Loin des yeux loin du care

  • 4. "Tu rentres patient, tu ressors victime" avec Nadège Erika

    01:10:29||Saison 2, Ep. 4
    On parle beaucoup de santé mentale aujourd’hui.Mais souvent comme d’un problème individuel. Une question de respiration, de résilience, de développement personnel. Comme s’il suffisait de mieux gérer ses émotions pour survivre à un monde qui, lui, devient de plus en plus invivable.Avec Nadège Erika, travailleuse sociale et auteure, on parle de ce que les discours sur la santé mentale laissent souvent hors champ : les pathologies lourdes, les familles qui tiennent à bout de bras, les aidants non formés, non payés, souvent des mères, qui compensent les défaillances d’un système de soin à bout de souffle.On parle de psychiatrie comme miroir grossissant de nos institutions.De ce que produit un système qui manque de moyens, mais aussi parfois de culture du soin.De cette frontière trouble du travail empêché où des soignants épuisés peuvent devenir maltraitants.De la manière dont notre société accepte certaines vulnérabilités… tant qu’elles restent présentables.Et surtout d’une question :qu’est-ce qu’une société choisit réellement de prendre en charge et qu’est-ce qu’elle laisse reposer silencieusement sur les mêmes épaules ?
  • 3. "Pour une économie sans prime au vice" avec Julia Faure

    01:18:49||Saison 2, Ep. 3
    Pour une économie sans prime au vice.On vit dans un système qui récompense le moins cher, le plus rapide, le plus agressif. Pas le plus juste. Pas le plus durable. Et clairement pas le care.Dans cet épisode, on part de cette idée simple : nos corps ne craquent pas par hasard. Ils craquent dans un système économique précis.Avec Julia Faure, on parle de fast fashion comme modèle de performance extrême. De chaînes de valeur fragilisées. De cette économie qui délocalise la production… et la responsabilité.On ne va pas faire un câlin aux arbres. On va faire un câlin aux usines. Parce que le care, ce n’est pas seulement s’occuper des personnes, c’est prendre soin des systèmes qui rendent nos vies possibles.On parle aussi de ces entreprises qu’on dit “vulnérables” parce qu’elles ne rentrent pas dans les standards de rentabilité. Des PME qu’on laisse tomber pendant qu’on finance la prochaine licorne. De ce que ça coûte, concrètement, de ne pas jouer le jeu.Et puis surtout, on pose la question : comment on change les règles ? Comment on passe d’une économie qui donne une prime au vice… à une économie qui donne une prime au care ?
  • "Il nous faut une équipe gagnante en politique" avec Cécile Duflot

    01:16:07|
    Care et politique, en 2026, on se dit que ça s'oppose. D'un côté, la vulnérabilité et le collectif, de l'autre la puissance et l'individu. Et pourtant, on n’a jamais eu autant besoin que ça matche.Avec Cécile Duflot, on tente de rêver à une politique des équipes gagnantes. On parle de Mbappé, du robe gate, et des relations humaines et amoureuses dans un monde codifié. Tout un programme.Et surtout, on se demande pourquoi les incarnants politiques sont aussi allergiques à la vulnérabilité quand c'est leur rôle de la protéger… surtout qu’ils auraient peut-être intérêt à s’en saisir s’ils ne veulent pas devenir eux-mêmes obsolètes.
  • 1. "On organise les dépressions du post-partum" avec Renée Greusard

    01:03:21||Saison 2, Ep. 1
    Pour ce premier épisode de la saison 2, même obsession : regarder ce qui tient le monde… sans jamais être vraiment vu.Et si les mères étaient une infrastructure ? Invisible, indispensable et pourtant tenue pour acquise.Avec Renée Greusard, journaliste et autrice, on parle de post-partum, de charge, d’injonctions contradictoires, et de cette drôle de tension : une société qui attend tout des mères… pendant que le marché, lui, trouve toujours un moyen d’en faire un business.Parce qu’au fond, si notre économie tient, c’est aussi parce que des mères et des parents tiennent tout le reste.Alors plutôt que de parler de “réarmement démographique”, on pourrait peut-être commencer par une question plus simple : de quoi ont besoin les mères ? De quoi ont besoin les enfants ? Et si, pour une fois, l’économie se mettait à leur service - et pas l’inverse.
  • Nouvelle saison, nouveau décor, même passion.

    04:39|
    Nouvelle saison, nouveau décor mais même obsession : et si la vulnérabilité arrêtait d’être un défaut à corriger pour devenir un truc stylé à assumer ?On va parler avec des gens brillants (et sensibles, oui ça existe) : journalistes, scientifiques, artistes, entrepreneur·e·s, auteur·ice·s… Bref, des cerveaux + des cœurs.Parce qu’on va pas se mentir : on est épuisé·e·s de performer H24. Et même si ça grince, le care c’est pas un délire naïf, c’est le futur.Comme à chaque début de révolution, y’en a qui freinent. Nous, on accélère. Sobrement, mais sûrement. Bienvenue dans votre care-space.
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