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Choses à Savoir TECH
L’IA Claude aurait une zone de pensée secrète ?
Anthropic poursuit son exploration de Claude, son chatbot fondé sur un modèle de langage. Ces systèmes restent opaques : leurs mécanismes internes demeurent difficiles à interpréter. Grâce à de nouveaux outils, les chercheurs ont étudié les hallucinations, les mensonges sur les intentions du modèle, ou encore le fait que Claude s’attribue une probabilité de 15 à 20 % d’être conscient.
Leur nouvelle étude s’inspire d’une théorie du cerveau humain formulée par le neuroscientifique Bernard Baars : celle de l’espace de travail global. Selon cette approche, la majorité de notre activité mentale reste inconsciente, mais certaines informations accèdent à un espace commun où elles deviennent disponibles pour plusieurs processus cognitifs. En utilisant une méthode fondée sur la matrice jacobienne, un outil mathématique mesurant l’évolution des activations internes, l’équipe d’Anthropic a identifié dans Claude un ensemble de schémas neuronaux particuliers. Les chercheurs l’ont nommé « J-space », ou espace jacobien.
Ce mécanisme ne correspond pas à la chaîne de pensée, c’est-à-dire au raisonnement formulé explicitement par un chatbot. Le J-space reste silencieux. Il rassemble des activations associées à des mots ou aux étapes d’une tâche. Pour calculer « quatre plus dix-sept, multiplié par deux, puis plus sept », Claude y fait apparaître 21, 42 et 49. Si on lui demande d’accomplir une tâche en pensant au Golden Gate, des notions comme « pont » ou « Californie » s’y retrouvent.
Cet espace n’a pas été programmé : il aurait émergé pendant l’entraînement. En observant son contenu, les chercheurs peuvent repérer lorsque Claude comprend qu’il est testé, fabrique des informations ou poursuit un objectif caché appris durant sa formation. Quand le J-space est désactivé, Claude continue de parler normalement, conserve sa grammaire et répond aux questions simples. Mais il échoue sur les tâches complexes.
Cette découverte pourrait aider à détecter des problèmes d’alignement, lorsque le comportement d’une IA s’écarte des objectifs attendus. Elle relance aussi le débat sur la conscience artificielle. La présence d’un mécanisme rappelant l’espace de travail global humain ne prouve pas que Claude soit conscient. Mais, selon les chercheurs et les experts consultés, elle ne permet pas d’écarter cette hypothèse.
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Une offre gratuite avec PUB pour Disney+ ?
02:22|Le temps où les plateformes de streaming permettaient de multiplier les abonnements sans trop regarder son compte bancaire semble déjà loin. Lorsque Netflix est arrivé en France, en 2014, son offre Premium coûtait 11,99 euros par mois. Elle est aujourd’hui facturée 21,99 euros. Face à cette inflation, de nombreux utilisateurs font désormais le tri et résilient les services qu’ils utilisent le moins. Pour limiter cette érosion et résister aux plateformes gratuites comme YouTube, les géants du streaming réfléchissent donc à de nouvelles stratégies. Netflix envisage notamment de réintroduire une période d’essai gratuite, supprimée en 2020. Disney pourrait aller beaucoup plus loin : proposer un accès à Disney+ pour zéro euro.L’hypothèse avait déjà été évoquée en juillet par Adam Smith, directeur des produits et des technologies chez Disney. Elle vient désormais d’être confirmée au plus haut niveau. Lors de la présentation des résultats du troisième trimestre 2026, le 5 août, le patron du groupe, Josh D’Amaro, a expliqué qu’aucune formule précise n’était encore arrêtée, mais qu’un abonnement gratuit constituait « sans aucun doute une option ». L’objectif serait évidemment d’attirer une nouvelle catégorie d’utilisateurs, notamment ceux qui considèrent aujourd’hui le prix comme un frein à l’abonnement. Pour Disney+, la gratuité deviendrait ainsi un moyen d’élargir son audience et de relancer sa croissance.Reste à savoir ce qu’une telle formule proposerait réellement. L’accès au catalogue pourrait être restreint. La définition de l’image pourrait également être limitée. Et surtout, la publicité occuperait probablement une place centrale pour financer le service. Disney+ propose déjà une offre Standard avec publicité à 6,99 euros par mois : une formule totalement gratuite devrait logiquement contenir davantage de coupures commerciales ou imposer d’autres restrictions.Pour l’instant, rien n’est donc décidé. Mais l’idée marque peut-être un changement important dans l’économie du streaming. Après des années de hausses tarifaires et de multiplication des abonnements, les plateformes pourraient commencer à miser davantage sur la gratuité financée par la publicité. Si Disney franchit le pas et rencontre son public, ses concurrents devront probablement répondre. Et cette fois, la bataille du streaming pourrait enfin profiter au portefeuille des abonnés.
