Partager

Fil de Science

L'actualité scientifique de la semaine, décryptée par Futura

Fil de Science, c’est la nouvelle formule de notre podcast d’actualité, lancé en 2006 ! Chaque vendredi dès 18h30, découvrez le résumé des actualités scientifiques de la semaine, décryptées pour vous par les journalistes
Dernier Épisode4/16/2021

Fil de Science #20 : Vaccin contre le cancer, T. rex et trou noir

Pour cette semaine du 12avril : un vaccin contre le cancer, une invasion de T. rex, des fractures dans des barrières de glaces, des tunnels remplis deTeslaet des images spectaculaires de trou noir.Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :On sait (presque) combien de tyrannosaures ont foulé la TerreDes médecins américains testent un vaccin personnalisé contre le cancerL’Antarctique pourrait libérer une quantité d'eau colossaleThe Boring Company: la déception au bout du tunnel d’Elon Musk?Trou noir : de nouvelles images spectaculaires de M87*Transcription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Du côté de la paléontologie, des chercheurs de l’université de Californie commencent à quantifier ce que nous ne savons pas à propos du Tyrannosaurus rex plus connu sous le nom de T. rex. En effet, seulement 32 fossiles de cette espèce sont exposés dans les musées de nos jours. Pourtant, selon une récente étude de modélisation sur le sujet, ils auraient été au minimum 140 millions et au maximum 42 milliards à arpenter la Terre durant toute la durée de leur règne. Charles Marshall, directeur du Musée de Paléontologie de l'Université de Californie et coauteur de l’étude espère que ces estimations seront un premier pas pour dénombrer les espèces manquantes dans les archives fossiles.Parler vaccin sans parler Covid, c’est possible ! Des médecins de la clinique du Mont Sinaïà New York ont testé, dans un essai clinique de phase 1, un vaccin personnalisé contre les cancers de la peau et de la moelle osseuse. Cet essai a pour but d’évaluer la tolérance au vaccin. À l’aide des bases théoriques de l’immunothérapie, ils ont conçu un vaccin à base de peptides contenus dans les tumeurs des patients. Grâce à des méthodes de laboratoires et à des algorithmes sophistiqués, ils sont parvenus à récolter les peptides les plus à même d’engendrer une réponse immunitaire contre la tumeur, ce qui pourrait éviter la rechute. Les premiers résultats sont encourageants, mais il faudra attendre des essais sur d’autres types de cancer et sur de plus grand échantillons pour conclure.De nouvelles simulations concernant la fonte des glaces en Antarctique inquiètent des climatologues britanniques. Selon une récente modélisation, un réchauffement de 4 degré par rapport aux températures pré-industrielle exposerait des barrières de glace – de gros amas de glace d’une dizaine à une centaine de mètres d’épaisseur – au risque d’effondrement provoquant une élévation du niveau de la mer. Comment ? Par hydrofracturation ! Un phénomène qui a déjà été à l’origine de l’effondrement de deux barrières de glace en 1995 et 2002, où un excès d’eau gelée au sein de ces barrières a provoqué des fractures. Toutefois, d’autres paramètres pris en compte dans un modèle de chercheurs suédois rendent les prévisions moins pessimistes, prévoyant une élévation du niveau de la mer 25 % en deçà de ce qu’avance le modèle britannique.Les ambitions d’Elon Musk ont-elles les yeux plus que le ventre ?Le test à Las Vegas de la première installation de sa compagnie de construction de tunnel, The Boring compagny, a déçu. Initialement prévu pour être révolutionnaire, le système de transport combinant vitesse et réservation par application mobile dans l’objectif de désengorger les grands centres-villes, ne ferait pas mieux qu’une ligne de bus classique notamment à cause de la réglementation d’incendie. Pour autant, le service pourra sûrement être amélioré d’ici son lancement officiel en juin et nous pourrons juger de sa pertinence à ce moment-là.Et pour finir, payons-nous le luxe de plonger dans un trou noir et de pouvoir en sortir. De nouvelles images spectaculaires du trou noir M87 viennent d’être rendues publiques dans un célèbre journal d’astrophysique. Les observations faites par les scientifiques vont des photons radio aux photons gamma et ont nécessité la collaboration de 760 scientifiques et ingénieurs venant de près de 200 institutions réparties dans 32 régions du globe. Les images obtenues vont servir de laboratoire expérimental pour les physiciens afin de percer des mystères comme les processus d’accrétion et d’accélération des trous noirs mais aussi des énigmes comme celle de l’origine des rayons cosmiques. Les images spectaculaires de M87 sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner àFil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous
4/16/2021

Fil de Science #20 : Vaccin contre le cancer, T. rex et trou noir

Pour cette semaine du 12avril : un vaccin contre le cancer, une invasion de T. rex, des fractures dans des barrières de glaces, des tunnels remplis deTeslaet des images spectaculaires de trou noir.Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :On sait (presque) combien de tyrannosaures ont foulé la TerreDes médecins américains testent un vaccin personnalisé contre le cancerL’Antarctique pourrait libérer une quantité d'eau colossaleThe Boring Company: la déception au bout du tunnel d’Elon Musk?Trou noir : de nouvelles images spectaculaires de M87*Transcription du podcast :Bonjour à tous ! Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Du côté de la paléontologie, des chercheurs de l’université de Californie commencent à quantifier ce que nous ne savons pas à propos du Tyrannosaurus rex plus connu sous le nom de T. rex. En effet, seulement 32 fossiles de cette espèce sont exposés dans les musées de nos jours. Pourtant, selon une récente étude de modélisation sur le sujet, ils auraient été au minimum 140 millions et au maximum 42 milliards à arpenter la Terre durant toute la durée de leur règne. Charles Marshall, directeur du Musée de Paléontologie de l'Université de Californie et coauteur de l’étude espère que ces estimations seront un premier pas pour dénombrer les espèces manquantes dans les archives fossiles.Parler vaccin sans parler Covid, c’est possible ! Des médecins de la clinique du Mont Sinaïà New York ont testé, dans un essai clinique de phase 1, un vaccin personnalisé contre les cancers de la peau et de la moelle osseuse. Cet essai a pour but d’évaluer la tolérance au vaccin. À l’aide des bases théoriques de l’immunothérapie, ils ont conçu un vaccin à base de peptides contenus dans les tumeurs des patients. Grâce à des méthodes de laboratoires et à des algorithmes sophistiqués, ils sont parvenus à récolter les peptides les plus à même d’engendrer une réponse immunitaire contre la tumeur, ce qui pourrait éviter la rechute. Les premiers résultats sont encourageants, mais il faudra attendre des essais sur d’autres types de cancer et sur de plus grand échantillons pour conclure.De nouvelles simulations concernant la fonte des glaces en Antarctique inquiètent des climatologues britanniques. Selon une récente modélisation, un réchauffement de 4 degré par rapport aux températures pré-industrielle exposerait des barrières de glace – de gros amas de glace d’une dizaine à une centaine de mètres d’épaisseur – au risque d’effondrement provoquant une élévation du niveau de la mer. Comment ? Par hydrofracturation ! Un phénomène qui a déjà été à l’origine de l’effondrement de deux barrières de glace en 1995 et 2002, où un excès d’eau gelée au sein de ces barrières a provoqué des fractures. Toutefois, d’autres paramètres pris en compte dans un modèle de chercheurs suédois rendent les prévisions moins pessimistes, prévoyant une élévation du niveau de la mer 25 % en deçà de ce qu’avance le modèle britannique.Les ambitions d’Elon Musk ont-elles les yeux plus que le ventre ?Le test à Las Vegas de la première installation de sa compagnie de construction de tunnel, The Boring compagny, a déçu. Initialement prévu pour être révolutionnaire, le système de transport combinant vitesse et réservation par application mobile dans l’objectif de désengorger les grands centres-villes, ne ferait pas mieux qu’une ligne de bus classique notamment à cause de la réglementation d’incendie. Pour autant, le service pourra sûrement être amélioré d’ici son lancement officiel en juin et nous pourrons juger de sa pertinence à ce moment-là.Et pour finir, payons-nous le luxe de plonger dans un trou noir et de pouvoir en sortir. De nouvelles images spectaculaires du trou noir M87 viennent d’être rendues publiques dans un célèbre journal d’astrophysique. Les observations faites par les scientifiques vont des photons radio aux photons gamma et ont nécessité la collaboration de 760 scientifiques et ingénieurs venant de près de 200 institutions réparties dans 32 régions du globe. Les images obtenues vont servir de laboratoire expérimental pour les physiciens afin de percer des mystères comme les processus d’accrétion et d’accélération des trous noirs mais aussi des énigmes comme celle de l’origine des rayons cosmiques. Les images spectaculaires de M87 sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner àFil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous
4/15/2021

Covipod #5 : Où en est le variant brésilien ?

Aujourd'hui, dans Covipod, nous faisons le point sur le variant brésilien du coronavirus et la menace sanitaire qu’il pourrait représenter. Puis nous ferons un bref état des lieux sur les vaccins et la progression de la pandémie en France , ainsi que sur les mesures à respecter.👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Retrouvez tous les épisodes de Fil de ScienceAprès une érection interminable, un homme est testé positif à la Covid-19Les dernières news #CoronavirusTranscription du podcast :Bienvenue dans cet épisode du Covipod dans lequel nous faisons le point sur le variant brésilien du coronavirus et la menace sanitaire qu’il pourrait représenter.Je suis Julie, rédactrice santé à Futura et diplômée d’un master d’infectiologie. Si vous voulez soutenir ce podcast, n’hésitez pas à vous abonner, à laisser une note et un commentaire sur vos plateformes plateforme d’écoute préférées.Comme son nom l’indique, le variant brésilien a émergé au Brésil, dans la ville de Manaus, située aux portes de la forêt amazonienne. Mais c’est à l’autre bout du monde qu’il a révélé son existence. Le variant brésilien a été isolé lors d’un prélèvement effectué sur un voyageur en provenance de Manaus mis en quarantaine dans un aéroport au Japon.Qu’est-ce qui se cache sous l’enveloppe de ce variant ? Il appartient à la lignée P1 qui est caractérisée par trois mutations significatives dans la protéine S. La première est N501Y. Elle est aussi présente dans les variants anglais et sud-africains. Des études ont démontré qu’elle permet aux variants de se propager plus facilement. La deuxième est la mutation E484K, également portée par le variant sud-africain. Selon les scientifiques, cette dernière permettrait au virus d’échapper facilement aux défenses mises en place par le système immunitaire. En d’autres termes, il pourrait être moins bien neutralisé par les vaccins, notamment ceux de Moderna et Pfizer. Enfin, la dernière est K417N, et son rôle n’est pas connu. Grâce à sa mutation N501Y, le variant brésilien est particulièrement contagieux, mais est-il plus mortel ? Il n’y a pas encore de réponse à cette question. Les scientifiques n’ont pas effectué d’expériences pour le démontrer. Au Brésil, l’épidémie de Covid-19 est particulièrement mortelle, avec environ 4.000 morts chaque jour. Plus de 50 % des personnes en réanimation ont moins de 40 ans. Là-bas, le variant brésilien est responsable de la majorité des cas de Covid-19, mais cela ne signifie pas pour autant qu'il est plus mortel. Depuis quelques jours, le variant brésilien inquiète le gouvernement français. Pourtant il est très minoritaire sur notre territoire. Il présente actuellement moins de 5 % des contaminations. Ce que redoutent les politiques, ce sont les cas d'importation. C’est-à-dire des personnes contaminées – dont des « super-propagateurs » potentiels – en provenance du Brésil, qui pourraient propager l’épidémie en France. C’est pour limiter le risque d’apparition de nouveaux cas de variant brésilien que Jean Castex a annoncé la suspension des liaisons aériennes entre le Brésil et la France jusqu’à nouvel ordre. Pour en savoir plus sur les inquiétudes autour du variant brésilien, vous pouvez consulter l’article « Coronavirus : faut-il s’inquiéter du variant brésilien ? » déjà en ligne sur Futura.Ailleurs dans l’actualité scientifique du coronavirus. Comme le vaccin d’AstraZeneca, le vaccin Johnson & Johnson est suspendu aux États-Unis à cause de cas de thrombose. Si ces événements sont en effet liés à la vaccination, l’élément déclencheur pourrait être l’adénovirus utilisé comme vecteur viral par les deux fabricants.L’épidémie progresse encore en France, la barre des 100.000 victimes devrait être bientôt dépassée. Le dernier bilan du 12 avril fait état de 99.508 morts dans les hôpitaux.Merci d’avoir écouté ce nouvel épisode du Covipod. Le respect des gestes barrières et des mesures de confinement est primordial pour venir à bout de cette épidémie. Votre masque doit couvrir votre bouche et votre nez, et ne doit pas bâiller. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. Les efforts de chacun comptent. Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous ! Vous pouvez retrouver toute l’actualité scientifique du coronavirus sur Futura. À très bientôt !
4/9/2021

Fil de Science #19 : Covid-19 sans fin, douleur chez les roux et astéroïde

Pour cette semaine du 5 avril : une immunité collective en danger, une nouvelle physique qui pointe son nez, un glacier qui menace de s'effondrer, des roux super-équipés contre la douleur et un astéroïde qui a la main verte. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Si nous voulons retrouver notre vie d’avant, il faudra que 90 % de la population soit vaccinéeDe possibles signes d'une nouvelle physique avec le moment magnétique du muonAntarctique : un important glacier pourrait atteindre un point de non-retour et provoquer une montée des eaux de 3 m !Pourquoi les roux ressentent-ils la douleur différemment ?L'astéroïde qui a causé l'extinction des dinosaures a créé la forêt amazonienneTranscription du podcast :Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Un an après le début de la pandémie de Covid-19, nombreux sont ceux et celles qui se demandent quand nous pourrons enfin espérer un retour à la normale. L'immunité collective grâce à la vaccination est notre meilleure solution pour y parvenir, mais nous sommes encore loin de l’avoir atteinte. D’après des résultats publiés par l'Institut Pasteur, Santé publique France et la Haute autorité de Santé, 90 % de la population française devrait être vaccinée afin d’espérer une stabilisation de la situation d’ici l’été. Un chiffre atteignable en théorie, mais qui se heurte aux faibles intentions vaccinales des Français. En effet, une enquête menée fin mars révèlent que si 79% des plus de 65 ans avaient l’intention de se faire vacciner, seuls 36% des 18-24 ans s’annonçait décidés à se prémunir contre le virus de cette manière. Les scientifiques sont donc formels : pour l’instant, même dans les scénarios les plus optimistes, l’entêtement des Français à l’encontre du vaccin ne permet pas d’envisager le relâchement des mesures de contrôle, et sans un changement rapide et drastique, nous pourrions continuer de payer le prix de cette pandémie encore longtemps. Alors que les hôpitaux sont à nouveau surchargés de patients, avec des personnels soignants infectés contraints de continuer de travailler faute d’effectifs et des choix difficiles à faire au quotidien, nous invitons nos auditeurs encore réfractaires au vaccin à reconsidérer leur choix en s’informant auprès de sources fiables, pour leur propre santé et celle de tous.La physique des particules devrait bientôt avoir à se mettre à jour. En effet, le 7 avril dernier, le Fermilab a publié de nouveaux résultats marquant un tournant dans l'énigme du moment magnétique du muon. Le muon est un cousin de l’électron, possédant tout comme lui une charge électrique élémentaire et un moment cinétique intrinsèque, baptisé spin. Pendant plus de deux décennies, les chercheurs ont peiné à obtenir une valeur théorique de ce spin alignée sur celle mesurée en laboratoire, mais grâce à des études d’une précision sans précédent, l’équipe du Fermilab suggère aujourd’hui que ce ne sont plus les protocoles expérimentaux, mais bien la théorie qui aurait besoin d’être réécrite. Si de plus amples expériences seront nécessaires pour confirmer ce constat, la nouvelle n’en est pas moins excitante pour les physiciens des particules.Le glacier de l'île du Pin est plus dangereux que son nom ne le laisse présumer. Situé à l’ouest de l’Antarctique, cette immense région est surveillée de près par les scientifiques. En février 2020, elle avait déjà perdu un iceberg de la taille de l’île de Malte, mais aujourd’hui, la tendance s’accélère alors que le glacier menace de basculer dans une série de points de non retour qui laissant présumer du pire. Déjà responsable de 10% de la hausse du niveau de la mer avec son voisin le glacier Thwaites, le Pine Island Glacier pourrait entraîner avec lui l'effondrement imminent de tout l'ouest de la calotte glaciaire antarctique, avec pour conséquence une montée des eaux de plus de trois mètres. La lutte contre le changement climatique reste une priorité capitale durant cette année 2021 et les suivantes pour ralentir l’arrivée de ces événements catastrophiques.Saviez-vous que les roux ressentent la douleur différemment du reste de la population ? Désormais, les chercheurs savent pourquoi ! Qu’elles soient blond vénitien ou poil de carotte, les personnes rousses partagent toutes le même trait : une mutation sur le gène MC1R, qui l’empêche de reconnaître l'hormone mélanotrope (MSH). Celui-ci ne produit donc qu'un seul type de mélanine, baptisé phléomélanine responsable de la couleur de la peau et de la teinte rousse des cheveux, mais les conséquences de cette mutation ne s’arrêteraient pas là. En effet, les roux ont un plus haut seuil de tolérance à la douleur grâce à une faible production de l’hormone mélanotrope normalement en charge de la stimulation des neurones nocicepteurs. Victimes de nombreux clichés, les personnes rousses ont donc pourtant un super-pouvoir, et ça, ce ne sont pas nos préjugés qui le disent, c’est la science !Étonnant et pourtant vrai, l’astéroïde responsable de la disparition des dinosaures nous aurait aussi donné la forêt amazonienne. Si l’on en croit une récente étude menée sur des fossiles colombiens par les chercheurs du Smithsonian Tropical Research Institute, la forêt aurait été bien différente de celle que nous connaissons aujourd’hui avant l’impact. La disparition des sauriens géants aurait permis à un nouveau type de végétation de prospérer tandis que les cendres issue des incendies de forêt auraient fertilisé le sol et favorisé l’apparition de plantes à fleurs, quasi inexistantes jusque-là. Bien que l’issue de cet événement semble relativement favorable, les chercheurs soulignent que 6 millions d’années auront été nécessaires à la constitution de la forêt amazonienne, et qu’une destruction similaire de la flore pourrait survenir à nouveau si le climat continue de se dégrader sous l’action humaine. Les images des fossiles colombiens et nos autres actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner à Fil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. Ne manquez pas notre nouvel épisode de Chasseurs de Science, samedi à 14h, pour une excursion en Sibérie aux côtés d’Yves Coppens et de son équipe de recherche. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !
4/2/2021

Fil de Science #18 : Antimatière transportable, identité biométrique et super dinosaure

Pour cette semaine du 29 mars : des expériences de transport d'antimatière, des gènes qui se transmettent de plantes à insectes, des données oculométriques qui permettent de vous identifier, des précisions sur l'origine du SARS-CoV-2 et la découverte de restes fossilisés d'un super dinosaure. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Le Cern va rendre transportable l'antimatière comme dans le film "Anges et Démons" ! Du jamais-vu : un gène a "sauté" d'une plante à l'animalVos yeux révèlent quasiment tous les secrets sur votre identité Origine du coronavirus : l'accident de laboratoire jugé extrêmement improbable par l'OMS "Celui qui fait peur" : découverte d'un dinosaure redoutableTranscription du podcast :Bonjour à tous, bienvenue dansFil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Nous commençons tout de suite avec une immersion dans le monde de l’antimatière. Ces particules miroirs de la matière classique ont été prédites en 1931 par des calculs théoriques et découvertes expérimentalement à travers le temps. Désormais, au Cern, des chercheurs s’apprêtent à réaliser la prouesse d’un stockage portatif de cette antimatière. Les scientifiques disposaient déjà d’une technologie de stockage classique qui avait valu le prix Nobel de physique à son inventeur, Hans Georg Dehmelt. Le défi depuis quelques années consiste à présent à déplacer l’antimatière loin du site sur laquelle elle est produite. En effet, l’objectif est d’obtenir un cadre expérimental moins pollué par l’énergie magnétique engendrée par d’autres travaux du CERN, afin de mesurer plus précisément les propriétés de cette antimatière, à la recherche d’une nouvelle physique. Affaire à suivre.Votre regard peut-il révéler qui vous êtes ? Loin de l’iridologie et de ces concepts pseudo-scientifiques, l’oculométrie, une technologie qui permet de suivre les mouvements oculaires, la durée des fixations, les saccades et la vitesse d’accélération, est de plus en plus prisée par les publicitaires. À l’aide de bases de données colossales recueillant ce type d’informations, des algorithmes pourraient induire beaucoup de choses sur vous comme votre genre, votre âge, votre appartenance ethnique, votre poids, vos habitudes de consommations de drogues, vos états émotionnels, vos aptitudes, vos peurs, vos centres d’intérêts ou encore vos préférences sexuelles. Évidemment, les associations entre ces variables ne sont pour l’instant qu’à l’état de corrélations et rien ne laisse supposer que des relations causales existeraient entre elles. Mais si cela constitue un sujet d’étude intéressant pour la recherche, cela représente une source de données d’autant plus précieuse pour les publicitaires, pour lesquels la question de la prédictibilité de vos informations personnelles est la seule qui importe.Et maintenant, faisons un tour du côté du coronavirus. Dans un récent rapport, les experts de l’organisation mondiale de la santé partis enquêter en Chine font le point sur les différentes probabilités associées aux hypothèses de l’origine du SARS-CoV-2. Sur les quatre hypothèses formulées initialement, la plus probable après le travail d’enquête semble être celle de la zoonose, autrement dit de la transmission du virus de l’animal vers l’Homme. La chauve-souris serait bien le réservoir du virus, et l’hôte intermédiaire, s’il y en a bien eu un, reste toujours inconnu. Le rôle du marché de Wuhan, épicentre de la pandémie, reste opaque. S’il a bien été un lieu de propagation du virus, il ne semble pas être le lieu de la transmission initiale. Enfin, l’hypothèse de l’accident de laboratoire est considérée comme la plus improbable par les experts de l’OMS, compte tenu des règles de sécurité strictement respectées, de la non-détection du génome du virus début décembre et de la non-contamination des employés du laboratoire à cette même période de l’année. Néanmoins, au vu de la complexité de la situation et des pressions politiques présentes sur le terrain lors de l’enquête, toutes les hypothèses restent pour l’instant sur la table avec leur degré de probabilité respectives.Le monde de la génétique et de l’agriculture nous réserve encore bien des surprises ! Des chercheurs viennent de comprendre comment l’aleurode du tabac, une petite mouche blanche– de son nom scientifiqueBemisia tabaci –qui ravage les cultures agricoles, se défend contre les plantes. Les plantes se protègent généralement en sécrétant des métabolites toxiques pour les hôtes indésirables. Mais ce petit insecte possède un gène identique à celui des plantes qu’il consomme, lui conférant une capacité de résistance accrue. Il en aurait hérité il y a plus de 35 millions d’années et cette découverte serait la première preuve d’un transfert horizontal de gènes entre une plante et un insecte.Pour finir, partons en expédition au beau milieu de la Patagonie, en Argentine. Des restes fossilisés incroyablement bien conservés d’un dinosaure jusque-làinconnu ont été découverts. Ce dernier a été baptiséLlukalkan aliocranianusce qui, en langue mapuche, signifie à peu près « celui qui fait peur ». Grâce aux restes bien conservés, les paléontologues ont pu déterminer que le dinosaure en question avait de longues griffes, des pattes arrières puissantes et mesurait jusqu’à cinq mètres de long. En étudiant son crâne en bon état, ils ont réalisé des observations cruciales qui suggèrent que ce dinosaure avaient toutes les caractéristiques d’un superprédateur : bonne audition, odorat fin et dents acérées. Il ne fait aucun doute que ce spécimen mérite bien le surnom qui lui a été attribué. Les images fossilisées du dinosaure «celui qui fait peur» sont à découvrir sur Futura bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner àFil de Scienceet à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !
4/1/2021

Covipod #4 : Covid-19 et troubles érectiles

Aujourd'hui, dans Covipod, nous abordons un cas clinique, révélant que les conséquences de la Covid-19 peuvent prendre des formes parfois inattendues. Puis nous ferons un bref état des lieux sur la pandémie et les mesures à respecter. 👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura : Retrouvez tous les épisodes de Fil de Science Après une érection interminable, un homme est testé positif à la Covid-19Les dernières news #Coronavirus Transcription du podcast : Bonjour à tous, et bienvenue dans ce quatrième épisode du Covipod. Je suis Julie, diplômée d’un master d’infectiologie et rédactrice scientifique à Futura. Dans cette parenthèse audio, nous allons ensemble faire le tour de l’actualité sur coronavirus, de façon posée et simple. Nous décrypterons ensemble un événement marquant de la pandémie de Covid-19 avant de faire le tour rapide des nouvelles connaissances scientifiques sur le sujet. N’oubliez pas de vous abonner aux podcasts produits par Futura pour être au plus près de l’actualité scientifique et si vous le cœur vous en dit, laissez-nous une note et un commentaire sur vos plateformes d’écoute préférées.Les formes sévères de la Covid-19 sont multiples et peuvent se manifester de façon inattendue. Pour illustrer cela, je vous propose de nous pencher sur un cas clinique décrit récemment dans une revue scientifique américaine. Messieurs (et autres personnes dotées d'un pénis), tendez l’oreille, cela vous concerne tout particulièrement. C’est l’histoire d’un homme de 69 ans, en surpoids, qui souffre de toux, de fatigue et de difficultés respiratoires depuis une semaine. Les médicaments prescrits par son médecin traitant pour une sinusite ne font aucun effet. Peinant de plus en plus à respirer, il finit par pousser la porte des urgences d’un hôpital de Miami. Son test de dépistage pour le coronavirus revient positif. Rapidement, son état empire et il doit être intubé. Il est placé sous respirateur artificiel mécanique et sédaté avec du propofol et du fentanyl. Le lendemain, l'infirmière qui s’occupe de lui remarque une érection. Elle place alors des poches de glace sur l'entrejambe du patient inconscient pour le soulager. Mais rien n’y fait, l’érection persiste plus de 3 heures. L’urologue est appelé en urgence et fait plusieurs examens. Il observe que le corps caverneux du pénis est dur et le gland mou. L’analyse de la pression partielle en oxygène et au dioxyde de carbone du sang suggère que celui-ci n’arrive plus à circuler dans le pénis, le maintenant dans une érection douloureuse de longue durée. Le médecin décide de placer un drain dans le corps caverneux pour évacuer le sang, avant de lui administrer un anticoagulant. Cela fonctionne, et l’érection disparaît au bout de 30 minutes. Malheureusement, l’homme meurt peu après des suites de ses difficultés respiratoires. Tout porte à croire qu’il souffrait d’un priapisme ischémique. Cette maladie est définie par une érection douloureuse et involontaire de plus de 3 heures, qui apparaît après une relation sexuelle, ou non. Les causes du priapisme ischémique peuvent être multiples. Ici c’est un trouble de la coagulation qui est suspecté, peut-être déclenché par le propofol. Si cette maladie peut prêter à sourire, elle n’est pas à prendre à légère. Extrêmement douloureuse, il s’agit d’une urgence qui, mal prise en charge, peut avoir des conséquences graves sur les fonctions érectiles du pénis. Bien que rare, cette histoire n’est pas isolée. Vous pouvez découvrir un autre cas de priapisme ischémique sur Futura en lisant l’article Après une érection interminable, un homme est testé positif à la Covid-19.Ailleurs dans l’actualité scientifique autour du coronavirus. Selon l’AFP, qui a pu lire de façon anticipée le rapport de l’OMS sur les origines du coronavirus, le scénario qui suggère que le virus s’est échappé d’un laboratoire est hautement improbable. Son origine animale est considérée comme possible et probable. La chauve-souris est toujours considérée comme le réservoir du virus mais l'animal intermédiaire n’a pas encore été identifié.Un nouveau mutant du coronavirus inquiète les médecins en Inde. Il porte notamment deux mutations, E484Q et L452R, connues pour augmenter la transmissibilité du virus. Il est désormais présent dans 15 à 20 % des échantillons analysés en Inde.Merci d’avoir écouté ce nouvel épisode du Covipod. Le respect des gestes barrières et des mesures de confinement est primordial pour venir à bout de cette épidémie. Votre masque doit couvrir votre bouche et votre nez et ne doit pas bâiller. Lavez-vous les mains au savon et à l’eau régulièrement et respectez les mesures de distanciation sociale. Les efforts de chacun comptent.Pour soutenir notre travail et améliorer notre visibilité, abonnez-vous et partagez ce podcast autour de vous ! Vous pouvez retrouver toute l’actualité scientifique du coronavirus sur Futura. À très bientôt !
3/26/2021

Fil de Science #17 : Doutes sur l'immunité, anomalie au LHC, et carte de l'inconnu

Pour cette semaine du 22 mars : des nouvelles concernant l'immunité au coronavirus, une intrigante anomalie détectée au Cern, des mesures inédites du noyau de Mars, un traitement encourageant pour les malades d'Alzheimer et une carte des espèces qui demeurent à découvrir. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Covid-19 : l'immunité pourrait durer de zéro jour... à des décennies, selon les casUne mystérieuse anomalie détectée au Cern pointe-t-elle vers une nouvelle physique ?Le noyau de Mars est plus grand qu'on ne le pensaitAlzheimer : un début d'espoir thérapeutique ?Une carte du monde où l'on pourrait trouver des espèces encore inconnuesTranscription du podcast :Pour vivre, Fil de Science a besoin de rémunérer ses auteurs. En écoutant les publicités en début et fin de podcasts, vous participez à nous soutenir, ainsi que notre travail. Merci à vous.Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans Fil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.Du côté du coronavirus, la tendance est toujours à l’incertitude. Alors que la campagne de vaccination se poursuit avec un déclin progressif du nombre de morts annoncées quotidiennement dans le monde, les chercheurs continuent de se demander combien de temps l’immunité dure réellement. Les études se succèdent, tentant d’extraire autant de données que possible de l’unique année qui nous sépare du début de la pandémie, mais force est de constater que les résultats divergent beaucoup trop pour aboutir à un consensus. En cause : la grande variabilité individuelle de la réponse et de la mémoire immunitaires. En effet, une nouvelle analyse de laDuke-NUS Medical Schoolde Singapour révèle des écarts stupéfiants dans lavitesseà laquelle diminuent les anticorps chez les patients. Tandis que chez certains l’immunité semble disparaître au bout de quelques jours, chez d’autres, les chiffres semblent suggérer qu’elle pourrait s’étendre sur « des décennies ». Des résultats qui laissent déjà deviner des campagnes de rappel vaccinal compliquées, et une difficulté de plus dans la lutte contre le virus. Ces projections seront amenées à évoluer au fil du temps et à mesure que de nouvelles données seront acquises, mais une chose demeure pour l’instant sûr : c’est que nous ne sommes sûrs de rien. Pour rester au plus près de l'actualité du coronavirus, pensez à suivre la pastille Fil de Science baptisée Covipod, à paraître un jeudi sur deux à 18h30.Au Cern la détection d’une anomalie pourrait remettre en cause le modèle standard de la physique des particules. Des données collectées par leLHCb(pour Large Hadron Collider beauty) pointent en effet vers une violation de l’universalité leptonique, décrivant l’interaction des électrons, des muons et des tau avec les autres particules. Ces données rejoignent d’autres anomalies mesurées au cours des années dans diverses expériences, et suggèrent la possible nécessité de recourir à de nouvelles particules encore inconnues pour décrire la matière. De plus amples expérimentations sont actuellement menées au Cern afin de faire la lumière sur ces résultats intrigants.Mars n’a décidément pas fini de faire couler de l’encre en 2021. Grâce à des séismes détectés à la surface de la planète rouge, les chercheurs ont été capables d’en déterminer la taille du noyau avec une précision inédite. Les centaines d’événements sismiques enregistrées par le rover InSight ont permis de calculer que le cœur martien mesurerait entre 1.810 et 1.860 kilomètres, soit la moitié du rayon de la planète. Ces observations permettent à leur tour de présumer que le noyau serait moins dense qu’on ne s’y serait précédemment attendu, et entièrement fondu. Que l’on soit en faveur de sa colonisation ou non, Mars reste incontestablement un objet de curiosité qui continuera pendant longtemps de nous fasciner.Peut-être un nouvel espoir pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. De récents résultats semblent pointer vers l’efficacité du Donanemab, un anticorps monoclonal développé par Eli Lilly & Co. Des essais cliniques de phase II financés par le laboratoire suggèrent que le traitement permettrait de réduire modestement l’évolution du déclin cognitif chez des patients au stade précoce de la maladie. Il reste cependant important de souligner que l’échantillon recruté pour ces expérimentations est encore trop modeste pour tirer des conclusions robustes. Des essais plus longs et plus conséquents devront donc être mis en place pour s’assurer non seulement de son efficacité mais également de sa sécurité, avant une mise sur le marché.Et enfin, pour finir sur une note positive, sachez que le monde est encore plein de merveilles à explorer. En témoigne une carte des espèces inconnues, publiée cette semaine par deux biologistes de l'université de Yale. Si environ 2 millions d’espèces ont été répertoriées à ce jour, on estime cependant que 1 à 98 millions resteraient à découvrir. Cette mappemonde permet ainsi de visualiser les régions susceptibles d’abriter des formes de vie encore non répertoriées et, chose étonnante, semble indiquer que les régions connues pour leur grande biodiversité auraient encore bien des surprises à nous livrer. La carte des espèces inconnues et le reste de nos actualités sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner àFil de Scienceet à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. Ne manquez pas notre nouvel épisode de Chasseurs de Science, samedi à 14h, pour une excursion en Écosse aux côtés de l'homme qui a inspiré le personnage de Sherlock Holmes. Pour le reste, on se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous !
3/19/2021

Fil de Science #16 : Nouvelle espèce dans l'ISS, vents supersoniques et machine mystérieuse

Pour cette semaine du 15 mars : une espèce inconnue à bord de l'ISS, des plantes sous la glace du Groenland, des vents supersoniques sur Jupiter, une colonie de champignon dans notre organisme, et une machine mystérieuse, vieille de plus de 2.000 ans. Bonne écoute, et bon week-end !👉Abonnez-vous sur votre apps et plateformes audio préférées🎙️Retrouvez les dernières actualités sur Futura :Une nouvelle espèce bactérienne découverte dans l'ISSStupéfaction chez les scientifiques avec la découverte de plantes sous la glace au GroenlandJupiter : les vents soufflent à 1.450 km/h dans sa stratosphère ! /Vieille de 2.000 ans, la machine d'Anticythère dévoile ses secrets aux scientifiquesConnaissez-vous le mycobiote (pas le microbiote) intestinal ?Transcription du podcast :Pour vivre,Fil de Sciencea besoin de rémunérer ses auteurs. En écoutant les publicités sur ces podcasts, vous nous soutenez, ainsi que notre travail. Merci à vous !Bonjour à tous ! Bienvenue dansFil de Science, le podcast Futura où nous retraçons l’actualité de la semaine.À bord de l’ISS, les astronautes sont tombés nez-à-nez avec une nouvelle espèce. En effectuant des prélèvements aux quatre coins de la Station Spatiale Internationale dans le cadre de l'expérienceMicrobial Tracking-1, entre 2015 et 2016, les chercheurs ont isolé une nouvelle bactérie dans trois lieux différents. Ne nous emportons pas trop vite car il ne s’agit pas là d’une espèce extraterrestre, mais d’une nouvelle espèce de Methylobacterium, une bacille Gram + que l’on retrouve un peu partout sur Terre. Son histoire sur notre planète ne date d’ailleurs pas d’hier puisqu’elle appartient à l'ordre des Rhizobiales, des bactéries menant une relation symbiotique avec les plantes. Celles-ci facilitent la fixation de l'azote et permettent la solubilisation du phosphate. Et c'est précisément ce point qui intéresse les scientifiques ! En effet, les laboratoires espèrent faire de Methylobacterium ajmalii un partenaire pour les cultures dans d’autres endroits que sur la planète bleue. Pourra-t-on bientôt faire pousser des pommes de terre à la surface de Mars grâce à cette alliée microscopique ? Les recherches nous le diront !Au Groenland, la redécouverte d’une carotte glaciaire laisse présager d’un avenir sombre pour le pays glacé. Extrait en 1966, ce cylindre de glace avait été déplacé de congélateur en congélateur avant d’être perdu de vue puis retrouvé en 2017. En examinant attentivement les différentes couches qui le composaient, l’équipe de recherche de l’université du Vermont a été surprise d’y découvrir des brindilles et des feuilles parfaitement préservées. Ces indices suggèrent qu’au lieu de l’étendue blanche que nous connaissons aujourd’hui, une vaste forêt boréale aurait recouvert le territoire dans un passé relativement récent, il y a quelques centaines de milliers d’années. Un scénario qui révèle la grande sensibilité du Groenland au moindre réchauffement climatique et laisse à craindre pour les années à venir. Si la tendance se poursuit comme elle le fait actuellement, les 50 prochaines années pourraient être le témoin d’un événement de fonte massive et d’une hausse dévastatrice du niveau de la mer.Zéphyr, mistral et tramontane ne font pas le poids face aux vents joviens. Grâce au réseaude radiotélescopes Alma, les scientifiques viennent pour la première fois d’estimer la vitesse des souffles qui animent la stratosphère de Jupiter. Des vents si violents qu’ils sont littéralement supersoniques, atteignant les 1.450 km/h. Chose amusante : ces calculs ont été rendus possibles par la collision de la comète Shoemaker-Levy 9 avec la planète en 1994. L’impact aurait résulté en la libération de molécules de cyanure d’hydrogène : des traceurs idéaux pour les chercheurs dans cette région dépourvue de nuage. Une fois de plus, les études nous démontrent que la science n’est jamais aussi efficace que lorsqu’elle mêle un savoir-faire d’équipe et une dose de sérendipité.Vous avez probablement déjà entendu parler du microbiote intestinal, mais connaissez-vous le mycobiote ? Bien qu’elle soit moins connue, moins imposante et moins étudiée, cette colonie de champignons microscopiques n’en remplit pas moins un rôle physiologique indispensable, nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. Outre sa participation à l’homéostasie immunitaire, des chercheurs ont en effet démontré que celle-ci peut influencer le vieillissement et la différenciation cellulaires. Pour autant, les travaux à son sujet sont souvent délaissés au profit de l’étude du microbiote. Si nous souhaitons mieux comprendre, et par conséquent mieux vivre, avec nos champignons, dans l’optique de développer des traitements salvateurs, les priorités, soutient notre journaliste Julien Hernandez, devront être redistribuées.Et enfin, pour finir, un tour du côté de l’Antiquité. Le mécanisme d’Anticythère a fait couler beaucoup d’encre depuis sa découverte en 1901, mais son utilité et son fonctionnement sont longtemps demeurés un mystère. Désormais, de nouvelles analyses semblent confirmer qu'il s'agirait là d’un ancêtre de nos calculatrices, capable prédire les phases lunaires et les éclipses du Soleil, ou encore de rendre compte des positions synodiques de notre satellite et des cinq planètes connues il y a un peu plus de 2.000 ans, lorsque ce fascinant appareil a été conçu. La modélisation 3D du mécanisme en fonctionnement et un reportage détaillant son étude sont à découvrir sur Futura, bien entendu.Pour ne rien manquer de l’actualité scientifique, rendez-vous sur les plateformes de diffusion pour vous abonner àFil de Science et à nos autres podcasts. Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas nous laisser un commentaire avec le hashtag #FuturaPod, et cinq étoiles sur vos applications audio préférées. On se retrouve vendredi prochain, à 18h30, avec toujours plus de nouveautés scientifiques. Bon week-end à tous