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Les Voix de la Ville

#10 - Faire la fête, faire la ville la nuit

Saison 1, Ep. 10

Cet épisode est une rediffusion de la discussion sur la fête et la ville la nuit qui a eu lieu le 17 janvier 2026 à L’Académie du climat dans le cadre du festival Les Voix de la Ville du collectif éponyme. 


Dans cet échange animé par Colline François et Manon Terrasse nous entendons Emmanuelle Lallement, Sara Castagné, Edna Hernandez Gonzalez et Arnaud Idelon. 


Aimez-vous faire la fête ? Avez-vous le temps ? Vous sentez-vous bien dans l’espace public la nuit ? Les rues vous semblent-elles assez illuminées ? Comment vivent vos villes la nuit ? Comment sont partagés ses espaces publics ? Doit-on défendre un droit à faire la fête en ville ? 

Tout le monde peut le dire : faire la fête, c’est chouette. Mais en quoi la géographie des fêtes est un moteur d’inclusion ou d’exclusion de certains publics de nos villes ? Qu’est-ce que la fête fait à l’urbanisme, et à la manière que l’on a d’imaginer nos territoires ? 


Alors, bonne écoute !


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Emmanuelle Lallement, professeure en anthropologie urbaine à l’Institut d’études européennes de Paris 8. Chercheuse au LAVUE (Laboratoire Architecture, ville, urbanisme, environnement) et membre de l’équipe ALTER de Paris 8


Sara Castagné, directrice générale de l’agence Concepto


Edna Hernandez Gonzalez, architecte, urbaniste, maîtresse de conférence à l’Institut de Géoarchitecture de l’Université de Brest et directrice adjointe du laboratoire éponyme


Arnaud Idelon est maître de conférence associé à l’Ecole des Arts de la Sorbonne (Paris 1), directeur master “Sciences et techniques de l’exposition”, critique d’art, programmateur (festival Sturmfrei / Le Sample) et auteur de romans (Nuits d’Achille, 2019) et d’essais (Boum Boum, Politiques du dancefloor, Culture Low Cost, Editions Divergentes, 2025) sondant les potentiels plastiques et politiques de la fête. Il co-coordonne le Diplôme Universitaire “Espaces Communs” (Université Gustave Eiffel / Yes We Camp / Ancoats)


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  • 11. #11 - Le réemploi : c'était mieux avant ?

    23:52||Saison 1, Ep. 11
    Plus grande structure dédiée aux arts du Cirque en Europe, l’Académie Fratellini est aussi un projet d’architecture remarquable, conçu principalement à partir de matériaux de réemploi à une époque où c’était loin d’être à la mode.Je suis Mohamed Gholam, réalisateur et présentateur de Le Nouveau Programme, une série de vulgarisation sur l’architecture diffusée sur YouTube.Lors du festival des Voix de la Ville, j’ai eu le plaisir de projeter mon 16ème épisode dédié à l’Académie Fratellini, puis d’animer une discussion sur le réemploi pour comprendre si ce projet serait encore  réalisable aujourd’hui.Construite à Saint-Denis au début des années 2000 par Patrick Bouchain et Loïc Julienne, l’Académie  Fratellini a été réalisée en grande partie avec des matériaux de récupération, comme par exemple des tôles ondulées provenant de DisneyLand.25 ans plus tard, ce complexe vient de rouvrir après une réhabilitation-extension menée par l’Atelier du Pont, qui a à son tour mis une attention toute particulière à réemployer un maximum de matériaux, dont certains issus du projet d’origine.L’idée de cette table ronde était donc de créer un « dialogue temporel » entre ces deux projets, et  pour ce faire, j’ai réuni trois invités :- Loïc Julienne, architecte et co-fondateur de l’Atelier Construire qui a réalisé le premier projet de l’Académie, entre 1999 et 2003- Anne-Cécile Comar, architecte et co-fondratrice de l’Atelier du Pont, qui a mené la réhabilitation livrée fin 2025.- Et Stéphane Simonin, directeur de l’Académie depuis 2012, qui a donc connu et vécu le projetd’origine, avant de porter sa réhabilitation.Bonne écoute !-------------------------------------Lien de la vidéo
  • 9. #9 - Villes et démocratie : qui décide ?

    01:14:03||Saison 1, Ep. 9
    Cet épisode est une rediffusion du débat participatif “Décider et faire la ville demain, qui est légitime ?” qui a eu lieu le 17 janvier 2026 à L’Académie du climat dans le cadre du festival Les Voix de la Ville du collectif éponyme. Alors que les dispositifs de démocratie participative se multiplient partout sur le territoire, que les consultations citoyennes se font de plus en plus nombreuses, la défiance de la population vis-à-vis de leurs représentants politiques est particulièrement grandissante. Dans le même temps, ce sont les luttes militantes et citoyennes contre les grands projets considérés comme inutiles et imposés qui se développent.Paradoxal non ?Lorsqu’elles initient divers aménagements, les institutions semblent vouloir donner de plus en plus la parole à la population, mais répriment, dans le même temps, les espaces d’auto-organisation où la démocratie tente de s’exprimer.Alors, dans un climat de tension politique et géopolitique fort, où les dénis de démocraties deviennent tragiquement monnaie courante, nous pouvons nous questionner sur les fondements qui régissent la construction de nos territoires.Pour cet échange, Manon, Coline et moi-même, Simon avons réuni Victoria Berni-André et Manon Loisel. Concrètement dans cet épisode il est question de la crise de la représentativité, de démocratie participative et des limites associées, et enfin de l'imbrication de ces sujets avec les diverses formes de luttes contre des projets d'aménagements.Pour créer un peu de dynamisme, nous avions, le jour du festival, invité les spectateurs et spectatrices à se positionner sur des questions structurantes de la discussion. A l'aide de flyers “oui” ou “non”, ils et elles pouvaient partager leur vécu ou leur regard et expliciter leur positionnement grâce à des post-its que nous avons récupérés à la fin de l’échange.A plusieurs reprises donc, je ferai irruption dans l'épisode pour mettre en résonance le propos de nos invités et quelques retours du public.Ce format est complètement expérimental et nous sommes preneurs et preneuses de vos retours.Très bonne écoute !Quelques ouvrages, sources et ressources complémentaires :Pour en finir avec la démocratie participative, Nicolas Rio et Manon LoiselVivant-es et dignes, Victoria Berni-AndréAssociation “Démocratiser la politique”Le prix de la démocratie, Julia CagéJulien Talpin, Ce qu’être représenté.e veut dire. La représentation du point de vue des citoyen.nes, Participations 2021/2 “Un urbanisme radical pour une écologie profonde. Vers une culture des contre-projets, des alternatives et des utopies ?”, Conférence de Karim LahianiWebinaire Conflits et Projets #6 Urbanisme: Emmanuelle Gallot-Delamézière, Marielle Barré-VilleneuveLéa Sébastien, Conflits environnementaux : plus de gouvernance, moins de démocratie | Cairn.info
  • 8. #8 - La permaculture en mouvement

    59:22||Saison 1, Ep. 8
    Cet épisode est la retranscription d’une conférence enregistrée dans le cadre du festival Les Voix de la Ville, autour de la permaculture.Pour cette rencontre, deux invités étaient réunis. D’un côté, Gilles Clément, jardinier, paysagiste, écrivain et figure majeure de la pensée du paysage, connu notamment pour avoir formulé les notions de jardin en mouvement, de tiers paysage ou encore de jardin planétaire. De l’autre, Julien Choppin, architecte, cofondateur d’Encore Heureux Architectes, qui développe une réflexion à la croisée de l’agriculture, de l’architecture et du paysage.L’épisode se déploie en deux séquences • La première s’ouvre sur un moment intime : la lecture par Julien d’un texte adressé à Gilles, autour de leur histoire commune, des notions de transmission, d’inspiration et de la manière dont certaines rencontres peuvent faire naître ou orienter une trajectoire personnelle et professionnelle.• La seconde prend la forme d’une conférence polyphonique construite autour des dix principes de la permaculture formulés par Bill Mollison. Principe après principe, nous les interrogeons : travailler avec la nature plutôt que contre elle, rechercher le maximum d’effet avec le minimum d’effort, penser les interdépendances, valoriser les bordures, organiser la résilience, faire circuler l’énergie, sortir de la mono-fonctionnalité, comprendre que toute action transforme un système. Pour nourrir les échanges : extraits sonores, lectures, références croisées et regards complémentaires.Au fil de la conversation se dessine une idée centrale : la permaculture dépasse largement le cadre agricole. Elle peut aussi servir d’outil critique et créatif pour repenser l’urbanisme, les institutions, les usages et, plus largement, notre rapport au vivant.À l’animation de cet échange, vous entendrez trois membres du collectif : Anne-Sophie Gouyen, créatrice du podcast Les mots sauvages, Simon Roy, créateur du podcast Nouvelles Voies Urbaines, et Louise Germain, créatrice du podcast Ex-oeco.Ressources :Bill Mollison et David Holmgren, Permaculture One: A Perennial Agriculture for Human Settlements, 1978.Bill Mollison, Permaculture: A Designer’s Manual, 1988.David Holmgren, Permaculture: Principles and Pathways Beyond Sustainability, 2002.Baptiste Morizot, Manières d’être vivant, Actes Sud, 2020.Gilles Clément, L’Alternative ambiante / Le Jardin en mouvement / Manifeste du Tiers Paysage / Le Jardin planétaire.Lewis Mumford, “The Fourth Migration”, The Survey, 1925.Oulipo, Les villes indivisibles, Éditions Nous, 2024.Wendell Berry, Think Little: Essays.
  • 7. #7 - Et si la ville était une femme ?

