IMPACT POSITIF - les solutions existent

8/2/2020

Yvan Bourgnon : de la navigation à l'engagement

Il est surnommé le gladiateur des mers, vous le connaissez pour ses exploits, ses récits d’aventuriers, mais Yvan Bourgnon est aussi un homme profondément engagé.Engagé car intimement lié à la nature qu’il côtoie depuis l’enfance.Il l’a vue peu à peu se détériorer sous ses yeux.Aujourd’hui, près de 9millions de tonnes de déchets plastiques terminent dans les mers chaque année, provoquant la mort d’un million d’oiseaux et quelque 100 000 mammifères marins par an. Et si rien n’est fait, d’ici à 2050, 2 à 3 fois plus de plastiques pollueront les océans, jusqu’à atteindre le ratio d’une tonne de plastiques dans l’eau pour une tonne de poissons.Face à ces chiffres alarmants, Yvan Bourgnon a décidé d’agir.Il y a 3 ans, ila créé son association «The Seacleaners». Avec elle, il porte un projet ambitieux, le projet MANTA. Son objectif: mettre à l’eau dans 2 ans un super-bateau qui permettra de collecter en mer des déchets tout en les stockant. Un projet qui prend beaucoup de temps à se développer car il faut convaincre et récolter des fonds.Un vrai parcours du combattant qu’il a saisi à bras le corps en multipliant les rendez-vous avec les PME et les multinationales. C’est de ce travail dont nous parlons dans ce podcast, de l’impact que le projet MANTA pourrait avoir avant que l’on parvienne en amont à ne plus déverser autant de déchets dans la mer.Se débarrasser du plastique en mer, Yvan Bourgnon n’est pas le seul à avoir eu cette idée, nous parlerons de ceux qui sont sur le même créneau comme le très médiatique Boyan Slat.On verra en quoi les projets sont complémentaires. Nous évoquerons aussi ses détracteurs qui pensent qu’il perd son temps et son argent. Enfin, nous aborderons ses propres expériences de navigateur de l’extrême, comment elles l’ont changé et ce que la nature, la faune et la flore lui ont apporté depuis toujours. Un épisode à cœur ouvert où puiser beaucoup de force et bien sûr,de l’inspiration.
7/18/2020

Rediffusion : Emery Jacquillat, le pionnier des entrepreneurs du monde d'après

Saison 2, Ép. 16
Emery Jacquillat est l’entrepreneur du monde d’après par excellence.Entrepreneur à mission avant l’heure et ce, bien avant la loi PACTE. Avec la CAMIF, dont il est le PDG, il porte depuis plus de 10 ans un modèle de transformation qu’il n’a cessé de promouvoir.Pourquoi? Parce qu’il porte ses fruits.La CAMIF, labellisée BCorp depuis 5 ans, affiche aujourd’hui une croissance à deux chiffres et veut d’ici 2040 détrôner IKEA, rien que ça! Dès la reprise de cette entreprise, il a compris que la seule façon d’y arriver était de mettre de l’impact positif au cœur de son projet: avec des produits made in France, durables, des relations équilibrées avec les fournisseurs et une grande implication de ses salariés.Pour lui, la crise du coronavirus est un facteur accélérateur de la transformation des entreprises. Si avant, il avait l’impression de prêcher dans le désert, aujourd’hui, les conséquences concrètes de cette crise, la multiplication des tribunes lui donnent raison. La crise a mis en lumière les fragilités de nos sociétés, et ce qu’il faut reconstruire de toute urgence. Dans son secteur, 20 000 emplois ont disparu de façon silencieuse en 20 ans. L’entreprise, selon lui, est aux avant-postes. Elle est le levier le plus puissant pour agir face aux prochains défis qui s’annoncent. Si nous ne sommes pas au rendez-vous, l’humanité pourrait retomber dans une autre crise dont elle ne se remettrait pas.Pour Emery Jacquillat, également Président de la Communauté des Entreprises à Mission, si une entreprise est capable de montrer son utilité pour la société, demain, ce sera la condition pour faire du profit. Le levier de performance économique,il sera social et environnemental. Très bonne écoute avec Impact Positif!
6/28/2020

La Convention Citoyenne pour le Climat : et maintenant ?

Saison 2, Ép. 15
Pour cet épisode, place aux travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat. Ils se sont achevés fin juin et les 150 propositions ont été rendues. Surtout, voici un exercice inédit de démocratie qui a été réalisé. Impact Positif vous propose d’écouter Mathilde Imer, experte en démocratie participative et membre du comité de gouvernance de la Convention, ainsi que Mélanie, une des 150 citoyennes tirées au sort. La vie de Mélanie a drastiquement changé depuis qu’elle a reçu un appel l’informant avoir été tirée a sort. Elle nous raconte comment elle a vécu cette expérience incroyable, ce qu’elle en retire et ce qu’elle espère des propositions sur lesquelles elle a planché pendant 9 mois.A peine publiées, les 150 propositions ont aussitôt déclenché une salve de critiques avec une polarisation sur quelques mesures, comme la réduction de la vitesse sur les autoroutes à 110 km/h. Avec Mathilde et Mélanie, nous parcourons cet ensemble de mesures car pour les 150, il s’agit bien d’un ensemble cohérent à prendre tel quel et « sans filtre » comme l’a assuré le président : pas question de piocher une mesure ici et là. Et en attendant les réponses apportées par le gouvernement et le Président, nous nous penchons sur le fonctionnement de cette Convention. Comment les travaux ont-ils été menés pendant ces 9 mois ? A quel rythme ? Et comment ces 150 ont-ils travaillé ensemble, eux qui sont représentatifs de toute la diversité du pays ?Mathilde Imer nous parlera également du bond gigantesque effectué par cette Convention en terme de démocratie. Jamais on a autant parlé du tirage au sort ! Une méthode éprouvée à l’étranger, et qui permet d’avoir une meilleure représentation de toute la population. Dans le cas français, et sur cette question de l’urgence climatique, cette Convention a surtout montré que les Français n’avaient jamais été aussi prêts à aller vite et fort pour faire face aux défis. Les autorités politiques l'ont bien compris. Après cette expérience unique dans l'Hexagone sur le climat, d’autres initiatives vont être lancées à l’étranger. Très bonne écoute avec Impact positif.
6/13/2020

Alexandre Mars : faire de la solidarité la norme

Saison 2, Ép. 14
«Ose!», c’est le dernier livre d’Alexandre Mars publié chez Flammarion, soit 21 chapitres qui sont autant de conseils pour tous ceux qui veulent lancer leur entreprise, mais qui ne se sentent pas un entrepreneur dans l’âme. L’homme d’affaire à succès est allé chercher une multitude de témoignages auprès d’entrepreneurs emblématiques partout dans le monde pour essayer d’en extraire quelques règles et conseils essentiels. Ne pas attendre l’idée la plus originale pour se lancer, écoutez les signaux faibles, travailler énormément, être une éponge, écouter et ne pas s’enfermer, mais encore bien d’autres. Après cette crise du coronavirus, peut-on toujours autant oser qu’avant? Oui, nous répond Alexandre Mars car chaque crise amène son lot d’opportunités. Et s’il n’y aura pas forcément un monde d’après, il y a avec certitude un avant et un après, et des leçons à tirer: la solidarité n’a jamais été aussi nécessaire et essentielle. Il n’y a pas de voie de sortie sans solidarité. Pour le prouver, Alexandre Mars a lancé une plateforme «Tous pour Tous» qui centralise toutes les initiatives de solidarité qui ont été initiées pour combattre le coronavirus, celles des entreprises et celles des citoyens. Objectif: inspirer d’autres entreprises et impliquer le citoyen, au centre de tout. Avec sa carte bleue, il vote finalement tous les jours et peut directement influer sur son écosystème. C’est lui qui a désormais le pouvoir.Avec Alexandre mars, nous nous interrogeons aussi sur la signification du succès de nos jours, quel est-il? Aujourd’hui, il n’est pas forcément le succès qu’on imaginait il y a 5, 10 ou 20 ans lorsqu’il se mesurait au nombre de zéro dans les profits. Aujourd’hui, on peut avoir du succès en partageant des valeurs avec le plus grand nombre. Le succès peut être défini différemment, notamment dans son impact positif social et environnemental, et c’est cela qui rend notre époque intéressante. Bonne écoute avec Impact positif!
5/23/2020

