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L'Heure du Monde
Les forêts françaises, grandes sinistrées de la crise climatique
Les arbres meurent à une vitesse inédite en France : en moins de dix ans, leur mortalité a été multipliée par 1,5, voire par 4 pour certaines espèces.
Si les incendies spectaculaires de l’été ont ravagé près de 100 000 hectares (tous types de terrains confondus), le dépérissement de notre patrimoine forestier se joue aussi de manière lente et silencieuse. Assèchement profond des sols, stress hydrique sévère et prolifération de parasites opportunistes comme les scolytes affaiblissent des massifs entiers.
En cause, des aléas climatiques de plus en plus extrêmes et toujours plus réguliers. Entre hivers anormalement doux, sécheresses prolongées et vagues de chaleur intenses, les arbres ne disposent plus du temps nécessaire pour s’adapter à la brutalité du réchauffement climatique.
La promesse du président français, Emmanuel Macron, formulée en 2022, de replanter un milliard d’arbres en dix ans n’est pas très efficace pour le climat et la biodiversité, selon plusieurs acteurs du secteur. Alors que faire pour préserver les massifs ? Doit-on se préparer à un dépérissement généralisé ? Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Perrine Mouterde, journaliste au service Planète, nous explique ce qui se joue dans les massifs forestiers français, à l’heure où le réchauffement climatique transforme durablement notre environnement.
Un épisode d’Audrey Travère et de M’mah Barthélemy Bangoura. Réalisation et musiques : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extrait du « 19/20 » de France 3, édition Lorraine, du 26 septembre 2020.
Cet épisode a été publié le 7 septembre 2026.
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Soirée podcast en live ! Assistez à l'enregistrement de cinq épisodes de L'Heure du Monde, à l'occasion du Festival du Monde. Une soirée autour de cette question : "Pourquoi fait-on moins d’enfants ?". Chaleur Humaine sera là aussi avec pour thématique "La bataille pour le climat est-elle féministe ?". Rendez-vous le 17 septembre à 18h à l'auditorium du Monde, à Paris. Vous pouvez réserver vos places en cliquant ici.
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Mouvement lycéen : autopsie d’une jeunesse en colère
28:46|Assistons-nous à la naissance d’une mobilisation historique ? Parti du lycée Saint-Exupéry à Créteil, le mouvement lycéen s’est progressivement étendu à l’ensemble du pays. Jeudi 1er octobre, jusqu’à près de 30 % des 3 700 lycées du pays ont été mobilisés et des actions sont recensées chaque jour dans de nouveaux établissements.Les élèves bloquent leurs lycées avec, au tableau, plusieurs revendications : remplacement des professeurs absents, allégement des effectifs dans les classes, suppression de la sélection par Parcoursup, refonte des emplois du temps et rénovation du bâti scolaire.Les jeunes manifestants dénoncent par ailleurs la doctrine de maintien de l’ordre du gouvernement. Depuis le début du mouvement, 6 629 personnes ont été interpellées, dont environ 5 000 gardées à vue, parmi lesquelles figuraient 4 400 mineurs. En tout, 215 élèves et 85 membres du personnel de l’Education nationale ont été blessés, ainsi que près de 800 policiers et gendarmes.Mardi 6 octobre, le mouvement a pris une nouvelle dimension avec la mobilisation de près de 450 000 personnes dans toute la France, réunissant à la fois lycéens, parents, professeurs, organisations étudiantes et syndicales et responsables politiques. Deux jours plus tard, des dizaines de milliers de lycéens étaient de nouveau mobilisés (71.500 manifestants selon le ministère de l’Intérieur), avant une nouvelle journée d’action prévue mardi 13 octobre.Pour répondre aux lycéens, le ministre de l’éducation nationale Edouard Geffray a annoncé jeudi que 3.000 professeurs remplaçants seraient déployés « dans les heures et les jours qui viennent » dans les lycées où la situation est la plus critique.Comment expliquer l’ampleur de cette mobilisation de la jeunesse ? Comment qualifier les réponses policière et politique adressées aux lycéens ? Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Eléa Pommiers, journaliste au service Société du Monde, nous aide à comprendre les dessous de ce mouvement social.Un épisode de Yann Plantier et de M’mah Barthélemy Bangoura. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extrait de l'interview du ministre de l'éducation nationale au 20H de TF1, jeudi 8 octobre 2026.Cet épisode a été publié le 9 octobre 2026.
Crise migratoire à Ceuta : l’Espagne dans l’impasse
24:19|Le 30 et 31 juillet, 72 000 personnes en provenance du Maroc ont rejoint la péninsule espagnole de Ceuta par la nage. Bien que la plupart d’entre elles soient rentrées au Maroc dans les heures qui ont suivi, entre 13 000 et 15 000 migrants sont encore sur place. Depuis, la ville est plongée dans un désastre humanitaire qu’elle peine à surmonter.Le 1er septembre, le gouvernement de Pedro Sanchez a approuvé un plan d’urgence de 309 millions d’euros pour l’aide humanitaire et pour le renforcement de la sécurité de Ceuta. Cependant, les partis de droite et d’extrême droite – le Parti populaire et Vox –, favorables à une intervention militaire, critiquent vivement la réponse de l’exécutif, qu’ils jugent laxiste.Au-delà des crises internes, l’Espagne doit également faire face à des tensions avec l’Union européenne. Vingt-deux pays européens ont ainsi exprimé dans une lettre ouverte leur méfiance envers la politique migratoire de Pedro Sanchez.Enfin, la visite du roi Felipe VI à Ceuta le 13 octobre risque d’entraver les relations diplomatiques avec le Maroc, qui revendique sa souveraineté sur la péninsule.Alors que s’est-il passé à Ceuta ? Comment expliquer cet afflux migratoire soudain ? Quelles sont précisément les répercussions politiques en Espagne et dans le reste de l’Union européenne ? Dans cet épisode de « L’Heure du Monde », Guillaume Delacroix, un des correspondants du Monde en Espagne, nous plonge dans les rouages de cette crise inédite.Un épisode de M’mah Barthélemy Bangoura, avec l'aide d'Esther Michon. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits de journaux télévisés diffusés sur RTBF, le 31 juillet et le 4 août, sur TV5Monde, le 3 septembre et le 6 septembre, sur RTVE, le 1er août et le 25 août, et sur Franceinfo, le 3 septembre. Extraits de reportages diffusés sur Reuters, les 2 et 21 septembre, sur le compte TikTok d’El Faro de Ceuta, le 2 août, et sur Reuters, le 5 octobre. Extraits d’interviews du secrétaire général du Parti populaire, Miguel Tellado, et du président de Vox, Santiago Abascal, lors de la Marche pour la dignité à Madrid le 26 septembre, diffusées sur Diario AS. Extrait du discours du roi du Maroc, Mohammed VI, le 30 juillet 2002.Cet épisode a été publié le 8 octobre.
Ecrits antisémites de Jordan Bardella : quelles turbulences au RN ?
20:23|La stratégie de « dédiabolisation » du Rassemblement national vient de subir un revers brutal. Le 28 septembre, Mediapart publiait des échanges privés, attribués au président du parti d’extrême droite, dans lesquels celui-ci tenait des propos violemment antisémites lorsqu’il était tout juste majeur.Jordan Bardella a réfuté en bloc, évoquant des « faux grossiers », mais Mediapart a depuis publié des preuves. Marine Le Pen, la candidate du RN, soutient pour le moment celui qu’elle présente toujours comme son potentiel futur premier ministre si elle devait être élue. Mais cette polémique vient s’ajouter à des divergences de programme entre Jordan Bardella et elle, et à des tensions entre leurs entourages respectifs.Le RN est-il toujours un parti antisémite ? Que reste-t-il de l’influence du polémiste multicondamné Alain Soral sur les cadres actuels du parti ? Et pourquoi Marine Le Pen défend-elle sans réserve Jordan Bardella ?Clément Guillou et Corentin Lesueur sont journalistes politiques au Monde, où ils suivent l’extrême droite. Ils reviennent pour nous sur la polémique actuelle et sur les turbulences qui agitent le RN depuis plusieurs mois.Un épisode de Yann Plantier. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : des extraits de la conférence de presse du RN du 29 septembre 2026 (France Info TV & France 24).Cet épisode a été publié le 7 octobre 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
Colère sociale : les ingrédients d’une mobilisation massive ?
