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Futura dans les étoiles

Le rendez-vous incontournable des amateurs d'astronomie et d'espace

Futura dans les Étoiles, c'est le rendez-vous incontournable des amateurs d'astronomie et d'espace. Tous les 1ers du mois, retrouvez-nous pour un tour complet des éphémérides du mois, avec des conseils pour observer au m
Dernier Épisode9/15/2021

Les aurores boréales (Astrozoom #7)

Futura dans les Étoiles, c'est le rendez-vous incontournable des amateurs d'astronomie et d'espace. Pour ce nouvel épisode spécial, nous parlerons des aurores boréales. Bon voyage !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬Pour aller plus loin :Aurore polaireOù observer des aurores boréales et australes ?Des physiciens ont décrypté le secret des aurores boréalesPourquoi les aurores boréales sont différentes des aurores australesTranscription du podcast:Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode spécial de Futura dans les Étoiles. Je suis Franck et nous nous retrouvons en ce 15 septembre pour parler des aurores polaires. Pour ne pas manquer notre prochain épisode sur les éphémérides du mois d'octobre pensez à vous abonner sur vos plateformes audio préférées.Notre étoile, le Soleil, est une grosse boule de feu située à près de 150 millions de kilomètres de la Terre. Le Soleil rayonne autour de lui de la lumière et de la chaleur, mais il envoie également en permanence dans l'espace un flux de plasma constitué essentiellement d'ions et d'électrons qui sont éjectés de sa haute atmosphère. On appelle cela le vent solaire. Le Soleil est loin d'être une étoile calme. Ses cycles durent en moyenne 22 ans. Pendant 11 ans, son activé augmente jusqu'à attendre son maximum. Pendant les 11 années restantes, son activé baisse jusqu'à attendre son minimum. Puis, un nouveau cycle recommence. Lors des périodes de forte activité, des éruptions solaires peuvent se produire à sa surface. Lorsque celles-ci ont lieu, notre étoile éjecte un afflux important de particules dans l’espace, qui peuvent parvenir jusqu’à nous.Notre planète Terre est entourée d'une atmosphère qui nous permet certes de respirer, mais nous protège également des rayons nocifs que nous envoie le Soleil. Mais ce n’est pas la seule protection dont nous disposons. Comme toutes les autres planètes du Système Solaire, et le Soleil lui-même, elle possède également un immense champ magnétique qui entoure son atmosphère. Produit par la dynamo interne de notre planète, celui-ci prend la forme d’un donut plutôt que d’une sphère. Il prend naissance au pôle sud et décrit une grande boucle au-dessus de l’équateur avant de rejoindre le pôle nord. Ainsi, ses lignes de champs convergent vers les pôles magnétiques un peu à la manière d’un entonnoir.Lorsque notre étoile provoque des éruptions solaires, elle éjecte des particules qui viennent directement à la rencontre de la magnétosphère, là où se trouve le champ magnétique de la Terre. Cette collision provoque l’ionisation des particules qui se transforment alors en plasma lumineux. Si le phénomène a lieu trop loin dans l’espace pour être visible à l’équateur, aux pôles magnétiques, où le champ s’affine en se rapprochant de la Terre, il est en revanche bien visible. Ainsi, les observateurs terrestres peuvent admirer l'apparition de draperies colorées dans le ciel lorsque celui-ci est bien noir et dégagé. On appelle cela une aurore boréale quand ceci se produit dans l'hémisphère nord, et aurore australe lorsque ceci se produit dans l'hémisphère sud. La véritable appellation est aurore polaire. Comme nous l’avons dit, les aurores polaires se produisent dans les régions proches des pôles magnétiques. Cependant, lors des fortes activités du Soleil, les aurores polaires peuvent parfois être visibles jusque dans le sud de l'Europe. En France, on peut admirer des aurores polaires lors des pics d'activité du Soleil, de novembre jusqu'à mars dans le Nord et Pas-de-Calais, plus particulièrement la Cote d'Opale, qui est la plus proche du Cercle Polaire.Durant le phénomène, les draperies ondulent lentement dans le ciel, à des altitudes comprises entre 80 et 1.000 kilomètres. Leurs couleurs sont variables, passant du vert au rose, au rouge et à l'indigo violet. Ces différences de couleurs s’expliquent par le type d’atome qui est excité et par son altitude. L'oxygène émet principalement du vert et du rouge, tandis que l'azote émet du bleu, du rouge et du violet. La densité de l’oxygène et de l'azote varie en fonction de l'altitude. L'oxygène étant plus dense que l'azote au-dessus de 200 km d'altitude, cela explique que les aurores polaires sont principalement de couleur verte. En revanche, la présence d'hélium et d'hydrogène produisent des aurores
