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L'Heure du Monde
Tout comprendre au blocus américain dans le détroit d'Ormuz
Le cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis, dans la guerre qui les oppose depuis le 28 février 2026, devait durer quinze jours. Il s’est transformé en cessez-le-feu à durée indéterminée, le temps que les deux parties se mettent d’accord ne serait-ce que pour revenir à la table des négociations. Car chacune refuse de négocier tant que l’autre n’aura pas cessé son blocus dans le détroit d’Ormuz, au large de l’Iran, aux extrémités duquel des centaines de bateaux sont empêchés de naviguer. Pendant ce temps-là, le prix du pétrole continue d’augmenter et la crise énergétique empire.
Mais même si les Etats-Unis et l’Iran arrivaient à franchir ce premier obstacle, et à se parler à nouveau… Restent, de chaque côté, des exigences et des lignes rouges inacceptables pour l’autre. Le Moyen-Orient est-il condamné à s’enliser dans ce conflit ou bien y a-t-il une issue possible ? L’impopularité grandissante de Donald Trump aux Etats-Unis peut-elle le pousser à chercher une issue de sortie de crise rapide ?
Réponses de Piotr Smolar, correspondant du Monde aux Etats-Unis dans cet épisode de « L’Heure du Monde ».
Un épisode d’Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Thomas Zeng. Musique : Amandine Robillard et Epidemic sound. Présentation et rédaction en chef : Sophie Larmoyer.
Cet épisode de podcast a été diffusé le 29 avril 2026.
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Edgar Morin : un siècle d’engagement
23:10|Qu’il s’agisse des questions écologiques, de l’apparition des yéyés au début des années 1960, de l’altermondialisme à la fin des années 1990, du 11 septembre 2001 ou encore du conflit israélo-palestinien, le philosophe et sociologue Edgar Morin, qui vient de mourir à 104 ans, s’intéressait à tout ce qui faisait notre histoire au présent. C’était un homme de la réconciliation, même dans ces dernières années où l’opinion se « polarise » à marche forcée. Dans un de ses derniers entretiens au Monde, Edgar Morin déplorait le « grand courant de régression néo-autoritaire » qui traverse la planète. Et considérait que la France n’y échappait pas, où le national-populisme affronte ce qu’il appelait la « France républicaine, laïque et sociale ».Résistant, c’est dans la clandestinité qu’Edgar Nahoum trouve son nom : Morin. Ce « communiste de guerre », comme il se définissait, est finalement exclu du Parti communiste français en 1951. Il n’a de cesse, en bon électron libre, d’être là où se fabrique l’époque : à Berlin en 1946, à Nanterre en 1968, en Californie en 1969…En tant que sociologue membre du Centre national de la recherche scientifique, tout était digne de sa réflexion. Le star-system (Les Stars, Seuil, 1957) fait l’objet d’un de ses premiers livres, qui étudie les vedettes d’Hollywood, dont l’aura répond à nos besoins de mythes. Dans La Rumeur d’Orléans (Seuil, 1969), il enquête sur le terrain, en revenant sur une prétendue traite des Blanches à laquelle se livreraient des magasins de lingerie tenus par des commerçants juifs. Dans son film Chronique d’un été (1961), signé avec l’ethnologue Jean Rouch, et avec la participation de la cinéaste Marceline Loridan-Ivens, il pose la question aux Parisiens, dans la rue, à la fois naïve et profonde : « Comment vis-tu ? »Les pages du Monde accueillaient ses tribunes et entretiens depuis 1960, au point qu’un livre a été consacré à ses contributions dans le journal (Au rythme du Monde, Presse du Châtelet, 2014). Et, jusqu’en avril, avec un entretien titré : « Je doute de l’humanité tout en croyant en elle. »Engagé contre toute forme d’oppression, Edgar Morin nous laisse l’image et les mots d’un penseur souriant mais pas dupe, qui a souvent frôlé l’abîme, cependant toujours prêt à accueillir l’inattendu. Il le disait : « Car il est certain que, depuis mes 10 ans, avec mes doutes, mes tristesses et mon nihilisme immédiat, jamais je n’ai cessé d’être ému et consolé par la voix qui me dira qu’un jour la vie changera. » Le jour où un hommage national lui est rendu aux Invalides, à Paris, nous revenons sur le parcours et les idées d’Edgar Morin dans cet épisode de « L’Heure du Monde », avec Nicolas Truong, grand reporter au service Idées du Monde.Un épisode de Thomas Baumgartner et Garance Muñoz, avec l’aide de Quentin D’Aout. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extrait du texte « Pour une nouvelle conscience planétaire » (Le Monde diplomatique, octobre 1989) ; de « La Rumeur d’Orléans : les délires de l’an mil, par Gilles Lapouge » (Le Monde, 27 décembre 1969).Cet épisode a été publié le 3 juin 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
Patrick Bruel : cas d’école d’une affaire de violences sexistes et sexuelles
24:44|Un homme célèbre, adulé par de nombreux fans et bénéficiant d’un succès certain auprès des femmes est accusé d’agression sexuelle, viol ou tentative de viol par plusieurs femmes, les témoignages des unes déclenchant, en cascade, ceux des suivantes. Lui nie les faits ou évoque des relations consenties. L’affaire Patrick Bruel ressemble à beaucoup d’autres affaires de violences sexistes et sexuelles (VSS), comme celles impliquant le journaliste Patrick Poivre d’Arvor ou l’acteur Gérard Depardieu.Patrick Bruel, 67 ans, a cultivé une image de séducteur, porté par le phénomène « Bruelmania » dans les années 1990. Aujourd’hui, le chanteur et comédien est visé en France par au moins quatre enquêtes pour viols et une enquête judiciaire en Belgique pour agression sexuelle. Initialement classée, une plainte pour un viol présumé sur une jeune femme en 2015 vient, quant à elle, d’être rouverte.Dans les affaires de VSS impliquant des célébrités, les schémas de prédation semblent se répéter et les mêmes questions resurgissent : apparemment « tout le monde savait », alors pourquoi l’affaire n’éclate-t-elle que maintenant ? On entend parfois que la multiplication des accusations serait suspecte, mais ne permet-elle pas au contraire d’accréditer la parole des femmes qui les prononcent, aux yeux de la justice ? Comment garantir la présomption d’innocence des hommes accusés sans que celle-ci ne soit brandie pour discréditer la parole des victimes ? Comment prendre en charge judiciairement ces affaires lorsqu’il existe rarement les preuves qu’exige un tribunal ou que les faits sont prescrits ?Toutes ces questions, nous les posons dans cet épisode de « L’Heure du Monde » à Lucie Soullier, journaliste au service société du Monde.Un épisode d’Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Florentin Baume, avec l’aide de Quentin Tenaud. Présentation : Claire Leys. Suivi éditorial : Claire Leys et Sophie Larmoyer. Musiques : Amandine Robillard et Epidemic sound. Dans cet épisode : extrait d’une interview de Flavie Flament par Médiapart, le 18 mai 2026 ; d’interviews de l’avocat Christophe Ingrain sur RTL et France 5, le 18 mai 2026 ; d’un document d’« Envoyé spécial » diffusé sur France 2, le 24 octobre 1991.Cet épisode a été publié le 2 juin 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
Scandale aux immatriculations : enquête sur un raté de l’Etat
25:02|Il aura fallu neuf ans pour que l’Etat français réagisse. Au nom de la « simplification », le SIV a été privatisé. Et des utilisateurs malhonnêtes en ont profité pour largement le détourner : moyennant leur accès dématérialisé à cette base de données étatique, ils ont maquillé un grand nombre de fraudes.Pour l’Etat, la facture est salée : sur la période allant de 2022 à 2024 uniquement, la Cour des comptes a chiffré à plus d’un demi-milliard d’euros l’étendue des pertes de recettes fiscales. Dans un rapport publié en mars 2026, les magistrats relèvent que de nombreux véhicules, rendus intraçables par ces fraudes au SIV, ont même été utilisés ces dernières années pour des « braquages », des « cavales » et des « homicides ».Pourtant, des alertes sont remontées de divers services de l’Etat et de la rédaction du Monde : en décembre 2024, une enquête du journal révèle ce scandale aux immatriculations et lève ainsi le voile sur ces milliers de garages fictifs auxquels se heurtent les forces de l’ordre.Comment nos journalistes ont-ils travaillé sur ce sujet ? Qu’est-ce que la publication de cette enquête a changé ? Dans cet épisode de « L’Heure du Monde », le podcast d’actualité du Monde, Arthur Carpentier, journaliste au service Société, et Maxime Vaudano, chef du service des Décodeurs du journal, remontent aux origines de leur enquête, jusqu’à leur source originelle.Un épisode de Marion Bothorel. Réalisation : Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits des témoignages de Marc, qui a alerté sur le sujet, et de Julien, victime d’usurpation d’identité dans le cadre d’une fraude au SIV.Cet épisode a été publié le 1er juin 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
Sénégal : la détresse des homosexuels face à la répression
26:12|Depuis février, une violente répression vise les personnes LGBT au Sénégal. Une centaine de personnes ont été arrêtées par la police. La multiplication des agressions et des dénonciations plonge les personnes homosexuelles dans la terreur, les poussant à fuir le pays ou à vivre cachées.Derrière cette spirale homophobe se trouve une loi, adoptée en mars à une large majorité parlementaire. Le texte alourdit fortement les peines contre les relations homosexuelles, dites « actes contre nature » dans le texte, désormais passibles de cinq à dix ans de prison. Portée par l’ex-premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale depuis le 26 mai, au nom du souverainisme national, cette réforme s’inscrit en droite ligne d’un discours politique associant homosexualité et influence occidentale.Que cache cette instrumentalisation politique de l’homophobie ? D’où vient cette idée que l’homosexualité serait une invention occidentale ? Et quelles sont les conséquences, au quotidien, de cette répression pour les personnes homosexuelles ?Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Jules Courtois, correspondant du Monde à Dakar, analyse cette politique répressive. Et Ibrahima, qui a fui le Sénégal en raison de son orientation sexuelle, nous raconte son expérience et son exil.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation Florentin Baume. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits du JT du 24 février 2026 de la RTS ; de prise de parole de Fama Ba, députée sénégalaise, le 11 mars 2026 ; d’un discours de l’ex-président sénégalais Macky Sall, le 27 juin 2013.Cet épisode a été publié le 29 mai 2026.
Ebola : ce qu'on sait du virus et du risque de propagation
19:34|Extrêmement mortel et rapide, Ebola frappe la République démocratique du Congo (RDC) de plein fouet. Le virus est déjà suspecté d’avoir causé la mort de 220 personnes en RDC, selon l’Organisation mondiale de la santé, qui a activé son niveau d’alerte le plus élevé face à la propagation de la maladie. Selon l’agence sanitaire de l’Union africaine, dix pays africains risquent d’être touchés par le virus.Comment expliquer la rapide circulation du virus ? Que sait-on sur la nouvelle souche Bundibugyo à l’origine de l’épidémie ? Est-elle plus dangereuse ? Et quel est le risque de propagation du virus en Afrique centrale et au-delà ?Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Delphine Roucaute, journaliste chargée de la santé au service Planète du Monde, donne les clés pour tout comprendre de cette nouvelle souche. Morgane Le Cam, journaliste au service Afrique du Monde, nous raconte les difficultés sanitaires et logistiques que connaissent les pays concernés par l’épidémie.Un épisode d'Esther Michon. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits de deux reportages réalisés par Reuters en Ouganda et en République démocratique du Congo, les 18 et 19 mai 2026. Cet épisode a été publié le 28 mai 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
« Motogate » : révélations sur un possible scandale industriel et sanitaire
