Ex Expat Le Podcast

3/22/2021

La mode : signe extérieur d'expatriation?

Saison 5, Ép. 4
Un an que nous vivons tous, sans exception, une pandémie qui est en train de tout chambouler, de tout transformer, et qui, pire, nous éloigne, puisqu’on ne peut plus se toucher, se voir, se parler, en vrai. Les expats continuent à se battre pour essayer de rentrer en France, de voir leur moitié quand ils sont loin l’un de l’autre, pendant que les futurs expats sont déjà en train de préparer leur changement de vie, sans trop se laisser embuer par la crise sanitaire. Et puis les exexpat arrivent dans un pays toujours plus fracturé et qui tente tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau… mais un pays qu’on aime et qu’on veut vibrant! Bref c’est pas hyper fun, mais on reste optimiste. Alors si on parlait d'un sujet qui peut paraître complètement anodin dans une telle période et qui pourtant peut nous faire du bien (tant que sa production est éthique) : la mode. Ça fait 1 an que je n’ai pas mis une jupe, 1 an que je me maquille à peine, 1 an que je ne m'intéresse pas vraiment à savoir ce que va être le style de la prochaine saison. Et pourtant, la mode a toujours été pour moi une manière d’exprimer ma façon de penser, d’exposer qui je suis, d’où je viens! Dès mes premiers pas au Canada, j’ai bien vu que je n’étais pas vraiment dans les standards du pays, avec mes accessoires de parisienne. Comment vit-on ces différences? Faut-il forcément rentrer dans le moule? Mais surtout pour nous exexpat, comment ressent-on l’éloignement vestimentaire de notre culture, puis le retour dans cette France si fière de ces couturiers, mais souvent un peu condescendante si on n’a pas le “look”! C’est Caroline Laniel, styliste personnelle, serial expat et de retour en France depuis 5 ans, qui m’a suggéré cet épisode. Alors c’est parti pour un défilé qui débute en 2002 à Tokyo, puis Kiev, Hong-Kong, Singapour, et finalement à Milan, la ville de la mode.
9/21/2020

La rentrée au temps de la Covid

Saison 5, Ép. 2
La crise sanitaire est mondiale et vous êtes près de 40% d’expats français à être revenu ou vouloir revenir en France. Nous pensons donc à vous, à vos familles, à ce sentiment du retour obligé ou tout au moins difficile à vivre car embrumé de complications dû à la covid. En allant sur les forums, les pages facebook et autres rencontres virtuelles entre expats et surtout exexpat, nous vous avons trouvé extrêmement résilient et ça nous console. Mais parfois le plus gros problème français, déjà compliqué en temps normal, vient une nouvelle fois ralentir le retour d’expatriation : l’administration. Bien sûr nous avons déjà eu un obstacle supprimé : avoir accès à la sécurité sociale sans délai de carence. Mais pour l’instant le prolongement de cet amendement est prévu jusqu’au 30 septembre… alors que de plus en plus d’expats rentrent. Ce qui nous a frappé en ce mois de septembre plombé par le coronavirus, ce sont nos enfants. Il est sûrement déjà assez difficile de vivre avec des adultes masqués, faire attention à qui on touche dans la cour de récré, de mettre un masque au collège de 8h à 17h30 dans des salles de classe caniculaires… Mais quand on rentre d’un pays étranger où on a grandi, qu'on a 11 ans et qu’on y a laissé ses amis et que le rectorat français n’est pas capable de nous attribuer un collège où aller s’éduquer le jour de la rentrée… c'est insupportable Ecoutez l’histoire d’Anne rentrée au mois d'août de 9 ans d'expatriation à Singapour avec ses 3 enfants et son mari… Même si tout s’est précipité, elle a réussi à répondre aux milliers de papiers inutiles que demande notre administration pour avoir un collège pour sa fille… Et pourtant le 1er septembre, l’école commence à la maison.
8/17/2020

#Loveisnottourism

Saison 5, Ép. 1
Depuis quelques semaines des milliers d’êtres partout dans le monde se révoltent sur les réseaux sociaux derrière un hashtag très parlant : #Loveisnottourism. Partout sur notre planète des couples de nationalités, de langues, de cultures différentes s’aiment, mais ils ne sont pas mariés, ni pacsés. Et c’est là le hic pour les autorités. En temps normaux, à cause de règles strictes d’immigration ces couples vivent un chemin de croix pour se retrouver ou tout simplement se voir. La crise du Coronavirus a évidemment accentué ce problème et a fait grossir le nombre de couples ne pouvant vivre ensemble, du fait des fermetures de frontières (plus de visa de tourisme) ou de la situation sanitaire plus ou moins grave dans les différents pays. Le 9 août dernier, en France, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a annoncé le lancement d’une procédure spéciale pour permettre les retrouvailles de ces couples dans les semaines à venir. Une bonne nouvelle pour les 2000 couples attendant impatiemment de se revoir… pour certains, ils ne se seront pas vus pendant plus de 8 mois. Mais, le gouvernement semble avoir dégainé la bonne nouvelle trop vite, alors que personne dans les consulats n’était soit au courant, soit prêt à mettre en place ses dérogations. Plusieurs députées et sénatrices des français de l'étranger comme Anne Genetet et Hélène Conway-Mouret que vous allez entendre dans cet épisode, ont soutenu depuis le début le mouvement #Loveisnottourism et les couples comme Keren et Bastien, qui nous racontent leur histoire.