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L'AFFRANCHIE PODCAST
Le podcast des rencontres engagées de L'Affranchie librairie ! Réalisation : Soazic Courbet
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43. Cancer colère, rencontre avec Fleur Breteau
01:04:02||Saison 6, Ep. 43Rencontre avec Fleur Breteau à l'occasion dela parution de son livre, Cancer colère, aux éditions du Seuil."Pour défendre nos vies et l’idée même d’avenir, pour me guérir tout à fait, ma colère devait devenir politique. De la maladie à la colère et de la colère à la lutte, c’est l’itinéraire que je partage avec vous dans ce récit." F. B.Fleur Breteau est la fondatrice et porte-parole de Cancer Colère, un collectif qui réunit des malades, ex-malades et futur.es malades du cancer pour qui « guérir du cancer » n’est plus une promesse suffisante. Cancer Colère politise les causes de cette maladie devenue épidémie : il exige un moratoire européen sur l'usage des pesticides et une transformation profonde du modèle agricole soutenue par les pouvoirs publics. Le collectif s’est notamment illustré dans le combat citoyen contre la loi Duplomb durant le printemps 2025.Photo © Astrid di Crollalanza.
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42. Les filles de la librairie, rencontre avec Giulia Foïs
51:17||Saison 6, Ep. 42Rencontre avec Giulia Foïs à l'occasion de la parution de son roman, Les filles de la librairie, aux éditions Flammarion.À Nice, le soleil brille trois cents jours par an. À Nice, de vieilles haines grattent à la porte. À Nice, Maud et Malika tiennent une librairie. Quand elles se sont rencontrées, quand elles sont tombées amoureuses, quand elles ont tout quitté, elles ont ouvert Les Affranchies. Trois ans plus tard, on y croise, entre autres, un anarchiste italien en cavale, un baby-sitter fan de Taylor Swift, une journaliste en lutte - un peu à l'ouest sur ses cycles ovariens -, une jeune mère tatouée qui promène sa poussette au bord du précipice, un prof de yoga déconstruit et le club de lecture des Veuves Poignet. Ce que les filles de la librairie espéraient, c'était offrir un refuge à celles et ceux qui voudraient continuer à respirer, à lutter, à s'aimer librement. Ce qu'elles n'imaginaient pas, c'est qu'il faudrait, pour aider l'une d'entre elles, enterrer un cadavre sur les rives du Paillon.Photo © Pascal Ito, éditions Flammarion.
41. Woolf regarde Buffy, rencontre avec Ivan Berquiez
58:21||Saison 6, Ep. 41Rencontre avec Ivan Berquiez à l'occasion de la parution de son livre, Un pieu à soi, Virginia Woolf regarde Buffy, aux éditions La Variation. Virginia Woolf se serait-elle jetée dans la rivière si elle avait pu regarder Buffy contre les vampires ?1941->1997 back to the future c’est exactement le projet d’Ivan Berquiez. Avec une grande finesse, l’auteur entremêle la série épopée et les écrits de l’autrice, quand Woolf rencontre Buffy, c’est évidemment la surprise et d’un épisode à l’autre, leurs combats de vie se mêlent, sans forcer. Au-delà de l’impact de la pop culture sur nos vies, il y a dans ce livre une réflexion profonde sur la mort, sur la vie qui cesse d’être envieuse. Vampire et dépression, écriture et solitude, c’est un récit passionnant qui se déroule sous nos yeux.Photo © Sido Lansari.
40. Faire naître - Ce que le capitalisme fait à la maternité, rencontre avec Clélia Gasquet-Blanchard
57:48||Saison 6, Ep. 40Rencontre avec Clélia Gasquet-Blanchard à l'occasion de la parution de son livre, Faire naître - Ce que le capitalisme fait à la maternité, à La Fabrique éditions.La maternité est un lieu politique. Au-delà des violences gynéco-obstétricales et du pouvoir accaparant du corps médical, Clélia Gasquet-Blanchard démontre que cette emprise n’est ni une fatalité ni un simple effet de la casse de l’hôpital public, et que la médicalisation excessive de la naissance a précisément rendu possible le démantèlement du service public de la maternité.En retraçant l’histoire de la dépossession des savoirs et des solidarités entre femmes, elle renverse notre regard sur l’accouchement, sa marchandisation et les puissantes dynamiques de ségrégation sociale et raciale qui l’entourent.Cet essai appelle à réinventer des liens émancipateurs dans les salles d’accouchement comme hors des murs de l’hôpital afin que la naissance devienne un espace d’autonomie, de savoir partagé et de véritable justice reproductive.Clélia Gasquet-Blanchard est géographe, maîtresse de conférences HDR à l’École des hautes études en santé publique et attachée au Laboratoire ESO du CNRS, Université Rennes 2. Depuis 2019, elle coordonne le réseau de santé SOLIPAM qui prend en charge les femmes enceintes en situation de grande précarité en Île-de-France.Photo © Anthony Francin.
39. Tu nuis à la cause, une mise au point impertinente par Sandrine Rousseau
51:31||Saison 6, Ep. 39Rencontre avec Sandrine Rousseau à l'occasion de la parution de son livre, Tu nuis à la cause #WOKE. Une mise au point impertinente, aux éditions La Meute.Tu nuis à la cause. Toi la féministe arrogante, avec tes poils sous les bras et tes propos clivants, personne n’a envie de t’écouter. #MeToo, #MeToo, vous n’avez que ça à la bouche. Ils nuisent à la cause, les écologistes aux tee-shirts usés qui manifestent contre les bassines. Les bassines c’est la rentabilité, qu’est-ce qu’ils y connaissent, eux, à la rentabilité ? Elle nuit à la cause, la mère de cet enfant tué par des policiers lors d’un contrôle d’identité et qui sourit, quelques jours plus tard, à la tête d’une manifestation en hommage à son fils. Ils nuisent à leur cause, ceux qui ont tagué l’Arc de Triomphe, avec leurs gilets. Eux aussi, ces étudiants, ils nuisent à leur cause en bloquant quelques heures l’entrée d’une grande école pour clamer leur solidarité au peuple palestinien. Ils nuisent à leur cause, ces ultramarins qui déboulonnent les statues des esclavagistes ou des colons. Ils nuisent à leur cause, ces jeunes, ces chercheurs qui bloquent les tarmacs et les périphériques ou jettent de la soupe sur la vitre d’un tableau. Trop d’excès, personne n’écoute. Et ces associations de défense des animaux qui filment en toute illégalité des abattoirs ? Déconstruction, vous ne savez dire que ça. Tonton explique comment il éteint la télé « direct » quand il entend les représentants de ces causes. Il est à un repas de famille, il a bu un verre et prend la tablée complète à témoin. Lui, il est le premier féministe, il est écologiste aussi, et puis antiraciste. Et il l’a été bien avant tout le monde ! Il a aidé cette stagiaire, l’an dernier, qui se faisait embêter par son collègue. Il a dit au collègue d’arrêter. Alors ça suffit. Il n’a pas de leçon à recevoir de sales connes.Sandrine Rousseau remet le monde à l'endroit dans ce plaidoyer rassembleur en faveur de l'impertinence politique. Parce que nous n'avons plus le temps pour la politesse face à un impératif : gagner face au fascisme.Photo ©Juliette Dupuis Carle.
38. Au-delà du feu, rencontre avec Sol Netra
56:31||Saison 6, Ep. 38Rencontre avec Sol Netra à l'occasion de la parution de son livre, Au-delà du feu, aux éditions Blast.On dit que la nuit est danger. Ses nuits étaient funestes, la mienne est terrible et j’y meurs toutes les heures. Ma nuit est splendeur et je la traverse comme je traverserais un enfer. J’en saisis chaque seconde comme des milliers de pépites au travers des ongles. Jamais non plus mon corps n’habite la peur et pourtant je suis soleil. Dans la saison de la pénombre j’explore ce que fait l’ataraxie. La nuit est taiseuse pour qui ne fait pas l’effort ; elle est bavarde si on s’approche. Je vois en creux l’élan de la clarté laissée sur un banc au coucher de la lumière. Toujours milliers de pépites.Au-delà du feu est une respiration brisée, un murmure venu du fond. Le roman dit la mort, le désir, la chute et les murs qu’on subit. Écrit depuis un point de vue queer et anarchiste, il met en miroir le parcours d’Aleksander, ami d’enfance suicidé en prison, avec celui du.de la narrateurice fol et psychiatriséx. Sol Netra écrit comme on saigne doucement, avec une lucidité tendre et implacable. Chaque page creuse, effleure, dérange. On avance à tâtons dans une parole nue, aussi vulnérable que le corps et qui ne fait aucunement fi des violences systémiques. Tous les verbes restent longtemps en nous, comme un silence qu’on n’arrive plus à refermer.Illustration de couverture : Katya Aladinskaya, Heavy Thoughts, 2023.
37. Avec ma tête d'arabe, rencontre avec Aïda Amara
46:52||Saison 6, Ep. 37Rencontre avec Aïda Amara à l'occasion de la parution de son livre, Avec ma tête d'arabe, aux éditions Hors d'atteinte.Être une jeune femme arabe en France en 2025, entre violence et résilienceTrop arabe pour certains, pas assez pour d’autres, Aïda Amara, née en France de parents algériens, a été habituée dès l’enfance à ne pas se sentir à la bonne place ni au bon endroit. Le 13 novembre 2015, devant le restaurant Le Petit Cambodge, à Paris, elle fait la malheureuse rencontre d’autres « têtes d’Arabes », armées de kalachnikovs. Survivante, elle ne pensait pas être assimilée à ses bourreaux.Pour se reconstruire, elle se cramponne à ses racines : ses parents, l’Algérie et la France. Elle comprend que la violence armée fait partie de la mémoire familiale et réalise que la force transmise par ses aïeux a sûrement contribué à lui sauver la vie.Avec ce livre, elle affirme la nécessité de la nuance et contribue à inscrire l’immigration algérienne dans le roman national français.Crédit photo © Pierre Saïah.