IMPACT POSITIF - les solutions existent

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Solution 16 : La jeunesse dit non au changement climatique

Ép. 16

Rencontre : Il est polytechnicien, elle est étudiante à la Sorbonne et à Sciences Po. Tous deux sont engagés pour alerter sur l’urgence climatique. Aujourd’hui plus que jamais. L’un a co-rédigé un manifeste, l’autre fait partie des Youth For Climate. Ensemble, ils représentent une jeunesse qui se met inexorablement en mouvement.


Corentin Bisot est à l’origine avec d’autres étudiants de grandes écoles du « Manifeste pour un réveil écologique » publié cet automne. Il est interviewé dans ce podcast avec Claire Renauld, étudiante à la Sorbonne et à Sciences Po. Elle fait partie des « Youth For Climate », ces jeunes qui se mobilisent tous les vendredis dans le sillage de la suédoise Greta Thunberg… Lycéens, étudiants et professeurs sont appelés à défiler car à quoi bon aller en cours dans un monde qui sera détérioré plus tard, disent-ils. Un appel aussi à réfléchir aux savoirs enseignés aujourd’hui et qui doivent permettre de répondre aux crises futures.


Le « Manifeste pour un réveil écologique » pose, lui, clairement les constats et cherche à mettre la pression sur les futurs employeurs de ces étudiants convoités… Un manifeste qui est un succès, il a été signé à ce jour par plus de 30 000 étudiants, sans doute plus à l’heure où vous écouterez ce podcast. Avec ses compères, depuis quelques semaines, Corentin rencontre des Grands Groupes, des entreprises du CAC40 pour discuter de ce manifeste et comprendre où sont les blocages. Des entreprises qui sont curieuses de ce texte, certaines ont fait elles-mêmes la démarche vers ces étudiants, sans doute aussi par peur d’être « blacklistées » par ces jeunes talents. Alors, ensemble, ils réfléchissent.


Claire prépare elle la grande grève du climat du 15 mars, qui sera le summum selon elle de la mobilisation mondiale. 300 scientifiques dans le monde ont décidé d’arrêter le travail également. Avec les autres étudiants, elle prépare aussi tous les autres vendredis qui suivront et qui portent à chaque fois une revendication différente. Pour ces deux jeunes, que ce soit le manifeste ou les manifestations du vendredi, leur mobilisation a permis de libérer la parole sur le sujet, premier pas essentiel et crucial vers l’action. Voici une conversation croisée entre deux étudiants engagés, qui illustre cette mise en mouvement planétaire. Voici leurs convictions, leurs espoirs, leurs mains tendues, leurs solutions.

Plus d'épisodes

7/18/2020

Rediffusion : Emery Jacquillat, le pionnier des entrepreneurs du monde d'après

Saison 2, Ép. 16
Emery Jacquillat est l’entrepreneur du monde d’après par excellence.Entrepreneur à mission avant l’heure et ce, bien avant la loi PACTE. Avec la CAMIF, dont il est le PDG, il porte depuis plus de 10 ans un modèle de transformation qu’il n’a cessé de promouvoir.Pourquoi? Parce qu’il porte ses fruits.La CAMIF, labellisée BCorp depuis 5 ans, affiche aujourd’hui une croissance à deux chiffres et veut d’ici 2040 détrôner IKEA, rien que ça! Dès la reprise de cette entreprise, il a compris que la seule façon d’y arriver était de mettre de l’impact positif au cœur de son projet: avec des produits made in France, durables, des relations équilibrées avec les fournisseurs et une grande implication de ses salariés.Pour lui, la crise du coronavirus est un facteur accélérateur de la transformation des entreprises. Si avant, il avait l’impression de prêcher dans le désert, aujourd’hui, les conséquences concrètes de cette crise, la multiplication des tribunes lui donnent raison. La crise a mis en lumière les fragilités de nos sociétés, et ce qu’il faut reconstruire de toute urgence. Dans son secteur, 20 000 emplois ont disparu de façon silencieuse en 20 ans. L’entreprise, selon lui, est aux avant-postes. Elle est le levier le plus puissant pour agir face aux prochains défis qui s’annoncent. Si nous ne sommes pas au rendez-vous, l’humanité pourrait retomber dans une autre crise dont elle ne se remettrait pas.Pour Emery Jacquillat, également Président de la Communauté des Entreprises à Mission, si une entreprise est capable de montrer son utilité pour la société, demain, ce sera la condition pour faire du profit. Le levier de performance économique,il sera social et environnemental. Très bonne écoute avec Impact Positif!
6/28/2020

La Convention Citoyenne pour le Climat : et maintenant ?

