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Les quatre saisons du vin
Saskia de Rothschild. « Ouvrir une bouteille de vin est un moment magique qui ouvre l’esprit et améliore l’existence »
Depuis 2018, Saskia de Rothschild est la présidente des Domaines Barons de Rothschild, groupe qui possède plus de 1 200 hectares dans le monde. Elle a succédé à son père Eric, resté 44 ans à la tête du groupe. « Ce qui me préoccupe aujourd’hui, c’est de nous assurer qu’on continue à partager la magie des vins et qu’on ait les bons canaux et la bonne manière de le faire. Je considère qu’ouvrir une bouteille de vin, c’est un moment magique : ça ouvre les écoutilles, ça ouvre l’esprit, ça améliore l’existence. »
Saskia de Rothschild répond aux questions des journalistes Mathieu Hervé et César Compadre. Elle revient sur son parcours, la stratégie du groupe et partage sa vision sur le marché du vin.
S’ils sont présents dans le négoce, les Domaines Barons de Rothschild (DBR) comptent surtout de prestigieux crus classés en Gironde dont le Château Lafite Rothschild (premier grand cru classé en 1855), les châteaux Duhart-Milon, Rieussec ou L’Évangile. Depuis 2024, le groupe DBR est propriétaire du domaine William Fèvre à Chablis en Bourgogne. Domaines Barons de Rothschild détient également d’importantes surfaces en Corbières (le domaine d’Aussières), au Chili (la Viña Los Vascos) et en Argentine (les Bodegas Caro en partenariat avec la famille Catena) et en Chine (Domaine de Long Daï).
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12. Manuela Brando de Lachapelle. Les enseignements de la biodynamie au Château Lafite
59:06||Saison 8, Ep. 12"Je suis persuadée que si le bio est bien mené de manière agronomique, il n'y a pas de risque de perdre les rendements”. Ingénieure agronome et œnologue Manuela Brando de Lachapelle a soutenu une thèse intitulée : “Préparations biodynamiques en viticulture : perceptions professionnelles et analyse de leurs effets sur le développement de la vigne et de la baie de raisin”. “Un des objectifs de ma thèse, c'est de parler de manière scientifique de la biodynamie, et notamment des préparations biodynamiques qui sont un des éléments, parmi d'autres, de la méthode biodynamique.” Elle y examine notamment l'impact des préparations biodynamiques sur la maturation de la pellicule des raisins et prône une observation constante de l'écosystème viticole. Manuela Brando de Lachapelle est également la directrice de la recherche et développement de Domaines Barons de Rothschild Lafite. Les observations scientifiques qui appuient sa thèse ont été réalisées sur des parcelles de Château Lafite à Pauillac.
11. Jean-Luc Thunenin. (2/2). “Faire du vin qu'on ne peut pas vendre, ça ne sert à rien”
54:08||Saison 8, Ep. 11Second volet de notre entretien pour les Quatre Saisons du vin avec Jean-Luc Thunevin, pionnier des vins de garage à Saint-Emilion et créateur du château Valandraud. Le “Bad Boy” Jean-Luc Thunevin retrace ses activités de négoce à Bordeaux et en France et ses développements dans les années 2000 et 2010, avant la cession cette année de son petit empire à la famille Lefévère. “Une idée simple qui est une idée un peu américaine : l'entreprise est plus importante que mon petit destin".
10. Jean-Luc Thunevin. Les débuts des vins de garage à Saint-Emilion (1/2)
41:54||Saison 8, Ep. 10« C'est la première fois que quelqu'un de pauvre devenait riche par le travail du vin… » Il est le « garagiste » le plus célèbre de Gironde. Installé à Saint-Émilion depuis les années 80, Jean-Luc Thunevin revient sur son parcours exceptionnel dans un podcast en deux volets. (Diffusion de la seconde partie la semaine prochaine). Propriétaire de châteaux, négociant, commerçant et hôtelier-restaurateur, Jean-Luc Thunevin a débuté sa carrière sans fortune au guichet d’une agence du Crédit Agricole de Dordogne. Le septuagénaire revient ici sur les étapes de sa vie d’homme et de vigneron au micro de César Compadre et Mathieu Hervé.Une aventure d’autodidacte débutée dans un atelier de Saint-Émilion avec un demi-hectare de vignes, pour la création ex nihilo du château Valandraud... Une aventure qui a marqué le monde du vin, à Bordeaux et ailleurs, et influencé son goût durant des décennies. Jean-Luc Thunevin raconte.
