Le Podcast de l'Université dans la Nature

12/11/2020

Le génie de la nature pour modeler notre société en transition

Saison 1, Ép. 8
La nature est certainement le plus grand centre de recherche et développement qui ait existé : alors pourquoi ne pas puiser dans les solutions que les animaux, les insectes, les plantes et leurs écosystèmes ont façonnées depuis des millions d'années ?Notre invitée, Moana Lebel, fondatrice de l'Institut de Biomimétisme de Montréal se consacre corps et âme depuis presque 10 ans à faire connaître l'ingéniosité de la nature : elle vient nous dire pourquoi nous n'avons plus le luxe d'ignorer aujourd'hui des méthodes qui ont prouvé leur efficacité, leur adaptabilité et leur durabilité à travers le temps.Dans cette huitième émission, vous découvrirez ce qu'est le biomimétisme et quels sont les exemples d'application de cette méthodologie, vous serez surpris d'entendre pourquoi les grandes entreprises restent discrètes sur l'utilisation du biomimétisme dans leur organisation, et vous repartirez avec une nouvelle perspective de la connexion avec la nature.Qui est Moana Lebel ?Moana Lebel est biologiste et s'est formée au biomimétisme auprès de la pionnière de ce mouvement, l'américaine Janine Benyus, fondatrice du Biomimicry Institute. Elle fonde l'Institut de Biomimétisme de Montréal qui intègre le réseau mondial du biomimétisme en 2010. Elle donne des ateliers de formation, des conférences à travers le monde afin de répandre cette philosophie auprès des leaders d'aujourd'hui ( milieu corporatif et institutionnel) et de demain ( étudiants et milieu scolaire).Quelques liens pour poursuivre la connexion : L'Institut de Biomimétisme de Montréal:pour en savoir plus sur le biomimétisme au Québec, les ateliers et les prochains événements.Le livre de Moana Lebel : L'art d'imiter la natureLa base de données de solutions de la nature (en anglais) : Ask.nature.org
11/27/2020

Les trésors cachés de notre dimension sensitive : et si les solutions aux défis de demain étaient logées dans notre corps et non uniquement dans notre cerveau ?

Saison 1, Ép. 7
Dans cette 7è émission, notre invitée Céline Verchère nous fera découvrir comment notre corps peut devenir un véritable vecteur pour enrichir notre lien avec la nature et le monde qui nous entoure.Elle nous parlera de l'importance de nourrir notre dimension sensitive, notamment dans un monde post-COVID et nous offrira une perspective fascinante à considérer sur notre relation au corps, loin de l'idée du corps-machine.Nous explorerons avec elle les différents niveaux de corps, les façons de se reconnecter avec ses sens... Nous nous demanderons aussi : comment la nature peut aider à cultiver notre intelligence kinésthésique ? Pourquoi la relation au corps pourrait aider à mieux vivre l'éco-anxiété ? Comment le fait de nourrir sa sensitivité - dans le milieu académique et celui de l'ingénierie- pourrait aboutir à des innovations plus durables, et plus respectueuses du vivant ?...Qui est Céline Verchère ?Docteure en sociologie et diplômée en Sciences Politiques, Céline Verchère, originaire de France, travaille actuellement au Canada à Sherbrooke. Elle est ingénieure de recherche au sein de l'Unité Mixte Internationale LN2 (Laboratoire Nanotechnologies et Nanosystèmes) et co-responsable de l'axe "Éthique, Usages et Société". En parallèle de ses activités académiques, Céline a fait depuis de nombreuses années toute une recherche personnelle sur le corps et notamment l'intégration du mouvement dans les processus d'innnovation et d'apprentissage. Elle a étudié la médecine chinoise, la danse-thérapie ( avec une formation au centre National de danse-thérapie aux Grands Ballets de Montréal) et donne aujourd'hui des ateliers de Dance-storming ("danser pour trouver des idées"), une méthode nouvelle qu'elle crée pour stimuler l'innovation chez les ingénieurs en utilisant le mouvement corporel. Quelques liens pour poursuivre la connexion : Les activités de Céline :Les Sublimatrices sur FacebookStudio Mouvance, danse intégrale en ligneInstagram : @cieliformeSur la collapsologie :Pablo Servigne et Raphaël Stevens (postfaceYves Cochet),Comment tout peut s’effondrer: petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Paris,Seuil,coll.«Anthropocène»,2015, 304p.(ISBN978-2-02-122331-6).Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle,Une autre fin du monde est possible: vivre l'effondrement, et pas seulement y survivre, Paris,Seuil,2018, 323p.(ISBN978-2-02-133258-2).Sur l'éco-anxiété :GlennAlbrecht,«'Solastalgia' A New Concept in Health and Identity»,Philosophy, Activism, Nature,‎2005,p.45Petite définition :Lasolastalgieouéco-anxiétéest une forme desouffranceet dedétresse psychiqueouexistentiellecausée par exemple par leschangements environnementauxpassés, actuels etattendus1, en particulier concernant leréchauffement climatique2et labiodiversité.La solastalgie expliquée dans WikipédiaUn audio de Panu Pihkala, chercheur sur l'éco-anxiété La vidéo Youtube citée en intro par Emilia La théorie des intelligences multiples de Howard Gardner
11/13/2020

