Elles s'attablent

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Delphine Plisson, l’épicière pionnière

Saison 2, Ép. 4

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Et s’il y a une femme qui a compris tout cela bien avant les autres, c’est Delphine Plisson. En fait, elle l’avait même compris avant de le comprendre, est-on tenté de dire ! À l’entendre, elle a en effet toujours rêvé de tenir une épicerie, bien qu’elle ait travaillé vingt ans dans la mode, sans passion. Et puis, un jour, elle décide de changer de vie. Un business plan plus loin, bim ! Sa passion pour les cornichons, le pâté, le vin, les fromages et autres spécialités, ainsi que son efficacité, la rattrapent.

 

En 2015, Maison Plisson ouvre bd Beaumarchais, à deux pas de là où vit Delphine car, comme elle le dit, « quitte à monter une affaire, autant que ce soit dans un quartier que je connaissais bien : le mien ». Après trois ans à sillonner la France et à déguster avec un jury complice confitures, saucissons et moutardes, Delphine Plisson accueille ses premiers clients dans un lieu magnifique combinant épicerie, restaurant, boulangerie et cave.


Succès immédiat ! Certains se seraient arrêtés là. Pas Delphine ! Pour cette hyperactive, « à l’énergie épuisante », rien de tel que les projets. Dans la foulée, Delphine Plisson ouvre une deuxième Maison Plisson, encore plus grande, place du marché Saint-Honoré, puis des Petit Plisson et ces jours-ci une terrasse de plus de deux cents places au Jardin des Tuileries. Avec elle, on échange sur les opportunités, l’esprit d’entreprise, le yoga, l’aube, les enfants (elle en a cinq à la maison !), les petits producteurs, le café du matin, l’importance du bien-manger, les copains, les escargots, les grèves, le management et le rosé.

 

Un pêle-mêle regorgeant de vitalité, d’humour, de bienveillance et d’optimisme… Le cocktail 100 % Plisson qui a raison de tous les grognons !



Crédits :


Production :

© Mai 2021 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


Invitée :

Delphine Plisson


Remerciements :

Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd

Plus d'épisodes

8/25/2020

Ariane Grumbach, la diététicienne bienveillante

Saison 1, Ép. 2
Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableEt si les femmes faisaient la paix avec leurs assiettes?En matière alimentaire, la France cultive le paradoxe. Dans ce nouvel épisode d’«Elles s’attablent», nous nous intéressons au rapport que les Françaises entretiennent avec l’alimentation. Si elles sont les femmes les plus minces d’Europe, les Françaises sont aussi celles qui veulent le plus perdre du poids. 67 % d’entre elles disent faire attention à leur poids et 55 % auraient déjà suivi un régime. Investies dans l’immense majorité des familles de la responsabilité d’une alimentation équilibrée, gourmande, saine, fraîche et, si possible, de saison, les Françaises s’imposent aussi de rester minces. Un paradoxe d’autant plus perceptible que l’on monte dans la hiérarchie sociale…Loin des «régimes miracle» qui fleurissent chaque printemps, promettant une silhouette mince et tonique, Ariane Grumbach prône au contraire un rapport apaisé à l’assiette et aux saveurs, un regard positif sur soi-même, une prise en charge moins invasive qu’éclairée. D’où lui vient ce talent? D’un parcours atypique mêlant le conseil, le hasard, Air France, la curiosité… Avec elle, nous évoquons le poids de l’éducation, l’esclavage des injonctions, le paradoxe de «la Maman et la putain» aux fourneaux, la diversité des corps et des âges, ainsi que les concepts d’alimentation intuitive et méditative. Son arme fatale? Remettre les femmes en cuisine pour les aider à reprendre confiance en elles.Rendez-vous dans son cabinet dominant les toits parisiens pour un échange incisif, déculpabilisant et gourmand !Crédits :Production :©Août 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Ariane GrumbachRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd.
9/14/2020

Chef Anto, l’ambassadrice de la cuisine africaine

Saison 1, Ép. 3
Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableItalie, Japon, Chine, Pérou… Au fil des années, la cuisine a digéré toutes les influences, faisant de certains plats typiques (le couscous, les sushis, le guacamole), des basiques de nos assiettes. Tous les pays du monde? Non. Reste un invité, et de taille: l’Afrique sub-saharienne. Comment changer cela? En ouvrant l’Europe aux gastronomies africaines et en valorisant auprès des Africains eux-mêmes leurs savoir-faire et leurs produits.Pour atteindre ces objectifs ambitieux, il y a une (jeune) femme: Chef Anto.D’origine gabonaise, cette trentenaire pétillante abat un à un les obstacles que la vie a placé devant elle. Venue en France étudier la gastronomie, elle veut revenir ouvrir un restaurant au Gabon. C’est sans compter la misogynie locale qui considère que ce n’est pas un projet sérieux. De retour dans l’Hexagone, elle se réinvente en traiteur, consultante et cheffe à domicile, initiant les Français aux gombos, au mafé, au poisson séché et aux sauces de là-bas. Mieux, elle est aussi la présentatrice d’une émission culinaire sur Canal + Afrique où elle sillonne le continent et met en lumière son patrimoine culinaire.Au cœur du quartier de Château-Rouge, Chef Anto nous raconte avec humour son parcours étonnant. Il y est question de volonté, de racisme, de combat féministe, de bouillon cube, de lutte contre les stéréotypes, de joie de vivre, de Pygmées, d’adaptation, de viande de crocodile, de mondialisation… Et d’une conviction profonde: l’Afrique, continent de demain, va bouleverser la gastronomie mondiale!Crédits :Production :©Septembre 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Chef AntoRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd.
10/12/2020

Alexia Duchêne, la cheffe militante

Saison 1, Ép. 4
Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableÀ 24 ans, la semi-finaliste de Top Chef 2019 est une jeune femme pressée. Pressée de gagner, pressée de se réaliser, pressée de vivre... Contrairement à tant d’autres, Alexia revendique son ambition et son tempérament, tout en constatant que les fourneaux restent des lieux inégalitaires et violents. «À 15 ans, j’ai été violée par trois garçons à l’école. Pendant des années, je me suis tue, malgré un procès. Depuis peu, j’ai décidé de faire savoir ce qui m’est arrivé, y compris à mes équipes en cuisine, en affirmant que je tolérerais plus la moindre violence», déclare Alexia Duchêne.Dans le quatrième épisode du podcast «ELLEs s’attablent», elle raconte son histoire et analyse ce phénomène en l’attribuant principalement «au manque d’inclusivité de cet univers et aux horaires infernaux de 70 heures par semaine qui empêchent les jeunes de se former, de s’informer, de découvrir d’autres choses et d’autres manières de vivre». Demain? «En cuisine, comme ailleurs, il sera féminin», affirme-t-elle, persuadée que le changement en cours est inéluctable.Au cours de cette conversation libre, il sera question avec Alexia de double culture franco-britannique, de l’importance d’oser, de savoir saisir les opportunités, d’une vue sur la tour Eiffel, d’agilité face à la crise économique et sanitaire, de la force féminine, d’un livre à venir et de son nouveau défi: réinventer «Chez Allard», table mythique parisienne!Crédits :Production :©Octobre 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Alexia DuchêneRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd