Elles s'attablent

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Hélène Darroze, l’étoilée libre

Saison 2, Ép. 1

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« La vie est un chemin en liberté » pourrait être la devise d’Hélène Darroze, cheffe tout juste couronnée de deux étoiles Michelin à Paris pour son restaurant Marsan, et de trois étoiles pour celui située dans l’hôtel The Connaught à Londres.

 

Rien ne prédisposait pourtant cette bonne élève née dans le Sud-Ouest à étinceller derrière les fourneaux !

 

Membre de la quatrième génération d’une famille d’aubergistes, c’était son frère qui était destiné à reprendre l’affaire. Elle ? « J’aimais cuisiner, mais j’ai fait des études de commerce », dit-elle. C’est sans compter avec le destin et sa nature. En stage chez Alain Ducasse à Monaco, elle s’arrête en cuisine, s’y sent « chez elle » et y revient, avant de s’avouer que oui, c’est cela qu’elle rêve de faire. Et elle ose tout : quitter le Sud-Ouest par amour, venir à Paris et se lancer dans une première affaire, abandonner les tendances pour faire du « vrai », autrement dit travailler ses produits de cœur : foie gras, canard, asperges des Landes, etc.

 

Très vite, Hélène prend la lumière, attire les projecteurs et dérange le Landerneau culinaire. Elle fait fi des (mauvais) conseils. Pas par arrogance, juste par liberté, affranchie des règles. Elle adopte seule deux petites filles au Vietnam. Elle mène sa carrière tambour battant, se partageant entre Paris et Londres grâce à une organisation de championne (#chargementale). Elle écrit aussi un ouvrage qui va faire un (mini) scandale où elle se dévoile, entremêlant récit romanesque et recettes. Elle monte sur les plateaux de télé avec « Top Chef » où elle stimule, encourage, materne, fidèle à elle-même. Elle ouvre Joià, une table de cœur, festive, réconfortante et généreuse car elle rêve de faire quelque part du poulet frit…


C’est à Marsan, son restaurant 2 étoiles situé dans le 6e arrondissement qu’Hélène Darroze nous a parlé à cœur ouvert. Dans ce nouvel épisode, il est question de liberté évidemment, d’hérédité, d’affranchissement, de maternité, de regard posé sur la « féminité » en cuisine, de réponses franches aux critiques, de burger, de confiance en soi, de vérité, d’investissement et du vertige des étoiles. Aujourd’hui et pour toujours le portrait d’une affranchie délicieusement libre !


Crédits :


Production :

© Février 2021 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


Invitée :

Hélène Darroze


Remerciements :

Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd

Plus d'épisodes

8/25/2020

Ariane Grumbach, la diététicienne bienveillante

Saison 1, Ép. 2
Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableEt si les femmes faisaient la paix avec leurs assiettes?En matière alimentaire, la France cultive le paradoxe. Dans ce nouvel épisode d’«Elles s’attablent», nous nous intéressons au rapport que les Françaises entretiennent avec l’alimentation. Si elles sont les femmes les plus minces d’Europe, les Françaises sont aussi celles qui veulent le plus perdre du poids. 67 % d’entre elles disent faire attention à leur poids et 55 % auraient déjà suivi un régime. Investies dans l’immense majorité des familles de la responsabilité d’une alimentation équilibrée, gourmande, saine, fraîche et, si possible, de saison, les Françaises s’imposent aussi de rester minces. Un paradoxe d’autant plus perceptible que l’on monte dans la hiérarchie sociale…Loin des «régimes miracle» qui fleurissent chaque printemps, promettant une silhouette mince et tonique, Ariane Grumbach prône au contraire un rapport apaisé à l’assiette et aux saveurs, un regard positif sur soi-même, une prise en charge moins invasive qu’éclairée. D’où lui vient ce talent? D’un parcours atypique mêlant le conseil, le hasard, Air France, la curiosité… Avec elle, nous évoquons le poids de l’éducation, l’esclavage des injonctions, le paradoxe de «la Maman et la putain» aux fourneaux, la diversité des corps et des âges, ainsi que les concepts d’alimentation intuitive et méditative. Son arme fatale? Remettre les femmes en cuisine pour les aider à reprendre confiance en elles.Rendez-vous dans son cabinet dominant les toits parisiens pour un échange incisif, déculpabilisant et gourmand !Crédits :Production :©Août 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Ariane GrumbachRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd.
9/14/2020

