Choses à Savoir TECH VERTE

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Qu’est-ce que le GreenTech Forum ?

Peut-être en avez-vous entendu parler, GreenTech Forum, premier événement professionnel national dédié à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique avait lieu les 30 novembre et 1er décembre dernier à L’Espace Grande Arche à Paris. Au programme : des conférences, des ateliers et des solutions de tech verte. De quoi s’agit-il concrètement ? C’est ce que je vous propose de voir dans cet épisode.


À l’initiative de cet événement, l’agence Formule Magique, sous la houlette du syndicat Syntec Numérique… L’objectif était très simple : promouvoir des pratiques responsables afin de permettre aux acteurs publics et privés de réduire leur impact numérique sur l’environnement. Une cinquantaine d’exposants et environ 1 000 professionnels se sont donnés rendez-vous pour parler services solutions technologique verte… mais ce n’est pas tout, plus d’une vingtaine de conférences pour comprendre les enjeux de l’impact environnemental du numérique ont été proposé… près d’une quarantaine d’ateliers également pour apprendre à déployer concrètement une stratégie numérique responsable, sans oublier de nombreux  espaces d’exposition et de networking pour échanger avec des experts.


Si sur la forme il ne s’agit que d’un simple salon dédié au numérique et à l’environnement, la directrice du Green Tech Forum et Directrice Associée de Formule Magique Aube Jeanbart a une vision bien plus profonde des choses… Je cite : « nous sommes convaincues que le numérique représente des opportunités majeures d’innovation au service de la transition écologique. GreenTech Forum contribue aussi à fédérer toute une communauté et à entretenir une relation annuelle entre tous les experts. Ainsi, Formule Magique est heureuse d’accompagner les organisations privées ou publiques, de toutes tailles et de tous secteurs qui souhaitent intégrer le numérique dans leur trajectoire environnementale ». Si l’édition 2021 s’est achevée il y a quelques jours, le premier bilan ne devrait plus tarder à sortir, et de ce fait donner une première indication sur ce concept de GreenTech, et si les entreprises se sont montrées réceptives.

Plus d'épisodes

4/20/2022

La fin des contraintes météo pour l'électricité photovoltaïque ?

L'une des principales critiques énoncée contre l'énergie du soleil n'est autre que son intermittence. En effet, pour produire de l'électricité grâce aux panneaux photovoltaïques, il faut du soleil. Ceci dit, tout cela pourrait bientôt devenir obsolète grâce à l'invention de chercheurs suédois : une solution capable de produire de l'électricité grâce à l'énergie solaire, mais sans avoir à se préoccuper du beau temps ! Ça peut paraître étonnant, mais ne vous en faites pas, je vous détaille tout ça dans cet épisode !Des chercheurs de l’université Chalmers en Suède expliquent avoir trouvé je cite « une façon radicalement nouvelle de produire de l'électricité à partir de l'énergie solaire […] indépendamment de la météo et de l'emplacement géographique, le tout sans provoquer d'émissions de CO2 » fin de citation. Concrètement, la technologie proposée se base sur le Molecular Solar Thermal Energy Storage Systems, que l'on abrégera en Most pour plus de lisibilité... Au cœur de ce système, une molécule composée de carbone, d’hydrogène et d’azote, spécialement conçue de manière à ce qu’elle se transforme lorsqu’elle est exposée à la lumière naturelle... En clair, ses atomes se réarrangent pour devenir particulièrement riche en énergie, le tout pouvant être ensuite stocké sous forme liquide pour une une utilisation ultérieure, la nuit ou l'hiver en cas de besoin par exemple. Un catalyseur libère alors l’énergie stockée sous forme de chaleur tout en redonnant à la molécule sa forme d’origine, la transformant ensuite en électricité via un générateur thermoélectrique, prenant la forme d'une puce ultramince, qui pourrait être intégrée dans des smartphones, des écouteurs ou des montres connectées par exemple. Voilà grossièrement résumé le principe du Most.Mais au-delà de cette avancée déjà très intéressante, les chercheurs assurent que l’énergie peut être stockée de cette façon pendant 18 ans. En conclusion, je cite le communiqué des chercheurs « cela signifie que nous pouvons utiliser l’énergie solaire pour produire de l’électricité indépendamment de la météo, de l’heure de la journée, de la saison ou de l’emplacement géographique. Jusqu’à présent, nous n’avons produit que de petites quantités d’électricité, mais les nouveaux résultats montrent que le concept fonctionne vraiment. Cela semble très prometteur. » fin de citation. Une fois au point et pleinement efficace, ce système pourra peut être rehausser la part d'électricité verte produite dans le monde qui aujourd'hui n'est que de 15% contre 85% pour l'électricité issue des combustibles fossiles.
4/19/2022

Une lampe solaire source de lumière et d'eau potable ?

