recours collectif sur les interpellations du SPVM et le dossier Luamba sur les interceptions aléatoires de véhicules.Sur le plan fédéral, Babineau juge déplorable que le nouveau Conseil consultatif sur les droits, l’égalité et l’inclusion ait été annoncé sans mandat explicite sur le racisme anti-Noir et sans représentation noire. Il souligne toutefois que la mobilisation d’organisations et de personnalités, dont Jean Augustine, aurait poussé le gouvernement à revoir son approche. Pour lui, cela montre l’importance de rester vigilant, organisé et stratégique.Enfin, à propos de Shawinigan, Babineau refuse de voir l’événement comme un simple dérapage isolé. Il l’inscrit dans un climat plus large de banalisation, de micro-agressions et de discours politiques qui alimentent la peur de l’autre. Sa conclusion est lucide : le racisme ne disparaîtra peut-être pas, mais il faut le dénoncer sans relâche, résister collectivement et refuser de minimiser même les signaux faibles.En conclusion, à travers les enjeux policiers, institutionnels et sociaux, Alain Babineau appelle à une vigilance constante, à la dénonciation des dérives et à une véritable transformation des pratiques.(c) CYEK - LE PODCAST (JUIN 2026)
78. NÉOQUÉBEC-RADIO : AFFINE LWALALIKA, CANDIDATE (PLQ) À L'ÉLECTION PROVINCIALE - OCT.26
21:08||Saison 4, Ep. 78Dans une entrevue accordée à Cyrille Ekwalla, dans le cadre de l’émission NEOQUÉBEC, Affine LWALALIKA est revenue sur son parcours municipal à Longueuil et sur les raisons qui motivent son passage vers la politique provinciale. Conseillère municipale, membre de l’équipe de Catherine Fournier, réélue en novembre dernier et nommée présidente du conseil municipal de Longueuil, elle a annoncé sa candidature à l’élection provinciale d’octobre 2026 sous la bannière du Parti libéral du Québec, dans la circonscription de Vachon.Son aspiration à aller au provincial s’inscrit d’abord dans une logique de continuité. Pour elle, il ne s’agit pas de quitter un territoire, mais de poursuivre le même engagement à un autre palier. Le district qu’elle représente actuellement est compris dans Vachon, une circonscription principalement composée de Saint-Hubert, où elle vit et où elle affirme connaître les enjeux de terrain. Elle explique ainsi vouloir représenter les mêmes citoyens, mais avec des leviers provinciaux plus larges.Affine Lwalalika insiste aussi sur la relation de confiance construite avec les citoyens au cours des cinq dernières années. Elle met de l’avant son image de femme politique travaillante, rigoureuse, proche des gens et déterminée à faire aboutir les dossiers. Plusieurs engagements municipaux ayant déjà été réalisés ou étant bien engagés, elle voit dans cette candidature provinciale une nouvelle étape naturelle de son implication publique.Son ambition repose également sur le désir d’agir sur des enjeux qui relèvent directement du gouvernement du Québec. Elle cite notamment les infrastructures, le coût de la vie, les services aux aînés, le transport collectif, le soutien aux écoles et les infrastructures d’eau. Pour elle, Vachon a besoin d’une députée capable de transformer les préoccupations du quotidien en actions concrètes.Quant au choix du Parti libéral du Québec s’explique par une fidélité militante et par une proximité avec les valeurs du parti. Elle rappelle qu’elle milite depuis plusieurs années au sein de l’association libérale de Vachon et affirme que le PLQ demeure la formation qui se rapproche le plus de ses convictions, particulièrement dans un climat politique marqué par la polarisation.Enfin, même si elle ne fait pas de l’enjeu symbolique le cœur de sa démarche, Affine Lwalalika reconnaît que sa candidature peut avoir une portée inspirante. Elle souhaite que son parcours rappelle aux jeunes, aux femmes et aux personnes issues de l’immigration qu’ils ont pleinement leur place dans la vie politique québécoise.(c) CYEK- LE PODCAST (mai 2026)
