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Daronnades de comptoir
Est-ce que je félicite trop mon enfant ?
Devant un dessin de bonhomme tout simple, l’autrice s’entend dire “c’est magnifique” par réflexe, avant de se demander si féliciter sans distinction n’a pas fini par priver son fils de la capacité à distinguer ce qui mérite vraiment d’être célébré.
L’épisode s’appuie sur les recherches de la psychologue Carol Dweck sur les états d’esprit fixe et de croissance pour expliquer pourquoi féliciter les capacités plutôt que les efforts peut fragiliser un enfant face à la difficulté, avant d’explorer comment l’autrice essaie désormais de féliciter moins mais avec plus de précision.
Sources :
- L'étude de Claudia M. Mueller et Carol S. Dweck intitulée Praise for intelligence can undermine children’s motivation and performance, publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology en 1998,
- L’ouvrage de synthèse de Carol S. Dweck, Mindset : The New Psychology of Success, publié chez Random House en 2006.
Daronnades de comptoir, c'est un podcast fait par une daronne qui se pose plein de questions.
Je suis Mouna Mkinsi, et chaque épisode, je prends un paradoxe de parent, je le retourne dans tous les sens avec mes propres contradictions, je le nourris de recherches et d'études, et je vous le rends tel quel : pas résolu, mais exploré à fond.
En quelques minutes. Parce que le temps des parents, ça ne se gaspille pas.
Bonne écoute :)
Si ces réflexion résonnent, partagez-les autour de vous.
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Je vous attends ❤️
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21. Je veux lui transmettre la confiance en soi, mais est-ce que j’en ai moi-même ?
09:42||Saison 2, Ep. 21Quand son fils hésite au bord d’un groupe d’enfants dans un parc, l’autrice lui dit d’y aller, tout en sachant qu’elle-même aurait fait le tour et trouvé un banc libre. À partir de cette scène, elle interroge la tension entre la confiance qu’on veut transmettre et celle qu’on a réellement, la distinction que le psychologue Albert Bandura établit entre les différents domaines où s’exerce la confiance, et un paradoxe mis en évidence par la recherche : les enfants apprennent davantage à traverser l’inconfort en regardant un adulte le traverser honnêtement qu’en regardant quelqu’un faire comme si l’inconfort n’existait pas.Sources : - Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. - Harter, S. (1985). The Self-Perception Profile for Children. University of Denver. - Kagan, J., Reznick, J. S., & Snidman, N. (1988). Biological bases of childhood shyness. Science, 240(4849), 167–171. - Zimbardo, P. G. (1977). Shyness: What It Is, What to Do About It. Addison-Wesley. (environ 40 % des adultes se décrivent comme timides) - Meichenbaum, D. H. (1971). Examination of model characteristics in reducing avoidance behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 17(3), 298–307.
20. Aurais-je fait les mêmes choix si j’avais été un homme ?
07:36||Saison 2, Ep. 20En observant que son mari a continué sa carrière comme avant la naissance de leur fils alors qu’elle a, elle, ajusté la sienne sans que personne n’ait vraiment décidé de cette répartition, l’autrice se demande honnêtement si elle aurait pris les mêmes décisions en tant que père.L’épisode s’appuie sur le concept sociologique du “maternal wall” pour montrer que les structures professionnelles et sociales ne soumettent pas les mères et les pères aux mêmes calculs, avant de chercher à distinguer, dans ses propres renoncements, ce qui relevait d’un vrai choix et ce qui relevait d’une adaptation à un contexte inégal.Sources : Le terme “maternal wall” cité dans l’épisode a été popularisé par Joan C. Williams, professeure de droit à l’université de Californie, Hastings College of the Law : Unbending Gender : Why Family and Work Conflict and What to Do About It, publié par Oxford University Press en l’an 2000The Maternal Wall, publié dans la Harvard Business Review en 2004.