Femmes entrepreneures : la force du collectif pour surmonter la crise

Saison 2, Ép. 13
C’est un fait, la crise du coronavirus a bousculé les entreprises. Plus d’un patron sur 5 va procéder à des licenciements dans les prochaines semaines. L’entrepreneuriat au féminin a été aussi durement éprouvé durant ce confinement. En un mois, 40% des cheffes d’entreprise ont perdu plus de 70% de leur chiffre d’affaires et 54% considèrent que leur société est menacée de dépôt de bilan.Comment sortir de cette spirale? Si rien n’est fait, on risque un recul sans précédent de l’entrepreneuriat au féminin en septembre.Pour beaucoup de femmes à la tête de TPE, de PME -c’est à dire la plupart des entreprises françaises -les tâches du quotidien, les écoles fermées ont compliqué leur vie professionnelle. Une réalité qu’il ne faut pas nier et à laquelle il faut faire face.Comment faire en sorte de soutenir ces femmes cheffes d’entreprises? Marie Eloy a créé et fondé la start-up «Bouge Ta Boîte» il y a 3 ans. Présente dans 80 villes, il s’agit du premier réseau«business» féminin en France, le plus actif du pays. Quelle est la différence avec les autres réseaux? Au-delà de l’entraide et du networking, voilà enfin une possibilité de faire évoluer son entreprise, de parler marge, chiffres. De parler de sens, mais aussi de croissance. Plusieurs centaines d’événements en ligne ont été créés pendant ce confinement pour aller de l’avant ensemble car pour Marie Eloy, il n’y a que le collectif qui va permettre à ces femmes de corriger ce déséquilibre et devenir plus fortes, de balayer les présomptions d’incompétence, et de leur donner tous les outils pour tenir la barre.Loin de la victimisation, Marie Eloy en a assez de ne parler que des freins sur le chemin de ces entrepreneures. Au contraire, elle veut mettre en avant les nombreux exemples de femmes qu’elle rencontre partout en France : leur énergie, leur expertise. Un seul objectif pour les équipes de «Bouge Ta Boîte»: les rendre visibles!
5/9/2020

Emery Jacquillat : l’entrepreneur du monde d’après…depuis longtemps déjà

Saison 2, Ép. 12
Emery Jacquillat est l’entrepreneur du monde d’après par excellence.Entrepreneur à mission avant l’heure et ce, bien avant la loi PACTE. Avec la CAMIF, dont il est le PDG, il porte depuis plus de 10 ans un modèle de transformation qu’il n’a cessé de promouvoir.Pourquoi? Parce qu’il porte ses fruits.La CAMIF, labellisée BCorp depuis 5 ans, affiche aujourd’hui une croissance à deux chiffres et veut d’ici 2040 détrôner IKEA, rien que ça! Dès la reprise de cette entreprise, il a compris que la seule façon d’y arriver était de mettre de l’impact positif au cœur de son projet: avec des produits made in France, durables, des relations équilibrées avec les fournisseurs et une grande implication de ses salariés.Pour lui, la crise du coronavirus est un facteur accélérateur de la transformation des entreprises. Si avant, il avait l’impression de prêcher dans le désert, aujourd’hui, les conséquences concrètes de cette crise, la multiplication des tribunes lui donnent raison. La crise a mis en lumière les fragilités de nos sociétés, et ce qu’il faut reconstruire de toute urgence. Dans son secteur, 20 000 emplois ont disparu de façon silencieuse en 20 ans. L’entreprise, selon lui, est aux avant-postes. Elle est le levier le plus puissant pour agir face aux prochains défis qui s’annoncent. Si nous ne sommes pas au rendez-vous, l’humanité pourrait retomber dans une autre crise dont elle ne se remettrait pas.Pour Emery Jacquillat, également Président de la Communauté des Entreprises à Mission, si une entreprise est capable de montrer son utilité pour la société, demain, ce sera la condition pour faire du profit. Le levier de performance économique,il sera social et environnemental. Très bonne écoute avec Impact Positif!
4/23/2020

#GardonsLeLien : comment de grandes entreprises ont décidé de s’engager contre l’isolement

Saison 2, Ép. 12
C’est d’Isabelle Kocher, l’ancienne directrice générale d’Engie, que l’idée a émergé. Elle-même touchée dans sa famille par le coronavirus, l’initiative lui a été soufflée par un médecin, et elle a fait le reste. Mobiliser son carnet d’adresse ainsi que ceux des dirigeant-e-s qu’elle a l’habitude de côtoyer. Derrière ce hashtag GardonsLeLien qui a été lancé début avril : le Collectif d’entreprises pour une économie plus inclusive en France dont elle assure la coordination, la Simplon Foundation et “La France, Une chance : les entreprises s’engagent”. De nombreuses autres entreprises ont également prêté main forte. Le résultat est impressionnant: après quelques jours de lancement, 10000 tablettes ont déjà été distribuées dans les hôpitaux et les Ehpad, 20000 sont sécurisées. Le numérique peut aider à rompre l’isolement et c’est cela l’objectif de l’opération #GardonsLeLien, faire en sorte que les contacts ne soient pas coupés entre nos aînés à protéger et leur famille. Les soignants ne le cachent pas: l’isolement tue plus que le coronavirus. Dont acte. L’initiative est déployée par Simplon, une école du numérique qui forme gratuitement au code des publics éloignés de l’emploi. Dans ce podcast, c’est Frédéric Bardeau qui prend la parole, le co-créateur de Simplon, l’un des entrepreneurs sociaux les plus solides de sa génération. Pas question pour lui de rester les mains croisées pendant ce confinement, d’autant plus que lui aussi vit la crise par les yeux de sa femme médecin. Avec Isabelle Kocher, ils se sont mis en «mode commando» pour parvenir à leurs objectifs. Frédéric Bardeau nous raconte comment cette solution est en train de se déployer, et ce dont ils ont le plus besoin pour continuer. Le concept est déclinable et durable car au-delà de cette crise sanitaire inédite, l’isolement et la fracture numérique sont une réalité ancrée dans les territoires.Frédéric Bardeau nous livre également ses conseils et sa vision pour la construction de ce monde d’après. Bonne écoute avec Impact Positif.Si vous voulez aider #GardonsLeLien, regardez ici: https://gardonslelien.org/
4/8/2020

Klassroom : comment une application est devenue un outil de première nécessité

Saison 2, Ép. 10
«C’est une croissance exponentielle, mais au goût amer», nous confie Philippine Dolbeau, la vice-présidente de Klassroom. L’application permet de créer des classes virtuelles et de maintenir le lien entre élèves, professeurs et parents. Depuis le 12 mars, jour où le Président a annoncé la fermeture des écoles en pleine crise sanitaire, l’application a vu des centaines de milliers de personnes s’inscrire. A tel point que les serveurs ont lâché et Klassroom est en train de lever des fonds pour renforcer toutes ses infrastructures. Une toute nouvelle fonctionnalité a même été développée pour répondre à la demande depuis que la crise sanitaire a débuté dans l’Oise: la visioconférence. Pour Philippine Dolbeau, cette crise sera peut-être l’occasion d’un choc d’innovation pour l’Education Nationale. Elle nous raconte son parcours, très peu commun: elle a lancé son entreprise, Newschool, à l’âge de 16 ans! Qualifiée de plus jeune entrepreneure de France, elle est propulsée dans les médias, coachée par Apple et multiplie les titres et les prix.Philippine nous raconte cette frénésie, cette détermination à mener à bien son entreprise malgré les obstacles, notamment sa difficulté à lever des fonds en tant que femme, de moins de 20 ans et sans diplôme encore. Dans le podcast, elle aborde aussi avec nous son envie de prendre du recul en allant étudier à Londres trois ans. Aujourd’hui, Newschool a été rachetée par Klassroom, une étape qu’elle évoquera ainsi que tous les défis qu’il reste à relever dans ce contexte inédit. Très bonne écoute avec Impact Positif.
3/10/2020

Elisabeth LAVILLE : la « papesse » de l’impact positif

Saison 2, Ép. 9
Elisabeth Laville est à la tête du think tank et du cabinet UTOPIES. Un cabinet de conseil leader sur les stratégies de développement durable en France. Surtout, elle l’a créé il y a 27 ans quand personne ou presque ne parlait d’innovation sociale ou environnementale, quand personne ou presque nese souciait de transformer son modèle en un modèle plus vertueux pour l’homme et la planète. Alors qu’aujourd’hui, les discours de grandes entreprises qui prônent le changement et affichent leur raison d’être se multiplient, à l’époque, personne ne savait de quoi parlait Elisabeth Laville. Bref elle avait plusieurs coups d’avance: elle a été la première entreprise classée B Corp en France, c’était en 2014 et c’est elle qui a importé ce fameux label (gratuit et accessible en ligne à tous) dans le pays.Discuter avec elle près d’une heure a donc été très instructif afin de faire le lien entre deux mondes: celui de l’entreprise d’il y a 25 ans etcelui d’aujourd’hui, challengé sur ces enjeux de transformation.Elle vous décortique les soubresauts de notre société tiraillée entre son envie, son besoin de consommer et la réalité du dérèglement climatique.Avec elle, nous parlerons aussi de l’importance du récit collectif, du point de bascule que nous sommes sur le point d’atteindre et qui permettra justement le changement culturel à grande échelle. Si la RSE pour vous n’était qu’un concept vague et abstrait, voici le podcast qu’il vous faut pour tout comprendre: de la philanthropie à la naissance de la RSE d’il y a 15 jusqu’à celle d’aujourd’hui qu’Elisabeth Laville rebaptise la RSE 2.0. La fondatrice d’UTOPIES nous parle également de son livre qu’elle vient de publier aux éditions Pearson, «Les marques positives» avec 50 cas inspirants de marques qui «changent le monde en bien». L’occasion de revenir sur certains leaders absolus comme «Patagonia», cité très souvent en exemple par l’auteur.Et quand on lui demande si aujourd’hui, il ne serait pas temps de changer le nom de son cabinet, elle nous répond avec cette citation d’Eduardo Galeano: «L’utopie est à l’horizon. Je fais deux pas en avant, elle s’éloigne de deux pas. Je fais dix pas de plus, elle s’éloigne de dix pas. Aussi loin que je puisse marcher, je ne l’atteindrais jamais. A quoi sert l’utopie? A cela: elle sert à avancer».Très bonne écoute avec Impact Positif!