77. NEOQUÉBEC-RADIO : GUY EPASSY - RENCONTRES INTERNATIONALES DE LA DIAPORA AFRICAINE AU CANADA (22-23-24 MAI 2026)
23:41||Saison 4, Ep. 77Cet épisode de CYEK-LE PODCAST reçoit Guy EPASSY, directeur général de la Fédération Africaine et Association au Canada (FAAC), et qui présente les RIDA - les Rencontres Internationales de la Diaspora Africaine -, un événement qui se tient les 22, 23 et 24 mai à Montréal.Une diaspora comme force, pas seulement comme communautéLe message central de Guy Epassy est clair : la diaspora africaine au Canada n'est pas qu'une communauté de présence, c'est une force économique, intellectuelle, diplomatique et culturelle.Des milliers de médecins, ingénieurs, artistes, juristes et entrepreneurs d'origine africaine contribuent quotidiennement à bâtir le pays, souvent dans l'invisibilité. Les RIDA existent précisément pour les rendre visibles, valoriser leurs compétences et contrebalancer les discours anti-immigration.Ce qui distingue les RIDADes événements de rencontre entre Africains existent déjà, mais ils restent élitistes et réservés aux diplomates, grands chercheurs et sommets institutionnels. Les RIDA s'adressent à tout le monde : de l'étudiant malien au diplomate égyptien, de l'entrepreneur à la ménagère.L'objectif est de créer un espace inédit où toutes ces compétences s'échangent, se croisent et se mobilisent collectivement. L'événement est aussi ouvert aux non-Africains - comme le souligne Gy Epassy en réponse à la question sur « Julie Tremblay » - sans aucune logique de ghettoïsation.Une programmation en trois actesLe vendredi 22 mai se tient à l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale), avec un thème sur l'aviation comme levier de connexion entre continents - pas simplement le transport de passagers, mais la fluidité des échanges économiques et des biens périssables. Accès limité aux 50 premiers inscrits, incluant visite guidée et cocktail.Le jour suivnt, samedi 23 mai , à l'École des sciences de gestion de l'UQAM, les travaux porteront sur la transformation des paradigmes économiques et la formation stratégique de la relève africaine, avec tables rondes sur les fonds diasporiques et le potentiel du continent à l'horizon 2050.Le dernier jours, dimanche 24 mai est consacré à la connectivité, l'entrepreneuriat et la vision d'avenir, avec la présence de délégations permanentes du Cameroun et de la Guinée-Équatoriale.Modalités pratiquesL'inscription se fait sur le site web faacanada.com. La participation coûte 70 $ pour les étudiants et 100 $ pour le grand public (trois jours, restauration incluse). Un salon du livre africain et un concours de pitchs entrepreneuriaux complètent la programmation.Guy Epassy conclut sur une note d'ambition : la première édition montréalaise n'est qu'un point de départ - Toronto, Vancouver, Paris ou Bruxelles pourraient accueillir les prochaines éditions.(c) CYEK - LE PODCAST (mai 2026)
76. NEOQUÉBEC-RADIO : FRANTZ SAINTELLEMY, LA PHILANTHROPIE DANS L'EDUCATION
31:49||Saison 4, Ep. 76Dans cette entrevue menée par Cyrille Ekwalla, Frantz SAINTELLEMY expose les motivations profondes qui orientent son engagement philanthropique, en particulier son appui au Réseau des écoles associées de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. L’échange met en lumière une vision de la philanthropie qui dépasse le simple don financier : pour Frantz Saintellemy, chancelier de l'Université de Montreal, donner consiste à intervenir sur les causes structurelles des inégalités, à créer des modèles durables et à mobiliser d’autres acteurs autour d’un impact collectif.Le cœur de l’entretien porte sur le don d’un million de dollars fait avec sa conjointe, Vicky Joseph, à l’Université de Montréal, ainsi que sur le défi lancé à la communauté afin de doubler ce montant. Ce défi a été relevé, permettant