mauves ou bleues. Il est dit que les aurores boréales émettraient un chant, des sifflements, et parfois même des cris. Considérée comme une légende, des chercheurs finlandais se sont tout de même penchés sur la question, en disposant des micros dans des endroits ou les aurores boréales sontfréquentes. Résultat : une vingtaine de sons métalliques à peine plus audible que le son ambiant ont été enregistré au moment même ou le phénomène apparaissait, pour prendre fin au moment où celui-ci disparaissait. L'origine du bruit se situerait à environ 70 kilomètres d'altitude. Mais à ce jour, les scientifiques ignorent encore quelle est la source de ce son étonnant que je vous propose d'écouter. [Son d’aurore boréale, comme une sorte de grésillement métallique sur une radio.]Puisque nous sommes dans les légendes, restons-y, car les aurores polaires sont associées à de nombreux mythes. Jadis, elles étaient appelées les lumières du nord. Dans l'antiquité, les observateurs y voyaient des serpents ou des dragons dans le ciel. Les Finlandais quant à eux y voyaient des renards polaires, qui, se déplaçant rapidement, créaient des aurores polaires par l'intermédiaire de leurs queues qui chassaient la poussière sur leur passage. En Europe, au Moyen Âge, les aurores polaires qui prenaient une couleur rouge, étaient associées au sang et à la guerre. Elles présageaient l'arrivée imminente d'une catastrophe. Ce n'est qu'au XVIIe siècle que l'on commença a étudier scientifiquement les aurores polaires. Et c'est l'astronome français Pierre Gassendi qui en 1621 décrit ce phénomène et lui donne le nom d'aurore polaire. Tout comme les éruptions solaires dont le vent de particules pourrait endommager des satellites en orbite autour de notre planète, les aurores polaires provoquent des perturbations dans les communications par satellites, ainsi que les ondes radios. Il n'est pas rare lors d'éruptions solaires intenses, que les aurores polaires qui en découlent provoquent une interruption totale des communications, car ces ondes voyagent via la haute atmosphère.Merci d’avoir écouté ce podcast Futura dans les Étoiles. Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod afin d’aider plus de personnes à nous découvrir. Vous pouvez nous retrouver sur Apple Podcast, Spotify, Deezer, Castbox et bien d’autres pour ne plus manquer un seul épisode. Quant à moi, je vous retrouve le 1er octobre pour une sélection d’événements à observer dans le ciel durant le mois prochain. À bientôt.Musique:Intro et outro par Patricia ChayladeDiving in the oceans of Kepler,Diamond rain on SaturnetLullaby for a Newborn Starpar MusicLFilesLicense: https://filmmusic.io/standard-license
9/15/2021

Les aurores boréales (Astrozoom #7)

Futura dans les Étoiles, c'est le rendez-vous incontournable des amateurs d'astronomie et d'espace. Pour ce nouvel épisode spécial, nous parlerons des aurores boréales. Bon voyage !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️❤️Interagissez avec nous sur Tumult 💬Pour aller plus loin :Aurore polaireOù observer des aurores boréales et australes ?Des physiciens ont décrypté le secret des aurores boréalesPourquoi les aurores boréales sont différentes des aurores australesTranscription du podcast:Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode spécial de Futura dans les Étoiles. Je suis Franck et nous nous retrouvons en ce 15 septembre pour parler des aurores polaires. Pour ne pas manquer notre prochain épisode sur les éphémérides du mois d'octobre pensez à vous abonner sur vos plateformes audio préférées.Notre étoile, le Soleil, est une grosse boule de feu située à près de 150 millions de kilomètres de la Terre. Le Soleil rayonne autour de lui de la lumière et de la chaleur, mais il envoie également en permanence dans l'espace un flux de plasma constitué essentiellement d'ions et d'électrons qui sont éjectés de sa haute atmosphère. On appelle cela le vent solaire. Le Soleil est loin d'être une étoile calme. Ses cycles durent en moyenne 22 ans. Pendant 11 ans, son activé augmente jusqu'à attendre son maximum. Pendant les 11 années restantes, son activé baisse jusqu'à attendre son minimum. Puis, un nouveau cycle recommence. Lors des périodes de forte activité, des éruptions solaires peuvent se produire à sa surface. Lorsque celles-ci ont lieu, notre étoile éjecte un afflux important de particules dans l’espace, qui peuvent parvenir jusqu’à nous.Notre planète Terre est entourée d'une atmosphère qui nous permet certes de respirer, mais nous protège également des rayons nocifs que nous envoie le Soleil. Mais ce n’est pas la seule protection dont nous disposons. Comme toutes les autres planètes du Système Solaire, et le Soleil lui-même, elle possède également un immense champ magnétique qui entoure son atmosphère. Produit par la dynamo interne de notre planète, celui-ci prend la forme d’un donut plutôt que d’une sphère. Il prend naissance au pôle sud et décrit une grande boucle au-dessus de l’équateur avant de rejoindre le pôle nord. Ainsi, ses lignes de champs convergent vers les pôles magnétiques un peu à la manière d’un entonnoir.Lorsque notre étoile provoque des éruptions solaires, elle éjecte des particules qui viennent directement à la rencontre de la magnétosphère, là où se trouve le champ magnétique de la Terre. Cette collision provoque l’ionisation des particules qui se transforment alors en plasma lumineux. Si le phénomène a lieu trop loin dans l’espace pour être visible à l’équateur, aux pôles magnétiques, où le champ s’affine en se rapprochant de la Terre, il est en revanche bien visible. Ainsi, les observateurs terrestres peuvent admirer l'apparition de draperies colorées dans le ciel lorsque celui-ci est bien noir et dégagé. On appelle cela une aurore boréale quand ceci se produit dans l'hémisphère nord, et aurore australe lorsque ceci se produit dans l'hémisphère sud. La véritable appellation est aurore polaire. Comme nous l’avons dit, les aurores polaires se produisent dans les régions proches des pôles magnétiques. Cependant, lors des fortes activités du Soleil, les aurores polaires peuvent parfois être visibles jusque dans le sud de l'Europe. En France, on peut admirer des aurores polaires lors des pics d'activité du Soleil, de novembre jusqu'à mars dans le Nord et Pas-de-Calais, plus particulièrement la Cote d'Opale, qui est la plus proche du Cercle Polaire.Durant le phénomène, les draperies ondulent lentement dans le ciel, à des altitudes comprises entre 80 et 1.000 kilomètres. Leurs couleurs sont variables, passant du vert au rose, au rouge et à l'indigo violet. Ces différences de couleurs s’expliquent par le type d’atome qui est excité et par son altitude. L'oxygène émet principalement du vert et du rouge, tandis que l'azote émet du bleu, du rouge et du violet. La densité de l’oxygène et de l'azote varie en fonction de l'altitude. L'oxygène étant plus dense que l'azote au-dessus de 200 km d'altitude, cela explique que les aurores polaires sont principalement de couleur verte. En revanche, la présence d'hélium et d'hydrogène produisent des aurores
mauves ou bleues. Il est dit que les aurores boréales émettraient un chant, des sifflements, et parfois même des cris. Considérée comme une légende, des chercheurs finlandais se sont tout de même penchés sur la question, en disposant des micros dans des endroits ou les aurores boréales sontfréquentes. Résultat : une vingtaine de sons métalliques à peine plus audible que le son ambiant ont été enregistré au moment même ou le phénomène apparaissait, pour prendre fin au moment où celui-ci disparaissait. L'origine du bruit se situerait à environ 70 kilomètres d'altitude. Mais à ce jour, les scientifiques ignorent encore quelle est la source de ce son étonnant que je vous propose d'écouter. [Son d’aurore boréale, comme une sorte de grésillement métallique sur une radio.]Puisque nous sommes dans les légendes, restons-y, car les aurores polaires sont associées à de nombreux mythes. Jadis, elles étaient appelées les lumières du nord. Dans l'antiquité, les observateurs y voyaient des serpents ou des dragons dans le ciel. Les Finlandais quant à eux y voyaient des renards polaires, qui, se déplaçant rapidement, créaient des aurores polaires par l'intermédiaire de leurs queues qui chassaient la poussière sur leur passage. En Europe, au Moyen Âge, les aurores polaires qui prenaient une couleur rouge, étaient associées au sang et à la guerre. Elles présageaient l'arrivée imminente d'une catastrophe. Ce n'est qu'au XVIIe siècle que l'on commença a étudier scientifiquement les aurores polaires. Et c'est l'astronome français Pierre Gassendi qui en 1621 décrit ce phénomène et lui donne le nom d'aurore polaire. Tout comme les éruptions solaires dont le vent de particules pourrait endommager des satellites en orbite autour de notre planète, les aurores polaires provoquent des perturbations dans les communications par satellites, ainsi que les ondes radios. Il n'est pas rare lors d'éruptions solaires intenses, que les aurores polaires qui en découlent provoquent une interruption totale des communications, car ces ondes voyagent via la haute atmosphère.Merci d’avoir écouté ce podcast Futura dans les Étoiles. Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod afin d’aider plus de personnes à nous découvrir. Vous pouvez nous retrouver sur Apple Podcast, Spotify, Deezer, Castbox et bien d’autres pour ne plus manquer un seul épisode. Quant à moi, je vous retrouve le 1er octobre pour une sélection d’événements à observer dans le ciel durant le mois prochain. À bientôt.Musique:Intro et outro par Patricia ChayladeDiving in the oceans of Kepler,Diamond rain on SaturnetLullaby for a Newborn Starpar MusicLFilesLicense: https://filmmusic.io/standard-license
8/14/2021

Les planètes gazeuses (Astrozoom #6)

Futura dans les Étoiles, c'est le rendez-vous incontournable des amateurs d'astronomie et d'espace. Pour ce nouvel épisode spécial, nous parlerons des planètes gazeuses du Système solaire. Bon voyage !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Pour aller plus loin :Qu'est-ce qu'une planète ?JupiterSaturneUranusNeptuneTranscription du podcast:Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode spécial de Futura dans les Étoiles. Je suis Franck et nous nous retrouvons en ce 15 août pour parler des planètes gazeuses. Pour ne pas manquer notre prochain épisode sur les éphémérides du mois de septembre pensez à vous abonner sur vos plateformes audio préférées.Notre Système solaire est composé d’une étoile, le Soleil, et de huit planètes : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, et Neptune. À cela s'ajoute également une ceinture d’astéroïdes, des planètes naines, ainsi que des comètes. Les huit planètes se divisent en deux catégories : les planètes telluriques, et les planètes gazeuses. Dans un épisode précédent, je vous avais décrit les quatre première planètes qui sont des planète telluriques, car composées de roches et de métaux. Pour cet épisode, nous allons nous intéresser aux planètes gazeuses qui sont dépourvues de sol, et sont composées essentiellement de gaz, d’où leur nom.Lors de la naissance du Soleil, un disque de matière s’est formé, que l’on appelle disque protoplanétaire. Une grande partie de celui-ci a servi à la formation du Soleil. Autour du disque Solaire, les éléments les plus denses se sont rassemblés, et ont servi à la formation des planètes telluriques. Les éléments plus légers tel les gaz se sont quant à eux retrouvés à l’extrémité du disque Solaire, et c’est ainsi que sont nées les planètes gazeuses. C’est pour cette raison que les planètes telluriques sont les plus proches du Soleil, et les planètes gazeuses, plus éloignées. Une ceinture d'astéroïdes qui se trouve entre Mars et Jupiter marque la séparation entre les deux catégories de planètes. Il s'agit d'une relique de la formation du Système Solaire. Les perturbations engendrées par Mars et Jupiter ont empêché la formation d'une planète sur cette orbite.Voyons maintenant les planètes gazeuses une par une. Commençons par Jupiter, la cinquième planète après le Soleil. Elle tire son nom du dieu romain Jupiter, qui est considéré comme le dieu des dieux. C’est la plus grosse planète du Système solaire, son diamètre étant de près de 143.000 km, soit 11 fois celui de la Terre. Sa rotation sur elle-même est très rapide, car il lui faut un peu moins de 10 heures pour faire un tour complet. En revanche, il lui faut plus de 11 ans et demi pour faire un tour autour du Soleil. Se situant à 778.500.000 kilomètres du Soleil, il y règne une température de -110 °C. Jupiter possède des anneaux constitués de poussières très fines, ce qui rend leurs observations impossibles depuis la Terre sans faire appel à de puissants télescopes. Ils ont été observés pour la première fois par la sonde Voyager 1 en 1979. Jupiter possède de nombreux satellites. À ce jour, on en dénombre 79.Après Jupiter vient Saturne, sixième planète après le Soleil. Son nom provient du dieu romain Saturne, le dieu du temps et de la mort, également baptisée Chronos en grec. Plus petite que Jupiter, son diamètre est de 120.000 km. Sa température en surface est de -190 °C. Un peu plus lente que Jupiter, il lui faut un peu moins de 10 heures et 45 minutes pour faire une rotation sur elle-même, et 29 ans et 171 jours pour faire le tour du Soleil. Elle est située à 1 milliard 430 millions de km de notre étoile. Tout comme Jupiter, Saturne possède des anneaux visibles depuis la Terre. Elle possède en revanche plus de 200 satellites, mais seulement 82 ont été confirmés