23:15|Pouvoir d’achat en berne, salaires moyens qui décrochent, conditions de travail difficiles, manque de ressources dans les services publics dénoncés, pêle-mêle, par les pompiers, les enseignants, le personnel hospitalier, et même les lycéens, dont le mouvement de révolte grossit depuis une dizaine de jours… Tous les ingrédients semblent réunis pour une « rentrée sociale » explosive. Avec l’idée, héritée du mouvement des « gilets jaunes », créé en 2018, que le couvercle de la Cocotte-Minute peut sauter à tout instant.Quel est l’état d’esprit des Français alors que le coût de la vie augmente, sans perspective d’amélioration prochaine ? Quels souvenirs ont-ils gardé des luttes sociales de ces dernières années et du mouvement des « gilets jaunes » ? Et que penser de ces appels à la mobilisation, relayés sur les réseaux sociaux, semblant désigner le 17 octobre comme le Grand Soir ?Aline Leclerc, journaliste au service Economie du Monde, observe depuis des années les mouvements sociaux, écoute celles et ceux qui se mobilisent, mais aussi celles et ceux qui n’y croient plus. Dans cet épisode de « L’Heure du Monde », elle analyse comment se traduit le sentiment d’injustice ressenti par une grande partie des Français.Un épisode d’Esther Michon. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : reportage à la manifestation pour la fonction publique, le 29 septembre 2026, à Paris.Cet épisode a été publié le 6 octobre 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
Les dessous de « Legend », le média à succès sur YouTube
23:36|Parmi les vidéos les plus populaires de la chaîne « Legend », le haut de l’affiche revient à un médecin légiste, régulier de l’émission, avec plusieurs millions de vues. Suivent des invités anonymes aux destins atypiques ou extraordinaires. Puis on trouve, pêle-mêle, l’humoriste Dieudonné, multicondamné, notamment pour propos discriminatoires antisémites et négationnistes, une voyante, un complotiste ou encore l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, invité après sa sortie de prison à la fin de 2025.Tous les entretiens de cette chaîne YouTube sont menés par l’ancien animateur de radio Guillaume Pley sur le même ton : amical, complice, il interroge ses invités sur leur vie et leur histoire personnelle. Pas (ou très peu) de sujets qui fâchent ni de questionnement contradictoire : il revendique de faire des interviews « bienveillantes » et « apolitiques », même lorsque ses invités sont des personnalités politiques, parfois issues de partis extrêmes, et parfois en période de campagne électorale. Des ingrédients sur lesquels Guillaume Pley compte pour imposer Legend comme le premier média de France.Alors comment « Legend » est-il devenu l’un des médias les plus populaires sur YouTube en France ? Et quel rôle pourrait-il jouer dans le cadre d’une campagne présidentielle ? Réponses, dans cet épisode de « L’Heure du Monde », avec Vincent Manilève et Brice Laemle, journalistes au Monde, respectivement spécialiste des influenceurs et chargé de l’actualité des médias.Un épisode d’Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Amandine Robillard. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Dans cet épisode : extraits d’émissions présentées par Guillaume Pley sur NRJ entre 2011 et 2018, extrait de l’émission « QG de campagne » du 27 mars 2022.Cet épisode a été publié le 5 octobre 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
IA : tout comprendre à l'affaire Thélyson Orélien et ses conséquences sur la littérature
25:52|Thélyson Orélien a, par deux fois, défrayé la chronique en septembre 2026. La première fois en début de mois quand cet auteur québécois d’origine haïtienne, inconnu du grand public, a publié son roman C’était ça ou mourir (Grasset). Encensé par la critique, il est l’un des romans les plus remarqués de la rentrée littéraire.La seconde fois, le 21 septembre, quand un compte anonyme sur le réseau social X l’a accusé de l’avoir rédigé en grande partie à l’aide d’une intelligence artificielle.L’auteur s’en défend, dénonçant une attaque raciste et politique contre son livre qui relate le parcours d’un migrant (le message sur X a notamment été partagé par le journal ultraconservateur Valeurs actuelles). De nombreux auteurs le soutiennent. Mais le mal est fait : le 25 septembre, l’Académie Goncourt le retire de sa liste de finalistes et le doute s’installe dans les esprits.Le monde littéraire est ébranlé : si Thélyson Orélien s’est effectivement aidé de l’IA, comment expliquer qu’éditeurs, critiques, jurys de prix littéraires, lecteurs ne s’en soient pas rendu compte ? Qu’est-ce que cela dit des performances des IA génératives ? Mais aussi du rapport des écrivains à l’écriture et de notre propre rapport à la littérature ?Toutes ces questions, nous les posons dans cet épisode de « L’Heure du Monde » à Michaël Szadkowski et à Nicolas Six, journalistes au service Pixels du Monde.Un épisode d’Esther Michon et d’Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Amandine Robillard. Musique : Amandine Robillard et Epidemic Sound. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extrait de l’émission « C ce soir » du 23 septembre 2026 diffusée sur France 2.Cet épisode a été diffusé le 2 octobre 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
