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Ciné Culte: les Yeux sans Visage
14:20|L’éditeur « le chat qui fume » ressort une version restaurée 'un des films les plus singuliers du cinéma français, à la croisée du fantastique et du drame psychologique. Sous des dehors d'épouvante feutrée se cache une œuvre d'une modernité troublante, portée par la poésie glaciale d'un savant fou et le mystère d'un visage disparu incarné par Édith Scob derrière son masque d'ivoire. Franju y invente une forme hybride, entre onirisme et clinique froide, où l'horreur naît moins du sang que du silence et de l'inquiétante étrangeté des situations. C'est cette œuvre matricielle ressuscite dans une édition Blu-ray/UHD : à partir d'une restauration 4K réalisée depuis le négatif original, restituant enfin un noir et blanc d'une profondeur saisissante et un grain argentique préservé. Autre singularité de cette édition : la réintégration d'une scène absente des copies françaises d'époque, offrant pour la première fois le montage intégral du film. Voilà une édition qui redonne enfin ses lettres de noblesse à un classique trop longtemps mésestimé.https://store.potemkine.fr/dvd/3760147493147-les-yeux-sans-visage-franju-georges/
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Ciné Culte : Si Versailles m’était conté
17:58|Grand classique de notre patrimoine ce classique de Sacha Guitry vient de fair l’objet d’un restauration en 4K par TF1 Studio. Cette sublime édition 4K + 2 Blu-Ray est proposée par Rimini Éditions, avec près de 2 heures de suppléments, qui fournissent un complément passionnant au film. Premier film en couleurs de Guitry, le film rend un hommage vibrant et sincère au château et à son rôle dans l’Histoire de France. Présenté à sa sortie à l’Opéra de Paris, en présence de nombreux artistes, le film fut un énorme succès avec plus de 7 millions d’entrées en1954.Présentation du film avec des extraits des bonus : le point de vue de Sacha Guitry et d’Albert Willemetz, président de l'Association des Amis de Sacha Guitry https://www.dvdclassik.com/test/blu-ray-si-versailles-m-etait-conte-rimini-editions-collector-4k-ultra-hd-blu-ray-blu-ray-bonus
Ciné Culte: On l’appelle Trinita
17:43|Rimini nous permet de redécouvrir ce film qui culte prend le contre-pied radical d'un genre dominé par des œuvres sombres, en proposant une approche radicalement différente, mêlant humour, autodérision et scènes d'action décalées : lesduels tendus cèdent la place à des gags visuels, les coups de feu aux baffes retentissantes. En croisant burlesque et buddy movie, le film consacre le duo Terence Hill et Bud Spencer comme nouveau duo comique de référence, dans la lignée de Laurel & Hardy. Sur le fond, c'est une fable simple et irrésistible : deux demi-frères aux caractères opposés, une communauté de mormons à défendre, un méchant cupide à déloger. Produit pour moins d'un million de dollars, « On l'appelle Trinita » devient, jusqu'en 1986, le film italien le plus rentable au box-office mondial. Le film renaît avec unerestauration en 4K Dolby Vision qui lui offre une nouvelle vie, avec une image d'une clarté inattendue pour un film de cet âge, accompagnée d'une piste audio 5.1 DTS-HD .Les paysages et décors typiques du western spaghetti ressortent avec éclat, dans le respect du format d'origine.https://rimini-editions.fr/accueil/90-on-l-appelle-trinita-combo-blu-ray-dvd-3512394013209.html
Ciné Culte : le Testament du Docteur Mabuse
20:34|Et si un film de 1933 avait déjà tout compris de notre époque, des fake news aux manipulations de masse ? Le Testament du docteur Mabuse est de ces œuvres rares qui dépassent leur temps. Fritz Lang y filme un criminel interné, réduit au silence, et pourtant capable de répandre la terreur depuis sa cellule, simplement en y pensant très fort : une fable sur la manière dont la peur prépare les foules à accepter l'inacceptable, tournée alors que le nazisme prenait le pouvoir en Allemagne, et interdite par la censure dès sa première programmée. Sur la forme, le film invente quelque chose d'inédit pour l'époque : une voix sans corps, capable de traverser les murs et de survivre à la mort de celui qui l'a prononcée, ce que les théoriciens appelleront plus tard l'acousmêtre. Près d'un siècle plus tard, Potemkine ressort ce monument dans une restauration en 2K qui redonne tout leur tranchant aux ombres expressionnistes et toute leur clarté aux dialogues, sans jamais lisser la patine d'origine avec un éclairage avisé du spécialiste Bernard Eisenschitzhttps://store.potemkine.fr/dvd/3545020096482-docteur-mabuse-trois-films-de-fritz-lang-fritz-lang/
Ciné Culte : Entre le Ciel et l'Enfer
