Elles s'attablent

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Alexia Duchêne, la cheffe militante

Saison 1, Ép. 4

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À 24 ans, la semi-finaliste de Top Chef 2019 est une jeune femme pressée. Pressée de gagner, pressée de se réaliser, pressée de vivre... Contrairement à tant d’autres, Alexia revendique son ambition et son tempérament, tout en constatant que les fourneaux restent des lieux inégalitaires et violents. « À 15 ans, j’ai été violée par trois garçons à l’école. Pendant des années, je me suis tue, malgré un procès. Depuis peu, j’ai décidé de faire savoir ce qui m’est arrivé, y compris à mes équipes en cuisine, en affirmant que je tolérerais plus la moindre violence », déclare Alexia Duchêne.

 

Dans le quatrième épisode du podcast « ELLEs s’attablent », elle raconte son histoire et analyse ce phénomène en l’attribuant principalement « au manque d’inclusivité de cet univers et aux horaires infernaux de 70 heures par semaine qui empêchent les jeunes de se former, de s’informer, de découvrir d’autres choses et d’autres manières de vivre ». Demain ? « En cuisine, comme ailleurs, il sera féminin », affirme-t-elle, persuadée que le changement en cours est inéluctable.

 

Au cours de cette conversation libre, il sera question avec Alexia de double culture franco-britannique, de l’importance d’oser, de savoir saisir les opportunités, d’une vue sur la tour Eiffel, d’agilité face à la crise économique et sanitaire, de la force féminine, d’un livre à venir et de son nouveau défi : réinventer « Chez Allard », table mythique parisienne !


Crédits :


Production :

© Octobre 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


Invitée :

Alexia Duchêne


Remerciements :

Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd

Plus d'épisodes

8/25/2020

Ariane Grumbach, la diététicienne bienveillante

Saison 1, Ép. 2
Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableEt si les femmes faisaient la paix avec leurs assiettes?En matière alimentaire, la France cultive le paradoxe. Dans ce nouvel épisode d’«Elles s’attablent», nous nous intéressons au rapport que les Françaises entretiennent avec l’alimentation. Si elles sont les femmes les plus minces d’Europe, les Françaises sont aussi celles qui veulent le plus perdre du poids. 67 % d’entre elles disent faire attention à leur poids et 55 % auraient déjà suivi un régime. Investies dans l’immense majorité des familles de la responsabilité d’une alimentation équilibrée, gourmande, saine, fraîche et, si possible, de saison, les Françaises s’imposent aussi de rester minces. Un paradoxe d’autant plus perceptible que l’on monte dans la hiérarchie sociale…Loin des «régimes miracle» qui fleurissent chaque printemps, promettant une silhouette mince et tonique, Ariane Grumbach prône au contraire un rapport apaisé à l’assiette et aux saveurs, un regard positif sur soi-même, une prise en charge moins invasive qu’éclairée. D’où lui vient ce talent? D’un parcours atypique mêlant le conseil, le hasard, Air France, la curiosité… Avec elle, nous évoquons le poids de l’éducation, l’esclavage des injonctions, le paradoxe de «la Maman et la putain» aux fourneaux, la diversité des corps et des âges, ainsi que les concepts d’alimentation intuitive et méditative. Son arme fatale? Remettre les femmes en cuisine pour les aider à reprendre confiance en elles.Rendez-vous dans son cabinet dominant les toits parisiens pour un échange incisif, déculpabilisant et gourmand !Crédits :Production :©Août 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Ariane GrumbachRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd.
9/14/2020

Chef Anto, l’ambassadrice de la cuisine africaine

Saison 1, Ép. 3
Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableItalie, Japon, Chine, Pérou… Au fil des années, la cuisine a digéré toutes les influences, faisant de certains plats typiques (le couscous, les sushis, le guacamole), des basiques de nos assiettes. Tous les pays du monde? Non. Reste un invité, et de taille: l’Afrique sub-saharienne. Comment changer cela? En ouvrant l’Europe aux gastronomies africaines et en valorisant auprès des Africains eux-mêmes leurs savoir-faire et leurs produits.Pour atteindre ces objectifs ambitieux, il y a une (jeune) femme: Chef Anto.D’origine gabonaise, cette trentenaire pétillante abat un à un les obstacles que la vie a placé devant elle. Venue en France étudier la gastronomie, elle veut revenir ouvrir un restaurant au Gabon. C’est sans compter la misogynie locale qui considère que ce n’est pas un projet sérieux. De retour dans l’Hexagone, elle se réinvente en traiteur, consultante et cheffe à domicile, initiant les Français aux gombos, au mafé, au poisson séché et aux sauces de là-bas. Mieux, elle est aussi la présentatrice d’une émission culinaire sur Canal + Afrique où elle sillonne le continent et met en lumière son patrimoine culinaire.Au cœur du quartier de Château-Rouge, Chef Anto nous raconte avec humour son parcours étonnant. Il y est question de volonté, de racisme, de combat féministe, de bouillon cube, de lutte contre les stéréotypes, de joie de vivre, de Pygmées, d’adaptation, de viande de crocodile, de mondialisation… Et d’une conviction profonde: l’Afrique, continent de demain, va bouleverser la gastronomie mondiale!Crédits :Production :©Septembre 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Chef AntoRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd.
11/16/2020

Julie Chapon, la magicienne des étiquettes

Saison 1, Ép. 5
Abonnez-vous 👉 https://linktr.ee/elleatableAvez-vous déjà vu dans les rayons des supermarchés des consommateurs prendre un paquet, le scanner avec leur téléphone, puis le reposer, la mine contrariée? Peut-être d’ailleurs le faites-vous aussi… Si oui, vous êtes l’un des membres de la grande tribu des «Yuka addicts»! En trois ans, Yuka, l’application à la carotte rigolote, a fédéré tous ceux qui, en Europe, en Australie ou en Amérique du Nord, veulent en savoir ce qu’ils mettent dans leur assiette.Derrière Yuka, il y a un trio d’amis français qui ont rassemblé 20 millions de fans! Venue de l’univers du conseil, Julie Chapon a rejoint cette aventure un peu par hasard. Ses passions? Le goût, la transparence, le «zéro déchets», l’écologie, la salsa et les fromages. Depuis trois ans, le «visage» de Yuka nourrit aussi le blog de Yuka afin que chacun puisse manger bon et plus sain, en évitant les additifs louches.Loin d’un destin tout tracé, le parcours de Julie est un plaidoyer pour la liberté de penser et de faire, le courage, l’indépendance et l’audace. «Rien ne me prédestinait à être entrepreneuse», affirme-t-elle, heureuse aujourd’hui de changer le monde. Utopique? Pas du tout tant les industriels se bousculent pour revoir leurs recettes et leurs produits afin de les rendre «Yuka compatibles».Dans la cuisine de Yuka où nous avons enregistré cet épisode, nous avons parlé de légumes, de l’impact social, du refus de faire des bénéfices, du regard que l’on pose sur soi, des pois chiches, de la manière dont on gère le succès, de l’industrie agro-alimentaire, du livre publié par Yuka et des recettes de son grand-père… Et demain? «Dans un monde idéal, j’espère que Yuka aura disparu dans quinze ou vingt ans, car on n’en aurait plus besoin», affirme-t-elle. Reste qu’au vu des chantiers à mener, Yuka n’est pas prêt de disparaître. Julie s’en réjouit car cette suractive a bien d’autres projets en tête pour la carotte qui veut changer le monde !Crédits :Production :©Novembre 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier VignotInvitée :Julie ChaponRemerciements :Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd