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Les conférences de la Fondation Inalco

La Fondation Inalco organise de nombreuses conférences venant réaffirmer des éléments essentiels de l'identité de l'Inalco : tradition académique de l'établissement (Master Classes avec des universitaires de premier rang

Latest episode

  • Orientalismes, chemin faisant : Algérie

    01:21:46|
    « René Basset – L’orientalisme en train de se faireUne évocation de René Basset et des études orientales dans l’Algérie coloniale »Conférence de Marie Bossaert, Augustin Jomoer et Emmanuel Szurek enregistrée le 18 décembre 2024.« Juillet 2014. Un camion venu des Vosges arrive à Paris. Il contient deux coffres en bois et des dizaines de cartons : les archives de René Basset, professeur d’arabe et de berbère à la faculté des lettres d’Alger de 1880 à 1924. Cette université coloniale, la seule de l’Empire français, est devenue au tournant du XXe siècle l’un des principaux centres de l’orientalisme savant dans le monde.A partir de ce fonds d’archives très singulier et au terme d’une enquête collective, ce livre entend saisir cet orientalisme en train de se faire, c’est-à-dire au quotidien, sur le terrain maghrébin, dans les salles de classe, et jusque dans l’intimité des familles. Il invite ainsi à repenser la catégorie d’orientalisme depuis l’Algérie coloniale, par les pratiques, dans une perspective d’histoire sociale. Avec les contributions de Sarah Asset, Guy Basset, Marie Bossaert, Anna Anikpara Damon, Caroline Emin, Claire Fredj, Benjamin Guichard, Augustin Jomier, Gabriel Malek, Alain Messaoudi, Magali Nié, Elise Paysant, Juliette Ronsin, Naomi Russo, Margo Stemmelin, Emmanuel Szurek. »Marie Bossaert est maîtresse de conférences à l’Université Clermont Auvergne (CHEC), ses recherches portent sur l’histoire politique, sociale et culturelle de l’orientalisme savant en Italie et en Méditerranée aux XIXe et XXe siècle.Augustin Jomier est historien de l’Algérie à la période coloniale et du Maghreb contemporain. Il est maître de conférences au département des études arabes de l’Inalco, chercheur au CERMOM et à l’IRMC de Tunis.Emmanuel Szurek est maître de conférences à l’EHESS, il travaille sur le réformisme linguistique dans la Turquie nationaliste et sur l’histoire sociale et intellectuelle de l’orientalisme savant.Séance modérée par : Alain Messaoudi, maître de conférences en histoire contemporaine (Université de Nantes) et Emmanuel Lozerand, professeur de littérature japonaise à l’Inalco et Mémorialiste des Langues O’.

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  • Orientalismes, chemin faisant : Inde - Partie 2

    01:02:22|
    « Indologie contemporaine à l’Inalco - Partie 2 »Conférence d'Annie Montaut enregistrée le 6 février 2025.Trois mille ans d’écologie indienne. Penser autrement la nature.« Depuis ses lointaines origines, la civilisation indienne n’a cessé de nouer l’idée de l’humain avec celle de l’ordre cosmique et de ses composants que sont l’eau, la forêt, la terre et le feu. La pensée et les luttes écologiques de l’Inde contemporaine, qui forment l’objet essentiel de cet ouvrage, prolongent ainsi les spéculations anciennes sur l’indissociabilité de la nature et de la culture.Fruit d’une expérience plurimillénaire, les pratiques agroécologiques actuelles sont attentives à l’interaction des acteurs et du milieu spécifique dans lequel ils œuvrent : on ne s’occupe pas d’un élément, que ce soit l’eau, les plantes ou la terre, sans s’occuper en même temps de l’usage qui en est fait, et de la juste rétribution, morale et matérielle, de ceux qui en prennent soin.Ces pratiques consolident le lien des humains avec l’environnement : ce lien d’amitié, et non de prédation, met en lumière les valeurs associées au féminin et le rôle des femmes travaillant aux marges de la société aisée. Les leçons à tirer de cette « écologie des pauvres » n’intéressent pas que l’Inde, mais tous les pays aujourd’hui confrontés à la dégradation de leurs milieux vitaux. »Annie Montaut est professeur émérite d'hindi et de linguistique à l'Inalco et membre du Centre d'études sud-asiatiques et himalayennes (EHESS-CNRS) ; elle est l'auteure de nombreux ouvrages et articles sur la linguistique et la culture indiennes modernes, dont Le Hindi, grammaire linguistique (Société de Linguistique de Paris, Peeters), Liens de parenté et liens de voisinage : l'exemple du hindi (sous presse) et L'Esprit de la nature : Raza (L'Asiathèque). Elle a également traduit une trentaine d'ouvrages indiens, dont Hind Swaraj. L'émancipation à l'indienne de Gandhi (« Poids et mesures du monde », Fayard) et Ret samadhi de Geetanjali Shree (Éditions des Femmes), roman qui a obtenu l'International Booker Prize en 2022.
  • Orientalismes, chemin faisant : Inde - Partie 1

    57:21|
    « Indologie contemporaine à l’Inalco »Conférence d'Anne Viguier et Harit Joshi enregistrée le 3 décembre 2024.Brève histoire de l’Inde – du pays des mille dieux à la puissance mondiale« Vue d’ailleurs, l’Inde est une terre de légendes qui a fasciné les voyageurs : le pays des fakirs, des éléphants combattants et des charmeurs de serpents a vu naître sagesses et philosophies à profusion, et l’Union indienne est le seul pays au monde qui a conservé le polythéisme autrefois dominant sur la planète. Mais la religion n’y règne pas en maître. Un goût aigu pour les mathématiques, une gestion avisée de la diversité religieuse, des politiques actives de discrimination positive, un nationalisme linguistique : l’Inde ne cesse de puiser dans le passé pour se réinventer et nourrir le soft power qu’elle veut exercer dans le monde. Anne Viguier explore ici sa longue fabrique culturelle et politique. Depuis 2014, l’Inde est gouvernée par un homme fort, Narendra Modi, qui entend unifier un pays visant la superpuissance. Le pourra-t-il ? »Anne Viguier est historienne, spécialiste de l'Inde. Maîtresse de conférences à l'Inalco et membre du laboratoire CESSMA, elle est actuellement directrice du département Études indiennes, sud-asiatiques et tibétaines de l'Inalco. Elle a co-dirigé plusieurs ouvrages dont, Territoires, textes et savoirs au pays tamoul (Bulletin des Études indiennes, 2021), et l'Encyclopédie des historiographies, Afriques, Amériques, Asies, vol. 1 (Presses de l'Inalco, 2020).The Ceremonial of Power – The Mughal Empire under Shah Jahan« The Ceremonial of Power studies the court ceremonial during the reign of the Mughal emperor Shah Jahan (1628-58) and its use as an indispensable tool in asserting imperial authority. It examines Shah Jahan’s portrayal in contemporary and later historiography through an analysis of the writings of the court chroniclers, the colonial administrator-historians, and their Indian counterparts. The volume sheds light on different features of the emperor’s personality that emerge from the official discourse as well as other significant aspects of his reign : Shah Jahan’s passion for architecture and the layout of his court ; the emperor’s relationship with his courtiers and their daily interactions ; Shah Jahan’s religious views and their influence on court proceedings ; the ceremonial nature of his diplomatic exchanges with the other major empires of the contemporary Islamic world ; and finally, how Mughal court ceremonial was reappropriated in the following centuries, first by the successor states, and then by the British. »Harit Joshi est maître de conférences au département Études indiennes, sud-asiatiques et tibétaines de l'Inalco où il enseigne l’hindi et l'histoire de l'Inde ancienne et médiévale. Membre du laboratoire CESSMA, il est co-auteur du Hindi de Poche (Assimil, 2012) et a co-dirigé Ville et fleuve en Asie du Sud: Regards Croisés (Presses de l'Inalco, 2014) et Jardins d'Orient: Entre usages sociaux, pratiques politiques, et mémoire du passé (Presses Universitaires de Valenciennes, 2023).
  • Orientalismes, chemin faisant : Tibet

    01:23:38|
    « Des Souvenirs au Voyage et retour, autour du récit des aventures d’Alexandra David-Neel au Tibet »Conférence de Samuel Thévoz et Jeanne Mascolo de Filippis enregistrée le 20 novembre 2024.L’exploit de son arrivée à Lhassa en 1924 est à l’origine de la célébrité d’Alexandra David-Neel. Publiés à titre d’hommage en février dernier à l’occasion du centenaire de ce haut fait de l’histoire européenne de l’exploration, les Souvenirs d’une Parisienne au Thibet, restés jusqu’ici inédits, soulèvent de nombreuses questions au sujet autant des pérégrinations tibétaines de l’exploratrice française et de son fils adoptif sikkimais que de la consécration de l’écrivaine dans l’espace publique français et international. durant l’enquête menée en vue de la préparation de cette édition, certains mystères se sont éclaircis, d’autres obscurcis : en réouvrant ce dossier, la présentation de Jeanne Mascolo de Filippis et de Samuel Thévoz restituera les étapes, les aléas, les louvoiements que masque la success story rétrospective d’Alexandra David-Neel comme voyageuse et comme écrivaine.Samuel Thévoz est chercheur du Fonds national autrichien de la recherche scientifique (FWF) au département des sciences des religions de l’université de Vienne et chercheur associé du laboratoire THALIM (UMR 7172). Ses travaux portent principalement sur la perception du Tibet en France et en Europe, sur le bouddhisme moderne dans la littérature et les arts du spectacle, ainsi que sur les cultures yogiques européennes entre 1890 et 1960. Jeanne Mascolo de Filippis est une passionnée de voyages et diplômée de Langues O’. Elle a organisé et encadré de nombreux circuits de randonnées en Asie, notamment dans les Himalayas, couvrant des régions telles que le Pakistan, le Tibet, l’Inde, le Népal et le Bhoutan. Réalisatrice de documentaires pour la télévision depuis plus de vingt-cinq ans, elle est connue pour son portrait « Alexandra David-Neel, du Sikkim au Tibet interdit » pour France 2, réalisé en collaboration avec Antoine de Maximy, qui a remporté plusieurs prix. Jeanne Mascolo de Filippis est également l’auteure de portraits de personnalités comme Mathieu Ricard pour Arte, Edgar Morin pour France 5, ainsi que de divers films tournés en Himalaya.Séance modérée par Françoise Robin (professeure en langue et littérature tibétaines, responsable de la section de tibétain à l’Inalco).
  • Orientalismes, chemin faisant : Chine

    01:22:09|
    « René Viénet, la sinologie à contre-pied, de l’invention de Simon Leys à la découverte de Prosper Giquel. »Conférence enregistrée le 14 novembre 2024.René Viénet, figure incontournable des échanges intellectuels et culturels entre la Chine et la France, a mené une carrière aux multiples facettes.Dès les années 60, il se positionne à contre-courant de la vogue maoïste en France, que ce soit par la publication en 1971 des Habits neufs du Président Mao de Simon Leys ou par la production de films qui, à l’instar de « La dialectique peut-elle casser des briques ? » (1973), utilisent la technique situationniste du « détournement » consistant à subvertir la bande sonore, afin de d’en faire des satires. Il œuvrera également à la préservation de films chinois rares, ou l’introduction du cinéma hongkongais sur la scène européenne.Outre ses contributions académiques, René Viénet a joué un rôle crucial dans le développement des échanges culturels et industriels avec Taïwan, anticipant la transformation de l’île en une démocratie prospère. Son engagement pour les relations sino-françaises se prolonge à travers la publication et la préservation d’archives liées à la modernisation chinoise, comme celles de Prosper Giquel, qui a contribué à la réforme technologique et éducative de la Chine au XIXe siècle. René Viénet continue d’œuvrer dans ce domaine, en donnant régulièrement des conférences en Chine et à Taïwan.
  • Dans le monde arabe, quelle langue pour la diplomatie française ?

    59:30|
    Dès le VIIIème siècle, la France a su développer ses relations avec le monde arabe grâce à des experts de la langue arabe. D’abord traducteurs, commerçants et drogmans, puis missionnaires, militaires, diplomates et interprètes, les connaisseurs de la langue et du monde arabes ont été nombreux en France. Ils ont tout autant permis des liens forts avec les gouvernements et populations arabes qu’été à l’origine d’une longue tradition orientaliste française.Toutefois, à l’heure de l’évolution de la place de l’arabe littéral dans le monde arabe, notamment sous l’effet de l’essor de l’anglais et des dialectes, et du développement de la traduction simultanée accélérée par l’intelligence artificielle, cette expertise est-elle encore d’actualité et pertinente pour les relations franco-arabes ? Afin de répondre à cette question, la Fondation Inalco a eu l’honneur d’accueillir :Mme Nada Yafi, ancienne interprète en langue arabe du président de la République (1989-2003), ambassadrice au Koweït (2010-2014) et autrice du livre « Plaidoyer pour la langue arabe » paru en 2023 aux Editions Libertalia ;Et M. Patrice Paoli, ancien diplomate spécialiste du monde arabe, ambassadeur au Koweït (1999-2002), aux Emirats arabes unis (2005-2008), au Liban (2012-2015), à Cuba (2018-2022) et porte-parole en langue arabe du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (2023).Conférence enregistrée le 9 octobre 2024 et organisée en collaboration avec l’Association syndicale des agents d’Orient du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (ASAO).
  • Le Génie de l'art indien - Vincent Lefèvre

    56:33|
    Vincent Lefèvre est archiviste-paléographe de formation et docteur en études indiennes. Il est aujourd’hui directeur de la conservation et des collections du Musée Guimet. Dans cette conférence, il nous présente son ouvrage Le génie de l’art indien, paru en avril 2023 aux éditions Les Belles Lettres.Son parcours est remarquable, Vincent Lefèvre a dans un premier temps été conservateur au Musée Cernuschi avant de devenir directeur des collections textiles au Musée Guimet. Puis, dans le cadre du projet Louvre-Abou Dhabi au sein de l’agence France-Muséums, il prend le poste de conservateur du patrimoine des arts asiatiques. Avant de prendre son poste actuel au Musée Guimet, il devient sous-directeur des collections au service des musées de France de la Direction générale des patrimoines du Ministère de la Culture. En parallèle, il dirige depuis 2013 la mission française de coopération archéologique au Bangladesh.  Le spectateur occidental a bien souvent du mal à saisir toutes les subtilités de l’art indien et hésite entre fascination et incompréhension. Vincent Lefèvre nous propose au cours de cette conférence d’analyser cette iconographie et cette architecture en entrant au cœur de l’art indien. En effectuant des comparaisons entre les différentes productions artistiques de plusieurs civilisations, Vincent Lefèvre nous donne les clés nécessaires pour comprendre et appréhender la production artistique indienne.Conférence enregistrée le 14 mars 2024.