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Le Podcast des Légendes
Le 1er podcast de foot nostalgie en France
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3. L'Écorché Vif - François Brisson (1ère partie)
01:39:49||Saison 4, Ep. 3Il a ouvert le score en finale des Jeux Olympiques de 1984 devant 110 000 spectateurs au Rose Bowl. Il a joué dans les plus grands clubs de l'hexagone, géré une rivalité fraternelle qui ne disait pas son nom et connu des entraîneurs mythiques. Pour le Podcast des Légendes, François Brisson s'est posé pendant des heures pour raconter ce que le foot français des années 80 avait de plus brut, de plus vrai — et de plus injuste aussi.🏚️ Les débuts du centre de formation du PSG, version artisanale — trois mois au foyer des jeunes travailleurs d'Achères, 120 euros par mois nourri-logé, puis une villa avenue Foch à Saint-Germain-en-Laye. Et pour aller au camp des Loges ? Pas de bus, pas de minibus club : Jean-Pierre Adams, Carlos Bianchi ou Tokoto s'arrêtent à la sortie de l'entraînement — "Allez, j'en prends quatre dans ma voiture."🥂 Just Fontaine en mode grand frère — le champagne à l'appartement, la Mercedes, et la sortie ciné pour voir Bronson dans Un justicier dans la ville.⚽ Le jour où Vasovic l'a humilié deux heures avant le coup d'envoi — devant tout le vestiaire, pour cinq minutes de retard à cause d'une grève du métro. Brisson le raconte pour la première fois : "Je pleurais. J'avais 19 ans." Et la réponse qu'il a faite, lui, sur le terrain.🌟 L'histoire dingue de Raymond Domenech et son thème astral à Lyon — la saison où il a demandé à tous les joueurs leur date, lieu, heure de naissance. Verdict pour Brisson, Bélier ascendant Scorpion : "Les Scorpions, c'est des fouteurs de merde." La réplique légendaire de François : "Tu sais que Maradona et Pelé sont Scorpions ? T'aurais fait quoi avec eux ?"🇫🇷 Les débuts de l'aventure olympique racontés de l'intérieur — le hold-up à Murcie devant 40 000 Espagnols, le match d'appui contre la RFA qui rigolait encore de la France, la base aéronavale d'Annapolis, sept matchs en quinze jours, et cette conviction partagée par tout le groupe : "Il ne pouvait rien nous arriver."💔 Le regret qu'il garde de l'équipe de France A — 20 minutes contre les Pays-Bas, une passe décisive pour Platini, une tête sur le poteau. "Ma carrière internationale s'est peut-être jouée là."Et aussi : Cruyff comme première idole, le triple saut à Charléty (vice-champion de France à 17 ans), Daniel Hechter qui débarque dans le vestiaire pour parler aux jeunes, Le Milinaire qui prend la douche avec ses joueurs après une victoire à Strasbourg, Vercruysse qu'il découvre à l'entraînement et dont il rentre chez lui en se demandant "qu'est-ce que c'est que ce mec ?", et Platini comparé à Joe Montana — "il voit tout, comme un quarterback."Un témoignage rare, sans filtre, sur ce que c'était d'être un gamin de Bourg-la-Reine propulsé pro à 17 ans dans un PSG en pleine construction. Sur la solitude des attaquants qui doivent marquer pour exister. Sur cette génération des Olympiques sans complexes qui a fait tomber les Allemands et les Brésiliens dans la foulée d'un certain Michel Platini.
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2. Ça balance pas mal à Paris - Alain Couriol (2ème partie)
01:55:35||Saison 4, Ep. 2Quand Alain Couriol raconte, il ne brode pas. Il balance!Dans cette deuxième partie d'entretien, l'ancien attaquant de Monaco et du PSG revient sur la Coupe du Monde 82 et livre sa vision tranchante du France-Allemagne de Séville : pas de complot, pas de destin contraire — juste une équipe trop naïve, sans guerriers sur le banc. « Il aurait fallu péter une jambe à un Allemand. » Rummenigge qui rentre, qui touche son premier ballon, qui marque : Couriol, en tribunes le jour du match avec François Remetter, fulmine encore, quarante ans plus tard.Mais Séville n'est qu'un hors-d'œuvre. Couriol raconte le jour où il entre dans un vestiaire du Parc avant un match de coupe d'Europe et découvre une table de massage, un médecin, et des seringues alignées. « C'est du sucre », lui dit-on. À ses côtés, trois coéquipiers cautionnent. Il refuse, les regarde dans les yeux, et comprend soudain pas mal de choses.Il y a aussi Gérard Houllier qui l'accuse de venir espionner pour son ami Jean-Marc Pilorget. Il y a Pierre Bianconi qui retourne le bureau de l'entraîneur avant de disparaître un jour à Bastia, laissant sa voiture sur le port. Il y a le cheikh du Koweït sur la pelouse, les flics à la mitraillette sur le ventre, et ce but en petite finale contre la Pologne — « ma Coupe du Monde à moi ». Il y a le respect immense pour Michel Platini, Marius Trésor et les monuments qu'il n'ose pas chambrer. La classe et l'intelligence d'un Rolland Courbis. La résilience après deux grosses opérations. Les larmes dans le vestiaire. La franchise. L'humour. Et une destinée exceptionnelle.Franc, drôle, souvent cash, Couriol ne ménage personne. Surtout pas lui-même.
