Les Déviations

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SÉRIE TRAVAIL : 3/3 - Le travail, un peu mais passionnément

« Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » Qui n’a jamais posé cette question en rencontrant quelqu’un pour la première fois ? Personne ! On y répond toujours en donnant notre métier, jamais nos loisirs, nos lieux de vacances… Pourquoi ? Parce que le travail est central dans nos existences.

Sauf qu’il n’a pas la même place et la même importance pour tout le monde. Cette série « le travail un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout » va explorer dans trois podcasts, les différentes façons de voir le travail. Il y a ceux pour qui le travail c’est toute leur vie ou presque. Ceux qui ont arrêté de travailler pour faire autre chose. Et ceux qui essaient de concilier travail, passion et vie personnelle.


« Il y a un vide qui me remplissait pendant toutes ces années. Dès que la pression était trop forte, mon refuge était le dessin. » Alors de commercial, Erwan Piccone est devenu enlumineur. Comme beaucoup, il ne trouvait plus de sens dans son travail, il a donc décidé de suivre sa passion. Vous l’entendrez dans ce troisième et dernier épisode, ainsi que Frédéric Bernier, qui accompagne des personnes à travers des bilans de compétences et Rémy Oudghiri, sociologue qui nous parlera des millenials.


Plus d'épisodes

5/10/2022

Stéphanie Maubé : une bergère aux déviations plurielles

Rien ne prédestinait Stéphanie Maubé, 42 ans, qui a travaillé les six premières années de sa vie professionnelle dans le milieu du cinéma et de la communication à devenir bergère ! Des déviations plurielles largement mises en avant dans notre magazine sur la quête de sens et le changement de vie (en vente ici : https://lesdeviations.fr/magazine-les-deviations/).C'est lors d'un séjour dans la Manche en Normandie qu'elle découvre par hasard l'univers, très particulier des prés salés et des moutons. "Cela a été un électrochoc". Enceinte de son fils, elle quitte Paris pour suivre une formation pendant un an au Lycée agricole de Coutances, un BPREA - Brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole-. Elle s'installe à Lessay. Les débuts sont difficiles. Elle parvient à obtenir 50 000 euros, une somme qui l'aide à démarrer et qu'elle mettra huit ans à rembourser. "Cela m'a empêchée de me payer pendant les premières années. Heureusement j'ai eu l'aide du RSA qui m'a permis de tenir et d'élever mon fils." Et Stéphanie de reconnaître :" je n'envisageais pas que devenir éleveuse serait un tel combat". Mais la bergère des prés salés va vite trouver sa place en se faisant élire à plusieurs fonctions locales clés. "J'ai découvert que j'étais engagée et que je ne pouvais plus défendre mon propre confort ou ma qualité de vie." Prise par ses différents mandats, Stéphanie prend, cependant, la décision de conserver son exploitation pour ne pas devenir une élue déconnectée de la réalité professionnelle. " Cet engagement politique est une déviation dans ma déviation. Il donne du sens à une vie : se sentir utile. J'ai beaucoup de chance, et oui je suis infiniment épanouie". Et cela se voit bien à travers ce reportage tourné dans le bureau de sa mairie.Reportage-montage : Cédric RamezInterview : Nicolas Pigasse