Saison 2, Ép. 15
Pour cet épisode, place aux travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat. Ils se sont achevés fin juin et les 150 propositions ont été rendues. Surtout, voici un exercice inédit de démocratie qui a été réalisé. Impact Positif vous propose d’écouter Mathilde Imer, experte en démocratie participative et membre du comité de gouvernance de la Convention, ainsi que Mélanie, une des 150 citoyennes tirées au sort. La vie de Mélanie a drastiquement changé depuis qu’elle a reçu un appel l’informant avoir été tirée a sort. Elle nous raconte comment elle a vécu cette expérience incroyable, ce qu’elle en retire et ce qu’elle espère des propositions sur lesquelles elle a planché pendant 9 mois.A peine publiées, les 150 propositions ont aussitôt déclenché une salve de critiques avec une polarisation sur quelques mesures, comme la réduction de la vitesse sur les autoroutes à 110 km/h. Avec Mathilde et Mélanie, nous parcourons cet ensemble de mesures car pour les 150, il s’agit bien d’un ensemble cohérent à prendre tel quel et « sans filtre » comme l’a assuré le président : pas question de piocher une mesure ici et là. Et en attendant les réponses apportées par le gouvernement et le Président, nous nous penchons sur le fonctionnement de cette Convention. Comment les travaux ont-ils été menés pendant ces 9 mois ? A quel rythme ? Et comment ces 150 ont-ils travaillé ensemble, eux qui sont représentatifs de toute la diversité du pays ?Mathilde Imer nous parlera également du bond gigantesque effectué par cette Convention en terme de démocratie. Jamais on a autant parlé du tirage au sort ! Une méthode éprouvée à l’étranger, et qui permet d’avoir une meilleure représentation de toute la population. Dans le cas français, et sur cette question de l’urgence climatique, cette Convention a surtout montré que les Français n’avaient jamais été aussi prêts à aller vite et fort pour faire face aux défis. Les autorités politiques l'ont bien compris. Après cette expérience unique dans l'Hexagone sur le climat, d’autres initiatives vont être lancées à l’étranger. Très bonne écoute avec Impact positif.
6/13/2020

Alexandre Mars : faire de la solidarité la norme

Saison 2, Ép. 14
«Ose!», c’est le dernier livre d’Alexandre Mars publié chez Flammarion, soit 21 chapitres qui sont autant de conseils pour tous ceux qui veulent lancer leur entreprise, mais qui ne se sentent pas un entrepreneur dans l’âme. L’homme d’affaire à succès est allé chercher une multitude de témoignages auprès d’entrepreneurs emblématiques partout dans le monde pour essayer d’en extraire quelques règles et conseils essentiels. Ne pas attendre l’idée la plus originale pour se lancer, écoutez les signaux faibles, travailler énormément, être une éponge, écouter et ne pas s’enfermer, mais encore bien d’autres. Après cette crise du coronavirus, peut-on toujours autant oser qu’avant? Oui, nous répond Alexandre Mars car chaque crise amène son lot d’opportunités. Et s’il n’y aura pas forcément un monde d’après, il y a avec certitude un avant et un après, et des leçons à tirer: la solidarité n’a jamais été aussi nécessaire et essentielle. Il n’y a pas de voie de sortie sans solidarité. Pour le prouver, Alexandre Mars a lancé une plateforme «Tous pour Tous» qui centralise toutes les initiatives de solidarité qui ont été initiées pour combattre le coronavirus, celles des entreprises et celles des citoyens. Objectif: inspirer d’autres entreprises et impliquer le citoyen, au centre de tout. Avec sa carte bleue, il vote finalement tous les jours et peut directement influer sur son écosystème. C’est lui qui a désormais le pouvoir.Avec Alexandre mars, nous nous interrogeons aussi sur la signification du succès de nos jours, quel est-il? Aujourd’hui, il n’est pas forcément le succès qu’on imaginait il y a 5, 10 ou 20 ans lorsqu’il se mesurait au nombre de zéro dans les profits. Aujourd’hui, on peut avoir du succès en partageant des valeurs avec le plus grand nombre. Le succès peut être défini différemment, notamment dans son impact positif social et environnemental, et c’est cela qui rend notre époque intéressante. Bonne écoute avec Impact positif!