Entreprendre dans la mode

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WEEK 24 News & Analysis - La collaboration, nouvelle ère de la sustainability (avec Jordane Salomez de Get Real)

Saison 2

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Musiques : Théo Darcel


Cette semaine avec Jordane Salomez de Get Real on fait une revue de ce qu'il ne fallait pas rater ce mois-ci dans la "sustainability" dans la mode.


Jordane est le fondateur de Get Real, il accompagne les marques de mode dans leur transition vers un model plus responsable. 

Pour contacter Jordane ou ne rien rater de l’actualité de Get Real : Instagram email de Jordane: jordane@getreal.paris


SE RETROUVER DANS L’EPISODE 


00:50 La collaboration, nouvelle ère de la sustainability (Kering, Macron, Hermes, PGF)

18:40 Stella McCartney travaille avec Google pour améliorer sa supply chain

27:26 Dazed rend le sustainability créative avec Future World

30:28 Nike fait son coming out: platform circular design.


KEYLEARNINGS


François Henri Pinault disait que les institutions financières ne devaient plus que prendre en compte que des données économiques et les croissances des entreprises mais aussi prendre en compte les performances environnementales et sociales des entreprises.

 

Le patron d’Hermès a annoncé que dans son variable, une part serait indexée sur les performances en RSE dont 3 piliers : la planète, sujet, diversité, égalité homme/femme et aussi l’aspect communautaire, ça c’est un petit peu une première, on parle de 10% de variable de son salaire.

 

Il y a plein d’entreprises qui font des choses chacun de leur côté mais d’un point de vu partage, on n’y est pas forcément.

 

Mara Hoffman racontait qu’à un moment elle a eu cette prise de conscience en se disant il faut que je bouge ma marque n’est pas du tout sustainable, comment je peux faire ? Elle s’est rendu compte que, toute seule elle n’y arriverait pas, et ce n’est pas en allant rencontrer ses fournisseurs et juste en demandant vous avez quoi comme coton organique qu’elle allait vraiment pouvoir bouger les choses et avoir un impact durable.

 

Rien n’empêche un designer d’aller rencontrer un autre designer ou d’un product developer d’aller rencontrer un autre dans une maison et de justement échanger des bonnes pratiques parce qu’encore une fois, la concurrence entre les marques ne se fait pas au niveau de la sustainability.



REFERENCES

 

Copenhagen fashion summit

Brune Poirson

François Henri Pinault

Paris Good Fashion

Kering

Première Vision

Fédération Française de la Haute Couture

Institut Français de la Mode

Studio De Betak

Charte des nations unies

Dazed A Futur World

Greta Gunberg

Jeremy Corbyn

Pamela Anderson

Plus d'épisodes

2/21/2020

Week 8 - News & Analysis - Quelles sont les menaces qui pèsent sur le Luxe - Avec Pierre-François Le Louët - Président de l'agence Nelly Rodi

