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Ciné Culte


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  • Ciné Culte: Papa est en voyage d'affaires

    15:21|
    Malavida nous propose de redécouvrir le second film de Kusturica tourné en 1985 : Sarajevo, 1950. la Yougoslavie communiste tremble encore des secousses de la rupture Tito-Staline. C'est dans ce contexte de paranoïa politique que Kusturica place sa caméra... mais à hauteur d'enfant. Le pari scénaristique est audacieux : observer les affres d'une période historique à travers le regard innocent du jeune Malik, à peine 6 ans. Un père dénoncé pour une blague, envoyé au camp de travail. Une mère qui protège ses enfants avec un mensonge délicat qui donne son titre au film. Entre le drame politique et la comédie humaine, Kusturica invente une langue cinématographique à nul autre pareil : l’oeuvre n’est ni une reconstitution historique ni une analyse politique — c'est une comédie dramatique pleine de truculence, de gaieté et d'ironie. L’audace est saluée par la Palme d'or à Cannes en 1985, faisant de lui l'un des plus jeunes réalisateurs à obtenir la suprême récompense. Côté restauration, le film ressort en version restaurée en octobre 2024, puis en Blu-ray grâce à l'éditeur Malavida avec en bonus un livret de 15 pages et une master class de Miki Manojlovic au Festival d’ Arras 2024.Quarante ans après sa Palme, ce film reste une œuvre à part qu’il faut redécouvrir absolument.https://www.malavidafilms.com/cinema/papaestenvoyagedaffaires

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  • Ciné Culte : Le Privé

    20:54|
    BQHL vous emmène dans les rues brumeuses du Los Angeles des années 70 : à travers cette relecture audacieuse du mythe du détective privé, Altman dynamite les codes du film noir classique pour mieux en révéler l’ironie, la mélancolie et la modernité.Porté par la nonchalance magnétique d’Elliott Gould dans le rôle de Philip Marlowe, le film joue sur le décalage entre un héros tout droit sorti des années 40 et une Amérique désenchantée. Voilà un polar à contre-courant : plus qu’une enquête, une errance existentielle, un regard acide sur la fin des illusions. Altman impose une mise en scène fluide et immersive, faite de longs plans, de dialogues qui se chevauchent et d’une bande originale obsédante déclinant un même thème en variations subtiles. La restauration redonne toute sa profondeur aux lumières crépusculaires, à la texture granuleuse de l’image et à la richesse sonore du film. Une occasion idéale de redécouvrir ce classique anticonformiste dans toute sa splendeur — et d’en mesurer toute la modernité.Retro à la CF à partir du 22 avril 2026https://bqhl.com/produit/le-prive/
  • Cine Culte: Parsifal

    12:57|
    Parsifal (1951) – Daniel Mangrané & Carlos Serrano de OsmaRéalisé en 1951 en pleine Espagne franquiste, Parsifal porte en lui une ambition folle : adapter Wagner au cinéma, avec un mélange d'expressionnisme, de ferveur religieuse et de poésie médiévale.Superproduction épique et mystique dotée d'un budget considérable pour l'époque, le film s'entoure du peintre José Caballero pour les décors et de la danseuse française Ludmilla Tchérina dans le rôle de Kundry.Sur le fond, le parcours du héros devient un voyage initiatique moderne et une réflexion sur la guerre : chaque rencontre et chaque décor semblent chargés d'un sens caché, explorant la notion de pureté non comme une vertu morale, mais comme une force intérieure capable de résister aux séductions du monde. Sur la forme, le film reprend pour la première fois au cinéma les véritables morceaux musicaux de Wagner, utilisés tantôt comme bande sonore de fond, tantôt comme ponctuations associées à des cartons explicatifs rappelant délibérément l'ère du cinéma muet. Tourné dans un noir et blanc délicieusement expressionniste, il marie les sublimes paysages de la montagne de Montserrat à des décors de studio barcelonais.Concernant la restauration dee nombreux efforts ont cependant été effectués pour atténuer les défauts et redonner au master une certaine tenue, le noir et blanc et ses contrastes contribuant à dissimuler ces fragilités techniques derrière une belle patine d'objet ancien.Sélectionné au Festival de Cannes 1952, ce film demeure à ce jour la plus grande adaptation cinématographique du mythe de Parsifal.https://artusfilms.com/products/parsifal
  • Ciné Culte : les Chevaux de Feu

    15:25|
     Les Chevaux de Feu de Serguei ParadjanovDans les Carpates ukrainiennes, deux familles se haïssent. Deux jeunes gens s'aiment mais le destin malin va les séparer ... Les Chevaux de feu — Tini zaboutkh predkiv en ukrainien — est un film de Sergueï Paradjanov sorti en 1965, 97 minutes de couleurs et de folklore houtsoul portées en version restaurée par Carlotta Films, au cinéma le 18 juin 2025 ressort maintenant en DVD Bluray . Avec ce film flamboyant, Paradjanov rompt avec les codes du réalisme socialiste et signe un acte de rébellion esthétique aussi radical que fulgurant. Il abandonne toute forme de réalisme social pour aller vers un formalisme absolu et un lyrisme cinématographique qui n'est pas vraiment la tendance de l'école cinématographique ukrainienne.Sur la forme, le film sidère avec ses mouvements de caméra déjantés, tordus en tous sens, s'enchaînant avec une rapidité folle — un travail à mettre au crédit du chef opérateur Youri Illienko. Et Paradjanov lui-même revendiquait cette vision : « Je me suis habitué à considérer chaque cadre cinématographique comme un tableau indépendant. Dans la pratique, je choisis souvent la solution picturale, plutôt que la solution littéraire. »Ethnographiques, poétiques, métaphysiques, les douze chapitres du film, d'une beauté vertigineuse, permirent au cinéaste d'accéder à la renommée internationale. Quant à la restauration portée par Carlotta Films, elle restitue des couleurs exaltées à ce chef-d'œuvre trop longtemps confiné aux marges — une résurrection lumineuse pour une œuvre qui brûle encore, soixante ans après.https://carlottafilms.com/films/les-chevaux-de-feu/
  • Ciné Culte:Urgence

    17:53|
    Quarante ans après sa sortie, revoilà grâce à Arcadès Éditions « Urgence » de Gilles Béhat dans une restauration qui rend pleinement justice à la patine urbaine et nocturne du film. C’est un thriller de genre trop longtemps oublié, qui méritait amplement ce retour à la lumière : Paris en 1985 un journaliste infiltré dans une cellule néo-nazie est abattu avant d'avoir pu révéler l'imminence d'un attentat.  Dans un cinéma français des années 80 encore indécis, Béhat fait un choix radical : un traitement résolument anglo-saxon — rythme haletant, action sans répit — au service d'un sujet brûlant, la montée des extrémismes, qui n'a pas pris une ride. Les acteurs sont au top : Richard Berry, Donnadieu et Balmer se livrent à un jeu de forces redoutable et la jeune Fanny Bastien est touchante dans un rôle clef . Ce polar sombre sublimé par la photographie de Pierre Lhomme mérite d’être redécouvert comme l’ensemble de la filmographie de Gilles Béhat.https://www.unifrance.org/film/3724/urgence
  • Ciné Culte : le Veuf

    20:55|
    Tamasa ressort une pépite de la comédie italienne ou porté par le duo irrésistible Alberto Sordi / Franca Valeri :le film orchestre une guerre conjugale où l’argent, l’orgueil et la médiocrité masculine deviennent les véritables moteurs du récit. D’une modernité saisissante, Risi détourne les codes de la comédie pour flirter avec le noir : derrière le rire affleure une satire sociale féroce, portrait au vitriol d’une Italie en plein miracle économique. Sa mise en scène allie précision rythmique, élégance visuelle et direction d’acteurs millimétrée, créant un équilibre rare entre farce et cruauté.  La restauration sublime la photographie et redonne tout son éclat à cette œuvre longtemps sous-estimée. Une occasion idéale pour (re)plonger dans ce classique mordant, aussi drôle que profondément dérangeant.L’éditeur Tamasa a aussi réédité 2 autres films du grand réalisateur , le Jeudi et un film à sketch les Complexés infos sur https://www.tamasa-cinema.com/boutique/produit/vedovo-il-combo-blu-ray-et-dvd/
  • Ciné Culte : Alice

    16:53|
    À l’occasion de sa ressortie restaurée, le film Alice de Jan Švankmajer revient hanter nos imaginaires avec une puissance intacte. Adaptation libre et radicale de Alice au pays des merveilles, cette œuvre unique dynamite le conte de Lewis Carroll pour en révéler la part la plus troublante, presque psychanalytique : objets animés en stop-motion, textures rugueuses, décors organiques et ambiance sonore hypnotique composent un monde où l’enfance bascule dans l’inquiétante étrangeté. Švankmajer transforme le récit initiatique en exploration sensorielle et surréaliste ; il fusionne prises de vue réelles et animation artisanale avec une inventivité visuelle qui reste inégalée. La restauration sublime les matières, les contrastes et les détails de fabrication, redonnant toute sa profondeur plastique à cette œuvre culte.https://www.malavidafilms.com/dvd-alice-dvd-collector-sortie-le-02-12-25