Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux

Partager

Alexandre: Laisser le libre acces aux origines des enfants issus de don

Saison 3, Ép. 12

Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question de savoir si vos parents étaient bien vos parents biologiques? Je vous avoue que je n’en ai jamais douté, et pourtant, mes beaux parents, qui sont généalogistes de métier, déconstruisent chaque jour mes certitudes.


Le sujet de cet épisode n’est pas l’adultère (même s'il est sous-jacent dans la recherche d’Alexandre) mais bien la recherche de leur géniteur par les enfants issus de don. Alors Alexandre le dit très bien, il n’était pas à la recherche d’un père mais de réponses sur ses origines.


Je n’imagine même pas ce qu’Alexandre a pu ressentir lorsqu’il a découvert, suite au décès de ses parents, que son père n’était pas son géniteur. J’aurais été bousculer à sa place.


Alexandre est le président de l’association PMAnonyme, l’association vers laquelle il s’est immédiatement tourné pour être guidé dans ses recherches. Chaque jour ils reçoivent des personnes à la recherche de leur donneur, des parents ayant eu recours à un donneur qui souhaite s’informer sur le discours à tenir, et même des donneurs. Depuis 2018, ils comptabilisent 77 donneurs retrouvés et quand on se penche sur les conditions de conservation des dossiers, la faible qualité des renseignements pris par les CECOS au début des dons, on se rend compte de l’envergure de la tâche qui attend ces enfants issus de don.


La levée de l’anonymat est une question clivante dans la mise en application de la nouvelle loi bioéthique. La grande crainte est qu’elle freine les dons. D’un autre côté, à l’écoute de cet épisode, cette levée de l’anonymat semble essentielle pour laisser la possibilité ou non d’accéder à ses origines.


Je vous laisse découvrir le témoignage d’Alexandre et je vous souhaite une bonne écoute.

Plus d'épisodes

1/10/2022

Orianne & Coraline: la dépression du post-partum

Saison 3, Ép. 17
Il est indiscutable que la parole se libère autour de la dépression du post partum. De plus en plus d’informations circulent à son sujet et l’information est deja le début du diagnostique. Elle est insidieuse, vicieuse même, elle vous atteint dans un grand moment de vulnérabilité, en pleine parentescence. Ce mot n’existe sûrement pas, mais il traduit la transformation psychique qui accompagne tout parent à la naissance de son enfant. Vous connaissez sûrement en revanche le mot matrescence, vulgarisé par l'excellent podcast de Clémentine Sarlat. La Dpp comme on l’abrége peut toucher tous les parents, mamans, papas, coparents, que vous ayez ou non porté votre enfant. Et pourtant j’ai le sentiment que nous nous sentons protégés de cette pathologie par les parcours que nous menons. Comment accepter que nous soyons en difficulté, alors que nous avons tant désiré nos enfants.Je suis intimement convaincue qu’elle est liée au manque de soutien des nouveaux parents, au manque de transmission des générations précédentes aussi, aux attentes ingérables de la sociétés et à l’image idéale que l’on se fait de la parentalité.Orianne est passée par la, vous l’avez sûrement suivie dans sa plongée, si vous connaissiez son compte @daronnes.en.devenir et @daronnes_en_devenir . Dans cet enregistrement je les ai trouvé si fortes, si unies, elle et Coraline. Elles m’ont impressionné par leur lucidité, leur cohésion et par leur mise en action immédiate des qu’elles ont compris. Je vous laisse découvrir son témoignage et vous donne ici le nom des comptes et asso cités par Orianne: @association.maman.blues et @lepostpartum