d’atteindre deux millions de dollars, avec une ambition plus large : réunir dix millions de dollars pour assurer la pérennité du programme. À travers ce projet, Frantz Saintellemy défend l’idée que l’éducation constitue le levier central de mobilité sociale, de justice collective et de construction d’une société plus forte.Dans cette entrevue, le fondateur du Groupe 3737 présente la philanthropie comme une responsabilité née de son propre parcours, marqué par l’aide reçue à plusieurs moments importants de sa vie. Pour lui, redonner à la communauté ne consiste pas seulement à faire un don, mais à ouvrir des portes à d’autres et à s’attaquer aux causes profondes des inégalités. C’est dans cet esprit qu’il accorde une place centrale à l’éducation, qu’il considère comme un levier essentiel pour bâtir une société plus juste et plus prospère. Il critique notamment un système scolaire « à trois vitesses », où le quartier, les moyens financiers et l’accès aux ressources influencent fortement l’avenir des jeunes, particulièrement ceux issus de communautés immigrantes et afrodescendantes. Le Réseau des écoles associées apparaît alors comme une réponse concrète : il rapproche l’université des écoles afin de créer des laboratoires vivants, de soutenir les enseignants et de développer de meilleures pratiques pédagogiques. Plus largement, Saintellemy défend une vision de long terme de la philanthropie, invitant les communautés à mieux planifier leurs dons, leur patrimoine et leur succession afin de transformer les actifs privés en véritables leviers collectifs.(c) CYEK - LE PODCAST (Mai 2026)
75. NEOQUÉBEC-RADIO : CARLA BEAUVAIS EXPLIQUE LA FIN D'UNE ÈRE POUR LE GALA DYNASTIE
41:27||Saison 4, Ep. 75À quelques jours du 10e Gala Dynastie, CARLA BEAUVAIS livre à Cyrille Ekwalla une entrevue à la fois lucide, émotive et profondément significative. Elle y clarifie d’abord le sens du thème « la fin d’une ère » : il ne s’agit pas d’un simple effet d’annonce, mais bien de la fin du Gala Dynastie tel qu’on l’a connu. Cette ultime édition abandonne d’ailleurs la formule habituelle fondée sur les mises en candidature et la compétition classique, pour privilégier des hommages choisis afin de mettre en lumière des figures majeures, parfois restées dans l’ombre. Pour la Fondation Dynastie, il s’agit de tourner la page avec sens, en célébrant celles et ceux qu’elle juge essentiels dans les milieux culturels, artistiques et médiatiques noirs du Québec.Carla Beauvais revient aussi sur l’origine du gala. Né en 2016, dans un contexte marqué par les débats sur la sous-représentation et par le discours voulant que les talents noirs soient difficiles à repérer, le Gala Dynastie a été conçu comme une réponse concrète : au lieu de quémander une place, il fallait créer un espace de reconnaissance, de visibilité et de légitimité. Très vite, l’événement a dépassé sa fonction symbolique. Il est devenu une plateforme capable de valoriser des artistes et artisans rarement célébrés, mais aussi de faire bouger l’industrie, en montrant que les talents étaient là, nombreux, solides, et prêts à être vus autrement.Mais l’entrevue est aussi marquée par une vérité plus dure : après dix ans, la formule est devenue trop lourde à porter. Carla Beauvais explique que le financement, public comme privé, n’a jamais réellement suivi l’ampleur, l’exigence et la qualité du gala. Derrière le prestige, il y avait une fatigue réelle, celle de devoir recommencer presque à zéro chaque année. Malgré cela, elle dresse un bilan fort : le Gala Dynastie a changé la conversation, influencé les institutions, créé des ponts, ouvert des opportunités et prouvé que l’excellence noire au Québec ne relevait ni du folklore ni du “communautaire”, mais d’un apport central à la culture québécoise. Si la forme actuelle s’arrête, l’esprit, lui, appelle déjà une suite.(c) CYEK-LE PODCAST (Mars 2026)