18. Est-ce que je dois parler d’argent à mon enfant ?
06:28||Saison 2, Ep. 18Quand son fils lui demande combien elle gagne, l’autrice réalise qu’elle ne sait pas si elle doit répondre, un blocage qu’elle relie au silence total sur l’argent dans lequel elle a elle-même grandi.L’épisode explore pourquoi l’argent reste un sujet tabou en France à travers toutes les classes sociales, comment les enfants construisent malgré tout des croyances sur l’argent dès le plus jeune âge à partir de ce qu’ils observent plutôt que de ce qu’on leur dit, et comment elle a commencé à intégrer l’argent dans des conversations ordinaires plutôt que dans un grand discours ou dans un silence gêné.Sources : travaux du psychologue financier américain Brad Klontz.
17. Vacances : je profite de mes enfants ou j’en profite pour me reposer ?
06:38||Saison 2, Ep. 17L’autrice raconte un après-midi de vacances où, alors qu’elle profitait de dix minutes de lecture pendant que ses enfants jouaient seuls, son fils est venu lui montrer une construction avant de repartir jouer sans rien demander de plus, lui faisant réaliser que sa simple présence disponible avait déjà de la valeur.À partir de là, l’épisode explore la tension entre vouloir du temps avec ses enfants et vouloir du repos pendant les vacances, la performance parentale qui s’est installée autour de l’été, et pourquoi une mère qui s’autorise à se reposer offre souvent une présence plus vraie qu’une mère épuisée qui a tout fait avec ses enfants.Sources : la contagion émotionnelle est un concept étudié notamment par les psychologues Elaine Hatfield, John Cacioppo et Richard Rapson dans leur ouvrage Emotional Contagion publié par Cambridge University Press en 1993.
16. Ai-je le droit d’être ambitieuse et bonne mère en même temps ?
06:43||Saison 2, Ep. 16Dans cet épisode, l’autrice raconte comment une opportunité professionnelle l’a amenée à calculer, avant même d’avoir décidé si elle voulait la saisir, tout l’impact que ce choix aurait sur son fils, un calcul que son mari, dans la même situation, n’aurait probablement pas fait en premier. À partir de cette anecdote, elle explore pourquoi l’ambition maternelle reste suspecte alors que l’ambition paternelle est valorisée, ce que la culpabilité préventive coûte réellement à la qualité de présence auprès des enfants, et comment elle a appris à mettre la décision avant la culpabilité plutôt que l’inverse.
15. Est-ce que j’ai transmis mes peurs à mes enfants sans m’en rendre compte ?
05:29||Saison 2, Ep. 15En observant son fils effacer et recommencer un devoir par peur que ce ne soit pas bien, l’autrice reconnaît dans son visage sa propre peur de l’échec, ce qui la pousse à se demander si on transmet nos peurs à nos enfants sans le savoir et si cette transmission peut être interrompue. L’épisode s’appuie sur le mécanisme de l’apprentissage par observation, par lequel un enfant apprend ce qui est dangereux en regardant la réaction des adultes plutôt qu’en vivant lui-même la situation, et explore la différence entre les peurs transmises comme des fardeaux et celles transmises comme des ressources, selon qu’on les nomme ou non.
14. Pourquoi les grandes questions arrivent toujours à 21h30 ?
05:49||Saison 2, Ep. 14Alors qu’elle espérait un peu de soirée tranquille, l’autrice se retrouve avec une question sur la mort posée depuis le noir de la chambre de son fils, ce qui l’amène à observer que les grandes questions existentielles n’arrivent jamais le matin ni dans la voiture, mais toujours à ce moment précis du coucher. L’épisode explore l’explication neurologique du mode par défaut du cerveau qui remonte les pensées non traitées de la journée une fois les stimulations arrêtées, la dimension du coucher comme seul moment de disponibilité totale du parent, et la tension entre vouloir préserver sa soirée et vouloir vraiment recevoir ces questions plutôt que les remettre à demain.
13. Comment gérer les grands-parents qui contredisent nos règles ?
06:24||Saison 2, Ep. 13Quand sa mère donne du chocolat à son fils avant le repas en disant qu’une fois ça ne fait pas de mal, l’autrice raconte comment son fils a vite compris qu’il existait un tribunal d’appel familial où ses refus pouvaient être contournés. L’épisode distingue les règles de confort, qu’on peut laisser assouplir chez les grands-parents, et les règles de fond touchant aux valeurs ou à la sécurité, qui méritent une conversation directe avec eux, tout en interrogeant ce que les grands-parents apportent de précieux et d’irremplaçable en étant, justement, différents des parents.