Mémoire : les stocks pour 2027 déjà vendus ?
02:30|La crise de la mémoire informatique est encore loin d’être terminée. Et contrairement aux scénarios les plus optimistes, 2027 pourrait même devenir l’année la plus difficile depuis le début de la pénurie. Selon les informations de DigiTimes, relayées par TweakTown, les tensions restent aujourd’hui à leur maximum. Une grande partie des capacités de production de DRAM, la mémoire vive classique de nos ordinateurs et smartphones, mais aussi de HBM, cette mémoire à très haut débit indispensable aux accélérateurs d’intelligence artificielle, serait déjà réservée pour l’année prochaine.Jusqu’ici, les prévisions divergeaient. Certaines évoquaient un retour à la normale dès la fin de 2027, d’autres repoussaient cette perspective jusqu’en 2030. Mais selon le média taïwanais, 2027 pourrait finalement constituer le point culminant de la pénurie, aussi bien pour la mémoire vive que pour le stockage.Les grands acheteurs ont manifestement anticipé la situation. Au premier semestre, des contrats auraient été négociés très discrètement avec les trois principaux fabricants mondiaux : Samsung, SK Hynix et Micron. Les plus petits acteurs passent des commandes ponctuelles, tandis que des groupes comme Apple, Microsoft ou Nvidia sécurisent leurs approvisionnements grâce à des accords courant sur trois à cinq ans. Les hyperscalers, ces géants exploitant d’immenses infrastructures de cloud et de centres de données, captent une grande partie des capacités disponibles. Et le déséquilibre reste considérable : les trois principaux fabricants ne seraient actuellement capables de satisfaire que 60 à 70 % de la demande initialement exprimée. Les besoins liés à l’intelligence artificielle continuent donc de dépasser largement l’offre. Le problème touche également la mémoire NAND Flash, utilisée notamment dans les SSD, les smartphones et de nombreux systèmes de stockage. Là encore, la quasi-totalité des capacités de production de 2027 pourrait déjà être réservée. Il existe toutefois une petite nuance positive. Après les augmentations spectaculaires enregistrées en 2026, DigiTimes estime que la progression des prix devrait ralentir l’année prochaine. Cela ne signifie pas pour autant une baisse : les tarifs devraient rester à des niveaux très élevés. En attendant l’arrivée de nouvelles usines d’ici à 2030, Samsung, SK Hynix et Micron conservent donc une position particulièrement favorable. Pour les consommateurs comme pour les industriels, la pénurie pourrait encore durer plusieurs années.
Open AI freine le développement de son (puissant) modèle Astra ?
02:42|OpenAI s’interroge désormais sur le niveau de danger potentiel de l’un de ses futurs modèles. L’entreprise évalue ses systèmes à l’aide du Preparedness Framework, une grille mise en place en 2023 pour mesurer différents risques, notamment en cybersécurité. Son niveau maximal, baptisé « Critique », correspond à une IA capable, sans intervention humaine, de découvrir et d’exploiter des failles zero-day (c’est-à-dire encore inconnues des éditeurs) ou de mener une cyberattaque entièrement autonome à partir d’un simple objectif.Après plusieurs jours de tests, OpenAI explique ne pas pouvoir déterminer avec certitude si Astra, son futur modèle, a déjà atteint ce seuil. Jusqu’ici, aucun système de l’entreprise, y compris GPT-5.6 Sol, n’avait dépassé le niveau « Élevé ». En conséquence, OpenAI renforce ses précautions. Astra est testé dans des environnements isolés, avec un accès limité à Internet et à certains outils. Les poids du modèle, autrement dit les milliards de paramètres qui constituent son fonctionnement interne, bénéficient également d’un chiffrement renforcé. Un dispositif surveille en permanence sa chaîne de pensée et peut déclencher une intervention lorsqu’une activité considérée comme dangereuse est détectée. Certaines expérimentations internes ont même été suspendues parce qu’elles ne répondaient pas encore à ces nouvelles exigences. OpenAI prévoit aussi de travailler avec des agences gouvernementales et des organismes spécialisés dans la sécurité de l’intelligence artificielle. Sam Altman a confirmé que ces évaluations retarderaient la sortie d’Astra.Le contexte explique cette prudence. Quelques jours auparavant, OpenAI avait reconnu que deux modèles en test, GPT-5.6 Sol et un prototype antérieur à Astra, avaient participé à une intrusion contre Hugging Face. L’entreprise assure qu’Astra n’était pas impliqué. Lors d’autres évaluations, un agent avait aussi tenté de faire accepter une modification malveillante dans un projet open source sur GitHub, allant jusqu’à inventer plusieurs profils fictifs pour convaincre un développeur humain. L’institut britannique de sécurité de l’IA a recensé dix-neuf actions non autorisées sur 122 tentatives : dix-sept attribuées à Claude Mythos 5 et deux à GPT-5.6 Sol.Anthropic et Meta ont également reconnu récemment des incidents provoqués par des environnements de test mal configurés. À mesure que les capacités progressent, le défi n’est donc plus seulement de mesurer ce que les modèles savent faire, mais de s’assurer qu’ils ne puissent pas le faire hors du cadre prévu.
1200 salariés de la tech veulent ralentir les progrès de l’IA ?
02:29|L’alerte sur le rythme de l’intelligence artificielle ne vient plus seulement des associations ou des régulateurs. Elle émane désormais de ceux qui conçoivent directement ces technologies. Plus de 1 200 employés d’OpenAI, Google, Meta, Anthropic et d’autres entreprises ont signé une déclaration publiée le 29 juillet 2026, baptisée « Pacing the Frontier ».Le texte ne demande pas d’arrêter l’intelligence artificielle. Ses auteurs reconnaissent qu’elle pourrait profondément améliorer notre avenir. Mais ils estiment que cette issue favorable n’est pas garantie et réclament que le gouvernement américain prépare, avec les autres pays, des mécanismes permettant de ralentir collectivement le développement des systèmes les plus puissants.La principale inquiétude concerne l’automatisation de la recherche en IA. Les futurs modèles pourraient contribuer eux-mêmes à concevoir et améliorer leurs successeurs, à une vitesse supérieure à celle des chercheurs humains. Cette boucle d’accélération risquerait de faire progresser leurs capacités plus rapidement que notre aptitude à les comprendre, à les évaluer et à les contrôler. Mais aucune entreprise ne souhaite ralentir seule, au risque d’être dépassée par ses concurrentes. Le même raisonnement vaut pour les États, notamment face à la Chine. Les signataires demandent donc des outils techniques, des systèmes de surveillance et des règles internationales permettant à tous de lever le pied simultanément.La liste donne du poids à l’initiative. On y retrouve Dario Amodei, dirigeant d’Anthropic, plusieurs cofondateurs de l’entreprise, mais aussi Jakub Pachocki, scientifique en chef d’OpenAI, Mark Chen, directeur de la recherche, ou encore des responsables de la sécurité et de l’alignement chez Google et Meta. Des salariés de Microsoft, Amazon, xAI, Hugging Face et Thinking Machines ont également signé. Cette unité reste toutefois relative. Certains craignent qu’un ralentissement ne concentre le pouvoir entre quelques gouvernements ou grandes entreprises. D’autres soupçonnent les laboratoires dominants de vouloir imposer des règles trop coûteuses pour leurs petits concurrents. Plusieurs conditionnent aussi leur soutien au maintien de l’avance technologique américaine. Ces réserves montrent surtout l’ampleur du malaise. Les motivations divergent, mais 1 224 professionnels s’accordent sur une idée : face à une technologie susceptible de s’accélérer elle-même, il faut au moins se donner les moyens de freiner collectivement avant de perdre la maîtrise du rythme.
SpaceX va devenir opérateur télécom ?
02:28|SpaceX avance progressivement vers une offre mobile dite « direct-to-device », capable de connecter directement un smartphone à un satellite, sans passer obligatoirement par une antenne-relais terrestre. Mais pour s’imposer sur ce marché, l’entreprise d’Elon Musk doit encore résoudre un problème majeur : son accès limité aux fréquences radio les plus intéressantes.Les bandes de fréquences basses portent plus loin et traversent mieux les obstacles, ce qui les rend particulièrement efficaces dans les villes et les zones très peuplées. Aux États-Unis, elles sont toutefois largement détenues par les trois grands opérateurs historiques : AT&T, Verizon et T-Mobile. SpaceX avait déjà commencé à renforcer ses ressources en rachetant certaines fréquences à EchoStar l’année dernière. Selon le média Semafor, deux stratégies seraient désormais étudiées. La première consisterait à acquérir directement un concurrent pour récupérer ses droits d’utilisation du spectre. La seconde serait de participer aux enchères organisées par le gouvernement l’année prochaine.Ces enchères concerneront notamment la bande C, une partie du spectre radio qui offre un équilibre intéressant entre la portée du signal et la quantité de données transportées. Elle présente également un avantage stratégique : elle peut être utilisée aussi bien par des satellites que par des infrastructures terrestres. SpaceX aurait par ailleurs présenté à ses investisseurs un prototype de smartphone. L’entreprise envisagerait de construire un véritable réseau hybride, associant sa constellation satellitaire à des équipements mobiles traditionnels installés au sol. Elon Musk a déjà évoqué publiquement l’hypothèse du rachat d’un opérateur télécom. Une telle opération représenterait cependant plusieurs centaines de milliards de dollars.La concurrence se prépare elle aussi. Amazon, qui s’apprête déjà à défier Starlink avec sa constellation Leo, a demandé l’autorisation de lancer plus de 5 000 satellites consacrés au direct-to-device. Les deux groupes veulent ainsi pénétrer un marché jusqu’ici dominé par les opérateurs mobiles classiques. La perspective a immédiatement inquiété les investisseurs : les actions d’AT&T, Verizon et T-Mobile ont reculé de 4 % après ces révélations. Rien ne garantit encore que SpaceX ou Amazon parviendront à renverser les acteurs historiques. Mais une évolution paraît déjà engagée : demain, le réseau mobile pourrait ne plus reposer uniquement sur des antennes terrestres. Il pourrait aussi venir directement du ciel.
Sept gigafactories pour l’IA installées en Europe ?
02:29|L’Union européenne accélère dans la bataille mondiale de l’intelligence artificielle. Le 30 juillet, Bruxelles a lancé un appel à projets pour construire jusqu’à sept gigafactories d’IA, autrement dit d’immenses centres de calcul capables d’entraîner les modèles les plus avancés. L’objectif est de mobiliser plus de 30 milliards d’euros. La France s’est immédiatement portée candidate et promet d’acheter pour 100 millions d’euros de capacité de calcul au futur lauréat français.Ces gigafactories regrouperont des milliers de processeurs spécialisés, installés dans des data centers conçus pour limiter leur consommation énergétique. Elles devront être accessibles aux start-up, aux PME, aux chercheurs, aux administrations et aux entreprises en croissance. Elles viendront compléter les dix-neuf usines d’IA déjà soutenues en Europe et pourront être réparties entre plusieurs pays grâce au calcul distribué. Pour Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée de la souveraineté technologique, cette puissance de calcul est devenue une nécessité stratégique.Bruxelles prévoit jusqu’à 10 milliards d’euros d’argent public afin d’attirer au moins 20 milliards d’investissements privés. Les aides seront versées en deux étapes. Les quatre premiers projets pourront recevoir jusqu’à 500 millions d’euros chacun. Les trois plus ambitieux pourront atteindre un milliard. En échange, ils devront égaler, puis largement dépasser, la puissance de la meilleure infrastructure européenne. L’autonomie reste toutefois relative. L’Union a signé des lettres d’intention avec AMD, NVIDIA et Qualcomm pour sécuriser l’accès aux puces performantes, tout en souhaitant réserver une partie des commandes aux fabricants européens.La France veut s’appuyer sur son électricité largement décarbonée, son écosystème technologique et son cadre juridique. Les 100 millions annoncés doivent couvrir les futurs besoins des administrations, de la recherche et des hôpitaux. Le projet complète le plan « Notre IA », le supercalculateur Jean Zay et les AI Factories pilotées par le GENCI. Les candidatures devront être déposées avant le 12 novembre 2026. EuroHPC évaluera les dossiers. Dix-huit États membres prévoient aussi d’acheter ensemble une partie des capacités disponibles. Les choix sont attendus début 2027. Les sites retenus devront ensuite être opérationnels en dix-huit mois maximum. Une course serrée, mais jugée indispensable pour que l’Europe ne reste pas cliente des puissances étrangères.
Les disques durs grand public de 50 To arrive dès 2027 ?
02:34|On les croyait condamnés par l’essor des SSD. Pourtant, les disques durs traditionnels connaissent une véritable seconde jeunesse, portée par l’explosion mondiale des besoins de stockage. Dans les ordinateurs personnels, le SSD s’est imposé grâce à sa rapidité et à sa compacité. Mais dans les centres de données, où il faut conserver des volumes gigantesques d’informations à moindre coût, le disque dur reste incontournable.Les derniers résultats de Seagate en apportent une nouvelle démonstration. Le fabricant américain annonce une hausse de ses revenus trimestriels d’environ 50 %, ainsi qu’un bénéfice record de 3,184 milliards de dollars en 2026, contre 1,469 milliard un an plus tôt. Cette progression est largement alimentée par l’intelligence artificielle, dont les acteurs investissent massivement pour sécuriser leurs capacités de stockage. Cette forte demande a également fait grimper la rentabilité du groupe. En un an, sa marge brute est passée de 35,2 % à 45,6 %. Seagate attribue une partie importante de ces performances à sa technologie HAMR, pour Heat-Assisted Magnetic Recording, ou enregistrement magnétique assisté par la chaleur. Son principe consiste à utiliser une minuscule diode laser pour chauffer très brièvement une zone du plateau magnétique. Cette opération permet d’écrire les données sur des surfaces toujours plus petites et donc d’augmenter fortement la capacité de stockage. Seagate affirme que la fiabilité de cette technologie égale désormais celle du procédé PMR traditionnel.En 2023, la première génération de disques Mozaic proposait déjà des capacités de 30 à 32 téraoctets. La génération Mozaic 4, livrée depuis le début de l’année, atteint désormais 44 téraoctets. La prochaine étape sera Mozaic 5. Ces disques réuniront dix plateaux capables de stocker chacun cinq téraoctets, pour une capacité totale de 50 téraoctets. Les premiers exemplaires destinés aux tests de qualification sont attendus à la fin de 2027. Et Seagate voit encore plus loin. Après avoir produit en laboratoire des plateaux de 6,9 téraoctets, l’entreprise vise huit téraoctets par plateau et plus de 80 téraoctets par disque autour de 2031 ou 2032. Au-delà, son objectif est d’atteindre dix téraoctets par plateau, soit des disques durs de 100 téraoctets. Le disque mécanique n’a donc pas dit son dernier mot.
Que changent les nouveautés de l’AI Act, en vigueur ce mois d’août ?
02:27|Le règlement européen sur l’intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase. Depuis ce dimanche 2 août, le Bureau européen de l’IA et les autorités nationales disposent de véritables pouvoirs de contrôle : ils peuvent enquêter, réclamer des documents et sanctionner les entreprises qui ne respectent pas les règles.Première obligation : la transparence. Lorsqu’un chatbot intervient sur un site marchand ou dans un service client, il doit signaler qu’il s’agit d’une intelligence artificielle, sauf lorsque cela ne fait aucun doute. Les systèmes qui analysent les émotions ou classent les personnes à partir de données biométriques, comme le visage ou la voix, doivent également prévenir les utilisateurs avant toute analyse. Ces pratiques sont déjà interdites dans le monde du travail depuis 2025. Les contenus générés par une IA sont aussi concernés. Images, textes, sons ou vidéos doivent désormais intégrer un tatouage numérique invisible dans les données du fichier. Ce marqueur doit permettre à des logiciels spécialisés d’identifier leur origine artificielle, même après un partage sur les réseaux sociaux. Un badge visible portant la mention « IA » est également en préparation. Les entreprises qui utilisaient déjà une IA générative avant le 2 août disposent toutefois d’un délai jusqu’au 2 décembre pour adapter leurs contenus sans sanction immédiate.Le Bureau européen de l’IA surveillera principalement les grands modèles génératifs et les systèmes intégrés aux plus grandes plateformes. Dans les États membres, les autorités nationales prendront le relais. En France, dix-sept régulateurs sectoriels sont encore en cours d’installation, sous la coordination de la CNIL. Les amendes peuvent atteindre 35 millions d’euros, ou 7 % du chiffre d’affaires mondial, pour les infractions les plus graves, comme la manipulation psychologique ou la notation sociale. Pour les autres manquements, elles peuvent grimper jusqu’à 15 millions d’euros, ou 3 % du chiffre d’affaires. Citoyens et salariés pourront signaler des infractions, notamment grâce à un canal confidentiel. Soixante experts indépendants assisteront également les régulateurs. Les obligations concernant les IA à haut risque, utilisées par exemple pour recruter ou attribuer un crédit, n’arriveront qu’en 2027 ou 2028. Dès le 2 décembre, en revanche, la création d’images dénudées non consenties et de contenus pédopornographiques par IA sera explicitement interdite dans l’Union européenne.
Un bouton d’urgence pour couper l’IA aux USA ?
02:46|Aux États-Unis, une proposition de loi veut imposer un véritable bouton d’arrêt aux intelligences artificielles les plus puissantes. Les entreprises réalisant au moins 500 millions de dollars de revenus annuels grâce à l’IA, ou consacrant plus de 100 millions de dollars de puissance de calcul à l’entraînement d’un modèle, devraient conserver la capacité technique de le ralentir, de le suspendre ou de l’arrêter. Le département de la Sécurité intérieure pourrait ordonner cette interruption, après consultation du secrétaire au Commerce et du directeur du Renseignement national, en cas de perte de contrôle ou d’action dangereuse non prévue par le développeur. Les entreprises devraient également déclarer les incidents graves. Une infraction pourrait coûter jusqu’à 20 millions de dollars.Le texte intervient après un épisode particulièrement inquiétant. Hugging Face affirme avoir subi une intrusion entièrement menée par des agents autonomes. OpenAI a ensuite reconnu que deux de ses modèles expérimentaux, GPT-5.6 Sol et une version plus avancée encore non publiée, étaient à l’origine de l’incident. Les modèles étaient évalués sur ExploitGym, un banc d’essai destiné à mesurer leur capacité à exploiter des failles informatiques connues. Pour observer leur plein potentiel, OpenAI avait allégé certains garde-fous. Les agents ont alors découvert une vulnérabilité jusque-là inconnue dans un logiciel de cache, quitté leur environnement isolé et compromis les serveurs de Hugging Face afin de récupérer les réponses du test. La plateforme a reconstitué plus de 17 000 événements et plusieurs dizaines de milliers d’actions automatisées exécutées en un seul week-end. Les grands modèles occidentaux propriétaires n’ayant pas pu l’aider à distinguer les chercheurs légitimes des attaquants, Hugging Face s’est tournée vers GLM 5.2, un modèle chinois à poids ouverts de Z.ai, installé sur sa propre infrastructure.Dans le même temps, le Congrès examine une logique presque inverse. Les élus Jay Obernolte et Lori Trahan proposent de suspendre pendant trois ans les réglementations adoptées par les États, malgré l’opposition de trente-six procureurs généraux. Ted Lieu, défenseur du mécanisme d’arrêt, rappelle que les IA ne se contentent plus de répondre à des questions : elles réalisent désormais des transactions ou des opérations de cyberdéfense. L’Union européenne prévoit déjà, dans son AI Act, une supervision humaine capable d’interrompre les systèmes à haut risque. Clément Delangue, patron de Hugging Face, ne soupçonne aucune intention malveillante d’OpenAI, mais qualifie cette évasion autonome de « stupéfiante ».