Saison 3
Cette semaine, alors que nous sommes en pleine crise du Coronavirus, on parle, avec Pierre-François Le Louët, président de l'agence Nelly Rodi, des menaces qui pèsent sur le luxe.En effet, la France est pays qui rayonne par ses groupes de luxe, mère de LVMH et KERING, cette industrie génèrent beaucoup d'emplois et participe à l'économie nationale. Les Maisons sont une part non-négligeablede l’identité du pays. Toutefois, bien que cette industrie se porte actuellement très bien, il est important de parler et d'anticiper des préoccupations montantes sociétales, qui pourraient bien lui faire de l'ombre.SE RETROUVER DANS L’EPISODE00:45 Introduction du sujet, quels types de problématiques possibles07:10 Comment les équipes s’organisent en interne pour ne pas tomber dans le piège18:23 L’impact des réseaux sociaux sur les marques et leurs problématiques, recommandations pour tacler les divers sujetsKEYLEARNINGSIl y a beaucoup d’études chez Nelly Rodi aujourd’hui qui nous montrent qu’une certaine population de gens extrêmement aisés trouvent qu’il n’est plus moral de dépenser autant. C’est un vrai sujet puisqu’il y a eu une augmentation des prix du luxe qui a été extrêmement importante sur des produits qui n’ont pas énormément bougé mais simplement il y avait une demande qui augmentait notamment de la part des acheteurs asiatiques donc c’était logique et plutôt sain pour les marques d’augmenter leurs prix parce qu’elles ne pouvaient pas non plus démultiplier leurs capacités de production et qu’il y avait une demande qui était de plus en plus forte de ce côté-là. Mais pour un certain nombre d’acheteurs occidentaux, cela pose problème pour certains parce qu’ils ne peuvent plus se l’offrir, et pour d’autres parce qu’ils trouvent que ce n’est plus moral de les acheter à un tel prix.Certains acheteurs se disent «tel grand groupe fait tant de résultat net donc pourquoi est-ce que j’irais acheter aussi cher quelque chose». Alors évidemment, il y a plein d’arguments pour contrer tout ça, notamment sur la qualité des vêtements, sur le caractère totalement exceptionnel de ces réalisations, de ces productions, sur la rareté de ces productions, on revient à un discours assez traditionnel sur le luxe et puis après tout, le coup de cœur, le story telling évidemment, quelque soit le prix. Heureusement, il y a toujours dans nos phénomènes de mode, une petite part de folie et de désir qui vient contrer les arguments les plus traditionnels, ou les plus rationnels.Ce débat autour de l’environnement est crucial, comme le débat sur la cause animal avec la montée du véganisme dans la food, s’attaque aujourd’hui à l’univers de la mode. Tous les industriels sont là pour essayer d’expliquer pourquoi, comment, si jamais on utilise des peaux naturelles, pourquoi est-ce qu’on les utilise, pourquoi le plastique ce n’est pas toujours génial y compris lorsqu’il s’agit de la fausse fourrure, parce que ça va dégager des micros plastiques dans les océans et que c’est épouvantable, parce que ce sont souvent des plastiques qui sont des dérivés du pétrole donc il n’y a pas, là-encore, une seule et unique réponse mais dans tous les cas, ce sont des sujets qu’il faut adresser.On a vu un nombre croissant de suicides de designers qui sont passés dans des entrefilets dans la presse parce que c’était des designers qu’on avait un petit peu oublié mais il n’empêche qu’ils terminent leurs carrières dans des conditions horribles. On a vu des designers faire des burn-out, on a vu des mannequins ne plus accepter la manière d’être traitées dans certains cadres, donc on voit bien que la question des conditions de travail revient sur le devant de la scène de manière un peu inattendue. Le respect des personnes, des gens qui travaillent pour ces marques et pour faire le succès de ces marques est là aussi, une des grandes questions sociétales qui agitent l’ensemble des entreprises aujourd’hui.La très grande difficulté est que tous ces sujets arrivent en même temps et notre secteur redécouvre sa dimension politique. Ce n’est pas nouveau que la mode s’intéresse à la société. On parle de Chanel qui a libéré le corps des femmes des corsets, qui a développé le jersey, on parle de Saint Laurent qui a développé le tailleur pour femme. On a suivi tous ces créateurs de mode qui ont accompagné le développement des droits des homosexuels dans les années 80, 90 et même avant donc la mode et la politique ont toujours joué ensemble. Simplement, il n’y a pas eu autant de sujet en même temps à traiter. Là, quand on fait la liste des sujets, il y en a une quinzaine sur lesquels aujourd’hui les grandes marques, que ce soit des maques de luxe ou pas, et beaucoup de petites aussi, doivent être ouvertes, s’en inquiéter, avoir une position sur l’ensemble de ces sujets.REFERENCESPremière Vision https://www.premierevision.com/fr/Certification Gots https://www.control-union.fr/control-union/Textile-GOTS-frCertification RWS https://certifications.controlunion.com/fr/certification-programs/certification-programs/rws-responsible-wool-standardFashionopolis – Dana ThomasIFOP https://www.ifop.com/
2/18/2020

