Partager
![cover art for Tous ceux qui tombent [Les experts #7]](https://open-images.acast.com/shows/65f8406077636f0018e1d335/1769600152701-41373f58-20af-4414-97a0-3db47a5c3bd9.jpeg?height=750)
La zone critique
Tous ceux qui tombent [Les experts #7]
Il fallait bien un livre singulier et original pour que le Crash invite un historien des guerres de Religion en France au 16e siècle. Ce livre, c’est Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy, de Jérémie Foa, paru en 2021 aux éditions La Découverte.
Tous ceux qui tombent est un livre qui traite d'un massacre. Racontant les événements qui se sont déroulés sur les quais de Seine et dans les ruelles de Toulouse et de Rouen en 1572, il offre une nouvelle perspective sur un épisode souvent relaté de l'histoire française : le massacre de la Saint-Barthélemy, raconté depuis le terrain, du point de vue des victimes et des persécuteurs. Jérémie Foa nous emmène dans les maisons des victimes et apporte des précisions sur les motivations des auteurs du massacre, afin de nous aider à comprendre les conditions qui ont rendu ces meurtres possibles.
Ces éléments, qui peuvent être mis en relation avec l'historiographie de massacres plus contemporains, tels que ceux des Juifs européens pendant la Seconde Guerre mondiale et des Bosniaques et des Tutsis rwandais dans les années 1990, font de cet ouvrage une lecture instructive pour tous les praticiens et observateurs de l'action humanitaire.
Entretien : Jérémie Foa et Michaël Neuman.
Réalisation : Fabrice Weissman (Crash) et Making Waves.
- 00:00 Introduction
- 00:04:28 Eléments de contexte
- 00:11:00 Une approche nouvelle
- 00:14:33 L’exemple de Marie Passart : un massacre préparé mais non prémédité
- 00:21:15 Une histoire par le bas
- 00:23:17 L’exemple de Marye Robert
- 00:26:42 Faire l’histoire en l’absence des corps
- 00:31:52 Qui sont les tueurs
- 00:39:02 Le double habitus des tueurs et des victimes
- 00:41:38 Le silence des notaires
- 00:45:32 En finir avec le relativisme moral
- 00:47:11 Question 1 : La postérité du massacre
- 00:52:14 Question 2 La visibilité du massacre
- 00:54:26 Questions 3 et 4 : Le massacre des Rwandais tutsis. La question des viols
- 00:59:25 Questions 5, 6 et 7 : La perception de la violence. Les justes. L’attitude de l’Eglise
- 00:01:03 :19 Question 8 : L’anachronisme
- 01:07:08 Question 9 : Le rôle des femmes
- 01:08:56 Questions 10 et 11 : La méthode des tueurs. La fin du massacre
- 01:12:25 Question 12 : L’appartenance des tueurs à un groupe politique
- 01:14:43 Question 13 : Le rôle de l’aristocratie
- 01:16:54 Question 14 : Les bourreaux dans les autres villes
- 01:19:39 Question 17 : Les victimes qui deviennent des bourreaux
- 01:24:55 Question 18 : La particularité du massacre dans les autres villes
- 01:29:45 Conclusion
Crédit Audio
AudioNetwork
Qui sommes-nous ?
Abrité par la Fondation Médecins Sans Frontières, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires (Crash) est une structure originale dans le monde des ONG. Sa raison d'être : animer le débat et la réflexion critique sur les pratiques de terrain et le positionnement public afin d'améliorer l'action de l'association.
Pour plus d'informations, consultez le site du Crash.
