Les enfants vont bien

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Ashley, Jérome et Eric: Une histoire de famille entre une femme porteuse et des papas

Saison 4, Ép. 9

Il y a un peu plus d’un an, pour ouvrir la saison 3 du podcast, j’avais réussi à donner la parole à une femme porteuse pour recueillir ses ressentis et comprendre les motivations qui peuvent conduire une femme à offrir ce geste si précieux, de porter un enfant pour autrui.


J’ai une conviction profonde que nous avons, les femmes, une chance énorme et un don qui peut être assimilé à quelque chose de céleste, de pouvoir porter la vie. Je l’avais dit à l’époque, mais depuis petite, je suis intriguée et je me suis interrogée sur ma capacité à offrir ce cadeau.


J’ai cherché longtemps un témoignage et j’avais écouté, fascinée, le parcours de Virginie qui avait porté pour son frère. Porter pour sa famille, c’est tout à fait ce qui me semblait réalisable, envisageable, encore plus depuis que je suis devenue mère, et que j’ai compris que si on désirait la parentalité, en être privé était inenvisageable, invivable devrais-je dire.


Oui mais qu’en est-il quand il s’agit de porter pour un couple inconnu?


J’avais suivi le parcours d’Eric et Jérome sur leur compte Instragram @2papasgays et en parallèle ait recueilli le témoignage de Christophe et Ghislain Beaugrand, Rémy et Grégoire, Romain et Alex, Yoann et Jéremy, et j’ai compris. J’ai compris ce lien indéfectible qui unit très souvent les couples et les femmes porteuses. Faire appel à une femme porteuse l’intègre très souvent directement dans la famille au sans large. Le don effectué est inestimable et la reconnaissance éternelle.


Alors naturellement, j’ai demandé à Eric et Jérome, que je savais être passé par une GPA au Canada avec Ashley, une canadienne francophone, si on pouvait enregistrer leurs parcours au pluriel.


Le parcours dans une GPA engage toutes les parties. Chacun de leur coté, puis ensemble quand ils se sont trouvés.


Eric et Jérome diffusent si simplement et facilement, avec beaucoup d’amour, ce qu’ils ont vécu, que je sais que leur témoignage n’appellera à aucun commentaire négatif. Chacun est consentant, chacun savait dans quoi il s’engageait et l’a fait en pleine conscience. Je ne retiens qu’une chose de cet épisode, la force des liens qui uni Ashley, Jérome, Eric et Augustine maintenant. De l’amour à l’état brut. 


Je vous laisse découvrir leur histoire et je vous souhaite une bonne écoute. 


Je tenais à remercier sincèrement Ashley, Eric et Jerome, pour leur confiance, car comme je le précise dans l’épisode, diffuser autour d’une GPA en France, ce n’est ni simple ni évident. L’adage pour vivre heureux vivons cachés, s’applique d’autant plus dans un contexte ou la conception de ces enfants n’est pas légiféré en France et ou tout peut être renversé du jour au lendemain. La GPA est illégale en France, elle est légalisée dans certains pays. L’envie d’enfant ne se contrôle pas et ne se discute pas. L’interdiction de concevoir pour certaines personnes uniquement, par d’autres, non concernées pour la plupart, est intolérable. Diffuser et visibiliser contribue à normaliser ces familles et surtout a faire avancer l’opinion dans l’optique de l’étude et de la construction de la future loi bioéthique. Je l’espère sincèrement en tous cas. 

Plus d'épisodes

1/30/2023

Alexis & Delphine: Le couple parental dans la coparentalité

Saison 4, Ép. 16
C’est l’histoire d’une rencontre, de celle qui ferait un beau scénario hollywoodien. Je vous le dis parce que la coparentalité a souvent été traitée dans des rom com, comme on les appelle. Oui mais cela fini inévitablement en vie amoureuse entre les protagonistes, ce n’est pas pour rien que ces films rentrent dans la catégorie comédies romantiques, et ce n’est définitivement pas la réalité que vivent les familles qui ont choisi ce mode d’accès à la parentalité. En revanche, j’imagine bien le synopsis, l’histoire commence au détour d’une phrase lancée au hasard d’une discussion informelle entre Collegues, sur le ton de la rigolade, un peu pour voir si la perche allait être saisie: « Si tu une mère pour faire un enfant, je suis là! » Et la perche sera saisie! Certes pas instantanément, mais la discussion sera relancée quelques mois plus tard. Les protagonistes de ce scénario sont Delphine et Alexis. Ils se sont rencontré sur leur lieu de travail. Cette fameuse phrase a été prononcée quasiment lors de leur première rencontre, avant meme qu’une amitié soit tissée. Et puis elle a été oubliée aussi vite qu’elle a été prononcée. En revanche, l’amitié, elle, s’est bien installée entre ces 2 là. Ce que je retiens de l’histoire d’Alexis et Delphine, c’est avant tout qu’il se définissent comme un couple parental sans la version amoureuse du couple, ils ont un fonctionnement solidaire sur l’intégralité des facettes de cette coparentalité, et surtout, surtout ils ont un profond respect l’un pour l’autre et beaucoup d’amour. Ils ont établi leurs règles, celles qui leur ressemblent et on crée une coparentalité à leur image, dans la confiance. Je le dis dans l’épisode mais la coparentalité n’est pas souvent envisagée, ou si elle l’est en première intention, elle souffre d’une image qui semble la rendre complexe. Alors Alexis et Delphine se sont donné une mission, lui donner de la visibilité et casser les idées reçues qui lui collent a la peau. Je vous laisse découvrir l’histoire de cette très belle famille et vous ouvrir a de nouvelles possibilités. 
1/23/2023

Natacha: de 2 à 3 comment intégre-t-on un conjoint à la famille monoparentale?