à ce jour.La septième planète après le Soleil est Uranus. Son nom est l'adaptation latine du nom Ouranos, le dieu du ciel. Située à près 2,870 milliards de kilomètres du Soleil, il lui faut un peu plus de 17 heures pour faire une rotation sur elle-même, et plus de 84 ans pour faire un tour autour de notre étoile. Son diamètre est d’un peu plus de 51.100 km. Uranus possède des anneaux, invisible depuis la Terre, car très sombres et ténus. Uranus est accompagnée de 31 satellites.Enfin la huitième et dernière planète gazeuse du Système solaire est Neptune. Elle tire son nom du dieu romain des océans, Neptune, baptisé Poséidon en grec. Située à un peu moins de 4,5 milliards de kilomètres du Soleil, elle possède des anneaux invisibles depuis la Terre car très ténus. Son diamètre est de 49.300 km, et sa température est de -218 °C. La planète tourne sur elle-même en un peu plus de 16 heures. En raison de son éloignement, elle boucle un tour autour du Soleil en un peu moins de 164 ans et 288 jours. Elle possède 14 satellites.Et Pluton alors ? Jusqu'en 2006, elle était considérée comme la neuvième planète. Elle a ensuite été rétrogradée au statut de planète naine par l'Union Astronomique Internationale. Qu'est-ce qui a motivé cette décision ? La découverte d'une multitude de planètes semblable à Pluton au-delà de son orbite. Le nombre de planètes de notre système solaire passerait alors à 110 ! Le fait que Pluton est une planète tellurique et non gazeuse. Et enfin, l'orbite inclinée de Pluton par rapport à ses 8 sœurs, qui lui fait couper l'orbite de Neptune. Ce qui fait que parfois, Pluton se trouve avant Neptune.Merci d’avoir écouté ce podcast Futura dans les Étoiles. Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod afin d’aider plus de personnes à nous découvrir. Vous pouvez nous retrouver sur Apple Podcast, Spotify, Deezer, Castbox et bien d’autres pour ne plus manquer un seul épisode. Quant à moi, je vous retrouve le 1er septembre pour une sélection d’événements à observer dans le ciel durant le mois prochain. À bientôt.Musique:Intro et outro par Patricia ChayladeDiving in the oceans of Kepler,Diamond rain on SaturnetLullaby for a Newborn Starpar MusicLFilesLicense: https://filmmusic.io/standard-license
7/15/2021

Les météores, ou étoiles filantes (Astrozoom #5)

Futura dans les Étoiles, c'est le rendez-vous incontournable des amateurs d'astronomie et d'espace. Pour ce nouvel épisode spécial, nous parlerons des météores. Bon voyage !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Pour aller plus loin :PerséidesMétéores : le réseau mondial Fripon rend son rapportComète, météorite, astéroïde, étoile filante : quelle est la différence ?Transcription du podcast:Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode spécial de Futura dans les Étoiles. Je suis Franck et nous nous retrouvons en ce 15 juin pour parler des météores. Pour ne pas manquer notre prochain épisode sur les éphémérides du mois d’août pensez à vous abonner sur vos plateformes audio préférées.Par une belle et douce nuit d’été sans nuage et sans Lune, vous décidez de programmer une ballade nocturne, seul, ou entre amis. La beauté du firmament vous fait lever les yeux au ciel. Votre regard se perd dans l’immensité cosmique, quand tout à coup, une traînée lumineuse traverse rapidement le ciel. Croyant que votre vue vous a joué des tours, vous vous empressez d’en parler avec les personnes qui vous accompagnent. «Oui, oui, moi aussi, je l’ai vu!» Vous répondent-ils. Mais qu’avez-vous vu exactement? Il s’agit d’une étoile filante, ou plus exactement d’un météore.L’espace n’est pas vide, loin de là. Il est composé de divers objets tels des étoiles, des planètes, des astéroïdes, des comètes, et bien d’autres choses encore. Même dans le vide de l’espace, entre deux planètes par exemple, on trouve des gaz et de la poussière dont la grosseur va du grain de sable au petit pois. Toute cette matière se déplace dans l’univers, tout comme notre planète Terre, puisqu’elle tourne autour du Soleil. Il arrive donc dans sa course autour du Soleil que notre vaisseau planétaire rencontre des grains de poussière. Ceux-ci pénètrent dans l’atmosphère à des vitesses comprises entre 11 et 73 kilomètres par seconde, soit plusieurs dizaines de fois la vitesse du son. Les frictions avec les différentes couches de l’atmosphère échauffent l’air autour du météore, qui devient lumineux. La matière qui le compose fond par les fortes chaleurs. Quand elle est entièrement fondue, le phénomène disparaît. Le processus est très rapide, le temps d’un clignement de paupière. Vous l’aurez donc compris, les étoiles filantes n’ont rien à voir avec les étoiles du firmament qui sont de grosses boules de feu tout comme notre Soleil. Bien que l’appellation «étoile filante» soit couramment utilisée, le véritable nom est donc météore.La plupart des météores que nous pouvons observer sont le résultat du passage d’une comète. En effet, celles-ci ont toujours une queue de poussière, arrachée par le vent solaire lors de leurs passages à proximité du Soleil. Les comètes laissent donc dans leur sillage de la poussière en suspension. Et lorsque la Terre traverse ces nuages de poussières, nous assistons à une pluie de météores.Selon la densité du nuage de poussières, nous pourrons voir de 1 à 120 météores par heure. Mais il arrive parfois, notamment après le passage d’une nouvelle comète, que la pluie de météores qui en résulte donne des taux horaires incroyables. En 1833 et 1966 par exemple, on observa respectivement, plus de 150.000 et plus de 200.000 météores par heure ! Cela représente 2 500 météores à la minute! Un véritable feu d’artifice silencieux. Dans ces cas, on parle de tempête d’étoiles filantes. Ces pluies de météores, que l’on appellent également des essaims, semblent provenir d’un même point du ciel. Ce point est nommé le radiant. Les essaims portent quant à eux le nom de la constellation d’où ils proviennent. Ainsi, les Lyrides proviennent de la constellation de la Lyre, les Géminides, de la constellation des Gémeaux, et les Perséides, de la constellation de Persée. La visibilité d’un essaim dépend de la position de notre planète. Ainsi, les Perséides sont toujours visibles en août, car c’est à ce moment que la Terre traverse leur nuage de poussières durant sa révolution autour du Soleil. Il arrive cependant que des météores ne proviennent d’aucun radiant, ou se produisent alors que la Terre ne traverse aucun nuage. Il s’agit là de météores sporadiques.Selon la densité de l’essaim, et la texture des météores, ceux-ci peuvent être peu ou très brillants, lents, ou très rapides. Certains peuvent laisser une traînée qui persiste quelques secondes après la disparition de celui-ci, et les couleurs varient du vert au bleu en passant par le blanc. Certains essaims provoquent également des bolides. Si les météores ne dépassent pas quelques grammes, les bolides quant à eux ont une masse d’un kilogramme à plusieurs tonnes. Alors que les météores apparaissent à une altitude comprise entre 110 et 80 kilomètres, les bolides se situent entre 80 et 13 kilomètres d’altitude. Ils ont une couleur qui varie du rouge au bleu. La plupart se consument entièrement avant de toucher le sol, mais certains tombent sur la Terre. À partir de ce moment la, il ne s’agit plus d’un bolide, mais d’une météorite.L’essaim de l’été le plus célèbre est celui des Perséides. Il est actif du 17 juillet au 24 août, avec un maximum d’activité dans la nuit du 12 au 13 août. Ces météores sont aussi appelés les larmes de Saint-Laurent, car autrefois, la date du maximum était le 10 août, jour de la Saint-Laurent. Cet essaim est le résultat des débris que la comète Swift-Tuttle laisse sur son passage lorsqu’elle repasse dans le voisinage de la Terre tous les 130 ans. Lors du début d’activité le 17 juillet, le nombre de météores sera très faible, de l’ordre d’un à deux météores par nuit. Plus nous nous rapprocherons du 12 août, plus le taux horaire augmentera. Lors du maximum, vous pourrez observer environ une centaine de météores par heure. Après le 13 août, le taux diminuera rapidement pour prendre fin le 24 août. Lors du maximum qui se produira le jeudi 12 août à 21 h 25 heure locale, les lueurs du crépuscule seront encore trop fortes pour pouvoir guetter les météores. Il vous faudra attendre 22 h 30 pour profiter d’une nuit bien noire. La Lune se couchera en début de nuit, ce qui n’en sera que bénéfique. Le radiant se trouvera juste au-dessus de la constellation de Persée, visible au-dessus de l’horizon nord-est. Bien que très connues, les Perséides ne sont pourtant pas le plus important essaim de l’année. Les Quadrantides en janvier, et les Géminides en décembre, offrent des taux horaires de respectivement 110 et 150 météores ! Mais les Perséides se produisent lors des belles et douces nuits d’été, et qui plus est, pendant les vacances. Il y a bien d’autres essaims tout au long de l’année. Leurs dates d’observation et nos conseils pour y assister dans les meilleures conditions sont accessibles sur notre site, dans la rubrique éphémérides.Peut-être entendrez-vous un météore siffler. Non, ce n’est pas une plaisanterie. Il a été rapporté par plusieurs observateurs, et moi-même, je l’ai constaté, que des météores sifflaient. Ce qui m’a le plus choqué, c’est que le sifflement était parfaitement synchronisé avec le météore. Or, sachant qu’un météore se trouve entre 110 et 80 kilomètres d’altitude, le son devrait nous parvenir avec plus de 3 minutes de décalage. Après quelques recherches, il ressort que le son est transporté par le plasma, et restitué au ras du sol, parfaitement synchronisé avec le météore.Enfin sachez que vous pouvez récupérer ces minuscules grains de poussières. Pour cela, rien de plus simple: remplissez une bassine d’eau, et laissez-la dehors toute la nuit. Le lendemain, passez un aimant dans la bassine. Tout ce qui sera collé sur votre aimant proviendra de l’espace, car les météores sont composés de fer et de nickel. On estime à plus de 15.000 tonnes la quantité de matière provenant de l’espace et retombant sur Terre. Alors bonne observation, et bonne pêche !Merci d’avoir écouté ce podcast Futura dans les Étoiles. Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod afin d’aider plus de personnes à nous découvrir. Vous pouvez nous retrouver sur Apple Podcast, Spotify, Deezer, Castbox et bien d’autres pour ne plus manquer un seul épisode. Quant à moi, je vous retrouve le 1er août pour une sélection d’événements à observer dans le ciel durant le mois prochain. À bientôt.Musique:Intro et outro par Patricia ChayladeDiving in the oceans of Kepler,Diamond rain on SaturnetLullaby for a Newborn Starpar MusicLFilesLicense: https://filmmusic.io/standard-license
6/15/2021

Les planètes telluriques (Astrozoom #4)

Futura dans les Étoiles, c'est le rendez-vous incontournable des amateurs d'astronomie et d'espace. Pour ce nouvel épisode spécial, nous parlerons des planètes telluriques du Système solaire. Bon voyage !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Pour aller plus loin :Qu'est-ce qu'une planète ?MercureVénusTerreMarsTranscription du podcast:Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode spécial de Futura dans les Étoiles. Je suis Franck et nous nous retrouvons en ce 15 juin pour parler des planètes telluriques. Pour ne pas manquer notre prochain épisode sur les éphémérides du mois de juillet pensez à vous abonner sur vos plateformes audio préférées.Notre Système solaire est composé d’une étoile, le Soleil, et de huit planètes : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, et Neptune. On y ajoutera également une ceinture d’astéroïdes, des planètes naines, ainsi que des comètes. Les huit planètes se divisent en deux catégories : les planètes telluriques, et les planètes gazeuses. Les planètes telluriques sont principalement composées de roches et de métaux. Elles ont une surface solide, et l’on pourrait marcher dessus. Les planètes gazeuses quant à elles, sont dépourvues de sol, et sont composées essentiellement de gaz, d’où leur nom. Pour cet épisode, je vous propose que nous nous intéressions tout d’abord aux planètes telluriques.Parmi les huit planètes du Système solaire, quatre sont des planètes telluriques : Mercure, Vénus, la Terre, et Mars. On les appelle aussi les planètes internes, car situées entre le Soleil et la ceinture d’astéroïde. De l’autre côté de celle-ci, se trouvent les planètes gazeuses, aussi appelées les planètes externes, auxquelles nous consacrerons prochainement un épisode.Lors de la naissance du Soleil, un disque de matière s’est formé, que l’on appelle disque protoplanétaire. Une grande partie de celui-ci a servi à la formation du Soleil. Autour du disque Solaire, les éléments les plus denses se sont rassemblés, et ont servi à la formation des planètes telluriques. Les éléments plus légers tel les gaz se sont retrouvés quant à eux à l’extrémité du disque Solaire, et c’est ainsi que sont nées les planètes gazeuses. C’est pour cette raison que les planètes telluriques sont les plus proches du Soleil, et les planètes gazeuses, plus éloignées.Voyons maintenant les planètes telluriques une par une. Commençons par Mercure, la première planète après le Soleil. Elle tire son nom du dieu romain Mercure (connu aussi sous le nom grec d’Hermès), dieu du commerce, des voleurs et du voyage. C’est la plus petite planète du Système solaire, son diamètre étant de près de 4.900 km, mais aussi la plus rapide. En effet, elle tourne autour du Soleil en 88 jours. En revanche, sa rotation sur elle-même est lente. Si la Terre met 24 heures, il faut 58 jours et 15 heures 30 minutes pour Mercure. Se situant à un peu plus de 57.900 kilomètres du Soleil, il y règne une température de 430 °C sur la face éclairée par l’astre. La température descend à -183 °C sur la face se trouvant dans la nuit, ce qui rend la planète inhabitable, ce d’autant plus qu’elle est dépourvue d’atmosphère. Mercure n’a aucun satellite.Après Mercure vient Vénus. On l’appelle aussi l’étoile du Berger, ou encore l’étoile du matin ou l’étoile du soir. Ceci en raison de sa forte brillance, qui fait que nous la confondons avec une étoile, et du moment de sa visibilité, peu avant le lever ou peu après le coucher du Soleil. Le mot « étoile » est donc une erreur, car il s’agit bien là d’une planète. Son nom provient de la déesse romaine Vénus, la déesse de l’amour, également baptisée Aphrodite en grec. Là encore, la vie y est impossible, et l’on comprend pourquoi. Bien que située à 104 millions de kilomètres du Soleil, et donc après Mercure, c’est la planète la plus chaude. Sa température en surface est de 460 °C. Ceci en raison d’une couverture nuageuse qui provoque un effet de serre. Encore plus lente que Mercure, il lui faut 243 jours pour faire une rotation sur elle-même, et un peu moins de 225 jours pour faire le tour du Soleil. Son diamètre est de 12.100 km, et tout comme Mercure, elle ne possède pas de satellite.La troisième planète après le Soleil, et la plus connue, est notre bonne vielle Terre. Contrairement aux autres planètes, son nom n’est pas tiré d’un dieu grec ou romain, mais du latin « terra » qui signifie « globe terrestre », ou désigne encore la matière du sol. Située à 150 millions de kilomètres du Soleil, elle se trouve dans la zone d’habitabilité. C’est-à-dire qu’elle est ni trop près du Soleil, ni trop éloignée. Par conséquent, la température y est clémente, avec une moyenne de 15 °C, même si elle peut monter jusqu’à 56 °C dans le désert, et descendre à -96 °C aux pôles. Son diamètre est d’un peu plus de 12.700 km. Si nous avons pour habitude de dire qu’une journée dure 24 heures, en réalité, la Terre tourne sur elle-même en 23 heures 56 minutes et 4 secondes. Quant à sa révolution autour du Soleil, elle est de 365 jours, 6 heures et 9 minutes. C’est pour cette raison que tous les 4 ans, nous rajoutons un jour en plus, le 29 février, afin de ne pas provoquer de décalage dans les saisons. Tout comme pour sa voisine Vénus, la Terre possède une atmosphère. Composée majoritairement d’azote, elle est également dotée d’oxygène et d’autres gaz, et est respirable pour les êtres vivants. La Terre possède d’autre part un satellite : la Lune.Enfin la quatrième et dernière planète tellurique du Système solaire est Mars. Elle tire son nom de l’ancien dieu de la guerre romain, Mars, baptisé Arès en grec. Située à un peu moins de 228 millions de kilomètres du Soleil, elle se trouve à la limite de la zone d’habitabilité. Elle est considérée comme une sœur jumelle de la Terre, car jadis elle abritait des océans. Mais aujourd’hui, Mars nous présente une couleur rouge, en raison de l’abondance d’oxyde de fer sur sa surface. Son diamètre est de 6.792 km, soit 2 fois moins que la Terre. Sa température va de -120 °C pour la partie dans la nuit, à 25 °C pour la partie au Soleil. La planète tourne sur elle-même en 24 heures 37 minutes, ce qui fait encore un point commun avec notre planète. Étant plus éloignée, elle boucle un tour autour du Soleil en un peu moins de 687 jours. Mars possède deux satellites : Phobos et Déimos. Leur forme intrigue cependant les astronomes. Alors que les satellites sont plutôt ronds, ceux de Mars ont une forme patatoïde. On les surnomme également les deux patates de l’espace. Mars possède une atmosphère très ténue, composée principalement de dioxyde de carbone. Elle ne contient qu’une portion infime d’oxygène, ce qui y rend la vie impossible malgré les températures clémentes. Il est cependant possible que de la vie se soit développée sous la surface de Mars. Les futures missions d’exploration auront pour tâche de confirmer ou infirmer cette hypothèse.La découverte d’organismes sur Terre dans des zones là où toute forme de vie semblait impossible, laisse présager que le sous-sol des planètes telluriques et des satellites pourrait eux-mêmes abriter de la vie. À ce jour, aucune preuve n’a été cependant découverte ailleurs que sur Terre.Merci d’avoir écouté ce podcast Futura dans les Étoiles et bienvenue aux milliers d’auditeurs qui ont rejoint l’aventure lors du précédent épisode ! Si vous appréciez notre travail, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod afin d’aider plus de personnes à nous découvrir. 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