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Fil de Science

L'actualité scientifique de la semaine, décryptée par Futura

Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes
Dernier Épisode7/30/2021

De la vapeur d'eau sur Ganymède (FdS#34)

Pour cette semaine du 26 juillet : de la vapeur d'eau sur Ganymède, un record fossile, des données inédites sur la géologie martienne, un emballement climatique et l'oeil de Sauron au fond de l'océan. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :De la vapeur d'eau découverte dans l'atmosphère de Ganymède, la plus grande lune du Système solaireCe fossile exceptionnel fait reculer l'origine des animaux de plus de 200 millions d'années !L'intérieur de Mars révélé par InSight« Pour combattre le réchauffement climatique il faut s'attaquer à la source : la surexploitation de la planète », alertent des scientifiquesL'Œil de Sauron aperçu au fond de l'océan Indien⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Bien des surprises pourraient nous attendre sur Ganymède. En analysant des données collectées par Hubble en 1998, 2010 et 2018 afin de préparer les futures observations de la mission Juno, une équipe suédoise a en effet fait la découverte de vapeur d’eau dans l’atmosphère de la lune jovienne. Celle-ci serait vraisemblablement la conséquence de variations de température suffisantes pour permettre à une petite quantité de glace de s’évaporer lorsque le soleil est au zénith. Cette découverte renforce l'intérêt des astronomes pour cette lune dont on sait aujourd'hui que, comme ses sœurs Europe et Callisto, elle abrite un océan d’eau salée à l’état liquide, piégé entre deux couches de glace à plus de 160 kilomètres de profondeur. La mission Juice de l’Agence spatiale européenne qui aura notamment pour mission d’observer Ganymède aura donc du pain sur la planche. Avec un lancement prévu en 2022, celle-ci devrait atteindre Jupiter à l’horizon 2029 et mener des études approfondies sur ses trois plus grandes lunes glacées : Europe, Ganymède et Callisto. Son rôle sera capital pour déterminer le potentiel d'habitabilité des planètes présentant potentiellement des océans, par-delà notre Système solaire. Si tout se déroule comme prévu, de nombreuses réponses devraient nous parvenir d’ici la fin de la mission en 2033. Nous vous invitons bien évidemment à suivre ses évolutions à venir sur Futura.Les formes de vie complexes sont plus anciennes encore qu’on ne le pensait. Les premiers animaux pluricellulaires connus à s'être développés sur Terre sont des éponges, des membres de la famille des métazoaires dont les plus anciens représentants remonteraient à plus de 600 millions d’années. Mais une nouvelle découverte réalisée dans un récif de plusieurs mètres de haut chamboule la chronologie des chercheurs en repoussant cette date bien plus loin dans le temps. Datant environ de 890 millions d’années, cette éponge vermiforme suggère que des organismes pluricellulaires auraient pu voir le jour avant que l’atmosphère ne se charge considérablement en oxygène. La preuve que la vie trouve toujours un chemin pour s’épanouir.Mars se révèle aux scientifiques. La planétologie comparée vient de faire un nouveau bond grâce aux données collectées par la mission InSight. Plus précisément, ce sont les ondes sismiques détectées par l'instrument Seis qui ont permis de révéler la structure interne de la planète rouge dans un niveau de détail inédit. Ces mesures révèlent l’existence d’un noyau ferreux liquide mesurant entre 1.790 km et 1.870 km de rayon, et d’un manteau constitué d’une seule enveloppe minérale, similaire à celle du manteau supérieur de la Terre. Mieux encore, une couche située à 10 km de profondeur présente les marques d’une ancienne circulation de fluide, de nouvelles traces encourageantes pour les chercheurs en quête de vie sur notre voisine tellurique.Il est difficile de l’ignorer : presque tous les signes vitaux de notre planète sont dans le rouge. La multiplication des catastrophes climatiques, de la fonte massive des glaciers aux inondations en passant par les incendies ravageurs, indique de manière catégorique que nous sommes sur une pente descendante que même la diminution de l’utilisation des énergies fossiles en 2020 ne suffit pas à endiguer. Pour éviter l’effondrement irrémédiable de notre habitat, les chercheurs soulignent qu’il ne faudra pas lutter pour mitiger les conséquences du changement climatique mais bien agir à la source en mettant un terme à la surexploitation des ressources terrestres. Dans cette optique, des mesures dissuasives et même punitives devront être mises en place pour accélérer la transition énergétique des citoyens, des industries et des gouvernements. Reste à savoir quelle résistance ces changements vont rencontrer chez chacun d’eux…Gardiens de l’Anneau unique, prenez garde ! L’œil de Sauron a été repéré dans les tréfonds de l’océan Indien. Découvert par un navire de recherche australien, le volcan abyssal ressemble étrangement à l’iris du Maia corrompu par Morgoth. Celui-ci appartient à un amas de monts sous-marins située à 3.100 mètres de profondeur au large de l’île Christmas, et se présente sous la forme d’un cratère oval dans lequel une protubérance rocheuse prend la forme d’une pupille fendue. C’est donc sans surprise qu’il a été tout simplement baptisé Œil de Sauron par les scientifiques du RV Investigator. Ses voisins ont quant à eux été surnommés Barad-dûr, en hommage à la tour où réside le puissant seigneur, et Ered Lithui en référence aux montagnes séparant le Mordor du Rhovanion. Les images de ces volcans mythiques et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. Rendez-vous demain, à 10h30 pour un nouvel épisode de Chasseurs de Science dédié à la vie aventureuse de la botaniste Marianne North. Pour le reste, on se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !Crédits :Musique : Patricia ChayladeTexte et voix : Emma Hollen
7/30/2021

De la vapeur d'eau sur Ganymède (FdS#34)

Pour cette semaine du 26 juillet : de la vapeur d'eau sur Ganymède, un record fossile, des données inédites sur la géologie martienne, un emballement climatique et l'oeil de Sauron au fond de l'océan. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :De la vapeur d'eau découverte dans l'atmosphère de Ganymède, la plus grande lune du Système solaireCe fossile exceptionnel fait reculer l'origine des animaux de plus de 200 millions d'années !L'intérieur de Mars révélé par InSight« Pour combattre le réchauffement climatique il faut s'attaquer à la source : la surexploitation de la planète », alertent des scientifiquesL'Œil de Sauron aperçu au fond de l'océan Indien⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Bien des surprises pourraient nous attendre sur Ganymède. En analysant des données collectées par Hubble en 1998, 2010 et 2018 afin de préparer les futures observations de la mission Juno, une équipe suédoise a en effet fait la découverte de vapeur d’eau dans l’atmosphère de la lune jovienne. Celle-ci serait vraisemblablement la conséquence de variations de température suffisantes pour permettre à une petite quantité de glace de s’évaporer lorsque le soleil est au zénith. Cette découverte renforce l'intérêt des astronomes pour cette lune dont on sait aujourd'hui que, comme ses sœurs Europe et Callisto, elle abrite un océan d’eau salée à l’état liquide, piégé entre deux couches de glace à plus de 160 kilomètres de profondeur. La mission Juice de l’Agence spatiale européenne qui aura notamment pour mission d’observer Ganymède aura donc du pain sur la planche. Avec un lancement prévu en 2022, celle-ci devrait atteindre Jupiter à l’horizon 2029 et mener des études approfondies sur ses trois plus grandes lunes glacées : Europe, Ganymède et Callisto. Son rôle sera capital pour déterminer le potentiel d'habitabilité des planètes présentant potentiellement des océans, par-delà notre Système solaire. Si tout se déroule comme prévu, de nombreuses réponses devraient nous parvenir d’ici la fin de la mission en 2033. Nous vous invitons bien évidemment à suivre ses évolutions à venir sur Futura.Les formes de vie complexes sont plus anciennes encore qu’on ne le pensait. Les premiers animaux pluricellulaires connus à s'être développés sur Terre sont des éponges, des membres de la famille des métazoaires dont les plus anciens représentants remonteraient à plus de 600 millions d’années. Mais une nouvelle découverte réalisée dans un récif de plusieurs mètres de haut chamboule la chronologie des chercheurs en repoussant cette date bien plus loin dans le temps. Datant environ de 890 millions d’années, cette éponge vermiforme suggère que des organismes pluricellulaires auraient pu voir le jour avant que l’atmosphère ne se charge considérablement en oxygène. La preuve que la vie trouve toujours un chemin pour s’épanouir.Mars se révèle aux scientifiques. La planétologie comparée vient de faire un nouveau bond grâce aux données collectées par la mission InSight. Plus précisément, ce sont les ondes sismiques détectées par l'instrument Seis qui ont permis de révéler la structure interne de la planète rouge dans un niveau de détail inédit. Ces mesures révèlent l’existence d’un noyau ferreux liquide mesurant entre 1.790 km et 1.870 km de rayon, et d’un manteau constitué d’une seule enveloppe minérale, similaire à celle du manteau supérieur de la Terre. Mieux encore, une couche située à 10 km de profondeur présente les marques d’une ancienne circulation de fluide, de nouvelles traces encourageantes pour les chercheurs en quête de vie sur notre voisine tellurique.Il est difficile de l’ignorer : presque tous les signes vitaux de notre planète sont dans le rouge. La multiplication des catastrophes climatiques, de la fonte massive des glaciers aux inondations en passant par les incendies ravageurs, indique de manière catégorique que nous sommes sur une pente descendante que même la diminution de l’utilisation des énergies fossiles en 2020 ne suffit pas à endiguer. Pour éviter l’effondrement irrémédiable de notre habitat, les chercheurs soulignent qu’il ne faudra pas lutter pour mitiger les conséquences du changement climatique mais bien agir à la source en mettant un terme à la surexploitation des ressources terrestres. Dans cette optique, des mesures dissuasives et même punitives devront être mises en place pour accélérer la transition énergétique des citoyens, des industries et des gouvernements. Reste à savoir quelle résistance ces changements vont rencontrer chez chacun d’eux…Gardiens de l’Anneau unique, prenez garde ! L’œil de Sauron a été repéré dans les tréfonds de l’océan Indien. Découvert par un navire de recherche australien, le volcan abyssal ressemble étrangement à l’iris du Maia corrompu par Morgoth. Celui-ci appartient à un amas de monts sous-marins située à 3.100 mètres de profondeur au large de l’île Christmas, et se présente sous la forme d’un cratère oval dans lequel une protubérance rocheuse prend la forme d’une pupille fendue. C’est donc sans surprise qu’il a été tout simplement baptisé Œil de Sauron par les scientifiques du RV Investigator. Ses voisins ont quant à eux été surnommés Barad-dûr, en hommage à la tour où réside le puissant seigneur, et Ered Lithui en référence aux montagnes séparant le Mordor du Rhovanion. Les images de ces volcans mythiques et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. Rendez-vous demain, à 10h30 pour un nouvel épisode de Chasseurs de Science dédié à la vie aventureuse de la botaniste Marianne North. Pour le reste, on se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !Crédits :Musique : Patricia ChayladeTexte et voix : Emma Hollen
7/26/2021