La science au service du lien entre la végétation et l'humain : perspectives béninoises

Saison 1, Ép. 6
Nous recevons, dans ce podcast, une femme d'exception et ce, en raison de son engagement pour les sciences, pour la nature de son pays, le Bénin, mais surtout en raison de ses accomplissements pour la préservation du lien de ses compatriotes avec la nature. Pr. Christine Ouinsavi, ingénieure agronome de formation, enseignante-chercheure, directrice du laboratoire de la faculté d'Agronomie de l'Université de Parakou et ancienne ministre du Bénin, nous fait découvrir une toute autre perspective sur la façon dont la science et les chercheurs peuvent contribuer activement à préserver le lien des communautés avec la nature. Vous l'entendrez partager avec engouement l'approche pragmatique et inclusive de son laboratoire, développée dans le but de trouver un équilibre harmonieux entre la préservation de la luxuriante végétation béninoise et le respect les modes d'utilisation de cette végétation par les communautés, qu'ils soient traditionnels ou modernes. Un exemple de résilience, de tolérance, bien inspirant pour nos modèles occidentaux.Qui est Christine Ouinsavi ?Christine Ouinsavi est Professeure Titulaire de Sylviculture et de Biologie Forestière, au Laboratoire d’Études et de Recherches Forestières (LERF) de l’Université de Parakou et au Centre Africain et Malgache de l'Enseignant Supérieur (CAMES). Elle est également Enseignant-Chercheur à la Faculté d’Agronomie dans cette même université.Christine a été la lauréate des bourses internationales UNESCO-L'ORÉAL 2007 pour les femmes de science et politicienne au Bénin en qualité de ministre en charge de l'Enseignement primaire, de l'Alphabétisation et des Langues nationales.Wikipédia Christine OuinsaviQuelques liens pour poursuivre la connexion : Laboratoire d'Études et de Recherches Forestières,Universitéde ParakouCentre africain et malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES)Les publications scientifiques de Christine Ouinsavi (Research gate)Centre d'Études de la Forêt (CEF Laval)Laboratoire de Recherches Forestières de l'Université de Lomé (Togo)Department of Forest Resource Management, University of Ibadan (Nigeria)Forestry Research Institute of GhanaUniversité de Diffa, NigerUniversité de Ouagadougou, Burkina Faso
10/30/2020