19:21|A l’origine des révélations de l’enquête baptisée « Unrestricted » (« débridé »), il y a le témoignage d’un homme, un lanceur d’alerte climatique issu de l’industrie de la moto et souhaitant rester anonyme. Il aura fallu six mois de travail de terrain et de vérifications à un consortium de médias européens, dont fait partie Le Monde, pour documenter cette possible nouvelle fraude aux normes antipollution.Au cœur de ce qui apparaît comme un système généralisé : le constructeur de motos KTM. Selon l’enquête, publiée mardi 26 mai, l’entreprise autrichienne orchestre le débridage systématique de certains de ses modèles dits « enduros », capables de rouler à la fois sur routes et sur terrains accidentés, notamment en compétition. Une modification qui rend les moteurs plus puissants, en infraction avec les normes européennes en matière d’émissions de gaz d’échappement et de bruit.Ces révélations rappellent le « Dieselgate », ce scandale industriel qui avait secoué l’industrie automobile il y a onze ans. A l’époque, Volkswagen avait reconnu avoir truqué les moteurs de ses véhicules, afin de dissimuler leur niveau réel d’émissions polluantes au moment de l’homologation.Si la thématique est bien la même, les méthodes diffèrent : ici, KTM conçoit dès l’origine des motos très puissantes, puis en bride les moteurs uniquement pour passer les tests d’homologation. Une fois l’autorisation de vente obtenue et les papiers en règle, les deux-roues sont vendus débridés. Selon des tests réalisés par l’Université tchèque des sciences de la vie de Prague, ces motos polluent alors dix fois plus qu’elles ne devraient.Dans cet épisode de « L’Heure du Monde », Anne Michel, journaliste d’investigation au Monde pour le service des Décodeurs, revient sur cette enquête réalisée, en partie, « sous couverture », dans des conditions conformes à la charte d’éthique et de déontologie du groupe Le Monde.Un épisode d’Audrey Travère. Réalisation : Thomas Zeng. Présentation et suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Rédaction en chef : Adèle Ponticelli.Cet épisode a été publié le 27 mai 2026---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
Journaux intimes : les pouvoirs de l’écriture
22:27|Il est toujours à portée de main, ne répète pas vos secrets et ne se vexe pas si vous l’oubliez pendant des mois dans le tiroir de votre table de chevet… Le journal intime a tout du compagnon de vie idéal.Souvent perçue comme une pratique réservée aux enfants et aux adolescents, la tenue quotidienne d’un journal intime est pourtant loin d’être marginale. Selon le ministère de la culture et le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), 7 % des Français âgés de plus de 15 ans tenaient un carnet personnel en 2020. Il suffit d’ailleurs d’observer les réseaux sociaux et les étals des papeteries pour constater l’essor du « journaling », le terme anglais désignant cette pratique.Décompresser, réguler ses émotions, surpasser un traumatisme… Les diaristes – soit les personnes qui écrivent fréquemment dans leur carnet – sont nombreux à vanter les bénéfices de l’écriture au quotidien. Mais qu’en disent les recherches scientifiques ? En quoi le phénomène de catharsis peut-il aider à surmonter la vie et ses événements ? Et pourquoi la pratique d’écriture connaît-elle un engouement ces dernières années ?A l’occasion de la Fête de l’écrit organisée le 26 mai par La Poste, cet épisode du podcast « L’Heure du Monde » décrypte les bienfaits de l’écriture sur la santé mentale. La journaliste Esther Michon témoigne de sa pratique personnelle et interviewe plusieurs spécialistes du sujet. Parmi eux, Nayla Chidiac, docteure en psychopathologie et psychologue clinicienne spécialiste du trauma, Xavier Alario, chercheur au CNRS et Guillemette Faure, journaliste, collaboratrice régulière du Monde.Un épisode écrit et présenté par Esther Michon. Réalisation : Quentin Tenaud. Rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits de carnets intimes ; de journaux télévisés de 2009 ; de publicités Perle de Lait et Miel Pops ; de vidéos diffusées sur le réseau social Tiktok. Témoignages de Fanny et Joëlle, diaristes. Lectures de passages des livres Writing to heal de James Pennebaker (New Harbinger Publications, 2004) et Les Bienfaits de l’écriture, les bienfaits des mots de Nayla Chidiac (Odile Jacob, 2022).Cet épisode a été publié le 26 mai 2026. Il a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec la Fête de l’écrit, organisée par La Poste avec le Labo des histoires, dont Le Monde est partenaire.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
