Fracas

6/16/2022

Laura Nsafou : Identités plurielles

Saison 1, Ép. 76
Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.Agathe Le Taillandier a rencontré Laura Nsafou au Paris Podcast Festival en octobre 2021. Écrivaine et bloggeuse afro-féministe, elle a publié plusieurs romans et albums jeunesse. Son dernier roman afrofuturiste, “Nos jours brûlés”, est paru aux Éditions Albin Michel. Dans cette rencontre en public avec Agathe Le Taillandier, elle raconte comment l'invisibilisation des afrodescendants dans la littérature française a motivé l’écriture de son Oeuvre, et notamment de son premier album jeunesse, le best-seller  “Comme un million de papillons noirs” (Editions Cambourakis). Ce livre raconte l’histoire d’Adé, une petite fille Noire qui, à force d'être moquée à l’école, n’aime plus ses cheveux crépus. “J’ai voulu non seulement partir de ma propre expérience et créer quelque chose de poétique autour, quelque chose qui amène à l’estime de soi, mais qui puisse aussi amener une discussion sur la responsabilité collective que l’on a”.  Laura Nsafou nous parle aussi des lectures qui furent au fondement de son afro féminisme, comme le roman d’Ysiaka Anam, “Et ma langue se mit à danser”, paru aux Editions de la Cheminante. “Comment on essaye de mettre en dialogue les différentes facettes de nos identités ? Ysiaka Anam l'a merveilleusement bien fait je trouve”. Dans cet épisode, vous entendrez aussi des auditrices du Book Club parler des livres qui ont participé à construire leur vision du féminisme. Cet épisode a été enregistré en direct au Paris Podcast Festival. Laura Nsafou répond aux questions d’Agathe Le Taillandier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage de cet épisode. Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com
6/15/2022

Agnès Desarthe : “La solution est toujours dans les livres, très rarement dans la vie”

Saison 1, Ép. 75
Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.Agnès Desarthe est autrice et traductrice. Elle a publié en 2021 L'Éternel Fiancé.En parallèle de l'écriture de son dernier roman, elle a traduit des articles de l’autrice Virginia Woolf pour le magazine britannique le Literary Times Supplement. Écrire ou traduire, traduire et écrire, elle a “toujours exercé ces deux activités en même temps, parfois dans la même journée”. Agnès Desarthe ne saurait dire laquelle de ces deux casquettes elle préfère tant elles sont complémentaires. “L’un repose de l’autre”. Mais dans tous les cas, c’est la lecture qui est au coeur de son travail. Dans cet épisode, Agnès Desarthe nous présente le roman Laura Willowes, de l’autrice américaine Sylvia Townsend Warner. Dans ce livre “étrange” où se mêlent naturel et surnaturel,  Laura Willowes, une jeune femme plutôt réservée et docile décide de tout plaquer pour partir s’installer dans la campagne reculée anglaise. Ce livre a beaucoup marqué Agnès Desarthe parce qu’il fait écho à son histoire familiale, à son enfance, à sa grand-mère paternelle. “J’ai toujours eu l’impression que le naturel et surnaturel étaient main dans la main dans mon quotidien”. Laura Willowes, c’est finalement une “ode à la liberté, à l’autonomie, et à la possibilité d’être soi”. On sent paraître le désir d’être proche de la nature, une “nature sauvage” qui pousse le personnage principal à s’affranchir des conventions sociétales imposées à aux femmes. Agnès Desarthe recommande également le roman Martin Eden de Jack London, que la comédienne Lison Daniel nous avez déjà présenté dans un précédent épisode du Book Club. Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Agnès Desarthe. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.La retranscription de cet épisode est disponible ici.
6/14/2022

Sylvie Hoarau : “C’est très dérangeant d’avoir ce point de vue là”

Saison 1, Ép. 74
Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.Perverse. C’est de cette manière qu’a été décrite l’héroïne du roman Lolita de Vladimir Nabokov à sa publication en 1959. Pervers serait certainement le terme que l’on utiliserait aujourd’hui pour définir l’homme, beau-père et protagoniste de ce roman. Lolita est un roman qui plaît mais qui a toujours dérangé. À l’époque pour l’hypersexualisation de son héroïne, aujourd’hui pour des questions de violence et de pouvoir d’un homme, d’un adulte sur une jeune fille. Pour son auteur, Vladimir Nabokov, il n’y a jamais eu de doutes sur ses intentions de romancier: “Lolita est une jeune fille de 12 ans alors que Monsieur Humbert est un homme mûr et c’est l’abîme entre son âge et celui de la fillette qui produit le vide”. “C’est un livre qui a fait scandale et qui pose question” Dans ce deuxième épisode spécial confinement, la chanteuse et compositrice Sylvie Hoarau du groupe Brigitte oscille entre deux états. Il y a l’admiration pour l’auteur: “J’étais vraiment fascinée par Nabokov lui-même en me demandant mais quel esprit, comment… d’où sort une idée pareille d’abord de dépeindre cet amour sans aucune empathie pour l’objet de son amour -ce qui est quand même un peu étrange- et puis beaucoup d’humour aussi dans les situations…” Et il y a la répulsion: “Je me souviens que ma fille avait 15 ans je crois quand j’ai lu ce livre. Et il y a des moments j’ai dû m’arrêter de lire parce que j’étais trop dérangée par le propos. La manière dont il décrit la sensualité, cette attirance pour cette toute jeune fille.  C’est vraiment trop réaliste. Ça me mettait dans un état un peu d’angoisse. Je me disais, c’est possible qu’un homme d’un certain âge puisse avoir cette espèce de vision d’une très jeune fille donc ça me mettait très mal à l’aise. » Mais Lolita est un roman, une fiction. Et n’est-ce pas le rôle des romans de dérouter souvent, de déranger parfois et de in fine poser questions ? Cet épisode, c’est toute cette question et toute la réflexion de Sylvie Hoarau. Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique.Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com