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Ciné Culte

Ciné Culte : Kingdom of Heaven

Vingt ans après, le Director's Cut de Ridley Scott ressuscite en Ultra HD : incompris lors de sa sortie cinéma, amputé de près d'une heure pour des raisons commerciales, ce péplum monumental de Ridley Scott renaît aujourd'hui dans une édition 4K qui lui rend enfin justice. 

Le Director's Cut révéle un tout autre film : plus contemplatif, plus nuancé, porté par une réflexion profonde sur la foi, le fanatisme et la possibilité d'un vivre-ensemble au cœur même du conflit des Croisades. France, XIIème siècle. Le jeune Balian se voit confier la périlleuse mission de partir en croisade afin de préserver la paix en Palestine. Jérusalem connaît un équilibre fragile grâce aux efforts de son roi chrétien, Baudouin IV, et à la modération du légendaire chef musulman, Saladin. Mais le fanatisme religieux menace aux portes de la ville et contraint Balian à s’engager dans la guerre..

Ne loupez pas ce film qui est un des plus grands de ce réalisateur agnostique fasciné par le mal et la technologie , il a su percevoir un des enjeux majeurs de cette guerre éternelle : notre conscience..

https://4k-ultra-hd.fr/film/kingdom-of-heaven-4k-steelbook


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  • Ciné Culte : le Conte des Contes

    15:06|
    Le Conte des Contes La maison de distribution Malavida Films met en avant des œuvres d’animation rares et poétiques, aprés une sortie en salle elle édite un programme présentant l’oeuvre de Youri Norstein « Le Conte des contes » :son approche de l’animation est souvent comparée à celle d’un peintre ou d’un poète : l’image et le mouvement sont au service d’une exploration émotionnelle plutôt que d’une narration classique. Ses œuvres, souvent courtes, restent marquantes par leur imagerie évocatrice et leur profondeur : le programme de 4 courts métrages en VOST dont un a été doublé en Français par l’éditeur https://www.malavidafilms.com/dvd-le-conte-des-contes-br-sortie-le-15-12-25
  • Ciné Culte : La Nuit du Chasseur

    33:19|
    Pour célébrer les 70 ans du film, Wild Side Video propose une édition collector restaurée disponible depuis le 14 novembre 2025 : ce seul film réalisé par l’acteur suit l’histoire d’un prédicateur meurtrier, Harry Powell (Robert Mitchum), au sourire troublant et aux mains tatouées des mots “LOVE” et “HATE”. Ce faux prophète traque sans relâche deux enfants, seuls détenteurs de l’emplacement d’un magot.Considéré aujourd’hui comme un classique absolu du cinéma américain le film a longtemps été incompris par la critique et le public de l’époque, il s’est imposé au fil des décennies comme une œuvre exceptionnelle mêlant drame, suspense, onirisme et conte moral.Lionel Tardif critique de cinéma nous en fait l’exègése en commentant ses images symboliques qui en font un film initiatique : il vient de sortir un recueil de ses articles https://www.cosmogone.com/accueil/367-les-routes-de-la-foi-au-cinema-l-tardif.htmlLe film est disponible en version limitée Steelbook 4K Ultra HD + Blu-ray https://www.wildside.fr/445-la-nuit-du-chasseur-steelbook-combo-uhd-4k-blu-ray.html
  • Ciné Culte : La Chevauchée Fantastique

    29:18|
    Classique fondateur du western moderne, Stagecoach de John Ford revient dans une somptueuse édition Blu-ray, offrant l’occasion idéale de redécouvrir l’un des films les plus influents de l’histoire du cinéma américain.Véritable tournant dans la carrière de John Wayne, révélé ici dans le rôle du légendaire Ringo Kid, le film impose un nouveau souffle au genre western. John Ford y mêle avec brio action, tension dramatique et étude psychologique de personnages issus de milieux sociaux opposés, contraints de voyager ensemble à travers un territoire hostile. Cette traversée devient un miroir de la société américaine, portée par une mise en scène d’une précision et d’une élégance remarquables. Le film demeure un modèle de narration cinématographique, d’économie de moyens et de puissance dramatique qui a renouvelé le Western alliant expressionnisme et naturalisme.https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1952-la-chevauchee-fantastique-combo-dvd-blu-ray-livre.html
  • Ciné Cule : Caligula

    29:12|
    Avec cette réédition chez Potemkine, Caligula renaît enfin débarrassé de ses scories, dans un Ultimate Cut somptueusement restauré. À la mort de Tibère, Caligula accède au trône de l’Empire romain et impose rapidement un règne fondé sur la violence, la débauche et l’arbitraire.Obsédé par le pouvoir absolu, il humilie le Sénat, détruit ses proches et sombre dans une folie tyrannique.Son règne, aussi flamboyant que cruel, mène inévitablement à sa chute et à son assassinat.Le film scandale retrouve une cohérence tragique, révélant la démesure politique et intime de l’empereur plus que sa seule provocation.Rencontre avec Natacha éditrice chez Potemkine qui nous parle du travail de restauration , de la nouvelle version du film et des nombreux bonus de cette édition collector ultime...Un coffret essentiel avec livre collector qui réconcilie œuvre maudite et ambition artistique.https://store.potemkine.fr/dvd/3545020091364-caligula-edition-ultime-tinto-brass/
  • Ciné Culte : l’enfant Miroir

    21:32|
    L’ enfant miroir : l’horreur en plein soleilExtra Lucid film a eu la bonne idée de rééditer le premier film du romancier plasticien Philip Ridley qui signe là une œuvre singulière aussi déroutante que magnétique, devenu eau fil du temps un véritable film culte. À la croisée du conte macabre, du film d’horreur psychologique et de la fable sur l’enfance, « l’enfant miroir »propose une expérience sensorielle et mentale qui refuse obstinément les codes narratifs classiques. Ici, l’horreur ne surgit pas par le choc, mais par l’atmosphère, la suggestion et la lente déformation du réel.Le film adopte le point de vue de Seth Dove, un enfant vivant dans une Amérique rurale des années 1950, baignée de soleil et de champs de blé. Ce décor, presque idyllique, est immédiatement miné par une sensation de malaise permanent. Ridley joue sur un contraste cruel : plus l’image est lumineuse, plus ce qu’elle contient est sombre. Cette opposition devient la signature esthétique du film. La campagne n’est pas un refuge ; elle est un espace de fantasmes morbides, de rumeurs et de violence larvée.La grande réussite du film réside dans sa représentation de l’enfance. Ridley refuse toute vision angélique ou réaliste. L’enfance est ici un prisme déformant, un miroir qui amplifie les peurs, les pulsions et les incompréhensions face au monde adulte. Seth interprète la réalité à travers des mythes personnels — vampires, monstres, malédictions — qui ne sont pas de simples illusions, mais une tentative désespérée de donner du sens à l’inacceptable. Le film montre ainsi comment l’imaginaire devient un mécanisme de survie à la manière des nouvelles de Philipp K Dick que le réalisateur cite comme une des ses inspiration majeure.Visuellement, « L’Enfant miroir »est d’une puissance rare. La photographie de Dick Pope, saturée de couleurs presque irréelles, transforme chaque plan en tableau. Les visages semblent figés, les corps souvent filmés comme des figures tragiques, déjà condamnées. Ridley privilégie les silences, les regards, les plans étirés, créant une temporalité flottante, presque hypnotique, il suggère plus qu’il ne montre la violence sous jaçente de ce monde rural décadent : le film avance comme un cauchemar diurne dont on ne parvient jamais tout à fait à s’éveiller.Mais cette beauté formelle n’est jamais gratuite. Elle sert un propos profondément pessimiste sur la famille, la religion et la société américaine. Les figures parentales sont violentes, absentes ou aveuglées par leurs propres frustrations. La foi, loin d’apporter un réconfort, devient un instrument de peur et de culpabilité. Ridley dépeint une Amérique puritaine, obsédée par le péché et la punition, où l’enfant est abandonné à ses interprétations monstrueuses.Le film peut dérouter, voire frustrer par sa radicalité . Sa narration elliptique, son refus de toute explication claire et son symbolisme appuyé exigent un spectateur actif. Certaines scènes semblent volontairement opaques, presque abstraites. Mais c’est précisément cette radicalité qui fait la force du film : L’Enfant miroir ne cherche pas à plaire, il cherche à hanter en utilisant les codes du conte mais son nihilisme pourra dérouter certains spectateurs..En définitive, L’Enfant miroir est une œuvre singulière, inconfortable et profondément marquante. Philip Ridley y impose un univers d’auteur d’une cohérence rare, où l’horreur naît du regard, du malentendu et de l’innocence pervertie. Un film qui ne se comprend pas entièrement, mais qui se ressent longtemps — comme une image persistante dans un miroir que l’on aurait préféré éviter de regarder : l’envers du rêve américain et le miroir de notre inhumanité profonde...https://www.extralucidfilms.com/nouveautes/88-l-enfant-miroir-digipack-blu-ray-collector.html
  • Ciné Culte: Napoléon

    29:02|
    Retour sur un classique le Napoléon d’ Abel Gance (1927) restauré par la Cinémathèque Française et édité par Potemkine : un travail de longue haleine sur plus de 7 ans pour obtenir un version de 7 heures avec une musique adaptée :l'oeuvre frappe, un siècle après son tournage, par ses audaces visuelles et ses prouesses techniques (triple écran). De l'enfance à Brienne à la campagne d'Italie, en passant par la Révolution française, l'épopée napoléonienne dans toute sa splendeur et sa démesure retrouvées.Avec un extrait de la bande son , un entretien avec Natacha éditrice chez Potemkine et la voix d’ Abel Gance https://store.potemkine.fr/dvd/3545020097434-napoleon-vu-par-abel-gance-abel-gance/
  • Ciné Culte: Apocalypse Now

    31:23|
    Apocalypse Now Final Cut : les deux natures de l’homme.Plus de quarante ans après sa sortie, Apocalypse Now continue de s’imposer comme l’un des monuments du cinéma américain. Avec la publication d’un nouveau coffret 4K consacré à la Final Cut, Pathé offre aux spectateurs l’occasion de redécouvrir l’œuvre de Francis Ford Coppola dans des conditions techniques inédites, au plus près de l’ambition initiale du réalisateur.Dans ce film insensé et foisonnant, le cinéaste s’est attaché à restituer le climat de folie de la guerre du Vietnam qui vient de se terminer. Peu de films l’avaient traitée jusqu’ici et l’œuvre de Coppola, présentée à Cannes, décroche la Palme d’or malgré de vives polémiques. Coppola ne réalise pas ici un film de guerre, mais plutôt un film sur la guerre. Le parcours du capitaine Willard (Martin Sheen) sur un fleuve hostile qui le mène au colonel Kurtz (Marlon Brando) ressemble à une introspection qui nous conduit à un voyage vers la folie et l’horreur de la guerre.Présentée en 2019 comme l’édition “idéale” par Coppola lui-même, la Final Cut  se situe à mi-chemin entre le montage original de 1979 et le Redux de 2001. Elle en conserve les séquences essentielles tout en allégeant certaines digressions, ce qui lui confère une fluidité nouvelle et un meilleur équilibre narratif. Pour beaucoup de cinéphiles, il s’agit aujourd’hui de la version la plus cohérente et la plus accessible du film.https://www.pathefilms.com/fr/films/apocalypse-now-final-cut/dvd-blu-ray-vod
  • Ciné Culte : Un Zoo la nuit

    24:00|
    Un Zoo la Nuit : la nuit sauvage Saluons la réédition de “Un Zoo la nuit”, le premier long-métrage de Jean‑Claude Lauzon, il refait surface dans une édition Blu-ray + DVD qui mérite qu’on s’y attarde. Un voyage dans l’obscurité électrique de Montréal, à la croisée du polar urbain et de la tragi comédie familiale. Sorti en 1987 au Canada (et en France en 1988), “Un Zoo la nuit” suit Marcel, tout juste sorti de prison, qui retrouve son ancien monde — son appartement, ses synthétiseurs, Julie, la fille qu’il aimait — et, plus lourd encore, un père malade qu’il voudrait racheter. Mais deux policiers corrompus le harcèlent, et l’idée d’un dernier cadeau — une « partie de chasse dans un zoo, la nuit » — devient un terrain d’affrontement interne et externeLauzon, déjà avec ce premier film, trace une esthétique de la nuit, des marges, des blessures silencieuses à travers des personnages , la dualité du film alternant violence et tendresse traduit une angoisse viscérale sur la question de la normalité et un appétit de création hors norme qui a marqué toute une génération de cinéastes quebecois.L’éditeur présente une version Combo Blu-ray + DVD + livre (64 pages), boîtier digipack avec étui,un master 2K restauré avec en supplément : un court-métrage « La théorie Lauzon » de Marie-Josée Saint-Pierre, un entretien avec un acteur du film Gaston Lepage , un diaporama d’affiches/photographies et enfin bande-annonce originale restauréeLe livret « Jean-Claude Lauzon, le ciel est la limite » de Sylvain Garel (64 pages) apporte un contexte éditorial intéressant sur la carrière du cinéaste qui aura au final réalisé 2 courts métrages et 2 longs métrages repères à Cannes.« Un Zoo la nuit » est le film d’une nuit, d’une errance, d’une rédemption incertaine qui touchera les amateurs de polars et de mélodrames.L’édition Blu-ray/DVD d’Artus Films lui offre une seconde vie — et, dans un monde de streaming pléthorique, une belle preuve que le support physique a encore une raison d’être : l’image comme mémoire, l’objet livre comme marqueur.Si vous aimez le cinéma qui cherche, qui bouscule, qui se souvient et réinvente, cette édition est à noter sur votre radar.https://artusfilms.com/products/un-zoo-la-nuit