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7. Jann Halexander
23:00||Saison 1, Ep. 7Jann est d'origine franco-gabonaise. Il vit à Paris et promène sa voix aux quatre coins de la France. Le racisme, il a grandi avec ; c’est le bruit de fond de son enfance, la routine invisible de ses journées d'adulte. Alors, cette remarque au détour d'une table, alors qu’il devait être programmé dans un festival, ce n’est qu’une anecdote de plus. Sauf qu'elle touche à son art. Ce jour-là, on a voulu dresser une frontière entre lui et une grande figure de la chanson française, décréter ce qu'il avait le droit d'incarner.Dans ce récit, Jann raconte les coulisses d’un milieu culturel qui se pique de grandeur mais reproduit les mêmes exclusions que le reste du monde. Mais l’enfant qui subissait a laissé place à un homme debout. Face à ce mépris feutré, Jann fait front, assume tout, sa différence comme sa légitimité, et refuse de se laisser faire.Une histoire de dignité, de territoire et de musique, où l'on se bat pour avoir le droit de chanter ce qu'on aime.Bonne écoute !
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6. Dgia
24:39||Saison 1, Ep. 6Dgia est d'origine burkinabée et vit aujourd'hui en région parisienne. Si le racisme a longtemps été pour elle une réalité diffuse, presque imperceptible, c’est en juin 2024, sous l’orage des législatives, qu'il s’est brutalement incarné au détour d'un trottoir.Dans ce récit, Dgia décortique ce basculement : l’instant où l’insulte éclate en plein public, portée par une parole politique qui se libère et s'autorise tout. Elle revient sur ce choc, sur la violence de ces mots lancés sans prévenir et sur la lucidité, parfois brutale, de l’âge adulte.Un témoignage qui interroge la place de nos corps dans l'espace public et la réalité de ce racisme qui ne dit pas toujours son nom, mais qui marque la peau.Bonne écoute !
5. Linh Lan
25:50||Saison 1, Ep. 5Linh-Lan est journaliste, née en France de parents vietnamiens. Le racisme a traversé sa vie depuis l’enfance. Mais c’est en particulier au moment de ses études supérieures que certaines expériences ont pris une autre dimension.À travers son récit, Linh-Lan revient sur ces années où les remarques, les stéréotypes et les assignations raciales s’invitent dans les salles de cours. Des situations parfois banalisées, parfois invisibilisées, qui rappellent pourtant avec force la place que la société assigne encore aux personnes perçues comme asiatiques.Un témoignage qui interroge ces formes de racisme ordinaire dans les espaces académiques, et qui met en lumière des violences souvent minimisées, mais bien réelles.Bonne écoute !
4. Kaya
29:17||Saison 1, Ep. 4Kaya est une jeune femme, et c’est au cœur de sa vie intime que le racisme s’est imposé à elle. Dans une relation de couple qui, en apparence, relevait du désir et de l’attirance, elle a peu à peu découvert une autre réalité : celle d’une fétichisation, d’un regard qui réduit, exhibe et enferme.À travers son récit, Kaya raconte comment l’amour peut parfois servir de paravent à des paroles et des comportements ouvertement racistes, et comment la violence se glisse là où l’on s’attend à être protégée.Un témoignage qui interroge les frontières entre désir et domination, et qui met en lumière une forme de racisme intime, souvent banalisée, mais profondément destructrice.Bonne écoute !
3. Sylvia
22:27||Saison 1, Ep. 3Sylvia a une quarantaine d’années et, à première vue, rien ne semble la désigner comme une cible du racisme ordinaire, et pourtant celui-ci s’est imposé très tôt dans sa vie, dès le lycée, à travers la parole d’un professeur dont les mots, prononcés dans un cadre scolaire et d’autorité, ont laissé une empreinte..À partir de ce souvenir, elle déroule un fil plus ancien, qui relie l’expérience individuelle à une histoire familiale et à des héritages souvent tus, et qui invite à regarder autrement ce que l’on croit évident.Un récit qui questionne les apparences et révèle la manière dont le racisme ordinaire se loge parfois là où on ne l’attend pas.Bonne écoute !
2. Mélissa
44:41||Saison 1, Ep. 2Mélissa a une vingtaine d’années et vit sur Bordeaux.Elle est entourée d’amis qu’elle croit proches, presque une seconde famille. Mais un soir de décembre, lors d’un repas de Noël entre amis, tout bascule. Au détour d’une blague, les remarques sur sa couleur de peau et ses origines se glissent dans la conversation. On minimise autour de la table. Et elle, elle reste figée, incapable de savoir si elle doit répondre, ou faire semblant de ne rien entendre. Ce soir-là, elle a compris que même dans un cercle d’amis, même quand on se sent en sécurité, le racisme peut surgir sans prévenir, sous couvert d’humour, et laisser une trace profonde.Depuis, Mélissa observe autrement ses relations, sa place dans le groupe, sa confiance en elle. Elle raconte comment cet épisode a modelé sa façon d’être et de se protéger. Comment des mots, lâchés à la légère, peuvent peser lourd, quand on en est la cible.C’est un témoignage intime et puissant sur le racisme ordinaire, celui qui naît dans les moments les plus banals, et qui continue de résonner longtemps après.Bonne écoute !Vous avez dit :Plus court
1. Mounya
44:00||Saison 1, Ep. 1Mounya a une quarantaine d’années et est aide-soignante dans un hôpital public.Depuis toujours, elle compose avec le racisme ordinaire, ces remarques et ces petites piques qu’on prétend drôles.Mais lors des élections législatives de 2024, tout s’intensifie. Un collègue, connu pour son humour provocateur, commence à la viser directement. Des blagues sur ses origines, sur “son retour au pays” se multiplient.Tout le monde rit, même les chefs, même ceux qu’elle pensait amis. Et elle, elle se tait ! Par peur, par réflexe, pour rester invisible.Au fil des semaines, ces plaisanteries deviennent un bruit de fond, constant et épuisant.Jusqu’à ce qu’un accident de travail vienne tout faire remonter : la colère, la honte, la fatigue.C’est là qu’elle comprend ce qu’elle a subi. Et qu’elle ose enfin en parler.C’est le témoignage d’une femme qui raconte comment le racisme ordinaire peut s’infiltrer dans un service hospitalier, se cacher derrière le rire, et laisser des traces profondes. Bonne écoute !