9. Clarisse et Pascal Chatonnet : “Nous sommes dans une crise systémique”
01:06:26||Saison 8, Ep. 9"Il faut casser cette image élitiste de Bordeaux". Pascal Chatonnet -oenologue bordelais de réputation internationale, chercheur et vigneron- et sa fille Clarisse - directrice commerciale et diplômée d'agronomie - gèrent à Bordeaux un vignoble d’une trentaine d’hectares en appellation Lalande-de-Pomerol, Saint-Émilion, et Montagne Saint-Émilion (les Châteaux Haut-Chaigneau La Croix Chaigneau, La Sergue, l’Archange, L’Esprit d’Aliénor). Ils étaient les invités des Quatre saisons du vin, le podcast de la rédaction de Sud Ouest.
8. Jérémy et Jonathan Ducourt : “Les cépages résistants, un véritable choix d’avenir”
56:13||Saison 8, Ep. 8Avec 400 hectares, une douzaine de châteaux sur six appellations et une production annuelle de 2 à 2,5 millions de bouteilles, La famille Ducourt, aux commandes depuis six générations, figure parmi les poids lourds de la viticulture en Gironde. Mais l'entreprise fait aussi face à la crise structurelle du vignoble bordelais en réduisant ses surfaces de 20 % sur trois ans. Marchés porteurs, profils produits, diversification, notamment via des cépages résistants aux maladies où ils figurent parmi les pionniers, production accrue de vins blancs, réchauffement climatiques : les frères Ducourt exposent ici leurs convictions.
7. Gilles de Revel. L’oenologie, ses grandes figures et les vins d’aujourd’hui
01:00:54||Saison 8, Ep. 7“A l’avenir, on fera le vin que le consommateur veut bien acheter. En sachant que le consommateur attend davantage que ce qu'on lui donne à boire dans le vin." Doyen de la faculté d’œnologie de l’université de Bordeaux de 2012 à 2017, Gilles de Revel est l'un des grands spécialistes français de la discipline. Il enseigne au sein de l’Institut des sciences de la vigne et du vin (ISVV), à l’université de Bordeaux et est le récent co-auteur (avec Éric Giraud-Héraud) d’un livre intitulé : La valeur du vin, aux éditions Dunod.
6. Jean-Baptiste Duquesne et les Vignerons Bordeaux Pirate. “On ne fera plus de vin comme on le faisait autrefois”
54:27||Saison 8, Ep. 6“Quand quelqu'un aujourd'hui me dit : “J'aime pas le Bordeaux”, je lui dis ça tombe bien, je ne fais pas du Bordeaux, je fais du Bordeaux pirate.” Jean-Baptiste Duquesne est propriétaire depuis 2016 du château Cazebonne à Saint-Pierre-de-Mons, dans les Graves. Il est l’invité du podcast Les Quatre saisons du vin et répond aux questions des journalistes César Compadre et Mathieu Hervé. En 2019, avec Laurent David du château Edmus, Laurent Cassy du Château Chillac et Fabien Lapeyre du Château La Peyre il a fondé un collectif qui compte aujourd’hui une quarantaine de membres : “Union des Vignerons Bordeaux Pirate”. “Bordeaux a échoué à créer une troisième voie. Qui est une voie vigneronne pour starifier des vignerons de talent qui le méritent et qui proposent des rapports qualité-prix exceptionnels”, estime Jean-Baptiste Duquesne. Et de pointer : “Le vin n'a pas fait sa mue parce qu'il y a une définition juridique du vin qui nous empêche d'être créatifs et de réinventer ce métier.”
5. Philippe Cazaux. Vin sans alcool, « NO-LOW », quand les coopérateurs s’y mettent très sérieusement
45:30||Saison 8, Ep. 5« Aujourd'hui, les principaux consommateurs de vin sans alcool, ce sont des consommateurs de vin. » Philippe Cazaux est le directeur de Bordeaux Families, l’une des plus importantes coopératives de Gironde. Ce marché des vins « no-low » (sans ou à faible teneur en alcool) connaît une croissance rapide en France et dans le monde. Législation, positionnement, prix, perspectives… Philippe Cazaux dresse un tableau global et revient sur les procédés de désalcoolisation qui permettent de préserver la qualité organoleptique du vin. Dans la deuxième partie de cet entretien avec les journalistes César Compadre et Mathieu Hervé, il analyse, avec son point de vue de coopérateur, la crise structurelle du vignoble bordelais. “Désirabilité”, stratégie commerciale et marketing… Philippe Cazaux préconise pour Bordeaux une simplification de l'offre et une adaptation aux nouveaux modes de consommation.