Architecture + Nature : bâtir une architecture de l'anthropocène

Saison 1, Ép. 5
Nous vivons un moment de transition très perceptible avec des interrogations très fortes sur l’avenir et le constat de notre déconnexion du vivant dans notre environnement urbain immédiat. Notre invité, Jean-Paul Boudreau, y voit une transition entre deux mondes : le monde post-moderne et celui dans lequel nous entrons, l'anthropocène. Les changements climatiques poussent à une prise de conscience de notre nécessaire besoin d'évoluer en relation avec notre milieu de vie et commencent déjà à faire réfléchir quelques solides architectes, désireux de trouver des solutions aux défis qui nous attendent. Pourquoi est-il urgent de revoir la façon de bâtir nos habitations ? Qu'est-ce que l'architecture de l'anthropocène ? En quoi répond-elle aux défis de demain ? À quoi ressembleront nos infrastructures ? Jean-Paul Boudreau nous offre tout un périple philosophique et concret pour nous permettre de mieux saisir les enjeux de l'architecture de demain.Qui est Jean-Paul Boudreau ?Jean-Paul Boudreau est architecte practicien depuis plus de 25 ans. Il a son propre cabinet, est professeur à l’École d’architecture de l’Université de Montréal et membre de la Chaire de recherche Fayolle -Magil. Il a récemment fondé le workshop Architecture + Nature, dans le but de répandre grâce à l'éducation, la recherche et la pratique une nouvelle façon de concevoir les projets architecturaux. Il souhaite réintégrer au cœur de la conception de lieux de vie les relations humaines et la connexion avec la nature.Quelques références listées par Jean-Paul pour poursuivre la connexion : - Les travaux de l’architecte Yann Nussaume et du géographe, orientaliste et philosophe français Augustin Berque sur l’architecture et le milieu, et particulièrement le livre de Tadao Ando et la question du milieu, " Réflexion sur l’architecture et le paysage"-Les travaux de l’économiste français Serge Latouche et du sociologue de l’économie Yves-Marie Abraham sur l’a-croissance (ou décroissance) et particulièrement le livre"Guérir du mal de l’infini " par Yves-Marie Abraham-Lestravauxde l’enseignant-chercheur BatisteMorizot, qui portent essentiellement sur les relations entre l’humain et le reste du vivant.et particulièrement le livre;" Manière d’être vivant " de Batiste Morizot avec la postface d’Alain Damasio.À voir aussi :- Les conférences (disponibles sur YouTube) de l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, qui estconnu et engagé pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur les thèmes de l’énergie et du climat et notamment sur le sujet du réchauffement climatiquedont il fait le diagnostic.- Les travaux de la journaliste et réalisatricePascaled’Erm sur les questions de nature etd’environnementdont le documentaire et le livre«NATURA, pourquoi la nature nous soigne»
10/16/2020

La révolution Éco-santé : penser la santé comme un écosystème

Saison 1, Ép. 4
Qu'est-ce que l'Éco-Santé ? Que veut dire "penser la santé en écosystème" ? Quels avantages cette approche pourrait-elle nous apporter aujourd'hui et dans le futur ? Jena Webb chercheuse et directrice des programmes de COPEH Canada, l'organisme précurseur de l'approche écosystémique de la santé, vient nous parler de cette méthodologie innovante qui, bien qu'ancrée au Canada depuis plus de 30 ans et répandue dans plusieurs régions du monde, reste un courant émergent peu connu du grand public et des décisionnaires du milieu de la santé.Avec des résultats probants et axés sur la durabilité et l'harmonie sociale, l' Éco-Santé deviendra certainement une approche phare dans les prochaines décennies - qui ne pourront faire l'économie d'une réflexion plus poussée sur la manière dont notre société envisage de répondre aux défis de santé publique, engendrés par un mode de vie déconnecté du vivant.Qui est Jena Webb ?Jena est biologiste de formation et a obtenu un doctorat en géographie de l'Université de McGill ( Montréal, Canada).Elle a travaillé avec les communautés indigènes de l'Amazonie équatorienne dans les années 2000 afin de mieux comprendre la contamination de l'eau et de l'une des plus importantes sources de nourriture de la région - le poisson - et d'y réagir.Elle s'est spécialisée dans les approches écosystémiques de la santé et a rejoint en 2008 la communauté de pratique COPEH Canada au sein de laquelle elle occupe la fonction de directrice des programmes. Elle est également conseillère scientifique pour l'organisation Amazon Frontlines et rédige des articles scientifiques pour leur site internet.Quelques liens pour poursuivre la connexion : COPEH CanadaCOPEH Canada : les formationsArticles Amazon Frontlines :Women and Nature :Omnipresent But Ivisible Covid-19, A Stern Warning From NatureMères au Front :Page FacebookSite internet
10/1/2020