    58:40||Saison 1, Ep. 7
    Cet épisode est une rediffusion de la table ronde “Et si la ville était une femme ?” qui a eu lieu à L’Académie du Climat dans le cadre du festival Les Voix de la Ville, animée par Alma Smoluch du compte Femmes de l’Architecture et Coline François du podcast Rêve la Ville.Dans cet échange, Nepthys Zwer, historienne et chercheuse indépendante et Annabelle Hoffait, architecte chargée de projets pour l’association féministe belge l'Architecture qui dégenre, reviennent sur la nécessité d’interroger la façon dont nos villes sont construites et la manière dont nous les pratiquons afin de mettre en évidence les inégalités de genre qui s’y déroulent. Après un retour historique sur les combats des femmes pour s’approprier la ville, nous chaussons les “lunettes du genre" et analysons plusieurs situations d’inégalités et d’injustices sociales, puis imaginons des solutions pour un urbanisme plus inclusif, pas seulement pour les femmes mais toutes les personnes marginalisées (les enfants, les personnes en situation de handicap, les personnes LGBTQIA+, les personnes transgenres…).Pour suivre Alma et Coline :https://linktr.ee/femmesdelarchitecturehttps://shows.acast.com/s1-ep1-la-ville-solidaireSources évoquées dans la discussion :Pour un spatioféminisme. De l’espace à la carte, Nepthys Zwer, 2024, La découverteDéclin et survie des grandes villes américaines, Jane Jacobs, 1961, éditions Parenthèseshttps://www.architecturequidegenre.be/-https://www.imagomundi.fr/
  • 6. #6 - Photographie et territoires : quels nouveaux récits ?

    58:12||Saison 1, Ep. 6
    Cet épisode est une rediffusion de la discussion sur La photographie pour tracer les contours des nouveaux imaginaires de nos territoires qui a eu lieu le 17 janvier 2026 à L’Académie du climat dans le cadre du festival Les Voix de la Ville du collectif éponyme. Dans cet échange animé par Simon Guesdon pour son podcast Focale @podcast.focale, nous entendons Anne-Solange MUIS, géographe, autrice et éditrice pour la Maison d’Edition Terre Urbaine, Laurent PINON architecte et urbaniste chez Métamorphoses Urbaines, et Philippe MADEC auteur et architecte/urbaniste à l’agence ASSOCIER parler de photographie principalement mais également de territoires puisque celle-ci accompagne nos territoires depuis bien longtemps. Il est ainsi question de la pratique photographique professionnelle de ces 3 invité·e·s, pas au sens du métier de photographe au sens propre car ils ne le sont pas (même si on l’est tous un peu finalement), mais davantage comme outil pour leurs activités professionnelles et les territoires sur lesquels ils interviennent.Cette discussion s’interroge également sur l’utilité de la photographie pour imaginer l’avenir de nos territoires au regard des transformations et bouleversements divers que nous connaissons.Pour découvrir certains ouvrages des invité·e·s :La Maison d’Editions @Terre Urbaine et les ouvrages de Philippe Madec comme Mieux avec MoinsOu Territoires Submergés avec @Anne-Solange Muis et @Laurent Pinon (entre autres) pour Terre UrbaineUne île pour elle d’Anne-Solange Muis aux éditions Phébus
  • 5. #5 - Les désaxé·es, comment résister à la course du monde ?

    01:14:31||Saison 1, Ep. 5
    Cet épisode signe le lancement du programme les désaxé·es, qui diffuse sous la forme d’un podcast et de rencontres en public, les réalisations, les projets, les dessins, les pratiques, les engagements et les recherches de celles et ceux qui redéfinissent un programme, qui dessinent autre chose que ce qui est attendu, qui hackent le plan pour garder le cap. Bref, les désaxé·es est dédié à celles et ceux qui font et explorent l’espace en prenant la tangente. À l’occasion du festival les voix de la ville, Emmanuelle Borne, créatrice des désaxé·es, a réuni Claire Touzard, Léa Hobson, Guillaume Aubry et Johan Faerber pour parler des poches de liberté, des récits et des actions que peuvent mettre en place les architectes, les artistes, les auteurs et les autrices pour résister aux forces réactionnaires qui ont pris en otage la course du monde. Il fut question de criminalisation du militantisme, de résistance sémantique, d’industrie extractiviste, de norme bétonnée, d’hétéro-pétainisme, de folie et de soin, d’aménagement des villes, d’architectures à réhabiliter, de couchers de soleil et de beautés pirates.Claire Touzard, Folie et résistance, Éditions Divergences, 2025Léa Hobson, Désarmer le béton, réhabiter la terre, éditions La Découverte, 2025Guillaume Aubry, Courser le soleil, le spectacle de la petite fin du monde, Seghers, 2025Johan Faerber, Militer, verbe sale de l’époque, autrement, 2024Cet épisode est une rediffusion de la table ronde les désaxé·es, comment résister à la course du monde ? qui a eu lieu le 16 janvier 2026 à L’Académie du climat dans le cadre du festival Les Voix de la Ville, créé par le collectif éponyme. Un programme présenté par Emmanuelle Borne avec la complicité de Balqis Tandjaoui, Tarik Abd El Gaber et Yên Bui.
  • 4. #4 - Sea, sex and low-tech

    46:19||Saison 1, Ep. 4
    Lorsque nous avons dû présenter l’enjeu de cette discussion en un mot, nous avons choisi : appropriation. Parce que la low-tech n’est pas un retour en arrière, mais une manière de (re)découvrir et d’adapter les inventions du passé à nos besoins contemporains. Une alternative pragmatique au “tout techno”, souvent complexe et opaque. Une façon très concrète de reprendre le pouvoir sur nos manières de construire, d’habiter et peut-être même… de décider ! Cette discussion est volontairement intergénérationnelle et elle invite à tirer parti des apprentissages passés pour éclairer les pratiques et les récits, actuels et futurs. Et pour cela, nous avons invité : Marc Serieis, gérant d’un BE environnement et bioclimatique (entre autre) Laurent Vincent, architecte frugal  Emma Bousquet Pasturel, ingénieure membre du Low-tech labCet épisode est une rediffusion de la table ronde Sea, sex and sun, le renouveau des low-tech qui a eu lieu le 16 janvier 2026 à L’Académie du climat dans le cadre du festival Les Voix de la Ville du collectif éponyme. Cet échange a été animé par Simon Roy du podcast Nouvelles Voies Urbaines et Anne-Sophie Gouyen du podcast Les Mots Sauvages.Sources évoquées dans la discussion : La convivialité, Ivan IllichL’âge des low-tech, Philippe Bihouix L’An 01, GébéLes tutoriels en open-source : https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Group:Low-tech_Lab Reprendre la terre aux machines, L’atelier Paysan Perspectives Low-Tech, comment faire, vivre et s’organiser autrement ?, Quentin Mateus et Gauthier Roussilhe Et pour aller plus loin (titres évoqués en fin de discussion, liste non exhaustive) :  Les illustrations de Reiser sur le solaire passif Une anthologie pour comprendre les low-tech, dirigé par Clément Gaillard L’avenir sera low-tech, Hors-Série SocialterLe Low-tech journal et le site du Low-tech magazine Objets low-tech du quotidien, Alizee Perrin & Yoann Vandendriessche Architectures low-tech, Solène Marry Low-tech ? Wild tech !, Techniques & Culture n°67Low-tech, repenser nos technologies pour un monde durable, Clément Chabot & Pierre-Alain Lévêque … 
  • 3. #3 - La science-fiction peut-elle sauver nos villes ?

    27:47||Saison 1, Ep. 3
    Cet épisode est une rediffusion de la conversation « La science-fiction dans les nouveaux imaginaires de la ville », enregistrée le 16 janvier 2026 à l’Académie du Climat, dans le cadre du festival Les Voix de la Ville.Animé par Baptiste Roux Dit Riche, cet échange accueille Alain Musset, géographe et spécialiste des représentations urbaines dans la science-fiction.Ensemble, ils explorent une question simple : nos villes doivent-elles s’inspirer de la science-fiction ?De Blade Runner à Don't Look Up en passant par Armageddon, ces récits apparaissent comme des miroirs de nos sociétés, poussant à l’extrême les dérives contemporaines : pollution, inégalités, dépendance technologique.Mais au-delà des dystopies, la science-fiction agit comme un signal d’alerte : elle interroge nos choix collectifs et les futurs que nous fabriquons déjà.Un épisode pour questionner nos imaginaires… et la manière dont ils façonnent la ville.🔗 https://linktr.ee/Baptisteposedesquestions📚 Chères Babylones - Alain Musset (2025, Sérendip Éditions)