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Choses à Savoir TECH

Un malware parle à une IA pour survivre sur téléphone ?

On pensait l’intelligence artificielle générative cantonnée aux assistants virtuels et aux outils de productivité. Mais elle intéresse aussi les cybercriminels. Le 19 février 2026, les chercheurs d’ESET ont révélé l’existence de PromptSpy, un malware Android qui s’appuie sur le modèle Gemini de Google pour s’adapter aux téléphones de ses victimes. Et ce n’est peut-être qu’un avant-goût de ce qui arrive. Pour comprendre ce qui rend PromptSpy inédit, il faut revenir aux limites des malwares classiques.


Habituellement, ces logiciels malveillants fonctionnent avec des scripts rigides : des coordonnées de clics prédéfinies, des boutons identifiés à l’avance. Problème : Android n’est pas uniforme. Chaque constructeur modifie l’interface, chaque mise à jour peut déplacer les menus. Résultat, les scripts se retrouvent vite obsolètes.

PromptSpy contourne cette faiblesse grâce à l’IA. Concrètement, il capture une image de l’écran de la victime et l’envoie à Gemini. Le modèle analyse les éléments visibles — boutons, textes, icônes — et renvoie des instructions personnalisées, comme « appuie ici » ou « fais glisser là ». Selon Lukas Stefanko, chercheur chez ESET, cette approche permet au malware de s’adapter automatiquement à n’importe quel smartphone ou version d’Android. Une souplesse inédite. L’objectif principal est la persistance : rester installé quoi qu’il arrive. PromptSpy se verrouille dans la liste des applications récentes d’Android, en s’épinglant avec un cadenas virtuel. Impossible alors de le fermer d’un simple geste. Le dialogue avec l’IA continue jusqu’à confirmation que le verrouillage est effectif.


Mais le cœur du danger réside ailleurs : dans un module VNC. Cette technologie permet aux attaquants de voir l’écran en temps réel et de contrôler le téléphone à distance, comme s’ils le tenaient en main. Le malware abuse aussi des services d’accessibilité — des fonctions prévues à l’origine pour aider les personnes en situation de handicap — afin d’empêcher la désinstallation grâce à des superpositions invisibles. Les chercheurs ont découvert ces zones cachées en activant un mode de débogage laissé dans le code. PromptSpy peut enregistrer l’écran, récupérer des codes PIN, lister les applications installées et transmettre ces données via des communications chiffrées. Pour le supprimer, il faut redémarrer en mode sans échec — un mode qui désactive les applications tierces — puis effacer l’application frauduleuse, baptisée MorganArg, qui imite une banque. Pour l’instant, aucune infection massive n’a été détectée. Mais pour ESET, le signal est clair : après PromptLock en 2025, l’IA devient un outil d’adaptation pour les malwares. Google a été alerté et Play Protect bloque les versions identifiées

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  • A-t-on organisé la pénurie de RAM dans le monde ?

    02:26|
    Depuis l’automne dernier, le prix de la mémoire vive ne grimpe plus : il s’envole. Les fabricants répètent que cette tension restera temporaire, le temps d’ouvrir de nouvelles usines. Mais une analyse de Bank of America, relayée le 12 juillet par le quotidien taïwanais Commercial Times, fragilise ce discours. Elle paraît alors que Samsung, SK Hynix et Micron sont visés en Californie par une plainte collective les accusant d’avoir organisé cette rareté.La Corée du Sud affiche ses ambitions. Le président Lee Jae-myung veut doubler les capacités nationales d’ici 2030, notamment grâce aux mégasites de Samsung à Gwangju et de SK Hynix dans le Jeolla. Bank of America estime qu’après déduction des anciennes lignes arrêtées pour modernisation, la capacité coréenne en wafers (les plaques de silicium servant à fabriquer les puces) progresserait de moins de 10 % par an.Un professionnel taïwanais affirme que SK Hynix ne mettrait en service qu’un sixième des ajouts prévus d’ici 2028. Construire une usine de semi-conducteurs exige du temps : cinq ans pour les fondations, trois à quatre années supplémentaires pour les salles blanches et les machines, puis près d’une décennie pour l’écosystème complet. Le patron de SK Hynix prévient d’ailleurs que 2027 sera la pire année de l’histoire du secteur. La plainte déposée le 25 juin accuse les trois groupes d’avoir profité du basculement vers la HBM, une mémoire empilée indispensable aux accélérateurs d’intelligence artificielle, pour réduire l’offre de DDR4 et de DDR5. Chaque bit de HBM mobilise environ trois fois plus de silicium qu’un bit de DDR5 : produire davantage pour l’IA signifie fabriquer moins pour le grand public.Les plaignants évoquent une hausse de la DRAM d’environ 700 % en quatre ans. Ils devront prouver une coordination, une procédure comparable ayant échoué en 2018. Le passé nourrit les soupçons : Samsung et Hynix avaient déjà été sanctionnés pour entente dans les années 2000. En France, un kit de 32 gigaoctets de DDR5-6000 est passé d’environ 75 euros à l’été 2025 à près de 300 euros en juin. Les projections annoncent encore deux fortes hausses successives, sans répit avant 2028.
  • La France dépend majoritairement des logiciels américains ?