Cyberguerre : la France sous attaque chinoise (TechPod #2)

Bienvenue dans TechPod, la nouvelle verticale de Fil de Science dédiée aux technologies et à la mobilité. Cette semaine, nous parlerons Pegasus, cyberattaque chinoise, espionnage sur Facebook, Hyperloop et implant cérébral. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Projet Pegasus : Apple défend la sécurité de ses iPhoneLa France attribue une cyberattaque en cours à la ChineL'Iran utilise Facebook pour espionner les États-UnisHyperloop : après les passagers, le transport de marchandises à plus de 600 km/hTétraplégique, il parvient à écrire des phrases avec un implant cérébral⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans TechPod, la nouvelle pastille de Futura dédiée à l’actualité des technologies et de la mobilité.Durant toute la semaine dernière, un cheval ailé a plané sur l’actualité. Pegasus, c’est le nom d’un logiciel espion conçu par la société israélienne NGO Group. Celui-ci a été implanté dans les smartphones Android et les iPhone de journalistes, d’activistes, d’avocats et même potentiellement de chefs d’Etats. En tout, une liste de 50.000 numéros de téléphones provenant d’une cinquantaine de pays aurait été la cible de ce logiciel espion. C’est ce que révèle l’affaire décortiquée par un collectif de journalistes internationaux issus de 17 médias, dont Le Monde. Déjà évoqué par Futura en 2016, le logiciel revient régulièrement sur le devant de la scène, cette fois-ci avec un twist en plus, car on apprend qu’il sert également aux pays «amis» à s’écouter entre eux. C’est notamment le cas du Maroc qui aurait ciblé le président Macron, même s’il n’est pas absolument certain que son mobile ait pu être impacté par Pegasus. Implanté au plus près du noyau du système d’exploitation, le logiciel espion permet de voir et d’entendre tout ce qui passe par le téléphone en faisant fi du chiffrement des données. Cette cyber-arme initialement conçue pour lutter contre le terrorisme est devenue une solution idéale pour les petits pays n’ayant pas les moyens de développer des systèmes de surveillance. Outre les tensions diplomatiques engendrées par cette affaire, cette dernière met également à mal la réputation d’inviolabilité des iPhone. Apple se défend en expliquant que son mobile est le plus sécurisé au monde, mais force est de constater que les failles restent présentes et qu’à chaque correctif, les hackers de NGO en dénichent de nouvelles pour pouvoir implanter à nouveau Pegasus. L’affaire est donc loin d’être résolue.On en parle moins, mais dernièrement, il y a eu plus grave que ce bourricot ailé, comme l’appelle Guillaume Poupard, le directeur de l’agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ou Anssi. La France est en effet sous le feu d’une cyberattaque virulente de la Chine, et d’après l’Anssi,c’est un groupe de hackers appelé APT31 et affilié à Pékin qui est à la manœuvre. L’affaire est loin d’être anodine, puisqu’attribuer une cyberattaque à un Etat est un exercice très risqué diplomatiquement. Peu de pays s’y aventurent et la France semble progressivement changer de posture en accusant presque directement la Chine de cette attaque. Une première et un avertissement qui pourrait bien tendre les relations entre les deux pays.Les réseaux sociaux non plus ne sont pas immunes au développement des outils de cyberguerre. Ainsi, Facebook a découvert qu'un groupe de hackers iraniens utilisaient sa plateforme pour cibler des militaires américains ou des entreprises du secteur de la défense. Comment? En créant des profils d’individus suffisamment crédibles pour créer des rapports de confiance et pousser les cibles visées à cliquer sur des liens minés. Comme quoi, entre écoutes téléphoniques entre amis, espionnage entre Etats et ingénierie sociale, la guerre du futur ne fait peut-être pas de bruit, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne fait pas de dégâts, du moins en matière de diplomatie.Les bananes vendues dans la métropole seront-elles bientôt estampillées « Par train »? Pas si impossible. La société Hyperloop TT vient de présenter un concept de transport de fret à très grande vitesse, capable d'acheminer des marchandises à plus de 600km/h. À côté des trains de voyageurs filant à plus de 1.000km/h dans un tube sous faiblepression, le nouveau projet, baptisée HyperPort, promet la rapidité d’un trajet en avion pour le coût d’un trajet en train. L’engin se veut capable d’acheminer jusqu'à 2.800 conteneurs par jour avec une empreinte carbone nulle, d’après les allégations de l’entreprise, qui, notons-le, n’est pas affiliée à Elon Musk.Et enfin, pour finir, une nouvelle avancée pour la médecine ! En combinant des électrodes implantées dans le cerveau avec des réseaux neuronaux – informatiques –, des scientifiques sont parvenus à créer un implant capable de reconnaître des mots entiers énoncés par la pensée. Un homme paralysé depuis plus de 15 après unAVC au niveau dutronc cérébralest parvenu à écrire des phrases grâce à ce système d'un nouveau genre, développé par une équipe de chercheurs del’université de Californie à San Francisco. Plutôt que de tenter d'écrire lettre par lettre, l'implant analysel’activité cérébralepour reconnaître des mots entiers lorsque le patient tente de parler. Le système a réussi à atteindre en moyenne unevitessede 15 mots à la minute avec une précision de 74 %, des scores qui promettent de continuer de s’améliorer, ouvrant la voie à de nouvelles formes de communication pour les personnes paralysées.Pour ne rien manquer de l’actualité technologique et scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, pensez à le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. Rendez-vous demain, à 14h30 pour un tout nouvel épisode du hors série estival animé par Elise et Pierre Kerner sur le podcast Bêtes de Science. Pour le reste, on se retrouve dans deux semaines pour un nouveau concentré d’actualités technologiques. Bonne semaine à tous !Crédits :Texte : Sylvain BigetVoix : Emma HollenMusique : Patricia Chaylade
7/23/2021

Un tsunami provoqué par un astéroïde (FdS#33)

Pour cette semaine du 19 juillet : un astéroïde qui cause un tsunami, une gigantesque comète, des morts chez les vaccinés, 20 ans avant le déclin de l'humanité, et concours de fusée chez les milliardaires. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :L'astéroïde qui a tué les dinosaures a créé un tsunami si puissant qu'il a laissé des « rides géantes » aufonddel'océanLa plus grande comète de tous les temps s’est réveilléePourquoi plus de personnes vaccinées que de non vaccinées meurent de la Covid-19 en AngleterreIl nous resterait 10 ans pour sauver notre civilisation de l’effondrement !Blue Origin : revivez le vol du New Shepard⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Aussi puissant fut-il, l’astéroïde responsable de la disparition des dinosaures n’était certainement pas le plus discret des meurtriers. 66 millions d’années après l’impact fatal, les fonds océaniques portent encore les traces de ses méfaits, comme une traînée de preuves laissées derrière lui par un criminel par très expérimenté. En 2018, des scientifiques avaient suggéré, sur la base de modélisations informatiques, que l’impact de l’astéroïde avec la Terre aurait entraîné un gigantesque tsunami, générant notamment une lame particulièrement redoutable de plus d’un kilomètre et demi de haut. Aujourd’hui, une nouvelle étude apporte la première preuve physique de ce cataclysme, avec la découverte de gigantesques rides au fond de l’océan où s'est formé ce tsunami. Ces lignes ondulées, dissimulées sous les sédiments de l’actuelle Louisiane, ont été enregistrées par des sondages sismiques d'une compagnie pétrolière opérant dans la région. Espacées d'un kilomètre et mesurant en moyenne plus de 16 mètres de haut, ces marques sont les plus profondes jamais enregistrées sur Terre, et témoignent de la puissance titanesque de l’impact de l’astéroïde de Chicxulub, le meurtrier le moins discret de l’Histoire, mais certainement le plus dévastateur que le vivant ait jamais connu.La plus grande comète de tous les temps s’est réveillée. Les astronomes ont récemment découvert dans les confins de notre Système solaire une gigantesque comète, baptisée C/2014 UN271, ou Bernardinelli-Bernstein de son petit nom. Grâce aux appareils du Réseau mondial de télescopes de l’Observatoire de Las Cumbres, les chercheurs ont pu en contempler la chevelure et confirmer que celle-ci était bien active, mais également estimer son diamètre à plus de 100 kilosètres, soit trois fois celui de la comète Hale-Bopp. Ces proportions imposantes en font les plus grande comète jamais observée par les chercheurs ; une comète invisible à l’œil nu depuis la Terre, mais qui nous indique une fois de plus que le bestiaire spatial est bien plus vaste que ce que nous en connaissons à ce jour.Attention aux erreurs d’interprétation. Une étude britannique menée entre le 1er février et le 21 juin suggère que plus de personnes vaccinées seraient mortes de la Covid que de personnes non vaccinées. Une information alarmante lorsqu’elle est prise à l’état brut, mais qui s’explique aisément par le fait que les personnes âgées, représentant une part importante des vaccinés, restent les personnes les plus vulnérables face à la maladie. Si le vaccin réduit drastiquement le risque de contracter une forme grave de la Covid ou d’en mourir, la probabilité reste non nulle, en particulier pour ces populations fragiles. À mesure que la campagne de vaccination progresse, il deviendra donc normal que la proportion de personnes vaccinées mourant de la Covid devienne majoritaire, face aux non-vaccinés, dont, espérons-le, les effectifs continueront de réduire. Pour mieux comprendre les statistiques de la Covid et leurs implications quant à l’efficacité du vaccin, je vous invite à écouter notre dernier épisode du Covipod, la chronique quinzomadaire de Futura qui fait le tour de l’actualité de la pandémie.L’humanité irait-elle droit dans le mur ? C’est ce que suggérait une étude publiée dans les années 70 par le MIT, aujourd’hui corroborée par de nouvelles données issues d’Harvard. Si l’on en croit les modélisations réalisées par la chercheuse Gaya Herrington, notre civilisation atteindrait son apogée en 2040 avant de connaître un déclin radical, démographique, économique et industriel, accompagné par un disponibilité moindre des ressources naturelles et alimentaires. Tout n’est pas perdu pour l’humanité, mais les chercheurs soulignent que pour éviter la catastrophe, nous devrons revoir nos priorités et accepter une réduction de la croissance économique dès à présent. Un objectif utopique, mais le seul qui nous permettra d’éviter de tomber dans la dystopie d’ici 20 ans.Et enfin pour finir, concours de qui a la plus grosse fusée chez les milliardaires de ce monde. Après le vol de Richard Branson chez Virgin Galactic, c’est Jeff Bezos qui s’est envoyé dans l’espace mardi dernier à bord du vaisseau New Shepard. Un vol dont la poésie déjà douteuse a été définitivement piétinée lorsque le chef d’entreprise a remercié les clients et les employés d’Amazon pour avoir payé sa virée spatiale. Dans ce scénario digne d’un Docteur Folamour moderne, on se demande bien ce que nous réservent les prochaines années. Les images du vol de Jeff Bezos et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !Crédits :Musique : Patricia ChayladeTexte et voix : Emma Hollen
7/22/2021