Keir Starmer : (encore) un premier ministre britannique dans la tourmente
22:58|Prendre acte du rejet des électeurs et démissionner, au risque d’aggraver l’instabilité politique du pays… Ou bien rester, quitte à paraître déconnecté du mécontentement qui monte, même au sein de son propre camp ? Tel fut le dilemme du premier ministre britannique, Keir Starmer, au lendemain des élections locales du 7 mai dernier, au Royaume-Uni.Les résultats de ce scrutin font craindre pour l’avenir de son parti, le Labour. Il a perdu des bastions historiques de l’Angleterre industrielle et du Pays de Galles, où l’électorat lui a préféré le parti europhobe et anti-immigration de Nigel Farage, Reform UK. A Londres, ville aux mains du Labour depuis dix ans, les électeurs de gauche ont préféré se tourner vers les Greens, le parti écologiste.Grignoté de part et d’autre, le Labour paie le prix d’un contexte économique et politique instable et morose au Royaume-Uni depuis le Brexit, et les choix impopulaires de son leader Keir Starmer, désormais rejeté par une partie de sa propre formation politique.Le Labour pourra-t-il se relever d’un tel revers électoral ? Que laisse présager les résultats de cette élection locale pour l’avenir politique du pays ? Réponse dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde » avec Cécile Ducourtieux, correspondante du Monde au Royaume-Uni.Un épisode d’Adélaïde Tenaglia. Réalisation : Quentin Tenaud. Musique : Amandine Robillard et Epidemic sound. Présentation et suivi éditorial : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extrait des discours de Keir Starmer du 11 mai 2026 et du 12 mai 2025.Cet épisode a été diffusé le 22 mai 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr
Arnaques téléphoniques : radioscopie d’un fléau social
27:34|Sur nos téléphones portables, les tentatives d’escroqueries se multiplient. Faux colis à livrer, faux conseiller bancaire, abonnement à renouveler de toute urgence… les scénarios sont constamment réinventés et semblent toujours plus personnalisés, mentionnant parfois jusqu’à notre nom ou notre adresse dans le SMS ou l’e-mail envoyés.Mais comment se fait-il que ces escroqueries soient devenues aussi fréquentes et aussi personnalisées ? Elles prennent racine dans les très nombreuses fuites de données – 6 167 enregistrées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) sur la seule année 2025 – qui touchent des milliers d’organismes comme France Travail, des entreprises telles que Free, des fédérations sportives ou encore des ministères. Aucune institution n’est épargnée, jusqu’à l’Agence nationale des titres sécurisés, l’organisme public responsable de l’émission des pièces d’identité et de l’immatriculation des véhicules. En avril, une intrusion dans son système informatique pourrait avoir provoqué la « divulgation » des données de près de 12 millions de Français.Pourquoi ces fuites sont-elles aussi massives ? De quels moyens dispose-t-on pour s’en protéger ? L’Etat français fait-il suffisamment sa part ? Dans cet épisode spécial de « L’Heure du Monde », le podcast d’actualité du journal Le Monde, nous analysons ce fléau sociétal massif avec Florian Reynaud et Martin Untersinger, journalistes au service Pixels du Monde, Jérôme Notin, directeur général de Cybermalveillance.gouv.fr, Perrine Sailly, fondatrice de l’association Victimes mais pas démunies, ainsi qu’à travers différents témoignages.Un épisode de Marion Bothorel. Rédaction en chef : Claire Leys. Réalisation : Quentin Tenaud. Dans cet épisode, extraits des témoignages de Linda, Zoé, Jean-Louis ; interviews de Perrine Sailly, fondatrice de l’association Victimes mais pas démunies et de Jérôme Notin, directeur général de Cybermalveillance.gouv.fr ; extraits d’un reportage diffusé par M6, le 29 octobre 2024 ; du journal télévisé de 20 heures de France 2, le 23 mars 2025 ; du JT de TF1 du 8 août 2025 ; d’un reportage diffusé dans l’émission « C à vous » sur France 5, le 28 février 2026.Cet épisode a été publié le 21 mai 2026.---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr