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Lignes de Force
11 septembre, la fabrique du siècle (Ayaan Hirsi Ali)
Vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, Lignes de force publie une série spéciale en cinq parties, enregistrée en grande partie à New York, en collaboration avec Le Point et le site d'information new-yorkais Tablet Magazine. Un entretien par jour, pendant cinq jours, pour suivre ce que l'attentat a laissé dans le siècle.
Entretiens en anglais.
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L'Occident n'a jamais compris contre quoi il se bat. C'est la thèse d'Ayaan Hirsi Ali, et elle la défend depuis vingt-cinq ans.
Le 11 septembre n'était pas une revendication politique. Mohamed Atta a laissé derrière lui un document qui ne parle que de religion : des instructions pour son enterrement. Face à une guerre métaphysique, l'Occident a répondu par des États-nations, de la prospérité, de la technologie. Vingt-cinq ans plus tard, il agit toujours la même chose.
Ayaan Hirsi Ali a été de l'autre côté. À quinze ans, à Nairobi, des professeurs formés à Médine lui ont appris qu'une seule identité comptait, qu'elle passait avant ses parents, et que ses camarades de classe étaient des ennemis.
Elle explique ici ce que 6,6 milliards de dollars qatariens ont acheté dans les universités américaines, pourquoi une génération a découvert Ben Laden sur TikTok, et ce qu'elle appelle notre mollesse de croyance.
Une conviction contre la mollesse de l'Occident, qu'elle perdant.
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2. 11 septembre, la fabrique du siècle (Alana Newhouse)
43:10||Saison 2, Ep. 2Vingt-cinq ans après le 11 septembre 2001, Lignes de force publie une série spéciale en cinq parties, enregistrée en grande partie à New York, en collaboration avec Le Point et le site d'information new-yorkais Tablet Magazine. Un entretien par jour, pendant cinq jours, pour suivre ce que l'attentat a laissé dans le siècle.Entretiens en anglais.•••Dans cet épisode, Marc Weitzmann reçoit Alana Newhouse, journaliste, essayiste et fondatrice de Tablet Magazine.En 2021, elle publiait « Everything Is Broken », un texte qui fait référence et dans lequel elle décrit une vie intellectuelle américaine frappée par un tsunami technologique. Universités, journaux, maisons d'édition, studios, musées, partis, toutes ces institutions sur lesquelles reposait la nation, n'assurent désormais plus les mêmes fonctions.De cette crise, Alana Newhouse tire un concept : la platitude. Un monde sans friction, où le langage s'uniformise et les masses partagent des émotions semblables.Au-delà de ce diagnostic, la conversation s'étend : la séquence Mamdani, l'écart entre une Europe gardienne du passé et une Amérique qui l'oublie dès le lendemain, la différence entre capitalisme et corporatisme, pourquoi la politique passe toujours après la culture, etc.
2. 11 septembre, la fabrique du siècle (Bande-annonce)
02:37||Saison 2, Ep. 2Les images du 11 septembre ont vingt-cinq ans. Le temps qu'il a fallu pour qu'elles deviennent un cliché culturel, un motif de la culture web, un carburant pour les fake news.Il y a deux ans, un mois après les massacres du 7 octobre, des utilisateurs de TikTok se sont mis à partager la « Lettre à l'Amérique » d'Oussama Ben Laden, écrite vingt et un ans plus tôt pour justifier les attentats. Le texte dormait dans les archives du Guardian : il est devenu en une nuit la deuxième page la plus lue du site, jusqu'à 14,2 millions de vues, portée par les commentaires enthousiastes des plus jeunes. Le Guardian a retiré le document de ses archives, TikTok a bloqué le hashtag.Contrôles aux aéroports, surveillance physique et électronique, doute sur la vérité et sur la réalité elle-même, remise en cause du droit international, conscience neuve de la fragilité de l'Occident et de la haine qu'il suscite : les tendances lourdes de ce premier quart de siècle sont nées de l'enchaînement des conséquences des attentats. Jusqu'au Covid, si l'on suit l'une des grandes spécialistes des biotechnologies interrogée dans cette série.Marc Weitzmann ouvre cinq jours d'entretiens enregistrés à New York.
1. L’élection présidentielle : un poison français
01:17:56||Saison 2, Ep. 1Sept. C'est le nombre de fois où les électeurs ont été appelés aux urnes entre avril 2022 et juillet 2024, sans qu'aucune solution politique n'en sorte. Et 74 % des Français abordent la présidentielle qui vient avec un sentiment négatif.Pour ouvrir cette nouvelle saison, Marc Weitzmann reçoit Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l'innovation politique, qui vient de publier « L'élection présidentielle : le tourment français », et Lucas Jakubowicz, auteur du Religieux, un tabou français.Ils partent de cette étude pour décrire un pays qui se retire de la démocratie sans bruit : des patrons qui ne parlent plus aux députés, un électeur sur quatre séduit par l'idée d'un homme fort qui n'aurait de comptes à rendre ni au Parlement ni aux urnes, une gauche recomposée par LFI autour du vote communautaire, un RN que son ralliement à l'Europe fait grandir autant qu'il le contraint. Et une hypothèse, au fond, qui donne son titre à l'épisode : l'élection présidentielle serait devenue une machine à fabriquer de la dette et des narcisses. Les Français veulent sortir du chaos. Ils s'apprêtent à voter le contraire. Lignes de force : un podcast indépendant pour décrypter les enjeux de notre temps sans céder à la simplification.
13. La France, entre tyrannie et révolution
01:48:34||Saison 1, Ep. 13À la veille du dernier 14 juillet avant une élection présidentielle qui menace de bouleverser le pays, Lignes de force choisit de parler polarisation, extrémisme et centre introuvable à travers le destin d'une femme trop vite oubliée : Germaine de Staël. Fille du banquier Necker, dissidente de Napoléon, contrainte à dix années d'exil, elle a inventé une bonne partie du vocabulaire politique que la France emploie encore aujourd'hui – masse, réaction, libéral – pour penser la Révolution, la Terreur et la naissance d'un despotisme feutré, celui des salons.Avec Stéphanie Genand, autrice de « Germaine de Staël, le prix de la liberté », Marc Weitzmann retrace comment cette pionnière d'une féminité alternative a fait de sa propre vie passionnelle le laboratoire d'une pensée politique moderne : la fascination française pour l'homme providentiel, la corruption des mots, la tentation de l'aliénation collective.Un portrait qui résonne étrangement avec notre présent : et si la liberté n'était jamais acquise, seulement conquise, sans cesse ?Lignes de force : un podcast indépendant pour décrypter les enjeux de notre temps sans céder à la simplification.
12. Qui possède l'IA ? Regards croisés sur le nouveau pouvoir mondial
01:18:40||Saison 1, Ep. 12Le 13 juin 2026, l'introduction en bourse de SpaceX a peut-être signé l'opération financière la plus spectaculaire de l'histoire du capitalisme : 2 100 milliards de dollars de valorisation pour une entreprise qui perd deux millions de dollars… par heure. Génie visionnaire ou plus grande arnaque jamais montée ? La question n'est qu'un point de départ.Car ce qu'Elon Musk a mis sur le marché n'est pas une société de fusées, mais la première « pile régalienne » privatisée ; orbite, connectivité, calcul et intelligence artificielle réunis entre les mains d'un seul homme. Marc Weitzmann en débat avec Yascha Mounk, politiste à Johns Hopkins, et Joan Larroumec, entrepreneur de l'IA et coauteur de l'essai « Les trois fonctions d'Elon Musk » dans Le Grand Continent.De Dumézil au long-termisme californien, du dilemme du contrôle (pire que l'arme nucléaire) à la souveraineté européenne : qui maîtrise l'IA tient une civilisation.Lignes de force : un podcast indépendant pour décrypter les enjeux de notre temps sans céder à la simplification.
11. Epstein, Bolloré, Poutine : visages de l’autodestruction
01:15:13||Saison 1, Ep. 11Et si la stratégie du Kremlin n'avait rien d'un accident, mais relevait d'une logique historique vieille de cinq siècles ?Marc Weitzmann reçoit l'historienne Françoise Thom, spécialiste de la Russie et auteure de La guerre totale de Vladimir Poutine (À l'Est de Brest-Litovsk, 2026). De l'oprichnina d'Ivan le Terrible aux purges staliniennes, elle retrace une matrice autocratique faite de surenchère permanente et de « frénésie d'autodestruction », où l'appauvrissement du pays devient un instrument de pouvoir.La conversation part d'un cas brûlant, l'influence russe au sein du groupe Bolloré, autour de l'ex-patronne de RT Ksenia Fedorova, avant d'explorer l'affaire Epstein relue comme opération de kompromat, la guerre informationnelle qui attise les extrêmes pour phagocyter le centre, et le projet, hérité de Staline, d'une hégémonie russe sur l'Europe. Une plongée exigeante dans l'univers d'un pouvoir qui fait du mensonge une arme et de la guerre un état permanent.🎧 Prolongez la réflexion, en (re)écoutant l'épisode avec Frédéric Martel autour de son livre Occident : comment le diagnostic du « déclin de l'Occident », un siècle après Spengler, est devenu le slogan commun de Moscou, Téhéran, Pékin et d'une partie de l'extrême droite européenne.Lignes de force : un podcast indépendant pour décrypter les enjeux de notre temps sans céder à la simplification.
10. Nouveaux votants : la Gen Z entre suicide et quête de sens
01:53:30||Saison 1, Ep. 10À un an de la présidentielle, la génération Z est courtisée par toute la classe politique. Pourtant, c'est aussi celle qui va le plus mal : plus déprimée, plus anxieuse, plus fragile que toutes celles qui l'ont précédée. Et si la cause de ce mal-être n'était pas médicale, mais morale ?Dans cet épisode, Marc Weitzmann reçoit Pierre Valentin, philosophe né en 1998, pour son nouveau livre Malaise dans la génération Z (Gallimard). Sa thèse : ce qu'on diagnostique comme une crise de la santé mentale est en réalité une crise du sens. Dans le sillage de Christopher Lasch, il montre comment l'effondrement des appartenances a creusé un vide identitaire comblé par une identité victimaire « tamponnée par la science ».De l'addiction au format court à l'effondrement de l'avenir, de la dette publique comme déni du lendemain à la culture thérapeutique du non-jugement, la conversation déroule un paradoxe glaçant : à force de répéter à une génération « tu n'es pas coupable », ne lui a-t-on pas appris qu'elle « n'était pas capable » ? Une conversation pour comprendre ce que la souffrance d'une génération dit de notre époque tout entière.Lignes de force : un podcast indépendant pour décrypter les enjeux de notre temps sans céder à la simplification.
9. L'intelligence est-elle dangereuse ?
01:17:28||Saison 1, Ep. 9ChatGPT, Siri, les world models, l'IA générative : derrière le mot intelligence se cache une réalité bien plus ambiguë et politique qu'on ne le croit.Dans cet épisode, Marc Weitzmann réunit Luc Julia, l'un des concepteurs de Siri, pour qui l'IA n'est qu'un outil mathématique sophistiqué, Abel Quentin, romancier et auteur du livre Sanctuaire, pour qui la pensée technicienne est profondément autoritaire, et Samuel Fitoussi, essayiste et investisseur en IA, qui voit dans ces technologies un espoir immense pour la science et la médecine, tout en reconnaissant leurs effets pervers.Ensemble, ils débattent de ce que les modèles de langage comprennent vraiment du monde. De la frontière entre intelligence augmentée et intelligence autonome au paradoxe d'une industrie qui alerte sur les risques de l'IA tout en fabriquant l'illusion anthropomorphique. Et de la question que personne ne veut vraiment trancher : peut-on séparer les bénéfices de l'IA des dégâts qu'elle cause ?Lignes de force : un podcast indépendant pour décrypter les enjeux de notre temps sans céder à la simplification.