Nous sommes la nature : d'une identité humaine à une identité environnementale

Saison 1, Ép. 2
Parce qu'elle a elle-même vécu ce tiraillement entre la nature et le mode de vie urbain très digitalisé, la sociologue environnementale Mélusine Martin s'est intéressée de près au dualisme homme (modernité )/nature. Et parce que nous vivons une réelle prise de conscience de la menace que fait peser notre mode de vie sur ce milieu naturel si nécessaire à notre existence, cette question semble avoir pris une toute autre dimension ces derniers mois. Cette conversation avec Mélusine Martin se révèle riche en pistes de réflexions -et d'action- puisqu'elle nous conduira à contempler l'origine de ce dualisme et ses limites, ainsi que les transformations qu'elle observe en Occident quant à notre représentation de la nature à l'ère numérique.Est-il possible de sortir de l'engrenage "besoin de nature/besoin de techno" et trouver un mode de vie plus intégrateur ?Quel rôle la technologie joue-t-elle dans notre connexion à la nature ? Est-elle négative, ou serait-elle positive ? Qui est Mélusine Martin ?Mélusine Martin est doctorante à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV), en co-tutelle avec la James Cook University (Queensland, Australie). Chercheuse associée au Cairns Institute Research in Tropical Societies, elle travaille dans le domaine des humanités environnementales, de la philosophie environnementale et de l'éco-féminisme. Inspirée par les relations entre l'emploi des technologies digitales et la relation de l'homme à la nature, Mélusine Martin souhaite, par sa thèse de doctorat, apporter une nouvelle définition de l'idée de nature fondée sur une critique de la culture occidentale et du dualisme homme/nature. Elle travaille actuellement comme assistante de recherche pour le Reef Restoration and Adaptation Program, une étude sur la Grande Barrière de Corail menée par CSIRO, AIMS et JCU.Quelques liens pour poursuivre la connexion:Article dans Académia : Le besoin de nature à l'ère digitale.Article dans The Conversation : La nature, un remède au mal urbain, les bienfaits de la déconnexionLes représentations de la nature à l'ère digitale, en Australie et aux États-Unis, au XXIè siècle
9/21/2020

La nature microscopique en nous

Saison 1, Ép. 1
Dans un climat d’attente d'une possible deuxième vague de Coronavirus, une attente qui vient avec son lot d’anxiété par rapport à notre environnement immédiat puisqu’on parle de cet ennemi invisible, le livre de Dre Lia Rosso La Nature sauvage en nous – s’est imposé comme une évidence pour commencer notre saison des Podcasts de l'Université dans la Nature.Son message et son auteure nous transportent au cœur des échanges constants et intimes que nous faisons sur le plan microscopique avec ces bactéries et virus qui ont façonnés la nature. Qui nous ont façonné...Cette discussion avec la brillante et attachante biologiste Lia Rosso vous amènera certainement à reconsidérer votre relation avec ce micromonde qui influence incroyablement notre santé physique et notre santé mentale.Lia parlera de la complexité du microbiote et vous fera découvrir des utilisations avant-gardistes des bactéries et des virus qui ont cours dans le milieu médical, pratiques appuyant une conception du corps axée sur la recherche d'équilibre plutôt que sur le "corps machine".Qui est Lia Rosso ?Après l’obtention d’un Doctorat de recherche en Sciences de la Vie à l'Université de Nice Sophia-Antipolis, Lia a travaillé, pendant dix ans, en tant que chercheuse en biologie cellulaire et moléculaire à l’Université de Lausanne. Journaliste scientifique indépendante, elle se consacre actuellement à l’édition de textes de vulgarisation scientifique. En 2014 elle a créé Rosso Editions dans le but de stimuler la discussion autour des sciences de la vie.Elle est l'auteure du roman Le Pituicyteet de laNature Sauvage en Nous, paru au Québec sous le titre Nous sommes la NatureElle travaille également avec le Prix Nobel de Chimie, le Suisse Jacques Dubochet.Quelques liens pour poursuivre la connexion :Rosso Éditions, la maison d'édition fondée par Lia RossoFacebook Lia RossoInterview de Lia Rosso et Jacques Dubochet