Covipod #12 : pourquoi tant de morts parmi les vaccinés ?

Aujourd'hui, dans Covipod, nous nous demandons pourquoi les pourcentages d'infections et de morts augmentent chez les personnes vaccinées. Nous ferons ensuite un bref état des lieux des dernières actualités et mesures autour du coronavirus.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Retrouvez tous les épisodes de Fil de ScienceLes dernières news #Coronavirus⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du Covipod. Je suis Julie, diplômée d’infectiologie et rédactrice santé à Futura. Si vous voulez soutenir ce podcast, n'hésitez pas à vous abonner, à laisser une note et un commentaire sur vos plateformes d'écoute préférées.Des morts et des infectés parmi les vaccinés contre le Covid. Cette situation se multiplie partout dans le monde et cela fait les choux gras des anti-vaccins qui utilisent cet argument pour dénigrer la campagne de vaccination. C’est vrai que ça peut paraître contre-intuitif. Le vaccin est censé nous protéger contre les formes graves et les infections. En réalité, c’est tout à fait logique et cela ne remet pas en cause l’efficacité des vaccins. Bien sûr, on va voir cela ensemble. Fin juin, le ministre de la Santé israélien a annoncé que 40 % des nouveaux infectés étaient aussi immunisés contre le Covid. Et pour cause, 61 % des israéliens éligibles ont reçu les deux doses de vaccin. Il y a donc plus de vaccinés que de non vaccinés dans le pays. Mathématiquement, il est donc logique d’avoir une part non négligeable de personnes vaccinées parmi les nouvelles infections, comme le vaccin n’est pas efficace à 100 % pour les prévenir. Une personne vaccinée peut donc toujours être contaminée et contaminante. En Angleterre, un rapport récent indique que plus de personnes vaccinées sont décédées du Covid que de non vaccinées entre février et juin 2021. Là encore, c’est perturbant. Mais, ces données sont normales et ne remettent pas en cause la campagne de vaccination. Plus de 90 % des morts analysés dans le rapport concernent ont plus de 50 ans. À partir de cet âge, le risque de décéder de la Covid-19 augmente de façon importante. Donc une personne âgée, même vaccinée, aura toujours plus de risque de décéder du Covid qu’une personne jeune non vaccinée. Encore une fois, les vaccins ne sont pas efficaces à 100 % contre les formes graves, et ils ne compensent pas tout à fait le poids de l’âge ou d’autres comorbidités importantes sur la gravité de la maladie. Si on vaccine 100 % d’une population, alors 100 % des infections et des morts concerneront des personnes vaccinées. Pour avoir plus de détails sur l’exemple de l’Angleterre, je vous recommande la lecture de l’article «Pourquoi plus de personnes vaccinées que de non vaccinées meurent de la Covid-19 en Angleterre », déjà en ligne sur Futura.Ailleurs dans l’actualité scientifique autour du coronavirus. Les vaccins à ARNm ont-ils un effet néfaste sur le sperme ? À l’université de Miami, on s’est posé la question. La réponse : non. Ils n’altèrent pas la mobilité des spermatozoïdes, ni le volume de sperme éjaculé.La pandémie de Covid s’est aussi immiscée dans nos rêves. Des participants à une étude sur le sommeil ont rêvé plus fréquemment de lieux très fréquentés alors que le monde était confiné.Merci d’avoir écouté cet épisode du Covipod. La vie ne semble plus très loin maintenant, mais le coronavirus est toujours présent sur le territoire et fait encore des victimes. Plus que jamais, l’épidémie semble reprendre du poil de la bête à cause du variant delta. N’oubliez pas que pour vous rendre dans les centres commerciaux, les restaurants et les lieux de culture accueillant plus de cinquante personnes, vous devez présenter votre pass sanitaire. Il faut alors être vacciné ou présenter un test PCR négatif pour pouvoir entrer. Pensez toujours à bien porter votre masque sur votre bouche et votre nez et à vous laver régulièrement les mains au savon et à l’eau. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous. Vous pouvez retrouver toute l’actualité scientifique du coronavirus sur Futura. À très bientôt !
7/12/2021

Le World Wide Web vendu aux enchères (TechPod #1)

Bienvenue dans TechPod, la nouvelle verticale de Fil de Science dédiée aux technologies et à la mobilité. Cette semaine, nous parlerons NFT, robots, Amazon, distributeurs sans contact, et pass sanitaire en ligne. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :NFT : 5,4 millions de dollars pour le code à la création d'InternetDécouvrez la dernière chorégraphie des robots SpotAmazon utilise des algorithmes pour licencier ses livreursDes failles de sécurité dans les distributeurs d'argent sans contactComment télécharger son pass sanitaire européen pour les vacances⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans TechPod, la nouvelle pastille de Futura dédiée à l’actualité des technologies et de la mobilité.Vous avez peut-être déjà entendu parler du NFT, ou jeton non fongible. Ce procédé basé sur la blockchain permet d’authentifier l’original d’une œuvre 100% numérique pour lui attribuer une valeur unique, équivalente à celle d’un objet. Ainsi, même une œuvre virtuelle peut-être vendue aux enchères en dépit des duplicatas qui en circulent sur internet. Récemment, Sir Tim Brener’s-Lee, le créateur des 10.000 lignes de codes du tout premier navigateur à l’origine du World Wide Web, a vendu aux enchères son code source originel. Un code vieux comme le Web, qui date de 1989 et a été vendu par Sotheby’s pour 5,4 millions de dollars. Bien entendu, cela n’empêchera pas le code source du Web de rester dans le domaine public. Si ce montant vous semble délirant, sachez qu’il est près de 13 fois moins élevé que celui de la vente d’une œuvre d’art au format Jpg signée par l’artiste Beeple, toujours sur la base de la certification NFT. Un record pour une œuvre numérique. De la même façon, Jack Dorsay, l’un des fondateurs de Twitter avait vendu l’original de son premier tweet 2,9 millions de dollars. Payer aussi cher un original reste étrange quand il s’agit du numérique, mais les NFT semblent progressivement s’emparer du Web et révolutionner le système de valeur d’une fraction du public. Et maintenant que de véritables univers numériques ou métaverses font leur apparition, qui sait ce que l’avenir nous réserve.Il saute, il court, et maintenant le célèbre robot chien Spot se met aux pas de danse. Fraichement racheté par la marque Hyundai, Boston Dynamics vient de publier une vidéo de son robot qui danse sur la K-Pop du groupe BTS. La chorégraphie synchronisée rassemble jusqu’à sept robots et le groupe sur fond de studio. Elle vient encore démontrer, si besoin est, l’agilité de Spot. Une agilité aussi impressionnante qu’inquiétante, mais qui ne manque pas d’offrir à l’internaute sa dose de spectacle.Pendant que certains robots tentent de gagner notre sympathie en s’humanisant, certains humains sont déshumanisés par les robots. En l’occurrence, c’est encore une fois chez Amazon que cela se passe, puisque le géant du commerce a mis au point un algorithme pour licencier ses livreurs lorsque leur note est considérée trop basse. Afin de ne pas s’embarrasser avec des considérations émotionnelles, la lettre de licenciement est envoyée automatiquement par e-mail à la personne concernée. Une autre raison de se demander à quoi le futur va ressembler.Avec la pandémie, le paiement sans contact est devenu courant, voire conseillé. Et bientôt en France, il sera possible de retirer de l’argent au distributeur via ce procédé. Le souci, c’est que cette technique n’est pas infaillible. Un chercheur en sécurité informatique a en effet démontré qu’en raison de plusieurs failles, il était aisément possible de trafiquer les opérations d’un distributeur en rapprochant de son lecteur un smartphone doté d’une puce NFC et d’un petit programme spécial. Une opération qui permettrait, si l’on en croit son expérience, de retirer de l’argent sans présenter sa carte de crédit. Malheureusement, ou heureusement pour les pirates, la difficulté de mettre ces appareils à jour signifie que la faille risque de perdurer encore un moment.Et enfin votre sésame pour cet été sera un code QR. Un code unique, tout comme vous, qui sert désormais de pass sanitaire pour vous déplacer au sein de l’Union européenne. Ce code renferme votre certificat de vaccination ou bien vos tests PCR, et peut être téléchargé au format PDF depuis l'adresse https://attestation-vaccin.ameli.fr, accessible via FranceConnect. Il est également possible de l’ajouter directement dans l’application TousAntiCovid en scannant ce code via la rubrique Mon carnet. A partir du 5 juillet, les personnes ayant récemment contracté la Covid-19 pourront télécharger un certificat de rétablissement sur le site https://sidep.gouv.fr. La meilleure façon de voyager protégés tout en protégeant les autres.Pour ne rien manquer de l’actualité technologique et scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, pensez à le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. Rendez-vous demain, à 14h30 pour un tout nouveau hors série estival animé par Elise et Pierre Kerner sur le podcast Bêtes de Science. Pour le reste, on se retrouve dans deux semaines pour un nouveau concentré d’actualités technologiques. Bonne semaine à tous !Crédits :Texte : Sylvain BigetVoix : Emma HollenMusique : Patricia Chaylade
7/9/2021

