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L'AFFRANCHIE PODCAST

Eunice, rencontre avec Lisette Lombé

Saison 4, Ep. 29

Rencontre avec Listte Lombé à l'occasion de la publication de son roman, Eunice, aux éditions du Seuil.


Eunice, dix-neuf ans, athlète, étudiante en fac de psycho, vient de se faire larguer par son petit ami. Alcool et danse pour tenter d'anesthésier la tristesse.

En se réveillant avec une gueule de bois carabinée, la jeune femme pense avoir touché le fond mais les nombreux appels en absence laissés sur son portable par son père annoncent le pire. Sa mère, Jane, est morte, d'une chute dans l'eau du fleuve au sortir d'une boîte de nuit. L’enquête conclut très vite à un simple accident mais Eunice refuse d’y croire.

Et si un agenda rouge retrouvé dans un salon de coiffure lui donnait raison ? Et si les initiales écrites sur plusieurs pages étaient un indice ? Pour Eunice, c’est le début d’une quête de vérité afin de comprendre qui était cette mère dont elle réalise qu’elle ne connaissait pas grand-chose. Le choc du deuil rappelle que toute famille est le lieu de secrets enfouis.

La rencontre avec la sereine et superbe Jennah marquera un tournant vers l’apaisement.

Eunice est une histoire d’amours, de sororité, de transmission et de rémission. C’est aussi un éveil à la tendresse et au pardon. Un roman coup de poing, porté par une langue très rythmée.

Slameuse et artiste passe-frontières, Lisette Lombé a publié un court roman, Venus Poetica, et un recueil, Brûler brûler brûler (prix Grenades/RTBF). Elle est également cofondatrice du Collectif L-SLAM et sera, en 2024, la prochaine Poétesse nationale en Belgique.


Nou avions déjà eu la chance de recevoir Lisette Lombé pour la parution de Brûler brûler brûler, aux éditions de l'Iconoclaste. Retrouvez l'épisode en saison 2 épisode 30.


Photo : Romain Garcin

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  • 38. Bleu nuit, blouson rose, Le Printemps des Poétexsses avec etaïnn zwer

    49:50
    LE PRINTEMPS DES POÉTESSESRencontre avec etaïnn zwer à l'occasion de la publication de son livre de poésie, Bleu nuit, blouson rose, aux éditions du commun.____Un texte très libre, une histoire d'amour, sur plusieurs étés, entre deux êtres aux genres mouvants, une banlieue de campagne non identifiable et des voyages vrais et fantasmés, des raves, du (éco-)sexe, des forêts, de grandes déclarations, des petites annonces, beaucoup de rêves et de questions. Une histoire d'amour avec sa fantaisie, son désir qui cherche et qui explose en plein le ciel, et ses mille ruptures (douéx pour sublimer la fin).Un récit de métamorphose qui se résout par fragments et par correspondances. Qu'est-ce qu'on fait de l'errance et du sens d'appartenir (belonging) dans un monde abîmé, comment on survit l'amour comme mythologie, qu'on signe avec sa bouche, ou pas...Photo :  Anna Broujean
  • 37. Marées vaches, Le Printemps des Poétexsses avec Maud Joiret

    42:42
    LE PRINTEMPS DES POÉTEXSSESRencontre avec Maud Joiret, à l'occasion de la parution de son recueil de poésie, Marées vaches au Castor astral.____Associant les pulsations du chaos intérieur et extérieur, Maud Joiret traque les indices des voix féminines et féministes pour lutter contre l’insensibilité du réel.Arpentant les villes, les galeries, les bars, les supermarchés, sa poésie traduit l’urgence du réel et l’impossibilité de le fuir.« Indisciplinant les registres de langue, la poésie de Maud Joiret griffe, violente, caresse le réel,les corps, illumine et troue la chair des époques. »Véronique Bergen, Diacritik« Pour Maud Joiret, la langue est une aventure.Ses mots sont poignants, drôles, magnétiques. »Jean-Claude Vantroyen, Le SoirPréface de Fanny Chiarello
  • 36. Le Printemps des Poétexsses avec Mag Lévêque et Miel Pagès

    49:31
    LE PRINTEMPS DES POÉTEXSSESRencontre croisée avec Mag Lévêque et Miel Pagès, à l'occasion de la publication de leurs livres aux éditions Blast.____Les coupables innocentesMag LévêqueMAMAN EST FOLLE DONCdeviens experte pour classer les urgences,experte en gestion de crise.ta famille ton conflit géopolitique.démine la maison tous les jours.réveil en sursaut tous les jours. tous les joursmaman danse au-dessus de l’eau, tous lesjours veille à ce qu’elle descende.touslesjoursle dernier jour.Ce qui habite les coupables innocentes, c’est la folie, celle qui se transmet entre les générations sans qu’on le sache, qui explose dans « maman » et bouleverse le récit familial. L’auteurice, par ce recueil, entreprend une démarche d’enquête visant à reconstruire une histoire de soi et de la famille. Les mots du recueil répondent à la solitude et à l’isolement en traçant les contours de la transmission et des liens indissolubles entre les sœurs, lieu de résistance face à la violence et au traumatisme. Mag Lévêque interroge l’intersection qui croise la classe sociale, la folie et les femmes et, avec cette poésie, lance un appel à « faire famille par dispersion ».Illustration de couverture : Joanna Folivéli, Goddess of Sorcery, 2023.____Les SublimationsMiel Pagèsaucune offre disponiblepour le métier « échapper à l’effondrement par l’endormissement »aucune offre disponiblepour le métier« poser mes lèvres sur la nuque de qui j’aime »non plus pour« regarder la disparition des espèces impuissante »votre demande de formation« survivre en temps de rien »a été refuséemerci de vous faire évincerde votre cœur qui bat faibleLes Sublimations révèle une poésie de l’intérieur dans une langue fulgurante et sanguine. La matière langagière est travaillée dans ce qu’elle a de primaire et l’invention de signifiants est au cœur du poème afin de nommer ce qui ne l’a pas encore été. Les Sublimations, en venant dire le désespoir, les relations amoureuses, les dépendances, tente d’éclairer l’inconscient par le langage : est donné par les mots ce qui est dissipé. Le recueil décortique les espaces incertains qui fondent l’être, traversé par ces « sublimations », ces transformations. C’est de métamorphose dont il est question : celle de la douleur, de l’amour et de la mélancolie en poésie.Illustration de couverture : Jeanne Lmb, Tendresse, 2020.
  • 35. Traduire et écrire la poésie, Le Printemps des Poétexsses avec Coline Fournout

    47:04
    LE PRINTEMPS DES POÉTEXSSESRencontre avec Coline Fournout à l'occasion de la publication de sa traduction du livre de poésie Le Tournesol, de Jackie Wang, aux éditions du commun.« Le glas plaintif du départ prématuré est en moi Vous y trouverez : Le livre ouvert de notre naissance La connaissance de là où nous sommes sur cette terre Il n’y a rien d’autre à faire qu’emmener le livre avec nous partout où nous allons C’est un livre qui pèse En le lisant, tu sauras où tu te tiens et ce que tu trouveras. »Dans ce texte poétique, telle une aventurière ou une grande reporter, Jackie Wang explore la matière onirique en y rejouant poétiquement nombre de thématiques chères à son travail et son engagement militant. Aux moyens d’un imaginaire débridé, elle convoque la profondeur inquiétante ou farfelue des rêves, ouvrant l’horizon des interprétations. Co-édition des éditions de la rue Dorion (Québec) et des éditions du commun (France). Finaliste du National Book Award 2021 en poésie, « Le tournesol » est le premier recueil de Jackie Wang, déjà connue en France pour son travail de recherche sur le système carcéral et la publication d’un essai à ce sujet (« Capitalisme carcéral », ed. Divergences).Artiste, militante, Jackie Wang est aussi poétesse et chercheuse spécialisée de l'économie politique des prisons et de la police aux États-Unis. Coline Fournout est également chercheuse et poétesse, elle est l'autrice de deux recueils parus aux éditions Blast : "Conjurations" (2021), et "Les gisantes" (2023).
  • 34. Et, refleurir avec Kiyémis

    49:19
    Rencontre avec Kiyémis à l'occasion de la publication de son premier roman, Et, réfleurir, aux éditions Philippe Rey.Un premier roman qui rend hommage aux rêves déraisonnables, au courage d'une héroïne quittant le Cameroun pour s'accomplir en France.Née dans le village camerounais de Nyokon, Andoun est entourée du bruit des houes retournant la terre des cultures d'arachides. Mais ses rêves sont plus grands que cette vie dans les champs. À chaque instant, elle souhaite casser la routine dans laquelle son village entend l'installer. Entre une volonté d'étudier contrariée, une grossesse imprévue et une indépendance arrachée, chaque pas vers son destin produira une onde de choc, transformant définitivement la jeune femme, ses proches et tous ceux qui croiseront son chemin. De Nyokon à Paris, en passant par Douala, Andoun devra affronter la résistance de sa famille très conservatrice. Tiraillée entre son envie d'appartenance et ses désirs de flamboyance, elle tentera de dépasser les préjugés des mondes traversés. Avec ce premier roman inspiré de l'histoire de sa grand-mère, la poétesse Kiyémis rend hommage aux rêves déraisonnables, à la témérité, à la capacité de renaître de celles qui choisissent de suivre leur destinée hors des sentiers tracés.Photo : Philippe Matsas
  • 33. Minuscule Folle Sauvage, la liste des choses à faire à la place de mourir de Pauline de Tarragon

    41:20
    Rencontre avec Pauline de Tarragon à l'occasion de la publication de Minuscule Folle Sauvage, son premier roman graphique à La Ville brûle.Qu'est-ce que je vaux si je suis seule ? Ai-je le droit de disparaître dans la forêt ? A quel moment puis-je décréter que je suis folle ? Dans son premier roman graphique, Pauline de Tarragon nous ouvre les portes de son laboratoire privé, celui dans lequel elle concocte des potions pour comprendre, réparer et survivre. C'est avec humour et poésie que l'autrice nous livre un monologue intime qui touchera en plein coeur les introverti.es, les inadapté.es, les phobiques aussi bien du vide que du trop-plein, et les tristes de naissance. Ce petit bijou minimaliste, plein d'humour et de sensibilité, vous fera passer du rire aux larmes.
  • 32. Mauvais goût, le roman de la colère avec Lisa Randin

    42:36
    Rencontre avec Lisa Randin à l'occasion de la publication de son premier roman, Mauvais goût aux éditions Hystériques & associéEs.Une femme s'abîme dans la colère, le cynisme et le désespoir des lendemains qui déchantent. Son refus des valeurs bourgeoises fait d'elle, aux yeux des autres, une femme de mauvais goût. Devenue prédatrice pour ne pas rester proie, elle peine à aimer et à se faire aimer. Alors qu'elle trouve peu à peu les mots pour dire son cheminement chaotique, c'est dans le silence des non-dits qu'elle entrevoit la possibilité de se défaire de sa rage autodestructrice et du relent amer qu'elle laisse dans la bouche.Lisa Randin est née en 1990 dans la région lyonnaise.Très tôt, elle lit tout ce qui lui passe sous la main. Elle commence à écrire de la poésie à l’adolescence, avant de se tourner vers le roman. Mauvais goût est sa première publication. Elle pratique également la photo argentique.
  • 31. La plaie de l'aube, les solitudes peuplées avec Sara Mychkine

    52:50
    Rencontre avec Sara Mychkine à l'occasion de la publication de son recueil de poésies, La plaie de l'aube, aux éditions Blast.Le regard cogneLes peaux brûlentMais la raceNeMentPasles damné·es de la terreont le souffleEn virguleça crie la fin du mondeavant que le cielne se fendeSous nospasEntre le cri et le silence, La Plaie de l’aube cherche à saisir, par l’embrasement de la langue, ce qui se dessine sous la fin du monde. Cette poésie est faite de fractures et tordue par le poids des vides dont elle cherche à s’extraire : elle s’ancre dans la résistance à l’ordre colonial, capitaliste et hétéropatriarcal. Au cours des vingt-quatre heures traversées par le recueil et au travers des lignes brisées et des vers fragmentaires se dessinent des récits amputés et des horizons qui s’écrivent à la force des poings. Face aux déchirures provoquées par la violence du monde, ce recueil est un appel à se lever encore, rester debout et lutter ensemble.Illustration de couverture : Mica Tzara, Saint Lucy’s eyes, 2019.
  • 30. Nos puissantes amitiés avec Alice Raybaud

    40:17
    Rencontre avec Alice Raybaud à l'occasion de la parution de nos essai, Nos puissantes amitiés. Des liens politiques, des lieux de résistance aux éditions de La Découverte. On aime à se dire qu'elle est essentielle. Mais, en réalité, l'amitié est souvent raillée, considérée comme futile ou invisibilisée. Dans les films, les livres, les imaginaires et les récits que l'on fait de nos parcours, elle passe presque toujours à l'arrière-plan : la jeunesse terminée, elle devrait s'éclipser au profit du couple et de la famille. Elle est ce lien que l'on sacrifie volontiers les années passant, quitte à abandonner une petite part de soi avec. Mais pourquoi le couple romantique représenterait-il l'unique façon de cheminer avec d'autres dans l'existence ?Depuis quelques années, de plus en plus de personnes décident de revendiquer leurs amitiés et de s'engager pleinement dans ces relations. Elles y découvrent des lieux de joie, mais aussi de solidarité et de résistance face aux aliénations du système patriarcal, capitaliste et dans une période de grande incertitude écologique. Hétéros ou queers, entre femmes, entre hommes ou dans des groupes mixtes, elles et ils sont nombreux à réinventer, entre ami.es, des manières de militer, d'habiter, de consommer, de faire famille, de vieillir ensemble et, finalement, de prendre soin les un.es des autres.Mobilisant de nombreux entretiens, des références culturelles, des études sociologiques aussi bien que des textes philosophiques, Alice Raybaud montre que l'amitié porte une dimension libératrice puissante, qu'elle peut être une force de dissidence et d'émancipation. Elle appelle ainsi à réinventer ce lien, intime et politique, et à remettre nos amitiés au centre de nos vies.