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L'AFFRANCHIE PODCAST
Le podcast des rencontres engagées de L'Affranchie librairie ! Réalisation : Soazic Courbet
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38. Au-delà du feu, rencontre avec Sol Netra
56:31||Saison 6, Ep. 38Rencontre avec Sol Netra à l'occasion de la parution de son livre, Au-delà du feu, aux éditions Blast.On dit que la nuit est danger. Ses nuits étaient funestes, la mienne est terrible et j’y meurs toutes les heures. Ma nuit est splendeur et je la traverse comme je traverserais un enfer. J’en saisis chaque seconde comme des milliers de pépites au travers des ongles. Jamais non plus mon corps n’habite la peur et pourtant je suis soleil. Dans la saison de la pénombre j’explore ce que fait l’ataraxie. La nuit est taiseuse pour qui ne fait pas l’effort ; elle est bavarde si on s’approche. Je vois en creux l’élan de la clarté laissée sur un banc au coucher de la lumière. Toujours milliers de pépites.Au-delà du feu est une respiration brisée, un murmure venu du fond. Le roman dit la mort, le désir, la chute et les murs qu’on subit. Écrit depuis un point de vue queer et anarchiste, il met en miroir le parcours d’Aleksander, ami d’enfance suicidé en prison, avec celui du.de la narrateurice fol et psychiatriséx. Sol Netra écrit comme on saigne doucement, avec une lucidité tendre et implacable. Chaque page creuse, effleure, dérange. On avance à tâtons dans une parole nue, aussi vulnérable que le corps et qui ne fait aucunement fi des violences systémiques. Tous les verbes restent longtemps en nous, comme un silence qu’on n’arrive plus à refermer.Illustration de couverture : Katya Aladinskaya, Heavy Thoughts, 2023.
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37. Avec ma tête d'arabe, rencontre avec Aïda Amara
46:52||Saison 6, Ep. 37Rencontre avec Aïda Amara à l'occasion de la parution de son livre, Avec ma tête d'arabe, aux éditions Hors d'atteinte.Être une jeune femme arabe en France en 2025, entre violence et résilienceTrop arabe pour certains, pas assez pour d’autres, Aïda Amara, née en France de parents algériens, a été habituée dès l’enfance à ne pas se sentir à la bonne place ni au bon endroit. Le 13 novembre 2015, devant le restaurant Le Petit Cambodge, à Paris, elle fait la malheureuse rencontre d’autres « têtes d’Arabes », armées de kalachnikovs. Survivante, elle ne pensait pas être assimilée à ses bourreaux.Pour se reconstruire, elle se cramponne à ses racines : ses parents, l’Algérie et la France. Elle comprend que la violence armée fait partie de la mémoire familiale et réalise que la force transmise par ses aïeux a sûrement contribué à lui sauver la vie.Avec ce livre, elle affirme la nécessité de la nuance et contribue à inscrire l’immigration algérienne dans le roman national français.Crédit photo © Pierre Saïah.
36. Notre soeur rabat-joie, rencontre avec Guillaume Cingal et Patricia Houéfa Grange
50:32||Saison 6, Ep. 36Rencontre avec Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal, traducteurices, à l'occasion de la parution du livre d'Ama Ata Aidoo, NOTRE SŒUR RABAT-JOIE - Méditations obliques d’une Noire, aux éditions Ròt-Bò-Krik.Sissie, une jeune étudiante dans le Ghana des premières années de l’indépendance, obtient une bourse de séjour en Europe. Le périple qui la mène de l’Allemagne à l’Angleterre lui démontre à quel point les rapports des Africaines et des Africains à l’Occident et à eux-mêmes restent modelés par la colonialité.Dans cette œuvre incontournable de la littérature féministe africaine enfin traduite en français, tout est affaire de décentrement du regard et des repères.Ici, la décolonisée sceptique observe les anciens colonisateurs. Soigneusement tissé de prose et de vers libres, ce roman drôle et acerbe d’Ama Ata Aidoo nous ouvre les pensées d’une femme noire qui s’aventure au cœur de la blanchité.Ama Ata Aidoo (1942-2023) est une autrice et dramaturge ghanéenne, dont l’œuvre abondante – romans, poésie, nouvelles, pièces de théâtre et essais – explore les défis post-coloniaux et la condition féminine africaine. Elle poursuit une longue carrière de professeure d’université (Ghana, Kenya, Zimbabwe, États-Unis) et lutte tout au long de sa vie pour l’accès à l’éducation et à l’écriture des femmes noires, à partir de son engagement politique et des organisations militantes qu’elle fonde. Abondamment étudiés dans le monde anglophone, ses écrits restent encore à découvrir en français.Ròt-Bò-Krik est une maison d’édition petite, indépendante, polyphonique, joyeuse et baroque.
35. La même en pire, rencontre avec Eugénie Zély
44:28||Saison 6, Ep. 35VOUS AVEZ UNE HEURE avec Eugénie Zély, à l'occasion de la parution de son roman, La même en pire, aux éditions Burn Août.LA MÊME EN PIRE est un roman d’amour enchâssé dans un roman noir, un huis clos dans lequel les confessions de chacune deviennent le procès des autres. Elles sont toutes coupables, toutes victimes, toutes témoins, toutes innocentes de ce qui est arrivé à Madison. Et qu’est-ce qui est arrivé ?Madison a disparu, Madison a été assassinée, Madison s’est suicidée. Huit femmes se retrouvent dans un appartement et reviennent sur ce qui les avait rassemblées des années auparavant : une maison délabrée que Madison louait et dans laquelle elle avait installé des caméras pour streamer H24 et monétiser son existence. Elles avaient toutes vécu dans cette maison et avaient toutes fini par la déserter. Sophie la poète mariée au terroriste, Cécile la détective privée, Hilary la bourgeoise militante, Lola l’adolescente tiktokeuse muette, Alexandra l’entrepreneuse, Eva la mauvaise mère, Kamila la mère aimante, et la narratrice.Avec les typographies Times (Victor Lardent), Full~Times (Amélie Dumont), Open Sans (Steve Matteson) et Deseo (Maximiliano Sproviero).Préface de Lou Villapadierna.Eugénie Zély parle du roman The Female male de Joanna Russ dans cet épisode.
34. Coquilles, rencontre avec Julia Kerninon
52:22||Saison 6, Ep. 34Rencontre avec Julia Kerninon à l'occasion de la parution de son livre, Coquilles, aux éditions Le Castor Astral.Depuis qu’elle s’est mise à l’écriture, Julia Kerninon a une obsession : comment apprendre à écrire ? Pour la première fois, elle tente d’y répondre. Chaque poème est l’occasion pour elle de noter quelques techniques, quelques ruses et habitudes, une sorte de manuel d’écriture en petits blocs. À mesure de son avancée, la pratique de son art se voit progressivement contaminée par son quotidien. Vie littéraire et vie de tous les jours s’entremêlent et se répondent inextricablement. On découvre alors une autre facette de l’autrice, plus intime : celle qui existe à côté de l’écriture, qui prend racine dans son enfance et se déploie jusqu’à la personne qu’elle est devenue aujourd’hui.Photo © Julien Alcacer
33. Les méritantes, rencontre avec Lucile Quillet
56:01||Saison 6, Ep. 33Rencontre avec Lucile Quillet à l'occasion de la parution de son livre, LES MÉRITANTES, Comment le monde du travail trahit les femmes, aux éditions Les Liens qui Libèrent.On a répété à l’envi que le travail serait un refuge, un moyen pour les femmes de s’extirper de leur rôle assigné de mère et d’épouse, de gagner leur argent, leur liberté, de trouver leur place dans la société… De devenir, en somme, grâce à la sueur de leur front, les égales des hommes.Et si tout cela n’était qu’une grande illusion ? Le monde du travail n’est pas un espace neutre, un tremplin méritocratique ou égalitaire. C’est un monde construit par et pour les hommes, dont les règles du jeu garantissent le maintien de leurs privilèges.Les femmes n’y sont que des invitées, appelées à montrer patte blanche et s’adapter, au prix de contorsions épuisantes. À elles de sourire et de garder le silence pour n’embêter personne, dans un système qui sous-estime ce qu’elles font et ce qu’elles sont. De faire deux fois plus pour obtenir deux fois moins.Mais n’est-ce pas plutôt au monde du travail de s’adapter aux femmes ? De réinventer les règles pour plus de justice et de bien-être au bénéfice de toutes et de tous ? Le temps est venu d’en finir avec la culpabilité, d’ouvrir les yeux et de renverser la table.Photo © JP. Baltel.
32. Bord'eLLes, rencontre avec Les feMMes dAngers
47:33||Saison 6, Ep. 32Rencontre avec Camille Gallard, Pauline Avenet et Hélène Konkuyt, à l'occasion de la parution de leur livre, BORD'ELLES, aux éditions La Contre allée.Être une femme dans ce monde est toujours un peu politique. Affirmer sa singularité, ne pas s’excuser d’être là où l’on est, se débrouiller avec son désir et celui des autres. D’abord partager ses lectures, échanger, dire, rebondir. Puis oser écrire. Écrire à trois.Ce premier ouvrage du collectif des feMMes dAngers paraît au terme de sept années passées, pour chacune d’entre elles, à provoquer des interstices dans leur vie quotidienne pour questionner leur situation de femme, leur rapport à la maternité, au travail, à la sexualité, au corps. Dans un monde fragmenté, à travers la variété des discours, comment choisir ses mots pour faire de leur fragilité une source d’émancipation ?Les feMMes dAngers construisent et éprouvent une écriture du commun où se tressent leurs trois voix.Bord’eLLes est un livre poétique, politique, relevant à la fois de l’intime et de l’élan collectif, osant l’expérience d’un va-et-vient de l’un à l’autre.Le Collectif feMMes dAngers est né en 2018. Composé de Pauline Avenet, Camille Gallard et Hélène Konkuyt, il tient son nom de la ville d’Angers, commune aux trois autrices, et fait référence à l’ouvrage de Laure Adler, Les femmes qui lisent sont dangereuses. Le collectif s’est construit autour d’échanges de textes, récits autobiographiques et pensées.Photo ©Aurélie Le Maître.