Suivez-nous aussi sur : Facebook / Instagram / Whatsapp / LinkedIn / Bluesky
More episodes
View all episodes

Révolutionnaire ou conservateur ? MSF et les soulèvements populaires au Soudan et en Birmanie [Débrief' #6]
36:38|Soudan 2019, Birmanie 2021 : des pans entiers de la société se soulèvent contre des dictatures militaires à travers des mobilisations pacifiques, violemment réprimées par les autorités. Au sein de ces mouvements, les médecins occupent une place de premier plan. Certains travaillent pour Médecins Sans Frontières (MSF) et demandent à l’organisation de les soutenir ou, à tout le moins, de ne pas faire obstacle à la révolte.Quelles sont leurs attentes ? Comment MSF a-t-elle répondu à ces sollicitations ? Telles sont les questions au cœur de cet entretien avec Maëlle L’Homme, chercheuse à l’Unité de recherche sur les enjeux et pratiques humanitaires (UREPH) de MSF Suisse.Dans une enquête menée auprès de membres de MSF et d’activistes engagés dans les soulèvements populaires au Soudan et en Birmanie, Maëlle explore avec finesse la porosité entre engagement humanitaire et combat pour la démocratie. Elle met également en lumière les tensions qui peuvent naître entre ces deux logiques d’action.À l’occasion de la parution de l’ouvrage Médecins Sans Frontières. Entre mythes et prétentions, dans lequel son enquête est publiée, Maëlle a accepté de nous accorder un entretien.Entretien : Maëlle L'Homme et Fabrice Weissman.Réalisation : Fabrice Weissman.Les références bibliographiques sont à retrouver sur le site du Crash.CréditsMyanmar medics lead sprouting civil disobedience calls after coup, France 24, 03 février 2021, https://www.france24.com/en/video/20210203-myanmar-medics-lead-sprouting-civil-disobedience-calls-after-coupProtests grow in Myanmar despite internet restrictions and police crackdowns, PBS News Hour, 18 février 2021, Protests grow in Myanmar despite internet restrictions and police crackdownsAudioNetworkQui sommes-nous ?Abrité par la Fondation Médecins Sans Frontières, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires (Crash) est une structure originale dans le monde des ONG. Sa raison d'être : animer le débat et la réflexion critique sur les pratiques de terrain et le positionnement public afin d'améliorer l'action de l'association.Pour plus d'informations, consultez le site du Crash.Suivez-nous aussi sur : Facebook / Instagram / Whatsapp / LinkedIn / Bluesky
Guerre informationnelle : dans quel(s) camp(s) se situe le "témoignage" humanitaire ? [C’est quoi le problème #6]
47:12|Médecins Sans Frontières est connue comme une organisation humanitaire libre de sa parole, qui ne se contente pas de soigner, mais qui s'autorise à "témoigner" des violences et privations subies par les populations qu'elle cherche à aider. Mais pourquoi une organisation médicale humanitaire devrait-elle intervenir dans le débat public ? Qu’est-ce qui accorde du crédit à sa parole ? Sur quels sujets est-elle légitime ? Dans quel(s) camp(s) la situe ses prises de paroles ? Et à quoi renonce-t-elle lorsqu’elle se résout au silence ? Ces questions anciennes se posent dans un contexte nouveau marqué par le développement des réseaux sociaux, l’intensification des guerres informationnelles et la multiplication des entraves à la liberté d’expression. Elles sont au cœur de l'épisode d'aujourd'hui dans lequel nous recevons deux invités : Andréa Bussotti directeur de la communication à MSF France et Rony Brauman, directeur d’études au Crash.Entretien : Andréa Bussotti et Rony BraumanRéalisation : Fabrice Weissman 02:52 Prise de parole publique : l’ambiguïté fondatrice de la première charte de MSF et la politique actuelle09:22 Pendant la Guerre froide, MSF choisit son camp : celui des droits humains et des démocraties libérales.12:21 Comment se positionner dans un contexte informationnel dégradé et face à la régression démocratique19:07 Témoin oculaire ou témoin expert : d’où la parole humanitaire tire-t-elle sa légitimité ?26:36 Vers une nouvelle alliance entre humanitaire, droits humains et justice pénale internationale35:03 Génocide. Les enjeux d’une qualification38:23 Parler ou se taire : quels sont les risques ? Références bibliographiquesRony Brauman, « Les liaisons dangereuses du témoignage humanitaire et des propagandes politiques », 2006, https://msf-crash.org/fr/acteurs-et-pratiques-humanitaires/les-liaisons-dangereuses-du-temoignage-humanitaire-et-des Fabrice Weissman, « Silence on soigne… Un aperçu des prises de position publiques de MSF, de la guerre froide à la guerre contre le terrorisme », 2012, https://msf-crash.org/fr/agir-tout-prix-negociations-humanitaires-lexperience-de-msf/ii-histoire-longueSur les controverses concernant les prises de parole publiques de MSF, cf. le site https://www.msf.org/fr/speakingout/accueilIllustrations sonoreMusique AudioNetworkExtrait de l’interview d’Elon Musk dans le podcast The Joe Rogan Experience du 28 février 2025Qui sommes-nous ?Abrité par la Fondation Médecins Sans Frontières, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires (Crash) est une structure originale dans le monde des ONG. Sa raison d'être : animer le débat et la réflexion critique sur les pratiques de terrain et le positionnement public afin d'améliorer l'action de l'association.Pour plus d'informations, consultez le site du Crash.Suivez-nous aussi sur : Facebook / Instagram / Whatsapp / LinkedIn / Bluesky
Réseaux d'influence russes [Les experts #9]
01:22:01|Depuis la fin des années 2010, la Russie n’a cessé d’accroître sa présence en Afrique en combinant leviers diplomatiques et économiques, coopération militaire et influence informationnelle et culturelle. S'appuyant sur des acteurs hybrides comme le groupe Wagner et sur un écosystème médiatique structuré, Moscou promeut un récit favorable à ses intérêts tout en contestant l'influence occidentale.Dans cet épisode, Maxime Audinet, chercheur et spécialiste de la stratégie d'influence russe, analyse les logiques à l'œuvre dans cette compétition informationnelle en Afrique.Entretien : Maxime Audinet et Guillaume BaretRéalisation : Fabrice Weissman et Justine Diblin/Making Waves00:00:00 Introduction00:04:34 Propos liminaires : Réengagement de la Russie en Afrique00:13:40 Une diplomatie publique russe en plein essor, entre propagande médiatique et diplomatie culturelle00:24:17 Du projet Lakhta à African Initiative : les acteurs non-officiels de l’influence informationnelle russe00:34:59 Le retour du récit anticolonial et sa diffusion en Afrique subsaharienne00:41:55 La désinformation, une spécificité de la stratégie d’influence russe00:46:56 La santé, un réservoir majeur de désinformation00:51:49 Influence russe : éviction française et références au nazisme ?00:57:52 L'efficacité de la rhétorique russe : anticolonialisme et les opinions publiques africaines01:04:57 ONG, stratégies d’influence et positionnement international de la Russie en AfriqueCrédit Audio AudioNetworkQui sommes-nous ?Abrité par la Fondation Médecins Sans Frontières, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires (Crash) est une structure originale dans le monde des ONG. Sa raison d'être : animer le débat et la réflexion critique sur les pratiques de terrain et le positionnement public afin d'améliorer l'action de l'association.Pour plus d'informations, consultez le site du Crash.Suivez-nous aussi sur : Facebook / Instagram / Whatsapp / LinkedIn / Bluesky
« Si tu rentres ici, tu sors pas ». L’expérience du cancer à l’hôpital du point G de Bamako [Débrief' #6]
39:00|A travers ce podcast, Xavier Plaisancié nous fait part de son expérience de médecin de soins palliatifs à Bamako au Mali. En croisant ses observations consignées dans un carnet de terrain avec les récits d’une patiente et d’une soignante malienne, il met en lumière les multiples facettes de la prise en charge du cancer au Mali.En 2018, MSF-France ouvre deux projets de cancérologie, un au Malawi et un au Mali. Ces programmes représentent une nouveauté pour une organisation humanitaire comme MSF et posent un ensemble de défis, la prise en charge du cancer étant particulièrement complexe. Au Mali, à Bamako, l’objectif principal du projet est de diminuer la mortalité des femmes souffrant de cancers du sein et de cancers du col de l’utérus. Pour cela, l’organisation cherche à améliorer leur dépistage, leur diagnostic et leur prise en charge thérapeutique, en basant les activités dans un des hôpitaux universitaires de la ville de Bamako. Etant donnée la très forte proportion de patients arrivant à des stades tardifs de leur maladie, l’organisation développe en parallèle une activité de soins dédiés aux patients incurables. En 2019, Xavier rejoint le projet de cancérologie au Mali, afin de prodiguer des soins palliatifs et de mener une recherche sur les parcours thérapeutiques des patientes atteintes de cancer et sur les raisons de leur arrivée tardive dans les structures de santé. CréditsConception et écriture : Xavier PlaisanciéRéalisation : Xavier Plaisancié avec Samuel Hirsch (gong.audio)Mixage : Samuel Hirsch (gong.audio)Musiques originales : Xavier Plaisancié, Samuel HirschAvec les voix de : Jeanne Tesson (lecture du témoignage de la patiente), une infirmière du service d'oncologie, Xavier PlaisanciéProduction : Crash - La Zone CritiqueAnnée de production : 2026Qui sommes-nous ?Abrité par la Fondation Médecins Sans Frontières, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires (Crash) est une structure originale dans le monde des ONG. Sa raison d'être : animer le débat et la réflexion critique sur les pratiques de terrain et le positionnement public afin d'améliorer l'action de l'association.Pour plus d'informations, consultez le site du Crash.Suivez-nous aussi sur : Facebook / Instagram / Whatsapp / LinkedIn / Bluesky
Motivés pour tuer [Les Experts #8]
01:20:33|Au-delà du dégoût et de l'indignation qu'ils soulèvent, les massacres de masse commis ces derniers mois à Gaza et au Soudan posent une énigme sociologique et anthropologique vertigineuse : comment expliquer le comportement des tueurs ? Agissent-ils par conviction ? Sous la pression de leurs pairs ? Par peur ? Ces questions sont au cœur de nombreuses recherches et controverses portant notamment sur le génocide des Juifs d'Europe et sur les violences de guerre des deux conflits mondiaux du XXe siècle. Invité lors d'une conférence du Crash le 3 octobre 2019, Nicolas Mariot nous propose une synthèse lumineuse de ces travaux, que nous publions aujourd'hui en podcast. À l'heure où les génocides semblent redevenir un mode normal de règlement des conflits, la socio-histoire nous aide à comprendre la mécanique des violences de masse.Entretien : Nicolas Mariot et Elba Rahmouni.Réalisation : Fabrice Weissman.00:00:00 Introduction00:01:40 : Partie 1. Introduction : Pas de description sans interprétation00:18:17 Partie 2. Approche culturaliste et approche situationnelle : La Seconde Guerre mondiale00:29:00 Partie 3. La prédominance de l’explication culturaliste00:37:38 Partie 4. La Première Guerre mondiale et le génocide des Rwandais tutsis00:47:32 Partie 5. Conclusion : seule l’approche situationnelle explique le comportement des tueurs réfractaires00:52:38 Question 1. La mise en œuvre de l’idéologie sur le terrain00:55:13 Question 2. Arriver à articuler logiques de situation et récit plus général00:58:27 Question 4. Les enfants soldats / L’arme nucléaire01:06 :04 Question 5. L’aseptisation / Le libre arbitre01:13:44 Question 6. Le parallèle entre les camps de la mort et les abattoirs01:18:37 Conclusion de la conférenceCrédit Audio AudioNetworkQui sommes-nous ?Abrité par la Fondation Médecins Sans Frontières, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires (Crash) est une structure originale dans le monde des ONG. Sa raison d'être : animer le débat et la réflexion critique sur les pratiques de terrain et le positionnement public afin d'améliorer l'action de l'association.Pour plus d'informations, consultez le site du Crash.Suivez-nous aussi sur : Facebook / Instagram / Whatsapp / LinkedIn / Bluesky
MSF et les mercenaires russes au Sahel [Les ficelles du métier #4]
46:12|Ancien responsable des opérations Médecins Sans Frontières au Sahel, Guillaume s'est vu confier en 2023 une mission un peu spéciale : ouvrir des canaux de communication avec les mercenaires russes déployés au Mali. Objectif : éviter qu'ils prennent MSF pour cible dans leurs opérations de contre-insurrection et de désinformation. Mais comment entrer en contact avec les mercenaires dont le gouvernement malien nie alors la présence sur son territoire ? Et comment les convaincre ensuite de nous épargner ? C'est ce que nous raconte Guillaume dans ce récit, éclairage passionnant sur l'art du réseautage et les enjeux politico-opérationnels liés à la présence de la Russie en Afrique.Entretien : Guillaume Baret et Fabrice WeissmanRéalisation : Fabrice Weissman (Crash)0:00 Le retour de la Russie en Afrique 3:40 Premiers contacts avec Wagner. Sortir de la sidération7:50 Recruter le bon networker9:15 Grenouiller dans les milieux russophones et russophiles de Bamako13:10 Contacter Wagner16:00 Se connecter aux influenceurs 22:00 Du rififi dans les réseaux 27:10 Entretenir le réseau et remonter jusqu'à Moscou 34:00 Intensification des massacres et dronisation du conflit41:10 La Russie au Sahel : une menace pour l'action humanitaire ?Crédits Audio Musique d'introduction : bande son d'une publicité de recrutement publiée par la chaine Telegram affiliée à Wagner "White Uncles in Africa". France 24, 14 mai 2023, L'ONU accuse l'armée malienne et ses "supplétifs" du massacre de Moura en 2022 - Journal de l'Afrique - France 24Emission "L'heure russe" avec Ruskov; Radio Sputnik Afrique, Emission Zone de Contact.Bamako Rue Des Princesses 001 Front.flac by MadGameOfficial -- https://freesound.org/s/152347/Fin : enfants maliens chantant des chants patriotiques russes (mai 2025) en préparation des cérémonies du 8 mai.AudioNetworkQui sommes-nous ?Abrité par la Fondation Médecins Sans Frontières, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires (Crash) est une structure originale dans le monde des ONG. Sa raison d'être : animer le débat et la réflexion critique sur les pratiques de terrain et le positionnement public afin d'améliorer l'action de l'association.Pour plus d'informations, consultez le site du Crash.Suivez-nous aussi sur : Facebook / Instagram / Whatsapp / LinkedIn / Bluesky
Retour de Goma : la vie sous occupation [Debrief' #5]
41:12|De retour de RDC, François Calas et Rony Brauman décrivent le quotidien des populations et des travailleurs humanitaires vivant sous l'autorité du M23, dans l'est du Congo.00:00 Introduction. Les terres de sang d'Afrique centrale02:42 L'occupation : insécurité, tueries, spoliations et tentatives de légitimation politique16:17 Le massacre de Binza. Que faire du témoignage des rescapées ?26:35 Violences sexuelles et évolution des mentalités32:35 Dispersion forcée des déplacés et assèchement de l'assistance internationale36:23 La résistance du personnel de santé congolais Entretien : François Calas, Rony Brauman et Fabrice WeissmanRéalisation : Fabrice WeissmanRéférences MSF, RDC : dans le Nord-Kivu, des patients décrivent les massacres de civils perpétrés en juillet , 20/09/2025, https://www.msf.fr/actualites/rdc-dans-le-nord-kivu-des-patients-decrivent-les-massacres-de-civils-perpetres-en-juillet Human Rights Watch, DR Congo: M23 Mass Killings Near Virunga National Park, Rwanda-Backed Armed Group Executes Over 140 Civilians in 14 Villages, Farming Areas, https://www.hrw.org/news/2025/08/20/dr-congo-m23-mass-killings-near-virunga-national-park Jean-Hervé Bradol, Marc Lepape, Génocide et crimes de masse. L’expérience rwandaise de MSF, 1982-1997, CNRS Editions, 2016, https://msf-crash.org/fr/guerre-et-humanitaire/genocide-et-crimes-de-masse-lexperience-rwandaise-de-msf-1982-1997 Illustrations sonores Paysages sonores :20190522_17h21_BUKAVU_orage pluie_Sennheiser Ambeo.wav by DelphineWil -- https://freesound.org/s/639361/20190522_17h43_BUKAVU_fin de pluie feuilles tonnerre cote lac_Sennheiser Ambeo.wav by DelphineWil -- https://freesound.org/s/639369/20220608_07h29_GOMA BUHIMBA_perdrie_CMS50 SD633.wav by DelphineWil -- https://freesound.org/s/640642/ Musique :AudioNetwork, FW
L'asile et l'exil. Une histoire de la distinction migrants / réfugiés [Les experts #6]
01:23:47|Pourquoi le livre L’Asile et l’exil. Une histoire de la distinction réfugiés / migrants de Karen Akoka est-il important ? Depuis 2015, le débat public sur les mouvements migratoires observés aux frontières de l’Europe s’ancre sur la question de la meilleure façon de qualifier les personnes migrantes : sont-elles des réfugiés éligibles à la protection assurée par les conventions internationales et les lois européennes, ou bien des migrants économiques qui n’auraient pas vocation à rester en Europe ? Pour l’autrice, la baisse actuelle du taux de reconnaissance du statut de réfugié est moins liée à la transformation du profil des migrants qu’aux politiques d’asile dans un contexte où la migration est perçue comme un problème. Entretien : Karen Akoka et Michaël Neuman. Réalisation : Judith Soussan et Justine Diblin/Making Waves00:00:00 Introduction00:05:12 Migrants / réfugiés : une enquête socio-historique et ethnographique sur l’OFPRA00:13:25 Des définitions très politiques qui changent dans le temps00:17:02 Des années 50 à la fin des années 80 : une forme contrôlée de non contrôle00:23:21 Le tournant des années 90 : la construction de l’immigration comme un problème00:29:26 Aujourd’hui : management néolibéral et glorification de l’asile00:35:47 Comment expliquer la chute du taux de reconnaissance du statut de réfugié ?00:40:17 Question 1. Présentation du livre à OFPRA. Les politiques migratoires ouvertes00:48:10 Question 2. L’apparition de la catégorie de demandeurs d'asile00:50:32 Question 3. La Convention de Genève. Le contrôle sur la démographie00:57:10 Question 4. Le coût financier de l’acceptation. L’influence du HCR. L’indépendance de l'OFPRA01:02:18 Question 5. Quelle solution ? La place de l’OFPRA au sein de l’appareil d’Etat. Le terme « exilé ». La CNDA01:09:00 Question 6. Les violences économiques comme cause migratoire01:12:01 Question 7. L’assimilation. Le contexte social01:17:28 Question 9. ONG et pouvoirs publics dans la gestion des exilés. Preuves, argumentation et mise en récit01:22:00 ConclusionCrédit Audio AudioNetworkQui sommes-nous ?Abrité par la Fondation Médecins Sans Frontières, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires (Crash) est une structure originale dans le monde des ONG. Sa raison d'être : animer le débat et la réflexion critique sur les pratiques de terrain et le positionnement public afin d'améliorer l'action de l'association.Pour plus d'informations, consultez le site du Crash.Suivez-nous aussi sur : Facebook / Instagram / Whatsapp / LinkedIn / Bluesky