Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux

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Virginie: La parole aux femmes porteuses

Saison 3, Ép. 1

Il y a encore tellement de combats à mener, tellement d’égalité à amener dans l’accès à la parentalité, tellement d’injustices à corriger. Vous n’êtes pas sans savoir, et oui ça a fait du bruit, que la nouvelle loi bioéthique a enfin été votée cet été. Nous n’avons pas encore la teneur de tous les décrets et attendons beaucoup de réponses, mais ce que nous savons, en revanche, c’est que la légalisation de la GPA a purement et simplement était évacuée des débats. Pourquoi? Parce que certains y voient le commerce du corps avant même de penser à la possibilité d’un acte purement altruiste! Parce qu’on pense à la place des premières concernées sans les laisser s’exprimer. Alors Oui, oui, c’est possible de vouloir aider en mettant son corps à disposition sans contrepartie autre que de savoir que l’on va faire le bonheur d’une famille. 


Pour ouvrir cette 3ème saison, j’ai tenu a donné la parole aux femmes porteuses, par la voix de Virginie et je l’espère de tant d’autres à venir, pour nous permettre à tous et je l’espère à nos dirigeants, de faire des choix éclairés, en conscience, après avoir entendu des témoignages pertinents. Il est très clair qu’il faut légiférer, qu’il faut encadrer, qu’il faut arrêter de croire que la GPA sauvage n’existe pas, et qu’il faut protéger et reconnaître ces familles. Je vous propose donc d’écouter le témoignage de Virginie, maman et femme porteuse Belge, qui nous raconte ce choix généreux qu’elle a fait, pour offrir une famille interdite à son frère. 


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Musique de cet épisode:

Josh Woodward I'll be right behind you Joséphine

Plus d'épisodes

10/11/2021

Christophe et Ghislain: Valentin, Fils à Papa(s)

Saison 3, Ép. 5
Nous œuvrons chaque jour à notre niveau pour visibiliser nos familles car c’est ainsi, en partageant notre bonheur et notre amour que nous contribuons à éveiller les consciences et à faire changer les opinions.Certains d’entre nous, ont une visibilité plus importante, ils sont des personnages publics et voient leur vie privée être la source de grandes discussions, et de jugements à l’emporte pièce, aussi bien sûr une serviette de plage qu’a la machine à café. Et plutôt que de se préserver par crainte des trolls et autres esprits critiques, comme nous, ils vivent au grand jour leur rêve de famille et « normalisent » nos quotidiens.Christophe et Ghislain ont fait ce choix là, celui de raconter leur parcours de GPA, de montrer leur vie en partageant chaque jour les petits événements et les grandes découvertes autour de leur fils Valentin. Ils militent ainsi à leur façon en faisant de la pédagogie ordinaire au travers de leurs comptes sur les réseaux sociaux: @tof_beaugrand et @ghislainbeaugrandgerin. Evidement ils se heurtent autant que nous; si ce n’est plus, à des réflexions douloureuses et dégradantes. Et pourtant, il leur a semblé évident de se livrer par écrit, pour véhiculer un message d’espoir, celui de dire aux plus jeunes que l’homosexualité n’est pas antinomique avec la parentalité, celui de raconter aux futurs parents le rythme et la faisabilité d’un parcours de GPA, celui de partager avec les parents un quotidien ordinaire.Leur livre Fils à Papa(s) aux éditions Plon est sorti le 7 octobre, tout en confidences et en émotions.Je vous remercie encore Christophe et Ghislain pour votre confiance.Je vous souhaite une bonne écoute.----------------------------------Musique de cet épisode:Josh Woodward I'll be right behind you Joséphine
10/4/2021

Cindy: Affronter la parentalité en solo

Saison 3, Ép. 4
Dans ma bande annonce, je vous parle de parentalité solo, par choix ou de fait, parce que c’est une des composantes de nos parentalités alternatives. Si j’ai déjà abordé le côté choisi, je n’avais jamais encore enregistré de témoignages racontant le désinvestissement d’un des 2 conjoints. Cindy est venue vers moi pour me raconter comment. Comment c’est arrivé pour elle, comment cette rupture s’est produite et surtout comment on se reconstruit après un événement aussi imprévisible et si impactant. On a coutume de dire quand on parle de séparation: "heureusement il n’y avait pas d’enfants dans la famille", tant on s’inquiète du traumatisme pour eux, avant celui des protagonistes. Cindy s’est séparée pendant sa grossesse, après tout le parcours qu’elles ont mener à 2 pour concevoir cet enfant, après les échecs et le fameux test positif. C’est à ce moment là, quand l’arrivée du bébé devient concrète que sa conjointe n’a pas réussi à s’investir dans le rôle qui lui était dévolu. Alors Cindy a assumé cette grossesse, son accouchement et le quotidien avec Lou. Si elle y est arrivée c’est parce qu’elle avait un pilier qui l’a soutenu, et qui aujourd’hui encore est très présent. J’aime vous parler de village, vous connaissez cette formule, il faut tout un village pour élever un enfant. Dans un village, il y a des personnes de tous horizons qui apportent leurs valeurs, leur amour et leurs histoires, qu’il y ait un lien de sang ou non avec l’enfant. Celui-ci va alors s’enrichir de toutes ces personnalités pour se construire la sienne. C’est exactement ce que Cindy évoque lorsqu’elle parle d’Anaïs, qui les accompagne au quotidien.Je vous laisse découvrir son histoire et la partager parce que je sais qu’elle n’est pas la seule à qui c’est arrivé, et que peut être que certain.e.s d’entres-vous y sont confrontés actuellement. Gardez-en tête que l’on s’en relève et que de biens belles choses sont encore à vivre.Je vous souhaite une bonne écoute----------------------------------Musique de cet épisode:Josh Woodward I'll be right behind you Joséphine
9/27/2021

Marion et Tiffany: La PMA Clandestine

Saison 3, Ép. 3
J’en avais entendu parler, un peu comme une légende urbaine, et j’avoue que j’avais du mal à y croire. Et puis Lea du compte @leacr avait alerté sur les danger et les pratiques obscures de ces cabinets qui nous promettent le graal, l’accès à la parentalité en France pour nos familles. Alors je me suis informée, j’en ai parlé avec ma Gyneco, et je me suis souvenue, souvenue que Marion et Tiphanie m’avait évoqué à demi mot un parcours difficile. Devant ces noms qui circulent sur les réseaux sociaux et qui nous font miroiter l’impossible, face à la pandémie qui a mis un coup d’arrêt à tous les parcours à l’étranger, évidement que l’envie d’essayer est tentante. Alors je les ai contacté, je leur ai demandé de me raconter et j’ai été sidérée par le manque d’éthique de certains professionnels qui se disent médecins et qui ont prêter serment, des professionnels pour lesquels nous ne sommes que des cobayes. L’histoire de Marion et Tiphanie m’a fait réaliser combien nous sommes vulnérables et crédules quand on nous parle de conception, combien nous taisons nos intuitions a la faveur d’un rêve.Je vous laisse la découvrir leur histoire et j’ai l’espoir qu’elle servira à éveiller votre vigilance face à des comportements déviants.Évidement très peu de chiffres circulent, nous ne connaissons rien aux taux de réussite de ces cabinets, au nombre d’enfants nés de ces gestes réalisés dans l’intimité d’un cabinet de gynécologie. Comme le disent Marion et Tiphanie, le secret est véhiculé par les réseaux, et tout le désappointement qui peut être rencontré aussi. Je le dis sur la fin de l’épisode, vous pouvez retrouver Marion et Tiphanie sur le podcast madame et madame et sur leur compte Instagram @madame.et.madame. Je ne vous dévoile rien si je vous dis que leur petits bouts ne sont pas encore nés.----------------------------------Musique de cet épisode:Josh Woodward I'll be right behind you Joséphine