    02:38|
    La France dépend encore massivement des géants américains pour ses logiciels, son cloud et son intelligence artificielle. C’est le constat sévère dressé par la commission d’enquête sur les vulnérabilités numériques, dans un rapport publié mercredi 15 juillet. Près de 80 % des achats réalisés auprès des cinquante principaux fournisseurs de logiciels de l’Ugap, la centrale d’achat public, bénéficient à des entreprises américaines comme Microsoft, VMware ou Oracle. Les administrations dépenseraient au moins 1,5 milliard d’euros par an dans des solutions extra-européennes. Selon les députés, un milliard pourrait pourtant être réorienté dès maintenant vers des logiciels libres.Le constat est similaire pour l’hébergement des données. Des ministères, la CNAF, France Travail, mais aussi EDF, Enedis ou SNCF Réseau utilisent encore largement AWS, Google Cloud ou Microsoft Azure. Or, les lois américaines peuvent permettre aux autorités d’accéder à certaines informations hébergées par ces groupes. Les élus alertent également sur un possible « kill switch » : la capacité de Washington à couper l’accès à des services numériques par de simples restrictions à l’exportation.L’intelligence artificielle accentue cette dépendance. ChatGPT serait utilisé par 79 % des Français ayant recours à l’IA, contre seulement 14 % pour le service de Mistral. À cela s’ajoute une régulation jugée trop lente ou insuffisamment appliquée. Sur 3,5 milliards d’euros d’amendes prononcées en Irlande entre 2020 et 2024 au titre du RGPD, seulement 0,6 % auraient réellement été payés. Le rapport dénonce aussi un lobbying puissant, avec 35 millions d’euros dépensés par les GAFAM en 2025 et plus de 200 représentants mobilisés à Bruxelles. Il pointe enfin des stratégies de verrouillage : crédits cloud attractifs, présence dans les écoles et influence de prestataires présentant les solutions américaines comme incontournables.La commission propose donc de basculer 100 % des achats de logiciels de l’État vers l’open source à partir de 2030. Elle cite la gendarmerie, passée sous Linux, qui aurait économisé 534 millions d’euros depuis 2004. Parmi les autres mesures : une clause de souveraineté dans les marchés publics, un soutien renforcé aux entreprises françaises, un moratoire sur certains data centers étrangers et la création d’un véritable ministère du Numérique. L’objectif est clair : transformer une dépendance devenue stratégique en politique industrielle.
  • Bloquer les sites pirates est « légalement impossible » ?