1. Le Prodige - Alain Couriol (1ère partie)
01:53:51||Saison 4, Ep. 1Il y a des noms qui vous ramènent instantanément sur les terrains des années 80. Alain Couriol en fait partie. Gamin de Sarcelles, fils de Guadeloupe, formé au Red Star, il passe le concours de l'INF Vichy à 16 ans en cachette de ses parents depuis la Réunion — où son père fonctionnaire l'a emmené contre son gré. Il termine premier au niveau national, remporte la Gambardella, et Monaco le recrute. Là, tout s'accélère : Coupe de France en 1980, titre de champion de France en 1982 aux côtés des Courbis, Vitalis ou Bellone. Dans cette première partie, le Prodige se raconte sans filtre. Les matchs de cités à Sarcelles, bâtiment contre bâtiment. La révélation au Red Star. La débrouille pour convaincre son père de le laisser rentrer en France. L'anecdote savoureuse qui l'a poussé à refuser Saint-Étienne au profit de Monaco (une surprenante "histoire de gonzesse"). Et puis l'arrivée à Monaco. L'apprentissage avec les Onnis, Courbis ou Barberis. Les sorties entre copains. Et la confirmation, celle d'un grand talent que tout le monde attend et qui pousse les portes de l'Equipe de France. Sans langue de bois, Couriol raconte sa Coupe du monde 1982 : les sorties nocturnes avec Henri Michel, la tension palpable dans l'effectif, la rivalité Baratelli-Ettori vue de l'intérieur, et quelques révélations sur une équipe qui aura su faire fi des rivalités internes.Un épisode prodigieux. Parfait pour lancer la 4e saison du Podcast des Légendes.
REDIFF. Lucky Luke - Bruno Bellone (2ème partie)
01:12:08|REDIFFUSIONSéville 82. Euro 84. 1/4 et 1/2 finale de la Coupe du Monde 1986. Cet épisode envoie du lourd. Bruno Bellone raconte de l'intérieur ces pages d'Histoire de l'Équipe de France...Qu'a dit Hidalgo aux joueurs dans les vestiaires avant la finale mythique contre l'Espagne? Qu'a fait Schumacher dans les couloirs du stade Ramón Sánchez Pizjuán avant la demi-finale de Séville? À quoi Bellone a-t-il pensé avant de tirer son tir au but inoubliable contre le Brésil lors du quart de finale extraordinaire entre la France et le Brésil?Un épisode fabuleux pour tous les passionnés de foot et les nostalgiques de l'âge d'or de la génération Platini.
REDIFF. Le Kid d'El Ranchito - Bruno Bellone (1ère partie)
01:16:25|REDIFFUSIONLa coupe nuque longue. Un sourire de beau gosse. Des mollets galbés, chaussettes baissées sans protège-tibias. Un pied gauche qui tire plus vite que son ombre. Pour celui que Didier Roustan surnomme rapidement Lucky Luke, le script semble déjà écrit: Bruno Bellone sera une super-star. Et pourtant, sans l'apparition d'une "présence" mystérieuse lorsque Bruno est encore enfant, aurait-il eu la même destinée ? Imaginait-il lui-même, le gamin du quartier chaud d'El Ranchito de Cannes, qu'il débuterait en principauté de Monaco ? Bruno Bellone déroule le fil de ses souvenirs dans un épisode aussi brut de décoffrage qu'émouvant avec un écorché vif en paix avec lui-même.
