Les enfants vont bien

Partager

Odile et Françoise: Faire famille dans les années 80'

Saison 4, Ép. 1

J’ai terminé la mini série de l’été avec le témoignage d’Amélie qui vous révélait avoir 2 mamies.

Evidement je n’ai pas résisté a la tentation de lui demander si je pouvais interviewer ses mamies. Cela fait un petit moment que l’on peaufine le projet, et j’ai meme eu la chance de les rencontrer.


Odile et Françoise ne connaissaient pas le monde du podcast et encore moins le mien, mais elles ressentent de plus en plus le besoin de communiquer sur ce qu’était la vie d’une famille homoparentale dans les années 80. Militantes de la 1ere heure, elles n’en sont pas à leur première action de visibilité. Elles sont descendues dans la rue en 2013, au coté de leurs enfants et petits enfants, lors des manifs du mariage pour tous. Elles ont milité pour les autres, disent-elles, mais finalement, se marier n’était-il pas un acte militant? En tous les cas, ce mariage était attendu, et meme fortement suggéré par leur famille.


Alors comment vivait-on au sein d’une famille homoparentale dans les années 80’? Je vous propose aujourd’hui un épisode à 7 voix, pour découvrir l’histoire d’Odile et Francoise, narrée par elles-mêmes, par Jérome, Adrien et Emmanuelle leurs enfants, et Amélie leur petite fille. Les souvenirs ne sont pas toujours les mêmes, mais leur complicité et l’amour partagé est extrêmement touchant.


Pas de doute, nous pouvons affirmer que sur 3 générations, les enfants vont bien!

Plus d'épisodes

11/28/2022

Cette histoire de dingue au sujet du donneur d'Amaé

Saison 4, Ép. 10
Beaucoup de questions se posent dans nos parcours qui attendent souvent des réponses rapides, et pourtant, vu les enjeux associés, elles méritent la plupart du temps réflexion. A chaque fois que nous avons abordé la question du donneur sur le podcast, nous avons pu constaté au fil des épisodes, que chacun avait un avis et une conception du donneur et de son rôle qui lui était propre. La question de l’anonymat agite beaucoup elle aussi, au sein meme des donneurs eux-mêmes qui parfois se positionnent contre la levée de l’anonymat, ou qui préfère parfois meme se retirer du parcours de don. Ce qui est sur, c’est que chacun.es d’entre nous, a du choisir, si le donneur de l’enfant à venir serait anonyme, ouvert ou même totalement connu de l’enfant et de sa famille. Dans le contexte d’un parcours de PMA, nous sommes informés de la limite de don de chaque pays de provenance des paillettes. A l’époque, on nous avait annoncé que seule 4 autres familles pourraient être conçues avec les paillettes d’un meme donneur par pays d’habitation, pour éviter la consanguinité. Alors 4 familles… Ca parait tellement improbable de tomber sur ces enfants la non? Aurélia et Charlotte ont toujours eu conscience des enjeux qu’il y avait derrière les choix des donneurs et avaient séléctionné le leur avec beaucoup de précautions. Elles avaient dans l’idée de se servir de ses paillettes pour l’ensemble de leur fratrie. Vous avez pu et pouvez encore écouter leur parcour dans l’épisode du podcast. Aujourd’hui, Aurélia a eu besoin et envie de parler des choix qu’elles ont fait, de les expliquer et surtout de répondre à cette fameuse question: Qu’est-ce qu’il se passe si on rencontre des enfants issus du même donneur? Comment vit-on cette découverte et comment cela engage notre famille. Parce que oui!Oui c’est arrivé! Amaé partage son donneur avec une famille qui en plus est proche de celle de Charlotte et Aurélia. Si ce n’est pas une histoire de dingue?? Je vous laisse découvrir comment elles ont vécu toutes les 3 cette révélation, et comment maintenant elles dealent avec.Je vous souhaite une bonne écoute.
11/21/2022

Ashley, Jérome et Eric: Une histoire de famille entre une femme porteuse et des papas

Saison 4, Ép. 9
Il y a un peu plus d’un an, pour ouvrir la saison 3 du podcast, j’avais réussi à donner la parole à une femme porteuse pour recueillir ses ressentis et comprendre les motivations qui peuvent conduire une femme à offrir ce geste si précieux, de porter un enfant pour autrui. J’ai une conviction profonde que nous avons, les femmes, une chance énorme et un don qui peut être assimilé à quelque chose de céleste, de pouvoir porter la vie. Je l’avais dit à l’époque, mais depuis petite, je suis intriguée et je me suis interrogée sur ma capacité à offrir ce cadeau. J’ai cherché longtemps un témoignage et j’avais écouté, fascinée, le parcours de Virginie qui avait porté pour son frère. Porter pour sa famille, c’est tout à fait ce qui me semblait réalisable, envisageable, encore plus depuis que je suis devenue mère, et que j’ai compris que si on désirait la parentalité, en être privé était inenvisageable, invivable devrais-je dire. Oui mais qu’en est-il quand il s’agit de porter pour un couple inconnu? J’avais suivi le parcours d’Eric et Jérome sur leur compte Instragram @2papasgays et en parallèle ait recueilli le témoignage de Christophe et Ghislain Beaugrand, Rémy et Grégoire, Romain et Alex, Yoann et Jéremy, et j’ai compris. J’ai compris ce lien indéfectible qui unit très souvent les couples et les femmes porteuses. Faire appel à une femme porteuse l’intègre très souvent directement dans la famille au sans large. Le don effectué est inestimable et la reconnaissance éternelle. Alors naturellement, j’ai demandé à Eric et Jérome, que je savais être passé par une GPA au Canada avec Ashley, une canadienne francophone, si on pouvait enregistrer leurs parcours au pluriel. Le parcours dans une GPA engage toutes les parties. Chacun de leur coté, puis ensemble quand ils se sont trouvés. Eric et Jérome diffusent si simplement et facilement, avec beaucoup d’amour, ce qu’ils ont vécu, que je sais que leur témoignage n’appellera à aucun commentaire négatif. Chacun est consentant, chacun savait dans quoi il s’engageait et l’a fait en pleine conscience. Je ne retiens qu’une chose de cet épisode, la force des liens qui uni Ashley, Jérome, Eric et Augustine maintenant. De l’amour à l’état brut. Je vous laisse découvrir leur histoire et je vous souhaite une bonne écoute. Je tenais à remercier sincèrement Ashley, Eric et Jerome, pour leur confiance, car comme je le précise dans l’épisode, diffuser autour d’une GPA en France, ce n’est ni simple ni évident. L’adage pour vivre heureux vivons cachés, s’applique d’autant plus dans un contexte ou la conception de ces enfants n’est pas légiféré en France et ou tout peut être renversé du jour au lendemain. La GPA est illégale en France, elle est légalisée dans certains pays. L’envie d’enfant ne se contrôle pas et ne se discute pas. L’interdiction de concevoir pour certaines personnes uniquement, par d’autres, non concernées pour la plupart, est intolérable. Diffuser et visibiliser contribue à normaliser ces familles et surtout a faire avancer l’opinion dans l’optique de l’étude et de la construction de la future loi bioéthique. Je l’espère sincèrement en tous cas. 
11/14/2022

Charlotte: Retrouver des nuits douces

Saison 4, Ép. 8
Je vous retrouve cette semaine avec une professionnelle que j’aurais vraiment aimé rencontrer plus tôt. Il faut devenir parents pour comprendre que le sommeil est un vrai sujet, qui nécessite l’intervention d’un spécialiste quand les parents ne sont plus en état de gérer et de prendre le recul nécessaire. Priver un être vivant de sommeil est une véritable torture, utilisée d’ailleurs comme telle dans bien des conflits. Juliette a souvent eu des difficultés à l’endormissement jusqu’au jour ou les triplées sont nées. Ce jour là précisément, Aude lui a dit d’aller au lit et elle s’est mise au garde à vous, comme si elle avait pris conscience de son nouveau statut de grande sœur de 3 petites sœurs! Et puis, on est clairement passées au level du dessus avec la découverte des « nuits » si on peut encore appeler ce temps nocture ainsi, avec des triplees. Un bib toutes les 2 ou 3h, multiplié par 3 = des quarts pour chacune et une organisation militaire pour essayer de se préserver… sauf que les filles ont fait leurs nuits à 27 mois! Oui 27! Et là il n’était plus question de prise de hauteur et de bienveillance dans la gestion des nuits. Mais jamais, jamais nous n’avons eu le reflex de consulter alors que cela aurait été salvateur! Alors je vous propose de découvrir Charlotte, du compte Instagram @lesnuitsdouces. Charlotte est magicienne du sommeil des bébés et est surtout pleine de bons conseils pour les parents épuisés. Et pour cause, elle aussi est passée par la! L’idée est que nous la retrouvions régulièrement sur le podcast pour qu’elle réponde à vos questions. Nous avons prévu, dans ce premier épisode, de poser les bases du sommeil et de vous apporter les tips les plus utiles. Sur le compte Instagram du podcast, @lesenfantsvontbienpodcast, j’ouvrirai une boîte à question ce lundi pour que vous puissiez poser vos questions à Charlotte concernant le sommeil de vos enfants, et elle y répondra sur plusieurs épisodes. Je vous souhaite une bonne écoute. -----------------------------------------Vous pouvez retrouver Charlotte sur son compte Instagram @lesnuitsdouces, sur des ateliers en visio ou à l’aire familiale, ou en consultation en visio. Pour ma part, Charlotte est une belle rencontre, elle nous a aidé à régler les soucis de sommeil d’Apolline qui, à 7 ans, avait toujours des difficultés à l’endormissement et surtout avaient de fréquents réveils nocturnes. Elle comme nous étions démunies. Et oui Charlotte, ainsi que Sandra Bouneaud qui est consultante IBCLC et praticienne en communication connectée (ça aussi il faudra que je vous en reparle) m’ont incité à me présenter aux responsables de l’Aire Familiale qui est un cabinet pluridisciplinaire sur Bordeaux, dans lequel vous pouvez retrouver un grand nombre de spécialités médicales, paramédicales et de soins, pour tous les âges de la vie. J’ai tenté! J’ai osé devrais-je dire, sauter le pas, parce que ce n’est pas simple de pratiquer un métier méconnu, de le présenter auprès de professions réglementées, d’envisager ne pas être considérée comme une concurrente mais comme une praticienne complémentaire. Être Doula aujourd’hui comme sûrement encore demain, est un métier très controversé, souvent rapproché de l’ésotérisme, alors que notre métier est on ne peut plus encré. Il s'agit de soutien à l’état brut! Émotionnel comme organisationnel, durant tous les stades de vie de la femme. J’ai su convaincre, mais clairement, les sages-femmes du cabinet étaient déjà au fait, et aujourd’hui je fais partie de cette belle équipe!Alors Merci Charlotte et Sandra.