Covid-19 : un risque chez les animaux ? (FdS#32)

Pour cette semaine du 5 juillet : coup de chaud en haute atmosphère, un potentiel signe de vie autour de Saturne, le rôle des animaux dans la pandémie, un champignon qui fait pousser le cerveau et une nouvelle carte de l'Islande. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :La Nasa confirme que la haute atmosphère se refroidit sous l'effet du réchauffement climatiqueExobiologie : la vie pourrait expliquer les niveaux de méthane enregistrés sur cette lune de SaturneContamination inversée : quelle est cette menace qui pourrait relancer l'épidémie de Covid-19 ?La psilocybine, ce champignon magique qui fait pousser les neuronesL'Islande serait la partie émergée d'un continent englouti appelé Icelandia⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Nous le savions déjà : nos émissions de gaz à effet de serre ont un impact sur les températures de la troposphère, la couche de l'atmosphère la plus proche du sol. Mais récemment, deschercheurs de la Nasaont mesuré que celles-ci auraient également un effet sur la mésosphère, située entre 50 et 80 kilomètres d’altitude. Cette théorie, avancée depuis longtemps, a enfin pu être corroborée grâce aux données enregistrées par trois satellites sur 30 ans. Si l’on en croit les informations extraites de ces observations, la mésosphère refroidirait de 2 à 3°C et se contracterait de 150 à 200 mètres chaque décennie, sous l’impulsion du réchauffement climatique. Des scores non négligeables pour une couche de l’atmosphère qui ne mesurerait que 30 kilomètres, et qui impliquent également des conséquences pour nos satellites. En effet, la contraction de la mésosphère entraîne avec elle celle du reste de la haute atmosphère, et par extension, une diminution de la traînée atmosphérique. Cette dernière permet en temps normal aux objets que nous envoyons en orbite de revenir sur Terre après leur mission dans l’espace. Mais si celle-ci devient trop ténue, l’orbite terrestre pourrait devenir un peu trop encombrée, avec des risques de collisions plus fréquentes. Gardons donc en tête que le réchauffement climatique a des conséquences sur l’ensemble de la Terre, depuis les profondeurs de ses océans jusque dans l’espace.Y aurait-il de la vie sur les satellites de Saturne ? Lors de son survol d’Encelade, la sonde Cassini a révélé la présence de geysers à la surface de cette lune un peu particulière. Des geysers étonnamment riches en méthane, dont les chercheurs n’excluent pas aujourd’hui la possibilité que ce dernier ait été produit par des micro-organismes. En effet, les quantités de méthane libérées seraient beaucoup trop importantes, d’après les spécialistes, pour avoir été produites seulement par des processus géochimiques connus. Le gaz pourrait donc être au moins en partie d’origine biotique, ou résulter de la décomposition d’une matière organique primordiale apportée par les comètes sur le satellite. Il faudra attendre plusieurs décennies avant qu’une mission ne soit en mesure de sonder l’océan souterrain d’Encelade, afin de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse. Mais en attendant, les chercheurs s’accordent à dire que microbes ou pas, le phénomène nous permettra de débloquer des connaissances inédites en biologie et en géothermie.Seulement un an et demi après l’apparition des premiers cas de Covid, la question de l’avenir que nous réserve le coronavirus reste incertaine. À ce jour, seuls21 % des habitants de la planètesont pleinement vaccinéscontre laCovid-19. Et à supposer que nous parvenions à augmenter ces effectifs, une autre interrogation continuerait de planer : les animaux pourraient-ils permettre à la maladie de se perpétuer indéfiniment ? En effet, les scientifiques soulignent que nous pourrions être confrontés à un cas de contamination inversée : l’Homme contaminerait un animal, qui servirait de réservoir au virus, lui permettant d’acquérir des mutations face auxquelles notre système immunitaire serait mal préparé. Le virus ainsi recombiné repasserait ensuite chez l’humain, avec des conséquences imprévisibles pour notre santé. Attention, ceci n’est pas une raison pour vous débarrasser de votre chat ou de votre chien pendant les vacances, ou même plus tard. Des vaccins seront progressivement mis sur le marché afin de protéger vos animaux de compagnie, et vous contre ce risque, pour l’instant à l’état d’hypothèse. Et en attendant, nous vous invitons à continuer de vous faire vacciner pour ne pas risquer d’attraper la maladie.Paracelse le disait déjà en son temps : « seule la dose fait le poison ». La preuve : utilisées avec précision et modération, les drogues psychédéliques possèdent un effet thérapeutique éprouvé depuis bien longtemps. Et récemment, des chercheurs de l'université de Yale ont constaté qu'une seule dose de psilocybine, un composé issu de certains champignons hallucinogènes, induirait une augmentation des connexionsneuronales chez la souris. Cette découverte encourage, avec prudence,l'applicationde ce traitement pour les troubles dépressifs sévères.De plus amples études devront d’abord être menées chez l’être humain.Et enfin, pour finir, une équipe de géologues propose une nouvelle théorie qui pourrait avoir des conséquences géopolitiques majeures. Selon leur hypothèse, l'Islande serait la partie émergée d'un immense continent sous-marin issu d'un morceau de Pangée. Baptisé Islandia, ce territoire en grande partie immergé mesurerait entre 600.000 et un million de km2, et s’étendrait du Groenland aux îles Féroé en longeant le nord-ouest de la Grande-Bretagne. Or, selon la législation en vigueur, les États côtiers sont en droit de revendiquer les parties de surface continentale immergées contiguës à leur territoire. Si cette idée audacieuse remet donc en cause bon nombre de présupposés scientifiques, elle pourrait également, si elle se confirme, redessiner de manière drastique la carte des territoires et la distribution des ressources minières au nord du globe. Les modélisations d’Islandia et le reste de nos actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas le poster sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FuturaPod, et laissez-nous une note sur vos applications audio préférées. Pas de Fil de Science la semaine prochaine, mais on se retrouve dans deux semaines, vendredi à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end et bonne semaine à tous !
7/8/2021

Covipod #11 : le variant gamma fait son entrée

Aujourd'hui, dans Covipod, nous nous penchons sur une nouveau variant, qui vient s'ajouter à la liste de ceux à surveiller en Europe. Nous ferons ensuite un bref état des lieux autour des dernières actualités et mesures du coronavirus.👉Abonnez-vous sur vos apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Retrouvez tous les épisodes de Fil de ScienceLes dernières news #Coronavirus⭐Soutenez notre média et rejoignez les coulisses⭐Transcription du podcast :Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du Covipod. Je suis Julie diplômée d’infectiologie et rédactrice santé à Futura. Si vous voulez soutenir ce podcast, n'hésitez pas à vous abonner, à laisser une note et un commentaire sur vos plateformes d'écoute préférées.Alpha, bêta, delta et maintenant lambda. Le coronavirus a encore muté pour former une nouvelle population virale, prête à conquérir le monde. L’histoire du variant lambda est terriblement prévisible. Il a été identifié pour la première fois au Pérou, en août 2020. À ce moment, il ne faisait pas beaucoup parler de lui, mais désormais c’est une menace prise au sérieux en Amérique du Sud. Au Pérou, il représente 81 % des génomes de coronavirus séquencés depuis avril dernier. C’est 37 % pour l’Argentine et 32 % pour le Chili. Le variant Lambda a outrepassé le variant Alpha et circule désormais aux côtés du variant Gamma, le plus fréquent en Amérique du Sud. Évidemment, si le variant lambda a pu s’extirper de la masse des variants du coronavirus, c’est parce que les mutations qu’il porte lui confèrent un avantage sur ses concurrents. Il possède pas moins de 7 mutations, rien que sur la protéine S. Parmi les plus symboliques, il y a la mutation L452Q, dont on retrouve une copie chez le variant Delta, et la mutation D614G, la première identifiée sur les variants européens. En laboratoire, des scientifiques ont mis en évidence que le variant Lambda se fixait plus facilement au récepteur ACE2 des cellules, et qu’il résistait aux anticorps neutralisants. Le combo parfait pour se propager efficacement ! Néanmoins, il est un peu tôt pour savoir si le variant Lambda connaîtra le même succès que le variant Delta. Il est considéré comme un variant à surveiller, comme six autres formes du coronavirus qui se propagent à l’échelle d’un pays ou d’une région du monde. Quelques cas de variant Lambda ont d’ores et déjà été identifiés hors d’Amérique du Sud, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni. Avec ce nouveau variant, on a l’impression que le virus est passé à la vitesse supérieure et qu’il mute de plus en plus. Si on détecte plus de variants depuis l’année 2021, c’est tout simplement parce qu’aux quatre coins du monde, les autorités sanitaires ont multiplié les efforts de séquençage. Le coronavirus n’est pas un virus très mutagène comme celui de la grippe, par exemple. Mais chacune de ses variantes remet la question de l’efficacité des vaccins sur le tapis.Pour l’instant, aucun variant du coronavirus ne la remet en cause. Et plus il y aura de vaccinés, moins le virus circulera, et moins il mutera.Ailleurs dans l’actualité autour du coronavirus. Les médecins traitants qui en font la demande pourront disposer d’une liste de leurs patients non vaccinés. La Cnil s’est prononcée en faveur de cette mesure, à condition que les listes soient détruites dès la fin de la campagne de sensibilisation. Il ne s’agit pas de forcer les personnes non vaccinées à le devenir, mais de les informer sur le vaccin.Le tocilizumab est recommandé par l’OMS. Une étude de grande envergure a confirmé qu’il réduit significativement la mortalité des patients hospitalisés pour le Covid.Merci d’avoir écouté cet épisode du Covipod. La vie d’avant ne semble plus très loin maintenant, mais le coronavirus est toujours présent sur le territoire et fait encore des victimes. Il ne faut pas négliger le port du masque, sur le nez et la bouche quand celui-ci est obligatoire, et privilégier les retrouvailles entre amis à l’extérieur. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. La vaccination reste notre seule arme contre l'épidémie. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous. Vous pouvez retrouver toute l’actualité scientifique du coronavirus sur Futura. À très bientôt !