# 137 - Spencer Phipps (PHIPPS) - Un américain à Paris

Saison 3, Ép. 137
Dans ce nouvel épisode, je reçois Spencer Phipps, il est designer, entrepreneur, engagé et surtout, le fondateur de la marque Phipps! Dès son enfance, il passe des journées enfermées dans sa chambre à créer et construire ce qu’il imagine. Puis, à l’adolescence, il découvre la mode et c’est tout un monde qu’il se met à explorer avec passion. Il rejoint alors naturellement, quelques années plus tard, Parsons à New York, la meilleure école de mode du pays.À la fin de ses études Spencer il se met à travailler aux côtés de Marc Jacob. Après sept années dans la Maison, il décide d’aller tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. Spencer s’acharne, car ce n’est pas chose facile de trouver un poste de designer en Europe quand on est Américain. Toutefois, il finit par trouver le Graal et se retrouve en Belgique et commence une nouvelle aventure auprès de Dries Van Noten. C’est une nouvelle approche de la mode qu’il développe avec Dries: plus axé business.Il finit par partir de chez Dries et rentre dans une période de flottement où il réfléchit beaucoup et remet en cause beaucoup d’élément de sa vie. Il commence a penser à monter sa propre marque, il pose alors le fondement de la Sustainability , et progressivement, avance d’étape en étape autour de cette ligne directrice. Aujourd’hui la marque PHIPPS a 2 ans, elle a su imposer une identité forte dès le début et connaît un très beau succès.Dans cet épisode, Spencer nous parle de ces deux expériences aux côtés de Marc Jacob et Dries Van Noten, et de ce qu’il a appris. De sa période de remise en question avant de se décider à monter sa marque, de comment créer une vision, de la réalité du lancement d’une marque à l’heure actuelle et de tout l’aspect développement durable qu’il y a autour. On parle aussi de sa récente sa victoire au LVMH Awards et de son premier show à la Fashion Week de Paris!Ce que vous allez apprendre dans cet épisode:Construire sa culture modeL’importance de créer sa propre identitéConstruire son portfolioLes spécificités du prêt-à-porter HommeLes erreurs à éviter en productionUne mentalité est propre à chaque MaisonComment faire une marque le plus responsable possibleSensibiliser les consommateursLes dessous des « conscious collections» des marquesLe choix du wholesaleSE RETROUVER DANS L’EPISODEIN ENGLISH 01:00 Spencer presents himself and come back on his pathway21:23 His arrival at Dries van Noten and his state of mind, why he decided to work for him, the different behaviours in the fashion world.38:43 The process and moment when he started to lauch his own business, what does he start with.48:27 The milestones of Phipps: his first presentation and the key of sucess, his first show on the calendar, the LVMH Prize, where does he wants to bring his brand, where does he start with sustainability.01:07:30 How he tackle all the subjects, how accelerate the process of sustainability, by whom is he impressed, what would he do differently, who would he like to hear in this podcast.Une interview pragmatique, qui nous démontrer que la création d’une marque peut aussi être le fruit d’un engagement profond et d’une longue réflexion !À aller écouter sans plus attendre surSoundcloudIApple PodcatsISpotifyRecevez tous les épisodes dans votre boîte mail en utilisant ce lien :http://eepurl.com/ggK0A1N'oubliez pas de le partager, de le noter, et de laisser un gentil mot, ça m’aide à faire connaître le podcast à plus de monde et me motive à faire de meilleurs épisodes !REFERENCES DE L'EPISODE Phipps https://phipps.international/Parsons https://www.newschool.edu/parsons/Marc Jacobs https://www.marcjacobs.com/Dries van Noten https://www.instagram.com/p/Bw33SlWAv2v/Studio Berçot https://www.studio-bercot.com/Lucien Pagès Communication https://www.lucienpages.com/Glenn Martens https://www.gqmagazine.fr/style/article/rencontre-avec-glenn-martens-le-createur-belge-le-plus-cool-de-paris
2/11/2020

#136 - Patricia Romatet - déceler la singularité (Professeure et responsable du programme IFM Labels)

Saison 3, Ép. 136
Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Patricia Romatet, elle est professeur et responsable du programme IFM Labels. Dans cet épisode, elle nous parle du programme IFM Labels, des personnes qu’elle accompagne, de comment elle les accompagne, les critères nécessaires pour intégrer le programme, des diverses conditions de réussites pour un jeune label, de l’écoresponsabilité et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Patricia, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter!SE RETROUVER DANS L’EPISODE01:00 Patricia se présente et revient sur son parcours et ce qu’elle fait en tant que professeur à l’IFM, comment rester connecter avec le marché.11:49 Ce que fait IFM Labels, les personnes qu’ils accompagnent, comment et sur quoi ils les accompagnent.20:40 Ce qu’il faut faire pour intégrer le programme IFM Labels, le cas de Jacquemus et Vêtements, ce que les participants du programme ont en commun.32:18 Les différentes verticales sur lesquelles le programme les accompagne, l’accompagnement sur la création et la direction artistique.44:42 Comment gérer la direction artistique et la création d’images lorsqu’on n’a pas été formé, le branding, sa plus grande fierté dans le programme IFM Labels.53:35 Est-ce que les jeunes marques intègrent l’éco-responsabilité dans leurs projets, comment voit-elle l’industrie de la mode évoluer, les conditions de réussites pour un jeune label, qui souhaiterait-elle entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGSLes candidats doivent être cautionnés par les deux fédérations, par nous-même et par la BPI. On a défini un certain nombre de critères: 3 saisons d’existence, au moins 100000€ de chiffre d’affaires, si possible 40% du chiffre à l’international, un début de communication et de communauté donc une présence sur les réseaux sociaux, une qualité de la création, et puis si possible quelqu’un qui ne soit pas tout seul parce qu’on sait qu’être tout seul pour porter un projet c’est quand même difficile. L’un dans l’autre, chaque année, il n’y a pas un choix pléthorique et on en prend trois qui viennent de l’univers de la couture et trois qui viennent de l’univers du prêt à porter puisque c’est à part égale entre les deux fédérations. Et puis, la BPI donne aussi ses inputs.Ce que je cherche à desseller c’est leur singularité et cette singularité peut être multiple. C’est ça que je trouve d’une richesse immense, c’est d’arriver à trouver en quoi finalement leur projet, leur histoire, leur champ créatif, va apporter quelque chose et ça peut être multiple, c’est ça qui est bien aujourd’hui. On peut être une DNVB et en fait, ce qui est très fort c’est la qualité de la relation construite avec la communauté, ou bien alors, on arrive et on a un champ créatif évident, on a un truc qu’on raconte, ou bien, on a une façon de communiquer, une esthétique, un état d’esprit qui est aussi singulier. Il y a différentes façons de créer de la singularité mais de toutes façons, il faut chercher de la singularité parce qu’un projet qui n’en a pas, ça pour moi, ça n’a aucune chance parce qu’il y a tellement de choix que ça ne marchera pas. Mais le premier point c’est d’arriver à trouver la forme de singularité qui peut être multiple, et après, il y a les personnes qui portent les projets et là aussi on se dit «waouh, il y a quelqu’un». C’est la perception d’une personnalité, de sa force et on se dit que c’est quelqu’un qui porte son projet et ça, ça peut durer.Sur la sustainability il y a, à la fois une prise de conscience sur la fast fashion et en même temps quand les gens n’ont pas d’argent, ils n’ont pas d’argent. Je pense qu’il ne faut pas oublier les gens qui vivent avec très peu de revenus. Le nombre de personnes qui sont pauvres dans le monde ne cesse d’augmenter. L’accentuation des inégalités, ça existe aussi donc il ne faut pas considérer que le prix n’est pas un frein dans la consommation. La sustainability a un coût, il faut pouvoir se l’offrir.Il faut réfléchir avec qui on monte son projet, qui sont les premiers dans l’équipe, sur les sujets de confiance, de partage de compétences et de répartition du capital pour être sûr que si on partage 20 euros au début, est ce qu’on partagera aussi 5 millions plus tard. C’est impossible de se projeter mais il faut y réfléchir. Le sujet de l’argent: ce ne sont pas des projets qui vivent d’amour et d’eau fraiche, ce n’est pas vrai, il faut de l’argent. Il ne faut pas être candide sur le sujet, il faut être prêt à en parler. Sans argent, on ne fait rien. Quand on a des fournisseurs, il faut les payer. Quand on a des clients, il faut se faire payer par les clients. La banque, ça se négocie, il faut un minimum de capital et dans certains cas, c’est bien de faire du consulting aussi pour soit vivre, soit faire entrer de l’argent dans le projet. Donc ça il faut vraiment l’intégrer et puis, je dirais aussi quand on travaille sur ses univers créatifs, aussi se dire que quand on démarre sur un projet, on peut démarrer sur un projet assez pointu, mais il faut aussi essayer d’évaluer le potentiel du projet, se dire je démarre sur quelque chose mais mon ambition, ma vision, c’est d’en faire quelque chose de plus grand et que je sens que j’ai la capacité de le faire grandir, pas seulement en business et en chiffre mais en force du champ créatif, du champ potentiel de développement.REFERENCESIFM Labels https://www.ifmparis.fr/fr/ifm-labelsDEFI https://www.defimode.org/Fédération de la Haute Couture et de la Mode https://fhcm.paris/fr/Fédération du prêt à porter https://www.pretaporter.com/BPI https://www.bpifrance.fr/Jacquemus https://www.instagram.com/p/Bw9AKzTgiTS/Fabien Joubert https://www.linkedin.com/in/fabien-joubert-9b826094/?originalSubdomain=frMarine Serre https://www.instagram.com/p/B2RFZPGCorU/Chaire Sustainability IFM – Kering https://www.kering.com/fr/actualites/linstitut-francais-de-la-mode-et-kering-lancent-la-chaire-sustainability-ifm-keringDemna Gvasalia