41. D'un Z Qui Veut Dire Zénier - Bernard Zénier (2ème partie)
01:28:40||Saison 3, Ep. 41Dans ce deuxième volet, Bernard Zénier ne mâche pas ses mots. Il revient sur ses années Nancy — cette bande de gamins de 21 ans qui faisaient les cons dans le tunnel avant de rentrer sur le terrain et ne craindre personne. En tournée au Mexique avec l'équipe, comment la presse locale a-t-elle désigné Zénier au lendemain d'un match au stade Aztèque — alors qu'il n'avait que 21 ans ? Platini et les anciens de Nancy lui ressortent encore l'anecdote quarante ans plus tard.Il revient ensuite sur son passage éclair à Bordeaux, une équipe en train de devenir la meilleure de France, qu'il quitte sur un coup de tête. Qu'est-ce qu'Aimé Jacquet dira plus tard dans France Football à son sujet ? Zénier, lui, assume.À Marseille, il découvre un autre monde. Que faisait le médecin de la Vie Claire ramené par Tapie dans le vestiaire de l'OM ? Comment fonctionnait la mécanique de corruption mise en place par Tapie — et pourquoi les joueurs corrompus n'osaient jamais réclamer leur dû ? Et pourquoi l'équipe était-elle obligée de s'échauffer au rond central avant les matchs au Vélodrome ?Il parle aussi de Carmelo Miccichi, son grand complice à Metz : pourquoi estime-t-il qu'il n'a pas eu la carrière qu'il méritait ? Et puis il y a la Coupe de France 1988 — la marche interminable vers le point de penalty, la sensation unique après la victoire, et la fête au Lido partagée avec... les joueurs de Sochaux.En bonus : pourquoi son beau-père Carlo Molinari l'a-t-il cloué au pilori devant toute l'équipe après un match amical au Maroc ? Pourquoi Janvion lui donnait-il des cauchemars ? Pourquoi tient-il tant à saluer Claude Bez ? Et quelle méthode de rééducation complètement improbable a-t-il inventée après son opération du genou ?Drôle, lucide, sans filtre — Bernard Zénier est le genre d'invité qu'on n'oublie pas.
40. Une Histoire de Famille - Bernard Zénier (1ère partie)
01:34:53||Saison 3, Ep. 40Bernard Zénier a grandi dans une cité minière de Lorraine où le foot coulait dans les veines de toute sa famille — son père, ses oncles, jusqu'à un grand-oncle qui a joué avec Kopa au Stade de Reims contre le Real de Madrid. Dans les réunions de famille, il n'y avait qu'un seul sujet de conversation. Le gamin a tout entendu, tout absorbé. Et quand le médecin scolaire lui dit à huit ans que "footballeur, c'est pas un métier", on rigole et on passe à autre chose.À huit ans justement, son père est nommé gardien du stade de Florange. Bernard grandit dedans — terrain, gymnase, copains qui débarquent après l'école. Il s'entraîne des heures seul avec un ballon, s'inventant des équipes de France imaginaires. "J'étais cinglé", dit-il aujourd'hui en rigolant. Son père ne lui a jamais dit qu'il avait bien joué. Jamais, en vingt-cinq ans de carrière. Même quand Bernard inscrit un hat-trick, il entend "t'as raté ça, et ça, et ça." Et quand il ne dit rien du tout ? Là, Bernard sait qu'il a été très bon. Ce code silencieux durera toute la carrière — y compris le soir de la Coupe de France 1988, où le père tord tellement le programme entre ses mains pendant deux heures qu'il en ressort tout froissé. Il ne dira rien à son fils.À 16 ans et 11 mois, premier match en pro, premier but. La suite : 466 matchs en D1, meilleur buteur, la Coupe de France. Mais avant ça, il y a une blessure qui arrive au pire moment possible — et sa réaction en dit long sur son caractère.Sa première sélection, c'est contre l'Allemagne de l'Ouest — champions du monde en titre. Dans sa chambre d'enfant à Florange, en face de sa tête de lit, il avait justement le poster de cette équipe allemande. Il arrive au stage et les regarde tous "comme des Martiens". "J'ai tous ces gars-là en photo depuis des années, et je joue contre eux." C'est ça, un rêve d'enfant qui se réalise.Sa cinquième et dernière sélection, il a bien failli ne pas la jouer. Les valises sont dans le coffre, les enfants bouclés dans la voiture, et le téléphone sonne. Au bout du fil : Henri Michel, cloué au lit avec une grippe carabinée. "Je suis dans la merde, il faut que tu viennes." Bernard redescend du garage, regarde sa femme, et dit : "Ça se refuse pas." Il remplace ce soir-là un certain Philippe Anziani — qui, ironie du sort, était lui aussi passé sur le Podcast des Légendes quelques semaines plus tôt...À Bordeaux, il croise Raymond Domenech — coéquipier, pas adversaire. Et il raconte une scène mémorable : avant un match, Domenech s'approche tranquillement de l'attaquant adverse, se plante devant lui avec ses grosses bacchantes, et le toise en silence. L'autre ne touche plus un ballon du match. À la fin, Domenech se retourne vers Bernard : "T'as vu ? J'ai le short blanc et j'ai même pas eu besoin de tacler."Et puis il y a Garonnaire, Molinari - son Président et beau-père, qu'il vouvoie toujours -, le choix entre Saint-Étienne et Metz à 14 ans, la semelle au-dessus du ballon héritée d'un Argentin, et une histoire avec Luigi Alfano qui se terminera dix ans plus tard autour d'un repas — avec, entre les deux, une mi-temps entière à ne pas toucher un ballon...Avec Bernard, les anecdotes arrivent comme ses buts — en rafale, et toujours bien placées, pour un épisode exceptionnel.