Chef Anto, l’ambassadrice de la cuisine africaine

Saison 1, Ép. 3
Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableItalie, Japon, Chine, Pérou… Au fil des années, la cuisine a digéré toutes les influences, faisant de certains plats typiques (le couscous, les sushis, le guacamole), des basiques de nos assiettes. Tous les pays du monde? Non. Reste un invité, et de taille: l’Afrique sub-saharienne. Comment changer cela? En ouvrant l’Europe aux gastronomies africaines et en valorisant auprès des Africains eux-mêmes leurs savoir-faire et leurs produits.Pour atteindre ces objectifs ambitieux, il y a une (jeune) femme: Chef Anto.D’origine gabonaise, cette trentenaire pétillante abat un à un les obstacles que la vie a placé devant elle. Venue en France étudier la gastronomie, elle veut revenir ouvrir un restaurant au Gabon. C’est sans compter la misogynie locale qui considère que ce n’est pas un projet sérieux. De retour dans l’Hexagone, elle se réinvente en traiteur, consultante et cheffe à domicile, initiant les Français aux gombos, au mafé, au poisson séché et aux sauces de là-bas. Mieux, elle est aussi la présentatrice d’une émission culinaire sur Canal + Afrique où elle sillonne le continent et met en lumière son patrimoine culinaire.Au cœur du quartier de Château-Rouge, Chef Anto nous raconte avec humour son parcours étonnant. Il y est question de volonté, de racisme, de combat féministe, de bouillon cube, de lutte contre les stéréotypes, de joie de vivre, de Pygmées, d’adaptation, de viande de crocodile, de mondialisation… Et d’une conviction profonde: l’Afrique, continent de demain, va bouleverser la gastronomie mondiale!Crédits :Production :©Septembre 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Chef AntoRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd.
10/12/2020

Alexia Duchêne, la cheffe militante

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Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableÀ 24 ans, la semi-finaliste de Top Chef 2019 est une jeune femme pressée. Pressée de gagner, pressée de se réaliser, pressée de vivre... Contrairement à tant d’autres, Alexia revendique son ambition et son tempérament, tout en constatant que les fourneaux restent des lieux inégalitaires et violents. «À 15 ans, j’ai été violée par trois garçons à l’école. Pendant des années, je me suis tue, malgré un procès. Depuis peu, j’ai décidé de faire savoir ce qui m’est arrivé, y compris à mes équipes en cuisine, en affirmant que je tolérerais plus la moindre violence», déclare Alexia Duchêne.Dans le quatrième épisode du podcast «ELLEs s’attablent», elle raconte son histoire et analyse ce phénomène en l’attribuant principalement «au manque d’inclusivité de cet univers et aux horaires infernaux de 70 heures par semaine qui empêchent les jeunes de se former, de s’informer, de découvrir d’autres choses et d’autres manières de vivre». Demain? «En cuisine, comme ailleurs, il sera féminin», affirme-t-elle, persuadée que le changement en cours est inéluctable.Au cours de cette conversation libre, il sera question avec Alexia de double culture franco-britannique, de l’importance d’oser, de savoir saisir les opportunités, d’une vue sur la tour Eiffel, d’agilité face à la crise économique et sanitaire, de la force féminine, d’un livre à venir et de son nouveau défi: réinventer «Chez Allard», table mythique parisienne!Crédits :Production :©Octobre 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Alexia DuchêneRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd