Partager

L'AFFRANCHIE PODCAST
Le podcast des rencontres engagées de L'Affranchie librairie ! Réalisation : Soazic Courbet
Latest episode

15. Tiens bon ne lâche rien / Les femmes musulmanes ne sont-elles pas des femmes ? Rencontre entre Myriam Loussif et Hanane Karimi
52:31||Saison 6, Ep. 15Rencontre croisée entre Hanane Karimi et Myriam Loussif, à l'occasion de la parution de leurs ouvrages aux éditions Hors d'atteinte.Les femmes musulmanes ne sont-elles pas des femmes ?, de Hanane KarimiLe versant sexiste de l’acharnement islamophobe enfin dévoiléMes larmes étaient celles d’un désenchantement : un désenchantement féministe. J’avais échoué à trouver les mots qui auraient fait douter ces femmes de leur offensive contre d’autres femmes, de leur trahison d’un féminisme universel, de leur aveuglement par des biais racistes et islamophobes. Puisque l’islamisme était l’ennemi, celles qui affichaient leur adhésion à l’islam devenaient à leurs yeux l’incarnation de ce danger, et se retrouvaient exclues des luttes pour les droits des femmes.Mais les femmes musulmanes ne sont-elles pas des femmes ?Maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Strasbourg, Hanane Karimi déploie ici une réflexion sur la « nouvelle laïcité », l’islamophobie et l’héritage colonial français pour montrer comment les femmes musulmanes, désignées comme des ennemies de l’intérieur, se voient refuser l’accès à une citoyenneté pleine et entière, à l’espace public et à l’arène politique – voire, tout simplement, à l’identité de femmes dignes d’avoir des droits._Tiens bon, ne lâche rien, de Myriam LoussifLa poésie d’une femme de 18 ans, lucide, incisive et provocatrice, sur des thèmes comme la méritocratie, la laïcité ou la démocratieEn une quarantaine de poèmes aux titres tels que « Fâcheuse méritocratie », « L’Arabe qui cache la forêt » ou « Émeutes », Myriam Loussif, 18 ans, livre des observations acérées et très politiques sur ce qu’elle identifie comme des injustices, des absurdités ou des hypocrisies. Elle explore également d’autres thématiques auxquelles l’adolescence la confronte, comme la confiance en soi, l’amitié ou les relations entre parents et enfants. «La vie est une lutte quand on est une femme, adolescente, banlieusarde qui porte le voile », écrivait-elle dans la lettre d’accompagnement de son manuscrit, envoyé alors qu’elle n’avait que 17 ans. Aujourd’hui scolarisée en terminale, elle voit en l’écriture un outil de résistance et d’espoir; et livre des poèmes aussi lucides que tournés vers l’avenir.
More episodes
View all episodes