Afin de venir en aide aux populations les plus démunies, un architecte néo-zélandais a inventé un dispositif permettant de se procurer à la fois de la lumière et de l'eau potable. Son installation tire aussi bien parti de l'énergie solaire que du sel contenu dans l'eau de mer, et qui a reçu l'an dernier le Lexus Design Award.Le manque d'eau potable touche environ 2 milliards de personnes sur la planète, soit pratiquement un quart du monde. Pour réparer cette inégalité avec les pays développés, l'architecte néo-zélandais Henry Glogau a mis au point le Solar Desalination Skylight. Ce dispositif prend la forme d'un lustre accroché au plafond, aux parois transparentes, installé des deux côtés du toit et équipé d'un tube en plastique d'environ un mètre de long. En plaçant son extrémité dans une bassine remplie d'eau salée et en actionnant à la main une petite pompe, l'eau remonte jusque dans la lampe. Les rayons du soleil chauffent sa partie supérieure durant la journée, ce qui transforme l'eau liquide en vapeur, laquelle est évacué dans un système de condensation permettant de récolter de l'eau douce via un petit robinet. Le sel capté au cours de ce processus n'est pas jeté, puisqu'il sert à alimenter douze batteries contenant du cuivre et du zinc. L'énergie produite est alors suffisante pour activer des bandes LED permettant d'éclairer une pièce durant toute la nuit.Pour l'instant, le Solar Desalination Skylight a été testé en conditions réelles à Antofagasta au Chili, et a permis à la famille qui en bénéficiait d'obtenir chaque jour environ 44 centilitres d'eau potable. Un résultat assez faible mais tout de même très encourageant. Récompensé par le Lexus Design Award 2021, Henry Glogau espère désormais déployer le Solar Desalination Skylight à grande échelle, quitte à utiliser des matériaux encore moins chers pour la fabrication, comme des canettes ou des bouteilles plastiques recyclées.
4/18/2022

Des milliers de nouveaux virus découverts dans l’océan ?

C’est une découverte que l’on pourrait croire tout droit sortie d’un scénario de science-fiction… Des chercheurs américains ont expliqué que le nombre de groupes biologiques dans lesquels sont classés les virus dont nous connaissons l’existence à ce jour ne serait pas de 5 comme proposé par le prix Nobel de médecine David Baltimore, mais plutôt de 10. Alors comment passer du simple au double ? Et bien avec la découverte de plus de 5500 nouveaux virus inconnus repérés dans l’océan.Dans le détail, des chercheurs de l’université de l’Ohio aux Etats-Unis ont analysé près 35.000 échantillons d’eau issus de plus de 120 régions différentes dans le monde, pour un résultat effarant : la découverte de plusieurs milliers de virus à ARN jusque-là inconnus. L'astuce employée par les microbiologistes était de travailler sur une protéine partagée par tous les virus à ARN, ou plus précisément, le gène qui code cette protéine, car il comporte de petites différences qui peuvent aider à distinguer un type de virus d'un autre. Concrètement, les chercheurs ont examiné une base de données de séquences d'ARN de plancton collecté par l'expédition Tara Oceans, notamment parce que le plancton est un hôte commun pour les virus à ARN, le tout en partant du principe que plus des gènes sont similaires, plus les virus qui les portent sont probablement étroitement liés. Grâce à l'intelligence artificielle et à une analyse approfondie, ce sont donc 5.504 nouveaux virus à ARN qui ont été mis à jour. Les scientifiques croient même avoir trouvé en Taraviricota – c’est le nom un groupe biologique présent dans tous les océans -, le chaînon manquant dans l'évolution des virus à ARN que la communauté scientifique recherche depuis longtemps.À noter que les virus à ARN jouent un rôle majeur dans la nature, puisqu’en infectant toutes sortes d'organismes, ils influencent les environnements et la chimie des organismes. Ils pourraient ainsi avoir un rôle à jouer sur la façon dont les océans s'adaptent au changement climatique, et sur la façon dont les océans absorbent et stockent la moitié du carbone que nos activités rejettent dans l'atmosphère. Cependant, les chercheurs ignorent toujours quels organismes ces nouveaux virus à ARN infectent, notamment parce que les fragments de génomes dont ils disposent sont incomplets et particulièrement difficiles à déchiffrer. Si vous ne le saviez pas déjà, les virus à ARN diffèrent des virus à ADN classiques, puisqu’ils évoluent beaucoup plus rapidement, on en a eu la démonstration avec la COVID-19. Ceci dit, les virus à ARN dans leur diversité infectent aussi bien les humains que les plantes ou les animaux.