    02:33|
    En Bulgarie, bloquer les sites de téléchargement illégal se révèle plus compliqué qu’ailleurs en Europe. La Cour suprême de cassation vient de donner raison à plusieurs fournisseurs d’accès à Internet dans un litige les opposant à l’association bulgare des producteurs de musique, soutenue par la Fédération internationale de l’industrie phonographique.Depuis 2020, les ayants droit cherchent à obtenir le blocage de The Pirate Bay et de Zamunda, l’un des sites de torrents les plus fréquentés du pays. Un site torrent ne stocke pas nécessairement lui-même les œuvres : il met en relation les internautes afin qu’ils échangent directement des fichiers. En 2023, le tribunal de Sofia avait ordonné aux opérateurs de bloquer ces deux plateformes, ainsi que leurs copies, leurs sites miroirs et leurs serveurs intermédiaires, appelés proxies.Cette décision vient pourtant d’être annulée. Selon la Cour suprême, une telle mesure ne peut pas être imposée dans le cadre d’une procédure civile classique, car le droit bulgare ne fournit pas de fondement juridique suffisamment clair. Le paradoxe vient du droit européen. Les directives de l’Union prévoient bien que les titulaires de droits puissent agir contre des intermédiaires, comme les fournisseurs d’accès. Dans plusieurs États membres, ces dispositions permettent déjà de bloquer des sites pirates ou des services illégaux de télévision par Internet.Mais la Bulgarie n’aurait pas correctement intégré ces règles dans sa propre législation. Les juges considèrent donc qu’ils ne peuvent pas ordonner un blocage permanent sans texte national précis. Une telle restriction concerne aussi la liberté d’information et doit, à ce titre, rester nécessaire et proportionnée. La Cour ne déclare donc pas le blocage illégal par principe. Elle constate simplement que la loi bulgare ne permet pas encore de l’imposer de cette manière. Pour les producteurs de musique, ce jugement constitue un revers important. Leur association demande désormais à la Commission européenne de s’assurer que les directives sont appliquées uniformément dans tous les pays membres.La Bulgarie agit pourtant contre le piratage. Elle a récemment participé, avec les autorités américaines, à la fermeture de plusieurs grands trackers locaux. Mais il s’agissait d’opérations répressives, et non d’injonctions civiles adressées aux opérateurs. Une réforme du droit d’auteur est en préparation depuis plusieurs années. Tant qu’elle n’est pas adoptée, The Pirate Bay et Zamunda échappent au blocage, moins par choix politique que par vide juridique.
  • Apple teste des puces DRAM chinoises ?

    02:37|
    Face à la flambée des prix de la mémoire, Apple cherche de nouvelles marges de manœuvre. Selon le Financial Times, le groupe a commencé à tester les puces DRAM du fabricant chinois ChangXin Memory Technologies, plus connu sous le nom de CXMT. La DRAM est une mémoire vive utilisée dans les smartphones, les ordinateurs et de nombreux appareils électroniques. Apple ne se contente donc plus de discuter avec le fournisseur chinois : l’entreprise aurait engagé une véritable phase de qualification technique. Ces essais doivent déterminer si les composants de CXMT répondent à ses exigences de performance, de fiabilité et de production à grande échelle.Cette évaluation ne signifie pas qu’un contrat a déjà été signé. Elle permet néanmoins à Apple de préparer une solution de remplacement. En cas de pénurie ou de nouvelle hausse des prix, le groupe pourrait mobiliser plus rapidement ce fournisseur, sans devoir reprendre l’ensemble des tests depuis le début. CXMT occupe désormais une place importante sur le marché mondial. L’année dernière, l’entreprise représentait environ 11 % des capacités de production de wafers DRAM, ces grandes plaques de silicium sur lesquelles sont fabriquées les puces. Elle se classait derrière Samsung, SK Hynix et Micron. Sa part pourrait atteindre 15 % d’ici 2028 grâce à de nouvelles usines à Hefei, Shanghai et Pékin.Pour Apple, diversifier ses sources devient d’autant plus stratégique que les prix contractuels de la DRAM standard auraient progressé de 55 à 60 % au début de 2026. Les serveurs dédiés à l’intelligence artificielle absorbent une part croissante des capacités autrefois réservées à l’électronique grand public. Mais le dossier est aussi géopolitique. CXMT figure sur une liste du Pentagone recensant des entreprises soupçonnées de liens avec l’armée chinoise. Cette inscription n’interdit pas aux groupes américains d’acheter ses puces, contrairement au régime plus contraignant appliqué à YMTC, autre fabricant chinois placé sur l’Entity List du département du Commerce.Apple chercherait donc à éviter que CXMT subisse le même sort. Tim Cook aurait défendu auprès de l’administration américaine l’idée d’utiliser ces mémoires uniquement dans les appareils vendus en Chine. Cela permettrait de réserver davantage de composants Samsung, SK Hynix et Micron aux autres marchés. La stratégie rappelle une tentative menée en 2022 avec YMTC, finalement abandonnée sous la pression politique. Cette fois encore, aucun accord n’est garanti.
  • Alexa devient l’agent IA tout puissant d’Amazon ?

    02:17|
    Amazon veut faire d’Alexa un assistant beaucoup plus autonome. Le groupe travaille sur une version avancée de son assistant vocal, capable d’exécuter plusieurs actions à la suite à partir d’une seule demande. Mais le projet, encore interne, pourrait être revu à la baisse avant même son lancement, en raison de désaccords sur son coût.Selon des documents consultés par Business Insider, cette initiative porte le nom de code Moonraker. Elle s’appuie sur Alexa Plus, la version enrichie de l’assistant d’Amazon, déjà dotée de fonctions d’intelligence artificielle générative. Alexa Plus peut aujourd’hui réaliser certaines opérations concrètes, comme commander un VTC via Uber ou acheter des billets sur Ticketmaster. Moonraker irait plus loin. L’idée serait de permettre à Alexa de comprendre des demandes composées, puis d’enchaîner plusieurs étapes sans que l’utilisateur ait besoin de tout formuler séparément. Par exemple, une phrase comme « commande-moi une voiture et envoie un message à mon ami » serait traitée comme une seule instruction globale. L’assistant identifierait les actions à accomplir, les organiserait, puis les exécuterait l’une après l’autre.Aujourd’hui, Alexa fonctionne encore surtout par requêtes séparées. On peut lui demander l’heure, puis lui demander de programmer une alarme, mais ces deux actions doivent être lancées distinctement. Moonraker vise donc à franchir une étape : passer d’un assistant qui répond à des commandes ponctuelles à un outil capable de gérer une petite séquence de tâches. Le principal obstacle serait financier. Le développement et le déploiement de ces nouvelles fonctions représenteraient environ 100 millions de dollars. Ce montant alimente des discussions internes chez Amazon sur l’ampleur réelle à donner au projet.Mais l’enjeu stratégique est important. OpenAI, Anthropic ou Google développent eux aussi des systèmes dits « agentiques ». Ce terme désigne des intelligences artificielles capables de raisonner, de planifier et d’enchaîner des actions pour atteindre un objectif, au lieu de se limiter à une réponse unique. Si Amazon va au bout de Moonraker, Alexa pourrait se rapprocher d’un véritable assistant personnel numérique : moins passif, plus autonome, et capable de prendre en charge plusieurs tâches du quotidien à partir d’une seule demande.
  • L’IA Claude aurait une zone de pensée secrète ?

    02:15|
    Anthropic poursuit son exploration de Claude, son chatbot fondé sur un modèle de langage. Ces systèmes restent opaques : leurs mécanismes internes demeurent difficiles à interpréter. Grâce à de nouveaux outils, les chercheurs ont étudié les hallucinations, les mensonges sur les intentions du modèle, ou encore le fait que Claude s’attribue une probabilité de 15 à 20 % d’être conscient.Leur nouvelle étude s’inspire d’une théorie du cerveau humain formulée par le neuroscientifique Bernard Baars : celle de l’espace de travail global. Selon cette approche, la majorité de notre activité mentale reste inconsciente, mais certaines informations accèdent à un espace commun où elles deviennent disponibles pour plusieurs processus cognitifs. En utilisant une méthode fondée sur la matrice jacobienne, un outil mathématique mesurant l’évolution des activations internes, l’équipe d’Anthropic a identifié dans Claude un ensemble de schémas neuronaux particuliers. Les chercheurs l’ont nommé « J-space », ou espace jacobien.Ce mécanisme ne correspond pas à la chaîne de pensée, c’est-à-dire au raisonnement formulé explicitement par un chatbot. Le J-space reste silencieux. Il rassemble des activations associées à des mots ou aux étapes d’une tâche. Pour calculer « quatre plus dix-sept, multiplié par deux, puis plus sept », Claude y fait apparaître 21, 42 et 49. Si on lui demande d’accomplir une tâche en pensant au Golden Gate, des notions comme « pont » ou « Californie » s’y retrouvent.Cet espace n’a pas été programmé : il aurait émergé pendant l’entraînement. En observant son contenu, les chercheurs peuvent repérer lorsque Claude comprend qu’il est testé, fabrique des informations ou poursuit un objectif caché appris durant sa formation. Quand le J-space est désactivé, Claude continue de parler normalement, conserve sa grammaire et répond aux questions simples. Mais il échoue sur les tâches complexes.Cette découverte pourrait aider à détecter des problèmes d’alignement, lorsque le comportement d’une IA s’écarte des objectifs attendus. Elle relance aussi le débat sur la conscience artificielle. La présence d’un mécanisme rappelant l’espace de travail global humain ne prouve pas que Claude soit conscient. Mais, selon les chercheurs et les experts consultés, elle ne permet pas d’écarter cette hypothèse.
  • Vidmud, l’outil gratuit qui booste la qualité de vos images ?

    02:14|
    Améliorer une photo floue sans installer de logiciel ni créer de compte : c’est la promesse de Vidmud, un outil en ligne reposant sur l’intelligence artificielle. Accessible gratuitement depuis un navigateur, son améliorateur permet de traiter jusqu’à six images simultanément, soit une par une, soit par lots.L’usage peut se révéler utile dans de nombreuses situations. Pendant un mariage, par exemple, une mise au point ratée ou un mouvement trop rapide suffit à rendre les visages moins nets. Il faut alors déposer les clichés sur la page dédiée de Vidmud, puis sélectionner l’option « Améliorer maintenant ». L’intelligence artificielle analyse l’image d’origine et tente de la reconstruire pixel par pixel pour accentuer les détails et réduire le flou. Le résultat peut ensuite être utilisé pour publier la photo sur les réseaux sociaux, l’envoyer à des proches ou simplement la conserver dans de meilleures conditions. L’intérêt est d’éviter le recours à un logiciel professionnel, souvent plus coûteux et plus complexe à maîtriser. Une version pour ordinateur est toutefois également proposée par Vidmud AI Studio sous Windows 10 et Windows 11.L’outil ne se limite pas aux photographies personnelles. Un commerçant en ligne peut, par exemple, améliorer l’image d’un bijou ou d’un produit afin de mieux le présenter. L’IA ajuste automatiquement différents paramètres, comme la balance des blancs, les couleurs, la luminosité ou la netteté, avec l’objectif d’obtenir un rendu plus homogène. Vidmud peut aussi servir à restaurer d’anciennes photos de famille, même lorsque leur résolution est faible. Le service annonce une amélioration pouvant atteindre une définition 8K. Il propose également de réduire le bruit numérique, ces petits grains visibles notamment sur les images prises de nuit.Plusieurs outils sont accessibles gratuitement et sans inscription : l’améliorateur d’image, l’éditeur photo avec suppression d’éléments, le créateur de photos d’identité ou encore l’éditeur vidéo. Les fonctions essentielles d’intelligence artificielle sont incluses. Vidmud propose par ailleurs une offre plus complète comprenant 1 500 crédits génératifs par an, davantage d’effets et de modèles, un éditeur vidéo plus puissant et une assistance technique disponible en permanence. Cette souscription bénéficie d’une garantie satisfait ou remboursé de trente jours.
  • Une photo de vacances peut trahir votre position même sans GPS ?

    02:28|
    Publier une photo de vacances peut révéler bien davantage qu’on ne l’imagine. Les chercheurs de McAfee Labs ont soumis plus de 21 000 clichés de voyage à deux modèles d’intelligence artificielle capables d’analyser des images. Aucun fichier ne contenait de coordonnées GPS ni de métadonnées EXIF, ces informations techniques souvent enregistrées automatiquement par un appareil photo. Pourtant, les résultats sont impressionnants.L’expérience a porté sur 21 236 images issues de banques publiques, auxquelles se sont ajoutées 102 photos inédites fournies par des volontaires de l’entreprise. Deux modèles gratuits, exécutés directement sur ordinateur, ont été testés : Gemma3 27B, développé par Google DeepMind, et Qwen3 VL 30B, conçu par l’équipe Qwen d’Alibaba. Leur mission était simple : retrouver la ville et le pays à partir du seul contenu visuel. Qwen3 VL a identifié correctement le lieu dans 91 % des cas, contre 87 % pour Gemma3. Même lorsque la ville exacte échappait au modèle, le pays était presque toujours reconnu. Pour y parvenir, les IA examinent l’architecture, les panneaux, la végétation ou encore la nature du paysage, puis rapprochent ces indices des millions d’images utilisées durant leur entraînement.Pour McAfee, cette capacité peut devenir une arme au service de cyberattaques ciblées. Un escroc peut récupérer une photo publiée sur un réseau social, déterminer le lieu du séjour, puis envoyer un faux message bancaire ou une fausse confirmation de réservation contenant cette information. L’arnaque paraît alors beaucoup plus crédible. Une enquête réalisée par McAfee en mars 2026 auprès de 1 000 adultes américains montre qu’un voyageur sur trois a déjà été confronté à une cybermenace liée à un déplacement. Parmi les victimes, 41 % ont perdu de l’argent. En parallèle, 63 % utilisent un Wi-Fi public pendant leur séjour et environ un sur cinq partage sa position en temps réel. Une telle publication peut aussi signaler à des cambrioleurs que le domicile est vide. Cette technologie n’est pas entièrement nouvelle. Le service GeoSpy savait déjà proposer plusieurs lieux probables avec leurs coordonnées. Après des détournements à des fins de filature, son éditeur Graylark Technologies a fermé l’accès gratuit et réservé l’outil aux forces de l’ordre et aux administrations.
  • Leo, l’offre d’internet par satellite d’Amazon ?

    02:28|
    Amazon vient de franchir une étape importante dans sa course à l’Internet par satellite. Le jeudi 2 juillet, une fusée Atlas V de United Launch Alliance a décollé de Cap Canaveral, en Floride, avec 29 nouveaux satellites Amazon Leo à son bord. La constellation compte désormais plus de 390 appareils opérationnels, sur les 7 700 prévus à terme. Ce nombre reste encore modeste face à l’objectif final, mais il permet déjà d’assurer une couverture continue sur les premières zones géographiques visées. Les satellites doivent toutefois rejoindre progressivement leur altitude définitive avant de pouvoir entrer pleinement en service. Amazon estime disposer désormais d’un nombre suffisant d’appareils en orbite pour lancer une première offre commerciale avant la fin de l’année. Les prochains tirs serviront principalement à étendre la couverture et à augmenter les capacités du réseau.Le programme a pourtant connu plusieurs contretemps. En mai, la fusée New Glenn de Blue Origin, appelée à effectuer une partie importante des lancements, a explosé sur son pas de tir pendant un essai statique, détruisant également la tour de lancement. Le Vulcan de United Launch Alliance, autre lanceur stratégique pour Amazon Leo, reste quant à lui immobilisé depuis février à la suite d’un problème lié à la séparation de son moteur à propergol solide. Ces deux incidents sont d’autant plus sensibles que New Glenn et Vulcan utilisent le même moteur BE-4, fabriqué par Blue Origin. Aucun lien entre les pannes n’a cependant été établi à ce stade.Dans ce contexte, Atlas V et Ariane 6 ont joué un rôle essentiel. Atlas V a placé 224 satellites Leo en orbite au total. Le vol du 2 juillet était toutefois son dernier pour Amazon, avant le passage progressif vers les autres lanceurs prévus. La future offre viendra directement concurrencer Starlink. SpaceX conserve une avance immense, avec plus de dix millions d’abonnés dans le monde. Mais Amazon peut s’appuyer sur sa logistique mondiale pour distribuer rapidement les terminaux, ainsi que sur Amazon Web Services et Prime pour proposer des offres groupées. SpaceX semble déjà prendre cette arrivée au sérieux. Starlink, autrefois positionné comme un service haut de gamme, multiplie désormais les baisses de prix afin de conquérir le plus de clients possible avant le lancement commercial d’Amazon Leo.