14. La Méthode Carnet d'idées, rencontre avec Nathalie Sejean
40:45||Saison 6, Ep. 14Rencontre avec Nathalie Sejean, à l'occasion de la parution de son livre, La Méthode Carnet d’Idées, à La Fourmi éditions.La Méthode Carnet d’Idées est un manuel pour apprendre à collecter dans votre carnet tout ce qui vous anime puis à pouvoir retrouver vos notes au fil des mois et des années. Autrement dit, c’est la méthode secrète parfaite pour gouverner le monde (ou au moins votre créativité) sans utiliser l’intelligence artificielle.Initialement développé sous la forme d’un atelier en ligne en 2021, la Méthode Carnet d’Idées a permis à plus des centaines d’amateurices de carnet de développer une nouvelle relation à leur curiosité et leur créativité. Maintenant disponible en livre.
13. Tartine-moi et autres textes de Jill Johnston, rencontre avec Pauline L. Boulba, Aminata Labor et Rosanna Puyol Boralevi
55:52||Saison 6, Ep. 13Rencontre avec Pauline L. Boulba, Aminata Labor et Rosanna Puyol Boralevi à l'occasion de la publication du livre de JILL JOHNSTON, Tartine-moi et autres textes, éditions Brook.Sont ici réunis des textes de l'écrivaine-critique d'art-performeuse-zbeuleuse féministe-lesbienne Jill Johnston parus pour la plupart dans The Village Voice entre 1962 et 1993. On y croise des danseureuses, des hordes de gouines et de pédales, Meredith Monk, les Radicalesbians, Pauline Oliveros, des lits de rivières asséchées, Yvonne Rainer, Lois Lane, le Gay Liberation Front ou encore Agnes Martin.Figure centrale des avant-gardes artistiques des années 1960 à New York, Jill embrasse son lesbianisme après les révoltes de Stonewall de 1969. Si son écriture de critique se laisse contaminer par les œuvres qu'elle observe pour dévier vers des formes expérimentales, son écriture d'écrivaine-lesbienne vibre, tremble, rit, tournoie, saute, détonne. Elle prolonge les gestes chorégraphiques qui l'ont marquée et les entraîne dans des espaces politiques et collectifs. Ça fait splash, la langue de Jill éclabousse les rives de l'art et du militantisme.Traduits par Pauline L. Boulba, Aminata Labor, Nina Kennel et Rosanna Puyol Boralevi, les textes sont introduits par Pauline L. Boulba, accompagnés par les dessins d'Aminata Labor ainsi que par un article et un entretien avec Clare Croft.
12. Cuisines d'Afrique du Nord, rencontre avec Farah Keram
44:25||Saison 6, Ep. 12Rencontre avec Farah Keram, à l'occasion de la parution de son livre magnifique, Cuisines d'Afrique du Nord, 48 recettes et récits intimes culinaires, accompagnée de la photographe Nina Medioni, aux éditions Flammarion.Saisonnalité sacrée, résilience, rituels culinaires : les cuisines d’Afrique du Nord sont un patrimoine vivant, tissé d’histoires intimes et collectives. La journaliste Farah Keram nous entraîne au cœur des traditions culinaires transmises par les femmes de sa famille, entre l’Algérie, la Tunisie et les diasporas en France.De cette immersion sont nées 48 recettes (harira, boulettes mtewem, karentika, tchekchouka, msemen…), mais aussi un récit sensible et sociologique, nourri d’un travail de terrain et d’entretiens avec des experts. La cuisine y devient un langage, une manière de dire la transmission, les silences, la double culture et le rôle central des femmes dans la préservation des savoirs. Car quel meilleur médium que la cuisine pour raconter, relier et perpétuer les mémoires ?Crédit photo : Nina Medioni
11. Éditer Audre Lorde, rencontre avec Rina Nissim
38:07||Saison 6, Ep. 11Rencontre avec Rina Rissim, à l'occasion de la publication du recueil de textes inédits en français d'Audre lorde, I AM YOUR SISTER, aux éditions Mamamélis.Les éditions Mamamelis fêtent 40 ans de publication d'ouvrages femmes et santé et d'autrices engagées peu connues en France. Elles vous proposent pour cet anniversaire des essais et des textes d'Audre Lorde, poétesse et essayiste Noire états-unienne qui ont... 40 ans! Ils demeurent d'une actualité brûlante.Audre Lorde est aujourd'hui aussi célèbre que bell hooks, Toni Morrison ou Alice Walker. Nous souhaitons que dans leur foulée d'autres femmes Noires engagés s'expriment et percent en francophonie.
10. Comment l'hystérie continue d'enfermer les femmes, rencontre avec Pauline Chanu
51:25||Saison 6, Ep. 10Rencontre avec Pauline Chanu, à l’occasion de la parution de son livre, Sortir de la maison hantée, Comment l'hystérie continue d'enfermer les femmes, aux éditions La Découverte.L’hystérie n’est-elle qu’une fiction du passé ? On l’associe généralement à un diagnostic obsolète, né de l’esprit d’hommes de la fin du XIXe siècle et resté figé dans les mémoires par les photographies de femmes en train de faire l’arc de cercle, pieds et mains au sol, les yeux révulsés. Supprimée des classifications psychiatriques, l’hystérie est supposée avoir aussi disparu du vocabulaire juridique. Le terme peut même nous faire sourire tant son caractère misogyne relève aujourd’hui de l’évidence.Et pourtant, l’hystérie continue de nous hanter. Elle est toujours présente dans les cabinets des médecins, les couloirs des hôpitaux psychiatriques, au sein des cours de justice, des commissariats de police, dans nos familles et nos imaginaires. Si ce signifiant flottant se terre parfois sous d’autres noms, il s’agit toujours de faire des femmes des folles pour cacher les violences dont elles sont réellement victimes. Car l’hystérie ne tombe pas du ciel : pour qu’il y ait »hystérisation« , il faut d’abord des »hystériseurs«.À partir de rencontres avec des femmes psychiatrisées, d’affaires contemporaines, d’entretiens avec des historien.nes, des avocat.es, des médecins, d’archives d’hôpitaux, de témoignages laissés par des autrices internées, Pauline Chanu exhume la voix des femmes enfouies sous les diagnostics et nous invite à laisser parler les fantômes. Celles-ci nous montrent la porte de sortie de la maison hantée.Crédit photo : Romy Alizée
9. Monstrueuse, rencontre avec Taous Merakchi
49:23||Saison 6, Ep. 9Rencontre avec Taous Merakchi à l'occasion de la parution de son livre, Monstrueuse, aux éditions La Ville Brûle.Le cinéma d’horreur est le miroir de notre société, de notre imaginaire collectif et des réalités dans lesquelles il prend racine. C’est une soupape de décompression, un sas hermétique dans lequel on peut tout expulser sans risquer de déborder sur les autres. Un divan de psy. Un terrain de jeux. Une catharsis. Un indispensable défouloir.L’horreur, sous forme de fiction, est contenue. Certes, il arrive qu’elle s’immisce dans nos cauchemars, qu’elle se rappelle à nous lorsqu’on cherche à s’endormir, mais on peut rallumer la lumière et intimer à notre imagination de se calmer. Contrairement à l’horreur qui nous entoure au quotidien, on sait où et quand ça va s’arrêter. Quand le générique défile, le cauchemar prend fin. On a compté les morts, on a hurlé, mais on a survécu, c’est terminé !Ce récit d’apprentissage empli de monstres se double d’une passionnante quête personnelle et d’un plaidoyer passionné pour le cinéma d’horreur.Photo : Amandine Giloux.