19:11|En 1963, Akira Kurosawa signe avec Entre le ciel et l'enfer l'un des films les plus radicalement originaux de sa carrière — et de l'histoire du cinéma policier. Loin des samouraïs qui ont fait sa légende, il plonge dans le Japon contemporain pour livrer un thriller moral d'une rigueur implacable, librement adapté du roman Rançon sur un thème mineur de l'Américain Ed McBain. Kurosawa découpe le récit en deux blocs distincts. Un huis clos quasi théâtral dans la villa d'un industriel prospère — le ciel, au sens propre, dominant la ville — puis une plongée nocturne dans les bas-fonds de Yokohama, ses ruelles, sa drogue, ses ombres. Deux films en un, reliés par une scène centrale dans un Shinkansen lancé à pleine vitesse qui est, à elle seule, une leçon de cinéma.Sur le fond, le film dépasse largement le genre policier. Kurosawa y dissèque la lutte des classes, la morale face à l'argent, la honte sociale — des thèmes d'une modernité troublante que Bong Joon-ho, fan déclaré du film, a visiblement médités avant de tourner Parasite. La verticalité du récit — ceux d'en haut, ceux d'en bas — n'est jamais un simple décor : c'est le cœur du propos.Cette ressortie en 4K restaurée par Carlotta Films révèle avec une netteté saisissante le noir et blanc contrasté d'Asakazu Nakai, directeur de la photographie — chaque ombre portée, chaque contre-jour acquiert une profondeur nouvelle. Un travail de restauration exemplaire, présenté en Dolby Vision, qui restitue aussi le mixage quatre pistes d'origine voulu par Kurosawa, pour un film à redécouvrir comme au premier jour.https://carlottafilms.com/films/entre-le-ciel-et-l-enfer/
Ciné Culte: les Titans
16:44|Rimini Edtions nous permet de redécouvrir un film fondateur du péplum italien : Les Titans sorti en 1962. Duccio Tessari, scénariste chevronné passé de l'autre côté de la caméra pour la première fois, ne fait pas le film que l'on attend. Son héros, Krios, n'est pas un colosse au torse bombé mais un acrobate blond, espiègle et gaffeur, envoyé par Zeus pour déjouer les ambitions d'un roi mégalomane à coups de pirouettes et de ruses — bien plus que de muscles. Le fond lui-même est subverti : la mythologie grecque, traitée avec une ironie douce et constante, devient le terrain d'une comédie d'aventures où les dieux sourient et où les grands prêtres avouent volontiers leur obscurantisme. La forme suit : caméra bondissante, poursuites burlesques sur les toits, dialogues à double fond — Tessari invente ici un rapport au genre populaire qui préfigure toute sa carrière future, des westerns Ringo à Zorro. Et pour le Technicolor d'origine retrouve une vivacité saisissante — les ors des costumes, les noirs du Tartare, la chair lumineuse des acteurs — restituée avec un soin qui donne enfin au film l'écrin qu'il méritait. Un chef-d'œuvre méconnu du cinéma populaire transalpin, à (re)découvrir d'urgence.https://metalunastore.fr/products/les-titans
Ciné Culte : l'Emmerdeur
21:24|L’ atelier d’images nous permet de retrouver un classique de la comédie Française :L'Emmerdeur tourné à Montpellier en 1973 : une histoire d'une rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose — et que le destin condamne à cohabiter. D'un côté, Lino Venura /Ralf Milan, tueur à gages professionnel, minutieux, glacial, embusqué dans sa chambre d'hôtel avec un fusil à lunette et un contrat à honorer. De l'autre, Jacques Brel/François Pignon, représentant en chemises accablé de chagrin, incapable même de rater son suicide correctement, la rencontre va être explosiive...Molinaro tourne son film comme un polar : cadre sec, économie de moyens, tension maintenue jusqu'au bout. Le comique n'est jamais annoncé — il surgit, presque malgré lui, du décalage absolu entre la rigueur mortifère de l'un et l'innocence désarmante de l'autre. C'est une comédie de situation qui fonctionne encore aujourd'hui : elle repose plus sur l’alchimie entre les deux acteurs que sur les dialogues écrits sans jeux de mots à la Audiard ?Au fond, derrière le rire, le film pose une vraie question, presque philosophique : et si l'homme le plus dangereux du monde était impuissant face à celui qui n'a plus rien à perdre ? La mécanique du scénario de Francis Veber est implacable, mais elle cache une humanité réelle — Pignon n'est pas un bouffon, c'est un homme qui souffre. Et Brel le joue avec une sincérité qui bouleverse autant qu'elle fait rire.Cette nouvelle édition — la première en 4K Ultra HD —restitue le film dans une image d'une précision inédite, avec un travail de restauration qui redonne à la photographie de Raoul Coutard toute sa densité et sa profondeur. Les intérieurs de l'hôtel, les textures, les ombres : tout retrouve un relief saisissant, comme si le film venait d'être tourné hier. Une belle façon de (re)découvrir un monument de la comédie française — dans les meilleures conditions qui soient.https://latelierdimages.fr/produit/lemmerdeur-combo-4k-uhd-blu-ray/
