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L'AFFRANCHIE PODCAST
Outrages // Rencontre avec Tal Piterbraut-Merx
Rencontre avec Tal Piterbraut-Merx à l'occasion de la parution de son dernier roman Outrages, éditions Blast.
Être out c’est passer de l’ombre à... ? Cette lumière permanente sur elle l’aveugle, ses rayons l’écrasent. Elle craint de ne jamais plus pouvoir rentrer au-dedans, de demeurer toujours exposée. Pourquoi les autres, les normaux, n’ont-ils jamais ce souci ? D’être pris par une nuit trop sombre dans un phare indiscret.
Une femme, infirmière en psychiatrie, est sur le chemin menant au quartier de son enfance et à une famille qu’elle n’a pas vue depuis des années. Dans ce qui la fait avancer, il y a l’un des espaces de sa vie, celui de la lesbianité qu’elle pense et raconte. Il y a aussi la trace de violences anciennes que d’autres voudraient indicibles. Ici, pas de confrontation, de retrouvailles ou de retour mais un roman de passage et d’insoumission dans lequel se mêlent mémoire juive, histoire familiale et violence de l’inceste. Et à la honte s’oppose alors l’outrage de la parole.
Vous souhaitez acheter ce livre ? c'est par ici https://www.laffranchielibrairie.com/livre/17951277-outrages-tal-piterbraut-merx-blast
À la conversation et à la réalisation : Soazic Courbet | Saison #7 : Univers graphique : Marine Foratier | Habillage sonore : Pierre-Antoine Naline.
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8. AU DELÀ DE L'INSULTE, rencontre avec Florent Manelli et Anthony Vincent
01:02:21||Saison 7, Ep. 8Rencontre croisée entre Florent Manelli, Au-delà du placard - renverser la honte, repenser l'intime, et Anthony Vincent, L'Insulte, de l'injure à la solidarité, publiés aux éditions Les Liens qui Libèrent.Au-delà du placard - renverser la honte, repenser l'intime :Pourquoi est-ce aux homosexuel·les de faire leur coming out et non aux hétérosexuel·les ? Comment une démarche à l’origine politique et collective est-elle progressivement devenue purement intime et individualiste ? N’est-ce pas là le signe de la persistance d’un ordre cishétéronormatif ?Avec Au-delà du placard, Florent Manelli explore le coming out comme un acte à la fois fruit d’un parcours intime et reflet de notre organisation sociale. S’inscrivant dans une longue histoire des luttes LGBTQI+, ce geste se retrouve aujourd’hui réduit à un symbole personnel ou médiatique, souvent récupéré par le capitalisme et la culture de masse.Le coming out apparaît plus que jamais comme un rituel attendu, façonné par la présomption à l’hétérosexualité et à la cisidentité. Il demeure toutefois un processus, un chemin vers soi mais aussi vers une communauté, porteur de perspectives collectives émancipatrices.Mêlant analyse, références culturelles, universitaires et expérience personnelle, l’ouvrage propose de repolitiser le coming out et d’en faire à nouveau un levier de lutte et de solidarité.L'Insulte, de l'injure à la solidarité :« Sale conne », « pédé », « gouine », « nègre », « pute »... Le retournement du stigmate désigne le processus par lequel une caractéristique initialement disqualifiée devient source de fierté, de visibilité ou de valeur symbolique. Dans ce livre, Anthony Vincent revient sur une longue tradition linguistique, sociologique et politique, issue des luttes antiracistes, queers et féministes et propose une réflexion inédite autour d’un mécanisme souvent évoqué mais rarement interrogé. Considérée comme un geste d’émancipation, la réappro priation de l’injure s’inscrit pourtant dans des rapports de pouvoirs et peut, selon les contextes, produire des effets ambivalents. Le stigmate retourné peut ainsi devenir ressource, marqueur distinctif ou nouvel instrument de légitimation, sans pour autant abolir les hiérarchies existantes, bien au contraire. En explorant ces tensions, L’insulte invite à repenser la manière dont nos sociétés transforment la marginalité en valeur, et à interroger les conditions réelles de cette transformation. À travers son propre témoignage, mais aussi la rencontre avec des militant·es tantôt favorables, tantôt défavorables au retournement du stigmate, Anthony Vincent tente de comprendre ce que la réappropriation de l’insulte permet, défait et renforce.Nous avions reçu Anthony Vincent à l'occasion de la parution du livre collectif dirigé par Florent Manelli, Pédés, aux points féminisme. Retrouvez l'épisode juste ici, sur L'Affranchie podcast !Dans cette conversation, les auteurs font référence à deux livres dont nous avons déjà parlé sur le podcast, voici les épisodes :Tal Madesta, La fin des monstres, La Déferlante éditions/Points féminismeHélène Giannecchini, Un désir démesuré d'amitié, aux éditions Seuil, dans la collection La Librairie du XXIème siècleCrédit photo d'Anthony Vincent © David LUU, pour le collectif Bissaï, la revue Face BCrédit photo de Florent Manelli © Sev Pieto
7. NOS SOLITUDES, rencontre avec Alice Raybaud
49:21||Saison 7, Ep. 7Rencontre avec ALice Raybaud à l'occasion de la publication de son livre, Nos Solitudes - Déjouer les politiques de l'isolement, aux éditions La Découverte.Elle est silencieuse, la plupart du temps invisible. Une vague de solitude grandit dans le monde, et en particulier dans les sociétés occidentales. Même quand nous sommes physiquement entouré.es, la sensation de ne pas être vraiment vu.es ni entendu.es s'étend.Pour l'expliquer, la responsabilité est régulièrement reportée sur les individus. Nous serions égoïstes, accros aux écrans, incapables d'engagement. Mais l'avènement de cette société de la solitude est avant tout le produit d'un vaste démantèlement : érosion des espaces publics, progression de la précarité, idéologies d'exclusion, anéantissement des collectifs de travail... Souvent envisagée comme un affect personnel, la solitude se révèle une condition partagée.Les conséquences sont dévastatrices. Si elle a de sérieux effets sur notre santé psychique comme physique, elle est d'abord une menace pour nos démocraties. Car certaines forces n'ont pas intérêt à arrêter la machine : la solitude constitue désormais une juteuse part de marché et elle n'est pas non plus étrangère à la montée des extrêmes droites. Nous les avons laissé capitaliser sur le sentiment de ne pouvoir se reposer sur personne – et de devoir se méfier de tous. C'est l'alerte adressée par Alice Raybaud dans cette enquête, qui nous invite à déjouer les politiques de l'isolement en leur opposant une politique du lien.Alice Raybaud est l'autrice de l'essai, Nos amitiés puissantes - Des liens politiques, des lieux de résistance, aux éditions La Découverte. Retrouvez un épisode de L'Affranchie podcast enregistré lors de la parution du livre : Nos puissantes amitiés avec Alice Raybaud - L'AFFRANCHIE PODCAST | AcastPhoto ©Charlotte Krebs
6. LA PUISSANCE DES LIENS, avec Pauline Harmange, Alice Raybaud, et Vinciane Moeschler
54:40||Saison 7, Ep. 6À l'invitation du Festival des livres d'en haut, table ronde sur La Puissance des liens avec Alice Raybaud, Pauline Harmange et Vinciane Moeschler.Alice Raybaud est l'autrice de deux essais : Nos puissantes amitiés - Des liens politiques, des lieux de résistance et Nos solitudes - Déjouer les politiques de l'isolement, aux éditions La Découverte.Pauline Harmange est l'autrice de plusieurs essais : Moi les hommes, je les déteste, au Points féministes, Avortée, chez Daronnes édtions, elle a participé au recueil Bi-es, au Points féministes.Et de plusieurs romans : Aux endroits brisés, au Livre de poche, Le Renard, chez JC Lattès, Aucune notification, à la Fourmi éditions, De l'autre côté de la mère, chez JC Lattès.Vinciane Moeschler est l'autrice de nombreux romans dont les plus récents : Trois incendies, chez Espace Nord et Guerillera, au Mercure de France.
5. AVALE-TOUT, rencontre avec Mardi Forestier
54:05||Saison 7, Ep. 5Rencontre avec Mardi Forestier à l'occaison de la publication de son recueil, AVALE-TOUT, à l'Atelier Téméraire.Entre SF queer et body horror sensuel, sept récits de dévoration joyeuse où la langue mute avec les corps qu’elle décrit ; une invitation jubilatoire à avaler tout ce qui grouille.Dans Avale-tout, les corps se transforment, prolifèrent et dévorent. Sept nouvelles où centaures, zombies, nisses et vampires subissent des métamorphoses radicales — et l’écriture mute avec eulles.Roudoudous vaseux, courges éventrées et saucisses de mort-flats : ces récits tissent une cosmogonie du gluant, du spongieux, du répugnant toujours comestible. On y prépare des festins suspects, où la frontière entre hôte et plat principal s’effrite. Les protagonistes — qu’iels soient centauresses métamorphosées, changelins domestiques ou rafales insufflant leur mélancolie dans des tubercules — ébranlent les frontières poreuses entre espèces, genres et règnes.Face aux mutations corporelles, la langue abonde : néologismes pullulants, grammaire qui défait les binarités, syntaxe qui s’étire et se contorsionne. La prose elle-même devient territoire de contamination, absorbant vocabulaire scientifique, argot inventif, onomatopées tactiles, listes expansives.Entre science-fiction queer, body horror sensuel et fable écologique, Avale-tout défend une vision impérieuse : la survie passe par la contamination consentie, l’hybridation joyeuse, les symbioses viscérales. Une invitation jubilatoire à avaler tout ce qui grouille.Retrouvez Mardi Forestier sur L'Affranchie podcast pour la parution de son précédent roman, Harde, aux éditions Trouble : Harde, un triangle amoureux heureux, rencontre avec Mardi Forestier - L'AFFRANCHIE PODCAST | Acast
4. NI MUSES, NI GROUPIES, rencontre avec Chloé Thibaud
55:03||Saison 7, Ep. 4Festival SUSTAIN, Enjeux de visibilité et d’égalité des femmes dans la musique.Cette rencontre donne la parole à la journaliste et autrice Chloé Thibaud autour de son ouvrage Ni muses, ni groupies. À travers une vingtaine d’entretiens avec des artistes majeures de la scène musicale – Pomme, Santa, Yseult, Lio, Sheila, Angélique Kidjo, Yelle et bien d’autres – elle explore la manière dont ces musiciennes, chanteuses et autrices repensent leurs pratiques dans un milieu encore largement traversé par des logiques patriarcales et sexistes.Comment s’affranchir des rôles assignés ? Comment créer, produire et exister autrement dans l’industrie musicale ? Par leurs paroles comme par leurs pratiques, ces artistes transforment la musique en espace de revendication, d’émancipation et de réinvention. Cette rencontre propose d’ouvrir un espace de dialogue autour de ces trajectoires, des résistances à l’œuvre et des imaginaires qu’elles contribuent à construire.Cette rencontre a été enregistrée à l'invitation de L'Aéronef, lors du festival SUSTAIN. Photo : Emmanuel POTEAU
3. L'Affranchie Kids : MINUSCULE TRÉSOR
19:04||Saison 7, Ep. 3L'Affranchie kids, des rencontres pour les enfants !Lecture de Pauline Harmange et Elodie Shanta à l'occasion de la publication de l'album, MINUSCULE TRESOR, aux éditions La Doux, à partir de 3 ans.Minuscule est une minuscule souris dont l’anniversaire commence bien différemment de ce qu’elle avait imaginé. Plutôt qu’une grande fête, ses amis lui remettent une liste d’objets à retrouver dans le jardin et la forêt. Ainsi commence son aventure à travers les pages, à la découverte de trésors cachés…Et qui sait ? Peut-être qu’une belle surprise l’attend au bout du chemin !Un album “chasse au trésor” pour célébrer l’amitié !
2. EN POÉSIES avec Le Noroît
56:21||Saison 7, Ep. 2Pour commencer la journée en bonne compagnie, rencontre avec Nana Quinn, Mimi haddam et Laurence Perron, publié-es aux éditions Le Noroît. Nous avons été rejoint-es par Charlotte Francoeur en fin de rencontre pour les lectures.Nana Quinn, Pensée magique :Combien de temps peut-on vivre en témoin de sa propre existence ? Dans Pensée magique, Nana Quinn plonge sous l’épiderme du monde : là où quelque chose naît et meurt sans cesse, où le corps se dédouble, se fissure, se rêve. Sa langue, traversée de silences, de honte, de folie et de désirs, fait de la nuit un territoire mouvant — un lieu où le réel se défait et où la magie devient une nécessité vitale, une manière de faire tenir ensemble les rubans qui relient les corps et les êtres.Mimi Haddam, Bleu désordre, une éthique des veilleuses :Une fracture. Un fichier corrompu. Un corps traversé par les diagnostics, les regards de contrôle et les mémoires qui refusent de se refermer. Dans Les veilleuses, Mimi Haddam compose un essai hybride où poésie, enquête clinique, pensée critique et auto-théorie se nouent dans une matière instable.Laurence Perron, Indices de Catherine, une enquête ésotérico-légale :Dans une brocante de Rennes, une poignée de cartes postales ouvre une brèche vers une enquête à la fois intime, historique et spectrale. Avec Indices de Catherine, Laurence Perron remonte les traces d’une histoire d’amour contemporaine traversée par le désir d’inventer de nouvelles manières d’aimer.Charlotte Francoeur, L'insidieux soleil, pour toujours :Dans ce recueil où la poésie circule entre le récit familial et le documentaire médical, Charlotte Francoeur explore les formes intimes de l’éloignement et de l’abandon.
1. VISER JUSTE avec Adèle Haenel
56:37||Saison 7, Ep. 1Rencontre avec Adèle Haenel, à l'occasion de la parution de son livre, Viser juste, à L'Arche éditrice.Il y a dans Viser juste, la patience de l’enquête. Le mot après mot, pour dire ce qui n’a pas voulu être vu, la pédocriminalité. Le souffle dans le cou de l’enfant lève la nausée, premières pages d’un récit qui ne lâchera jamais sa vérité. La vérité, celle de la disparition des enfants, comme tombé•es dans le gouffre de la lâcheté des spectateurs, les adultes.Très vite, les personnages prennent leur place sur la scène d’un livre qui marque, comme toujours avec Adèle Haenel, un avant et un après. L’actrice est désormais comédienne est désormais autrice, est désormais enquêteur de son passé. Retrouver la vie qui s’immisce là où plus rien ne faisait sens. Ces instants où la tête lui criait, je vis. Alors d’une disparition annoncée, s’élève le désir de vivre et d’aimer, de lutter et de dire. Jusqu’à l’écrit. Jusqu’à ce livre et ses rencontres. Merci Adèle pour les paroles qui amènent les écrits, pour les écrits qui amènent la parole.EDITO L'ARCHE EDITRICE :Dans son premier livre, Adèle Haenel nous fait suivre les métamorphoses d’un enfant fantôme lancé sur les traces de sa propre disparition, au travers de la vie et de l’art. Ce texte lumineux et plein d’espoir prend son énergie dans l’humour, la colère et l’amour. Scène après scène, nous suivons les personnages au rythme de l’enquête, pour comprendre comment se remettre à vivre. Forme inédite au croisement du scénario, de l’essai philosophique et du roman, Viser juste est le fruit d’une longue amitié artistique entre Adèle Haenel et Gisèle Vienne.Un texte percutant. Un manifeste artistique. Une méthode de survie.Portrait Adèle Haenel ©Helene Harder.
L'Affranchie podcast saison #7, c'est parti !
01:12||Saison 7, Ep. 0DANS VOS OREILLES // Le nouvel habillage sonore réalisé par Pierre Antoine Naline ! 📍 L’équipe est donc au complet, L’Affranchie podcast saison # 7 c’est : Soazic Courbet à la réalisation et au montage, Pierre Antoine Naline pour l’Habillage sonore et Marine Foratier pour l’univers graphique. 📣 L’Affranchie podcast est porté par L’Affranchie librairie, engagée en féminismes. Nous nous battons contre toutes les oppressions systémiques, un livre à la fois. Bonnes écoutes des 260 précédents épisodes et des futurs à venir, on se retrouve le jeudi 24 septembre pour l’épisode # 1 en compagnie d’Adèle Haenel. Merci pour votre soutien et à bientôt !☁️ L’Affranchie podcast, la librairie chez vous ☁️