Saison 4, Ép. 15
C’est une question que je pose à chaque épisode témoignant d’une parentalite solo. Envisages-tu d’intégrer un conjoint à ta parentalité à un moment donné? Parce que souvent, il est assez clair que parentalité ne veut pas dire exclure une vie intime pour le parent solo, que la parentalite soit solo par choix ou de fait. En revanche, elle amène son lot de réflexions autour de l’intégration ou non du conjoint à l’équitation. Est-ce que le parent qui avait envisagé sa parentalité en solo a l’envie ou non d’y ajouter un élément ou pas. Parfois la réponse est négative et parfois elle est positive, parfois la personne ne sait pas. Si le conjoint est intégré à la vie de famille, quelles seront ses prérogatives? Interviendra-t-il dans la vie de l’enfant? Prendra-t-il part à son éducation? Est-ce que cela sera évident pour le parent de l’enfant ou non? Je crois qu’il n’y a pas de réponses universelles à ces questions et quelles dépendent beaucoup des étapes que le parent est prêt à franchir ou non, de sa vision de la parentalite et de sa vision du couple. Natacha, dans le 1er épisode que l’on avait enregistré ensemble, se revendiquait maman solo et n’envisageait pas qu’une conjointe intervienne un jour dans la vie de sa fille. Pour autant, elle n’avait pas fait une croix sur sa vie intime et ne se fermait pas à rencontrer quelqu’un. Il s’agissait simplement de 2 choses bien distinctes, qui n’avaient aucunement besoin de se rencontrer un jour. Elle est issue d’une lignée de mamans solo, fières de leur choix et les affirmant comme une vraie force! Et surtout, leur confiance a souvent était mise à rude épreuve. Après 1 an d’introspection et de remise en question, Natacha a revu sa position. Il n’y avait pas de fatalité. Son histoire n’était pas celle de sa mère ni celle de sa grand-mère. Elle pouvait faire entrer quelqu’un dans sa vie sans que sa confiance ne soit trahie, sans que son enfant soit mis en danger. Oui mais comment ça se passe, pour elle, pour sa fille, et pour sa compagne? Comment on se construit à 3 quand le projet initial était solo? Et surtout, surtout comment on compose avec les convictions de son entourage?Je vous laisse découvrir la nouvelle vie de Natacha et je vous souhaite une bonne écoute.
1/16/2023

Joy & Manon: Quand la prématurité s'invite après un parcours PMA

Saison 4, Ép. 14
Il était plus que temps que j’enregistre enfin un épisode qui traite de la prématurité, parce que le fait même de devoir passer par une conception alternative de nos enfants, de devoir nous imposer des protocoles invasifs et lourds pour nos quotidiens et nos esprits, ne nous épargne pas de la réalité des chiffres qui accompagnent les grossesses. Parfois le plus dur n’est pas derrière nous mais il est devant nous!Chaque année c’est 50 à 60000 enfants qui naissent à différents stades de prématurité, allant de 25 semaine d’aménorrhée pour les plus extrêmes à 36 SA, fin officielle de la prématurité. 60 000 enfants sur environ 900 000 naissances. Soit un peu plus de 5% des accouchements. Et il faut être clair, ce n’est pas le début de vie que l’on souhaite à nos enfants! Alors passé le choc de l’annonce, souvent, nous avons besoin de personnes ressources, et qui de mieux que des parents d’anciens prémas? Joy et Manon l’ont bien compris. Ça a été leur premier reflex, quand, après un parcours compliqué pour concevoir leur petite Alba, la pré-éclampsie et le help syndrom ont précipité sa naissance. C’est le procédé que cette petite coquine a trouvé pour s’inviter discretement au mariage de ses mamans! Joy a alors pris contact, en attendant leur entrée au bloc, avec Stephanie du compte Demande à tes mères et Orianne du compte Daronnes en devenir pour savoir à quoi s’attendre, comprendre comment leur vie allait être impactée. Parce que le personnel médical sait bien vous expliquer les conséquences directes des symptômes qui poussent à provoquer la naissance, mais leur discours reste très court termiste. Pour l’avoir vécu, la prématurité c’est au jour le jour et vous ne savez pas 1h avant que vous sortez une heure après, vous ne savez pas une heure avant que maintenant votre bébé sait se débrouiller tout seul!Mais vous, vous savez maintenant que vous avez plusieurs familles dans notre communauté qui se sont retrouvées confrontées à cette arrivée précipitée dans la vie terrestre, et que comme une mini communauté dans une communauté, vous pourrez vous en rapprocher au besoin. Je vous laisse découvrir l'histoire de Joy, Manon et Alba et je vous souhaite une bonne écoute.