La détresse des agriculteurs face à la crise climatique
26:15|Elevages décimés, cultures brûlées, anxiété économique… les vagues de chaleur et de sécheresse de l’été 2026 ont particulièrement accablé le monde agricole. Les productions de fruits et légumes et des grandes cultures céréalières sont en chute, et la profession à bout de souffle. Les pertes s’élèvent à plus de 10 milliards d’euros, selon un bilan de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).La ministre de l’agriculture, Annie Genevard, a annoncé le 4 septembre 2026 que plus de 1 milliard d’euros seront débloqués pour soutenir l’agriculture. Ces financements doivent permettre, entre autres, de « soutenir les trésoreries » et d’éviter les faillites. Mais les agriculteurs, qui redoutent un hiver marqué par une grande insécurité financière, sont formels : l’aide du gouvernement est insuffisante.Comment pourront-ils se relever de cet été catastrophique ? Comment préparer l’agriculture de demain, dans un monde toujours plus chaud et sec ? Et pour quelles raisons les politiques agricoles sont-elles tant décriées ? Réponses dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde » avec Manon Rescan, spécialiste de ces questions au Monde.Un épisode de Garance Muñoz et de M’mah Barthélemy Bangoura. Réalisation : Florentin Baume. Musiques originales : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits d’une déclaration de la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, le 4 septembre 2026 ; d’un reportage de Franceinfo, diffusé le 4 septembre 2026 ; d’une interview de Véronique Le Floc’h, ancienne présidente de la Coordination rurale, sur Sud Radio, le 5 septembre 2026 ; d’un document AFP avec Annie Genevard et Laurent Champenois, président de la FDSEA de la Marne, diffusé le 4 septembre 2026 ; des journaux d’Europe 1, les 16 décembre 2025 et 25 mai 2025, ainsi que de France 24, le 19 décembre 2025.Cet épisode a été publié le 1er octobre 2026.
Montée de l’AfD en Allemagne : les ressorts d’un séisme politique
25:39|En septembre, le parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AfD), a franchi un cap historique lors des élections régionales, provoquant un véritable séisme politique outre-Rhin. Dans le Land de Saxe-Anhalt comme dans celui de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la formation d’extrême droite est arrivée en tête, tandis qu’elle a enregistré des scores sans précédent à Berlin.En parallèle de cette poussée de l’extrême droite, les partis traditionnels s’effondrent, à commencer par l’Union chrétienne-démocrate (CDU) du chancelier Friedrich Merz, lui-même désormais profondément fragilisé sur le plan politique.Comment expliquer le succès grandissant de ce parti xénophobe et nationaliste ? Qui sont les électeurs qui se tournent vers cette formation radicale, et quelles seraient les conséquences si elle accédait au pouvoir dans un Land ? Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Elsa Conesa, correspondante du Monde à Berlin, décrypte les rouages et les retentissements de cette poussée historique de l’extrême droite en Allemagne.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Amandine Robillard. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits d’une déclaration de la vice-présidente de l’AfD, Beatrix von Storch, le 23 février 2025 ; d’une déclaration du candidat victorieux en Saxe-Anhalt, Ulrich Siegmund, le 6 septembre 2026 ; de journaux télévisés diffusés sur M6, le 22 septembre 2026, sur France 2, le 8 septembre 2026 et de l’émission « C à vous », sur France 5, le 7 septembre 2026. Extrait du discours de la cheffe de l’AfD, Alice Weidel, le 7 septembre 2026 ; d’une allocution du chancelier allemand Friedrich Merz, le 20 septembre 2026.Cet épisode a été publié le 30 septembre 2026.
Dis-moi de quoi tu as peur, je te dirai pour qui tu votes
19:14|Nos émotions racontent beaucoup de choses de nous et de notre époque. Ces prochains mois, « L’Heure du Monde » s’associe au service Intimités pour les étudier au prisme de leur rapport avec la politique.Alors que l’élection présidentielle se profile, sait-on vraiment de quoi les Français ont peur ? Et en quoi ces peurs influent sur le vote ?Une double enquête menée auprès de 3 000 personnes a permis d’établir un « inventaire des peurs françaises ». On y découvre quatre « tribus » distinctes les unes des autres sur la base des angoisses qui les animent : « les démocrates inquiets », « les conservateurs craintifs », « les insécures culturels » et « les sans-peur ».Les candidates et les candidats auront-ils des solutions à apporter aux préoccupations des électeurs ? Ou se contenteront-ils de les instrumentaliser pour recueillir des voix ?Anne Muxel, directrice de recherche émérite au CNRS et Pascal Perrineau, professeur des universités, sont tous deux politologues au Cevipof (Le Centre de recherches politiques de Sciences Po). Ils ont signé Inventaire des peurs françaises (Odile Jacob, 256 pages, 22,90 euros). Dans cet épisode, ils décortiquent pour nous les peurs qui traversent le pays et tentent d’ouvrir un chemin vers l’espoir.Un épisode de Yann Plantier. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Visuel : Léa Girardot pour Le Monde.Cet épisode a été publié le 29 septembre 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr