Fleur d'avocat

10/21/2020

Reconversion #19 - Stéphanie Smatt Pinelli : « Une carrière juridique ne doit pas être linéaire »

Stéphanie Smatt Pinelli a exercé la profession d'avocat au Barreau de Paris pendant plus de 10 ans avant de rejoindre le groupe Orano en qualité de Directrice juridique contentieux. C'est en tant qu'avocate épanouie que j'avais initialement invité Stéphanie à témoigner sur le podcast. Il se trouve que si elle était alors très amoureuse de sa petite robe noire, elle était aussi en pleine réflexion sur la suite de son chemin professionnel. Le moment ne se prêtait donc pas à l'exercice. Il se trouve que peu après, c'est non sans émotion qu'elle a pris le parti d'incarner les réflexions qu'elle a menées comme avocate sur l'innovation dans la profession en faisant le pari de la mobilité professionnelle. Pari réussi ! Et c'est avec la voix pleine de sourire qu'elle a partagé son parcours à mon micro. Au programme, tous les ingrédients d'un chouette parcours professionnel : de l'ambition, de la curiosité, de l'engagement, du travail, et une bonne dose d'audace. Mais aussi des difficultés et du doute, dont un questionnement qui résonnera dans le coeur de nombreuses et nombreux collaborateurs : quelles perspectives comme avocat lorsqu'en 10 ans de carrière, on a développé beaucoup de projets, mais pas nécessairement une clientèle et du chiffre d'affaires ? On ressort de cet échange avec la confiance en le fait que l'intérêt et le plaisir sont d'excellents guides de développement, qu'un développement professionnel peut recouvrir mille visages, et que le chemin importe bien plus que le statut. Références :La Ligue des droits de l’hommeLa formation Développer sa clientèle avec Fleur d’avocatAffaire MadoffLa formation Kit de survie dans la profession d’avocat de Fleur d’avocatRocket internetTomorrow’s lawyers de Richard SusskindFais le bilan calmement de Switch collectiveLe Cercle MontesquieuL’AJFEVous pouvez joindre Stéphanie sur LinkedIn. Elle est également présente sur Twitter @ssmatt_p.Bonne écoute !Lilas Louise
10/15/2020

#76 - Valentin Loret : « J’étais en colère »

Ép. 76
Maître Valentin Loret est avocat au Barreau de Marseille depuis 2018. Il exerce principalement en droit pénal. Valentin s'est cherché à la sortie du Lycée, puis à celle de l'école des avocats. Assez conscient qu'il n'était pas adapté à l'exercice en collaboration, son réflexe de se tourner vers les autres lui ouvre plusieurs opportunités, et lui permet de s'installer à son compte quasiment immédiatement après l'école dans une configuration en mosaïque et créative qui tient la route et lui offre des conditions de travail qui lui conviennent très bien notamment parce qu'elles laissent de la place aux bains de mer au quotidien. Il est un passionné des libertés, un drogué à l'adrénaline des comparutions immédiates, un engagé qui fait quelque chose de sa colère grâce à l'engagement syndical. Et il a suivi l'invitation de Clémence à ne pas "faire son mec" à mon micro, c'est donc une interview sincère aussi sur la difficulté de se trouver, de s'accepter et de se faire confiance.Les références :LysiasLe SAFRachel LindonLaurent MucchielliSacha Raoult et son rapport co-écrit avec Warren Azoulay,« Les comparutions immédiates au tribunal de grande instance de Marseille », Les rapports de l’Observatoire n°8, ORDCS, juillet 2016.les avocats Brice Grazzini, Christophe Bass et François Mazon (invité de l'épisode #45 du podcast !) ainsi que Christian BellaisMalmousqueVous pouvez le joindre par email à l'adresse valentin@loret-avocat.fr.Un grand merci à Maître Clémence Lachkar pour la recommandation et bonne écoute !
10/1/2020

#74 - Nabil Boudi : « C’est toujours le foot qui m’a sauvé »

Ép. 74
Maître Nabil Boudi est avocat au Barreau de Paris depuis 2017. Il s'est rapidement installé à son compte et intervient principalement en droit pénal ainsi qu'en droits de l'homme et en libertés fondamentales. L'histoire de Nabil est avant tout celle d'une trajectoire "cabossée", entre décrochage scolaire, orientations inadaptées et hasardeuses, dépression, parenthèse ressourçante en Algérie, errance et bêtises, mais aussi du foot à haut niveau, un voyage libérateur, et surtout, surtout, une envie de revanche à chaque instant. « Je suis Nabil avant tout », a t-il exprimé pendant notre échange. Cela aurait pu être la punchline de l'épisode parce qu'avant toute étiquette professionnelle, il est lui, le plus simplement possible, et dans toute la complexité de son identité. Mais tout au long de cette interview s'est posée cette question : comment se raconter simplement quand on a tout d'une caricature ? Alors j'ai préféré retenir son hommage au foot, comme un pied de nez à tous les clichés, car c'est en grande partie la pratique de ce sport qui lui a permis d'avancer - et à la fac de droit aussi. Nous avons bien sur aussi parlé du développement rapide de sa clientèle personnelle, de l'étiquette d'avocat des terroristes qui lui est tombée dessus et dont il se défait progressivement, de la violence des amalgames et du racisme, et du plaisir qu'il prend à exercer ce métier. Références :L'attentat de Yasmina KhadraZola, Balzac, Maupassant, de Musset, FlaubertBel ami de MaupassantL'interview de Magou SoukounaVous pouvez contacter Nabil via son site internet www.nabil-boudi-avocat.fr/contact.Un grand merci à Marc Maloisel pour la recommandation !Bonne écoute :)Lilas Louise
9/24/2020

#73 - Isabelle Vigier : « Les clients n’appartiennent à personne »

Ép. 73
Maître Isabelle Vigier est une jeune avocate mais une professionnelle expérimentée puisqu'elle a rejoint le Barreau de Paris après avoir longtemps exercé comme juriste d'entreprise. Elle pratique le droit des affaires, le droit réglementaire et la protection des données personnelles dans le secteur de la santé au sein de sa propre structure, Vigier Avocats. Elle s'est également lancée dans la legaltech avec un tout nouveau produit nommé Le coin du DPO.Isabelle a la voix douce et la parole légèrement hésitante. Elle cherche un peu ses mots, réfléchit avant de se prononcer. Mais les apparences sont trompeuses. L'air de rien, elle construit, et ça lui réussit plutôt bien. Elle commence à travailler tôt et embrasse la fonction juridique en entreprise. La complexité des secteurs réglementés lui plaît, tout comme la liberté que lui donnent les contrats courts et les missions ciblées. D'expérience en expérience, elle tisse un réseau, accumule les projets menés à bien et étend son domaine d'expertise. La profession d'avocat, c'est l'occasion pour elle d'offrir son savoir-faire très opérationnel tout en gardant cette flexibilité structurelle. Et d'innover. Elle nous parle de son nouveau projet avec cette discrétion qui la caractérise, et je me suis permise de la bousculer un peu pour mettre en avant la #startuppeuse #legaltech qui est en elle. On retrouve dans son parcours les ingrédients secrets de l'épanouissement et de la réussite que sont la grande tolérance au risque, la curiosité intellectuelle, le caractère central de la notion de plaisir et l'importance des liens. J'aurais d'ailleurs pu choisir d'autres citations comme :"Ce qui m'a beaucoup aidé, c'est ma curiosité intellectuelle""Je m'éclate""Si on se fait confiance, tout va bien"Il me semble que la profession d'avocat a besoin de femmes comme Isabelle. Les références :La BD L'incroyable histoire de la médecine de Philippe BercoviciC'est l'hôpital qui se moque de la charité par Jean-Noël FabianiL'interview de Valentin BouronL'interview de Karima LachgarRetrouvez Isabelle sur LinkedIn :)Par ici la newsletter de Fleur d'avocat !Bonne écoute !
9/17/2020

Reconversion #18 - Benjamin Leiba : « Je demande de l'aide tout le temps à tout le monde »

Benjamin Leiba a bifurqué vers le monde des startups directement après l'obtention de son CAPA (profil d'avocat d'affaires). Premier employé de Coorpacademy, il apprend à bonne école auprès d'entrepreneurs expérimentés avant de se lancer dans sa propre aventure entrepreneuriale.Sa première entreprise n'emporte pas le succès escompté et surtout évolue dans une direction qui le passionne moins. C'est en échangeant avec ses clients qu'il identifie un besoin tout autre. Il se rapproche alors d'un acteur qui travaille d'ores et déjà sur une solution répondant à ce besoin : Badakan. Entre #HRtech et #legaltech (les hashtags sont importants), Badakan accompagne les entreprises dans la gestion de leur personnel en contrats courts.Je vous explique en introduction les péripéties liées à la diffusion de cet épisode (j'ai bien failli laisser tomber) et l'heureux hasard de ma rencontre avec Benjamin #backstage. C'est un épisode qui détonne un peu parmi toutes les interviews de Fleur d'avocat puisqu'on a surtout parlé de son aventure entrepreneuriale dans le milieu startup.La curiosité et la jovialité de Benjamin sont contagieuses et je suis ressortie de cette interview avec de l'énergie et le sourire. Je vous souhaite le même effet secondaire !Références :Le podcast Génération Do It Yourself de Matthieu StefaniLe Lab RHL'interview de Firmin Zocchetto (Payfit) sur GDIYL'interview de Juliette Lévy dans le podcast La Leçon par Pauline GrisoniL'interview d'Arthur MillerandMon article Être avocat n'est pas une fin. C'est un moyen.Nous avons aussi mentionné :Maître Stéphane Woog et son père feu Jean-Claude WoogJean-Marc TassettoArnauld MitreFrédérick BenichouOne pointNous avons également évoqué le fait que l'avocat est un entrepreneur comme un autre, et que les collaborateurs libéraux ont un devoir de désobéissance envers leur cabinet en ce qui concerne le temps qu'ils allouent à leur développement et à leur clientèle personnelle. Pour vous accompagner, Fleur d'avocat a d'ailleurs créé une formation sur le développement de clientèle.Vous pouvez joindre Benjamin par email à l'adresse benjamin@badakan.com.Badakan a :un site internetune page LinkedInBonne écoute !
9/3/2020

#71 - Aurélien Bourdier : « On ne me fera pas dire ce que je n’ai pas envie de dire »

Ép. 71
Maître Aurélien Bourdier est avocat depuis 2010. Il exerce aujourd'hui au Barreau de Poitiers, est à son compte, et intervient principalement en matière de droit pénal.Originaire d'un milieu ouvrier, Aurélien n'était pas particulièrement destiné à devenir avocat. C'est la découverte du droit pénal à l'université, puis l'assistance à un procès d'assises où il a vu un certain Maître Jean Damy plaider en défense, qui auront raison de lui.Aurélien, c'est une histoire d'audace. Celle d'y croire même si on n'a pas de réseau, de claquer la porte d'une collaboration sans rien avoir derrière, de s'installer pour sortir de sa zone de confort, de dire ce qu'on pense en audience quitte à se prendre des incidents dans la figure, de placer sa crédibilité professionnelle en premier. Celle aussi de vouloir être avocat avant tout, et pourquoi pas un avocat de province de "niveau national". Ça aussi, on en parle. Audace oui, mais avec insouciance et humilité.Les références de cette interview :Les joueursDes hommes d’honneurMaître Jean Damyl'Interview de Camille MoganMerci à Anne Ducluzeaud pour la recommandation !Retrouvez Aurélien sur Twitter @A_Bourdier et Facebook @Me Aurélien Bourdier - Avocat.Bonne écoute !Fleur d'avocat ce sont aussi des formations pour ne pas subir son exercice professionnel, gagner en confiance en soi et développer sa clientèle personnelle.
8/27/2020

#70 - Safya Akorri : « J’ai rien à prouver »

Ép. 70
Safya Akorri est avocate au Barreau de Paris depuis 2013. Elle exerce principalement en droit international, droit pénal et droits de l’Homme.Safya Akorri nous parle:de tardif;de hasard;de concours;de diversité;de comparaison;de droits de l’homme;de défense;de développement personnel;d’émulsion;de management;d’excellence;de bienveillance;de mail;d’humanité;d’accompagnement;de besoin de reconnaissance;de choix;de chef d’entreprise;de quête de sensde travail en équipe;de contradictoire;de remise en question;de blocage intellectuel;de travail en équipe;de leçons;de perfectionnisme.Références:Le Concours de la ConférenceLe magistrat Renaud Van RuymbekeL’interview de Nicolas JeanSon super comptable, Samuel Mimoun, que vous pouvez joindre par email à l'adresse smimoun@laboiteaconseil.netSynthèse:Faire des choix qui mettent en avant ses compétences; ne pas hésiter à développer sa clientèle, malgré les réticences de son cabinet ; passer outre les réflexions lorsque l’envie de monter son cabinet vient; accepter que de se sentir bien, est importantpour soi; mettre l’humain au centredans son exercice; se faire accompagner par des personnes compétentes lors de la création de son cabinet; veiller à rester soi-même en toute circonstance; se concentrer sur ses besoins; miser sur la diversité de son parcours.Vous pouvez joindre Safya Akorri sur LinkedIn ou par email à l'adresse s.akorri@akorri-avocats.frJe remercie Maxime Kac pour la recommandation et Aude Coche Subijana pour l’aide à la production.Bonne écoute!