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Choses à Savoir TECH
Avec la pénurie, mêmes la vieille RAM vaut de l'or ?
Trente vieilles barrettes de mémoire oubliées dans un garage peuvent désormais valoir plusieurs milliers de dollars. Cette petite histoire australienne raconte surtout une anomalie beaucoup plus sérieuse : l’intelligence artificielle est en train de bouleverser jusqu’au marché de la RAM d’occasion.
Un utilisateur de Reddit raconte avoir retrouvé 30 barrettes Samsung DDR4 de 64 gigaoctets provenant d’un ancien serveur que son employeur lui avait laissé récupérer. Au total : 1,92 téraoctet de mémoire vive qui prenait la poussière. L’intéressé estime aujourd’hui le lot à 10 000 dollars. Mais il faut immédiatement relativiser ce « jackpot ». Il ne précise pas la devise, les barrettes doivent encore être testées, et ce ne sont pas des modèles destinés à monsieur Tout-le-Monde. Il s’agit de DDR4 ECC pour serveurs, à 2 666 mégatransferts par seconde. Elles ne fonctionnent donc pas dans la majorité des PC classiques.
Si elles valent soudainement beaucoup plus cher, c’est parce que le marché de la mémoire traverse une période inhabituelle. L’explosion des infrastructures d’intelligence artificielle absorbe énormément de capacités de production. Les fabricants comme Samsung, SK Hynix et Micron privilégient les mémoires pour serveurs et surtout la HBM, cette mémoire extrêmement rapide installée autour des accélérateurs d’IA. Conséquence : moins de capacité reste disponible pour certaines mémoires plus anciennes. TrendForce décrit désormais une pénurie structurelle sur plusieurs générations de DRAM et explique que les grands fabricants continuent de réorienter leur production vers les serveurs. Même la DDR4, que l’industrie préparait progressivement à remplacer par la DDR5, retrouve donc une valeur inattendue.
Pour les entreprises, c’est parfois plus rationnel d’acheter quelques barrettes supplémentaires que de remplacer tout un serveur encore parfaitement fonctionnel.
Et c’est là que cette anecdote devient intéressante. Dans l’informatique, nous avons longtemps considéré les composants anciens comme des produits dont la valeur ne pouvait que diminuer. L’IA inverse momentanément cette logique. En monopolisant les technologies les plus récentes, elle crée des pénuries jusque dans les générations précédentes. Le vieux matériel informatique n’est donc plus toujours un déchet : dans une chaîne d’approvisionnement sous tension, il peut redevenir une ressource stratégique.
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Comment les détecteur d'IA authentifient-ils un texte ?
02:33|Un détecteur d’intelligence artificielle ne sait pas que ChatGPT a écrit un texte. Il calcule surtout à quel point ce texte ressemble à ceux qu’il a appris à reconnaître comme artificiels.C’est une distinction essentielle, car un score affichant 97 ou 99 % peut donner l’impression d’une preuve presque scientifique. Ces outils ne fonctionnent pas comme un logiciel antiplagiat. Ils ne recherchent pas votre paragraphe dans une base contenant toutes les réponses produites par ChatGPT. Les systèmes modernes découpent d’abord le texte en tokens, transforment ces éléments en représentations numériques, puis les font analyser par un réseau neuronal entraîné sur de grandes quantités de textes dont l’origine est connue.Pangram, par exemple, entraîne son modèle avec des documents humains et des productions provenant de dizaines de modèles d’IA. Pour éviter qu’il apprenne simplement qu’un article scientifique est « humain » et qu’une dissertation est « artificielle », l’entreprise génère aussi des textes synthétiques reproduisant le sujet, le ton et la longueur des exemples humains. Cela permet de comprendre pourquoi l’ancienne explication fondée uniquement sur la « perplexité » est devenue insuffisante. Cette mesure évalue à quel point les mots d’un texte sont prévisibles. Elle a beaucoup servi aux premières générations de détecteurs, mais les outils actuels combinent bien davantage de caractéristiques grâce à des modèles d’apprentissage profond.Le problème apparaît lorsque l’écriture devient hybride. Corriger quelques fautes avec une IA, lui faire réécrire plusieurs paragraphes ou lui demander l’intégralité d’un texte sont trois situations très différentes, alors que le détecteur ne voit que le résultat final. Une étude publiée cette année a ainsi montré qu’un détecteur scientifique repérant initialement 99,8 % des textes artificiels tombait à 70,4 % après paraphrase. Un autre projet, AITDNA, qui conserve tout l’historique de rédaction entre humains et IA, constate que les détecteurs sont souvent performants pour certaines définitions du « texte IA », beaucoup moins lorsqu’on mélange toutes les formes de collaboration.Source : Clubic
200 giga d'archives de Cartoon Network fuitent sur internet ?
01:54|Plus de 200 gigaoctets de fichiers attribués à Cartoon Network circulent actuellement sur Internet. Ce ne sont pas simplement des épisodes ou des vidéos inédites : ce sont les documents qui montrent comment certaines séries ont réellement été fabriquées.Le lot concernerait plus d’une trentaine de productions, parmi lesquelles Adventure Time, Les Super Nanas, Regular Show, Teen Titans ou Le Monde incroyable de Gumball. On y trouverait des storyboards, des décors en haute définition, des guides de personnages, des fichiers Photoshop conservant leurs calques et surtout des projets d’animation modifiables. Pour Gumball, par exemple, circuleraient des fichiers Flash des deux premières saisons avec les « rigs » des personnages. Un rig est une sorte de squelette numérique : bras, jambes, yeux ou bouche peuvent être déplacés séparément pour animer le personnage sans devoir tout redessiner.C’est ce qui donne à cette fuite une valeur inhabituelle pour les animateurs et les historiens. Un épisode terminé montre le résultat. Les fichiers de production montrent les choix intermédiaires, les corrections et les techniques utilisées par les équipes. Pour Adventure Time seulement, les internautes évoquent environ 90 gigaoctets de matériel. Mais une précaution importante demeure : ni Cartoon Network, ni Warner Bros. Discovery, ni son nouveau propriétaire n’ont publiquement authentifié l’ensemble de ces archives. L’origine exacte de la fuite reste également inconnue. Le volume de plus de 200 gigaoctets provient des personnes qui diffusent ou analysent les fichiers et des premiers médias qui ont couvert l’affaire, pas d’un inventaire officiel. Il est donc trop tôt pour parler d’un piratage confirmé ou pour attribuer la fuite à une restructuration précise.Source : Clubic
Call of Duty et l'IA, c'est terminé ?
02:00|L’intelligence artificielle permet désormais de reconstruire en quelques jours des morceaux entiers de jeux vidéo commerciaux. Mais écrire le code avec une IA ne fait pas disparaître les droits sur les cartes, les sons ou les personnages d’origine.Le développeur Luckey Faraday en a fait l’expérience avec deux projets gratuits jouables dans un navigateur. Le premier, baptisé « Claude of Duty », reproduisait une partie du multijoueur de Black Ops II, avec notamment les cartes Hijacked et Nuketown 2025. Le second recréait Kino der Toten, célèbre carte Zombies du premier Black Ops. Faraday affirme n’avoir écrit lui-même aucune ligne de code pour Claude of Duty. Il a lancé plusieurs agents de programmation, d’abord avec des modèles GLM et Qwen, puis Claude et d’autres IA, en leur confiant séparément les armes, les déplacements, les ennemis, le son ou l’interface. Environ 48 heures de travail automatisé auraient suffi pour obtenir une première version jouable.Le problème juridique se trouve ailleurs. Les dépôts des projets précisaient que les cartes, modèles, animations, sons et autres éléments graphiques provenaient directement des jeux originaux sur PC. Ils appartenaient donc toujours à leurs détenteurs de droits. Le 10 octobre, Faraday a annoncé qu’Activision lui avait adressé une demande de retrait au titre du DMCA américain. Les versions hébergées ont disparu. Il faut toutefois conserver une nuance importante : la notification complète n’a pas été rendue publique et Activision n’a pas commenté l’affaire. Un retrait DMCA n’est pas non plus une décision de justice sur le fond. L’intérêt du cas dépasse donc Call of Duty. Le « vibe coding » réduit brutalement le temps et les compétences nécessaires pour construire une copie fonctionnelle d’un logiciel complexe. Mais l’IA automatise la programmation, pas l’acquisition des droits. Source : Les Numériques
Squadron 42 sortira (enfin) en 2027 ?
02:05|Quatorze ans après son annonce, Squadron 42 vient de franchir deux étapes beaucoup plus concrètes qu’une nouvelle bande-annonce : des joueurs extérieurs au studio ont pu y jouer plusieurs heures, et sa page Steam affiche désormais une sortie prévue au deuxième trimestre 2027.Squadron 42 est la campagne solo située dans l’univers de Star Citizen, le gigantesque projet spatial de Cloud Imperium Games. Le joueur y incarne une recrue de la marine humaine, avec combats à pied, pilotage de vaisseaux et séquences très cinématographiques portées notamment par Mark Hamill, Gary Oldman et Gillian Anderson. Le 9 octobre, à Manchester, plusieurs dizaines d’invités ont pu jouer environ cinq heures à une version encore en développement. Leurs témoignages décrivent un jeu effectivement jouable, avec exploration, combats spatiaux et affrontements à pied, même si des bugs et du travail de finition subsistent.Le lendemain, une autre étape est devenue publique : Squadron 42 est apparu sur Steam. La fiche de Valve donne désormais une fenêtre de lancement entre avril et juin 2027. Ce n’est pas une date ferme : Steam parle explicitement de sortie « prévue », et ni prix ni précommande ne sont encore proposés. La configuration minimale est également intéressante par son flou. Cloud Imperium annonce 16 gigaoctets de mémoire vive, une carte graphique disposant de 8 gigaoctets de mémoire vidéo et 150 gigaoctets de stockage. Aucun matériel recommandé n’est encore indiqué, ce qui empêche de savoir ce qu’il faudra réellement pour profiter du niveau graphique montré dans les démonstrations.Après autant d’années de reports, une page Steam ne suffit évidemment pas à garantir que Squadron 42 sortira au printemps prochain. Elle change néanmoins la nature du calendrier : le projet n’est plus seulement présenté au travers de démonstrations contrôlées par son studio, il dispose désormais d’une fenêtre commerciale affichée publiquement sur la principale boutique PC.Source : Steam
80 % des Français exposés sur le darknet ?
02:05|Connaître votre adresse, votre numéro de téléphone ou votre adresse mail ne prouve plus qu’un interlocuteur est légitime. Selon un haut responsable de la gendarmerie, les données de près de 80 % des Français seraient déjà proposées à la vente sur le darknet.Le chiffre a été avancé le 8 octobre à Toulon par le général André Petillot, major général de la gendarmerie. Il explique que l’exposition varie énormément : pour certains, quelques coordonnées circulent ; pour d’autres, des fichiers peuvent réunir adresse, téléphone, courriel ou données de santé. Ces informations servent ensuite à préparer des escroqueries, notamment des usurpations d’identité ou de faux dossiers de prêt. Il faut néanmoins présenter les 80 % pour ce qu’ils sont : une estimation donnée oralement. Aucune méthodologie publique ne permet aujourd’hui de vérifier comment ce pourcentage a été calculé, ni s’il mesure des personnes uniques, la présence d’au moins une donnée ou des profils beaucoup plus complets.D’autres chiffres confirment en revanche l’ampleur des fuites. Surfshark comptabilisait environ 43 millions de comptes français compromis sur les six premiers mois de 2026. Mais un compte n’est pas une personne : la même adresse mail peut apparaître dans plusieurs piratages, parfois à des années d’intervalle. Surfshark précise d’ailleurs qu’à l’échelle mondiale une même adresse compromise apparaît en moyenne dans plusieurs fuites. C’est cette accumulation qui change le risque. Une fuite donne un numéro de téléphone, une autre une adresse, une troisième un IBAN. Recoupées, ces informations permettent de construire un message ou un appel extrêmement crédible.La CNIL et Cybermalveillance.gouv.fr rappellent précisément que les données volées sont utilisées pour personnaliser hameçonnages, fraudes et tentatives d’usurpation. Leur principal conseil consiste donc à ne plus considérer une information personnelle connue par un interlocuteur comme une preuve d’identité.Source : AFP
Où vont réellement les données que vous confiez à une IA ?
02:03|Supprimer une conversation avec une intelligence artificielle ne signifie pas toujours que toutes les données associées disparaissent au même moment. Historique, mémoire et entraînement sont en réalité trois mécanismes différents. Lorsqu’on envoie un message à ChatGPT, Gemini ou Claude, le texte quitte d’abord notre appareil pour être traité sur les serveurs du fournisseur. À notre demande peuvent s’ajouter l’historique de la conversation, des informations mémorisées, un document joint ou des données provenant d’un service connecté.Une fois la réponse produite, plusieurs destins deviennent possibles. La conversation peut rester dans l’historique pour être reprise plus tard. Certaines informations peuvent alimenter une mémoire séparée destinée à personnaliser de futurs échanges. Et, selon le service et les réglages choisis, le contenu peut aussi servir à améliorer les modèles. Ces différences deviennent importantes au moment de supprimer ses données. Chez OpenAI, par exemple, une conversation supprimée disparaît immédiatement de l’interface, mais sa suppression définitive des systèmes est normalement programmée sous trente jours, sauf exceptions légales ou de sécurité. Un fichier conservé séparément dans la Bibliothèque doit, lui, être supprimé indépendamment.Les règles varient fortement ailleurs. Anthropic annonce également une suppression des conversations effacées sous trente jours, mais peut conserver jusqu’à cinq ans les données qu’un utilisateur a accepté de fournir pour améliorer Claude. Chez Google, désactiver l’enregistrement de l’activité Gemini empêche les nouveaux échanges de servir à l’entraînement, mais ils peuvent encore être conservés jusqu’à 72 heures ; des conversations déjà examinées par des prestataires peuvent rester jusqu’à trois ans après avoir été dissociées du compte. Et désactiver l’entraînement ne signifie pas supprimer l’historique. Chez ChatGPT, ce sont deux commandes distinctes : couper « Améliorer le modèle pour tous » empêche les nouvelles conversations d’être utilisées pour entraîner les modèles, mais elles restent dans l’historique tant qu’on ne les supprime pas.Source : Clubic
Les podcasts politiques surveillés par l'ARCOM en 2027 ?
01:59|Des interviews politiques capables de réunir autant de spectateurs qu’une chaîne de télévision échappent encore aux règles de pluralisme appliquées aux radios et télévisions françaises. L’Arcom veut réduire cet écart avant la présidentielle de 2027. Son président, Martin Ajdari, vient d’annoncer l’ouverture d’une concertation avec les principaux créateurs de contenu en ligne. Sont visés les podcasts et émissions vidéo qui invitent des personnalités politiques directement sur YouTube ou d’autres plateformes, parfois devant plusieurs millions d’abonnés.Aujourd’hui, ces programmes ne sont pas soumis au même régime que l’audiovisuel traditionnel. À la radio et à la télévision, l’Arcom contrôle le pluralisme et, pendant les périodes électorales, des règles particulières encadrent le temps de parole des personnalités politiques. Le Conseil d’État a encore précisé en juillet 2025 que le régulateur devait notamment rechercher l’existence éventuelle d’un déséquilibre manifeste et durable dans l’expression des différents courants. Un créateur qui publie directement son entretien sur Internet n’entre pas automatiquement dans ce cadre. Il reste cependant soumis au droit électoral : à partir de la veille du scrutin à minuit, la diffusion en ligne de messages constituant de la propagande électorale est interdite.L’Arcom ne propose pas pour autant de transposer simplement les règles de la télévision sur YouTube. Martin Ajdari évoque plutôt de nouvelles exigences d’« honnêteté » et d’« équité » et précise qu’une concertation vient seulement de commencer. Aucun mécanisme précis, aucun seuil d’audience et aucune méthode de contrôle n’ont encore été annoncés. Le sujet devient urgent parce que la campagne politique se déplace. Les candidats utilisent davantage les podcasts et les créateurs pour toucher des publics différents et profiter d’entretiens souvent beaucoup plus longs que ceux des médias traditionnels.Source : Clubic
Des dons pour Gaza ont-ils financé le Hamas ?
01:59|Des dons présentés comme destinés aux civils de Gaza auraient servi à financer le Hamas : en France, cinq personnes sont désormais mises en examen dans une affaire où les cryptomonnaies ne sont qu’un maillon d’un circuit financier plus large.L’enquête française concerne notamment deux associations, Baraka, en Gironde, et Ensemble C Mieux, dans la Loire. Après des interpellations menées par la DGSI le 29 septembre, cinq personnes ont été mises en examen à Paris pour financement d’entreprise terroriste, abus de confiance en bande organisée et blanchiment en relation avec une entreprise terroriste. À ce stade, il s’agit de poursuites, pas de condamnations. Les suspects contestent avoir voulu financer le Hamas et défendent la vocation humanitaire de leurs collectes.En parallèle, le Trésor américain a sanctionné deux responsables opérant depuis la France, Faouzi Barika et Amel Oualid, leurs deux associations, ainsi qu’un homme basé à Gaza, Saleem Abdallah Saleem al-Zaq, présenté par Washington comme membre de la branche armée du Hamas. Selon l’administration américaine, ce réseau aurait collecté plus de deux millions de dollars entre 2020 et 2026, dont un million et demi après le 7 octobre 2023. Elle affirme que plusieurs centaines de milliers de dollars ont été envoyés en cryptomonnaies à al-Zaq, qui supervisait aussi des sociétés de transfert d’argent et des portefeuilles numériques.Le montant cité dans le dossier français est différent : l’enquête évoquée par Le Parisien porte sur environ un million d’euros qui aurait finalement bénéficié au Hamas. Ces chiffres ne doivent donc pas être additionnés : les autorités américaine et française travaillent avec des périodes et des périmètres différents. L’affaire rappelle aussi que « cryptomonnaie » ne signifie pas argent invisible. Les transactions inscrites sur une blockchain peuvent laisser des traces durables ; les enquêteurs doivent ensuite relier les adresses numériques à des personnes, des plateformes d’échange et, ici, à des retraits en espèces.Source : Reuters
Fini les câbles sous-marins, l'Europe sécurise son internet via satellite ?
02:08|L’Europe pourrait bientôt disposer d’une nouvelle route pour transporter ses données sensibles : non plus uniquement sous les océans ou par des réseaux terrestres, mais directement de satellite en satellite.La société Open Cosmos vient de préciser l’architecture de ConnectedCosmos, une constellation qui doit compter 192 satellites en orbite basse. Son objectif n’est pas de remplacer les câbles sous-marins qui transportent l’essentiel du trafic mondial, mais de proposer aux gouvernements et aux entreprises critiques un chemin alternatif lorsqu’une infrastructure terrestre devient indisponible ou vulnérable.La différence repose sur des liaisons optiques entre satellites. Au lieu de faire redescendre les données vers une station au sol à chaque étape, les satellites peuvent se les transmettre directement par laser. Une image prise au-dessus d’une zone sensible, un flux vidéo ou une copie de base de données peut ainsi parcourir une partie de son trajet dans l’espace avant d’être remise à son destinataire. Open Cosmos veut également que ce réseau continue à fonctionner dans des environnements où les systèmes de navigation par satellite sont brouillés. L’entreprise vise donc moins le marché de l’Internet grand public que les communications gouvernementales, militaires, institutionnelles et industrielles nécessitant davantage de résilience.Le calendrier reste ambitieux. Open Cosmos veut dépasser 96 satellites en orbite fin 2028 et atteindre une couverture mondiale en 2030. Pour financer cette montée en puissance, l’entreprise a levé 300 millions d’euros en septembre et affirme pouvoir fabriquer jusqu’à un satellite par jour dans ses quatre usines européennes. ConnectedCosmos arrive parallèlement à IRIS², le grand programme européen de connectivité sécurisée dont les premiers lancements sont désormais prévus en 2029. Les deux projets ne se confondent pas : Open Cosmos développe une infrastructure privée susceptible, à terme, de fonctionner avec d’autres réseaux souverains européens.Source : The TIMES