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Choses à Savoir SCIENCES

Quel animal serait le dernier à survivre en cas de fin du monde ?

La Terre a déjà connu des épisodes tragiques, au cours desquels la vie a paru menacée. On se souvient ainsi de l'extinction des dinosaures, survenue voilà 65 millions d'années.


Mais la crise du Permien-Trias, il y a environ 252 millions d'années, fut encore plus grave. Provoquée par l'éruption d'un supervolcan ou des impacts de météorites, elle se traduit par la disparition des trois quarts des animaux terrestres et de la quasi-totalité des espèces marines.


Si un épisode aussi dramatique survenait aujourd'hui, ou une guerre nucléaire, quel serait le dernier animal à survivre ?


Si l'on en croit les films et les récits de science-fiction, l'espèce humaine serait la plus résistante. Son ingéniosité et sa technologie lui permettraient de survivre à de telles catastrophes.


Or un tel scénario appartient plus à la fiction qu'à la réalité. En effet, les hommes ne pourraient résister aux conséquences d'une guerre nucléaire ou aux effets de la formidable explosion d'une supernova trop proche de la Terre.


Il existe cependant un animal capable de survivre à de tels événements. Ce n'est pas le cafard, pourtant très résistant. L'animal en question est encore plus petit, et il ne cesse de provoquer l'étonnement des scientifiques.


Ce curieux animal, dont les huit pattes se terminent par des griffes, s'appelle le tardigrade. Il mesure entre 0,1 millimètre et un peu plus d'un millimètre. À vrai dire, cet "ourson d'eau" microscopique, comme on le surnomme aussi, était déjà connu pour pouvoir s'adapter à des conditions extrêmes.


En effet, le tardigrade est capable de supporter des températures allant de -272°C à 150°C. Il peut aussi résister à des pressions s'élevant jusqu'à 6 000 bars et vivre sans eau.


C'est pourquoi on trouve ce champion de la survie dans les profondeurs de l'océan comme sur les plus hauts sommets de l'Himalaya. Aussi le tardigrade a-t-il toutes les chances de vivre bien plus longtemps que les hommes.


D'après les scientifiques, seule l'extinction du Soleil, qui entraînera la disparition de l'atmosphère terrestre, pourrait avoir raison de lui.

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  • Pourquoi dit-on que la Terre est à son aphélie ?

    02:20
    La Terre est dite à son aphélie lorsqu'elle se trouve à la plus grande distance de son orbite par rapport au Soleil. Ce terme provient des mots grecs "apo" (loin de) et "hélios" (Soleil). L'orbite de la Terre autour du Soleil est une ellipse, et non un cercle parfait, ce qui signifie que la distance entre la Terre et le Soleil varie tout au long de l'année.L'aphélie se produit généralement début juillet, environ six mois après le périhélie, qui est le point où la Terre est la plus proche du Soleil. Pendant l'aphélie, la Terre se trouve à environ 152,1 millions de kilomètres du Soleil, comparé à environ 147,1 millions de kilomètres lors du périhélie. Cette différence de 5 millions de kilomètres peut sembler significative, mais elle n'a qu'un effet mineur sur les saisons et le climat terrestre.L'effet de cette variation de distance est compensé par d'autres facteurs, notamment l'inclinaison de l'axe terrestre. L'inclinaison de 23,5 degrés de l'axe de la Terre par rapport à son plan orbital est la principale cause des saisons. En été, l'hémisphère incliné vers le Soleil reçoit plus de lumière solaire directe et donc plus de chaleur, tandis qu'en hiver, l'hémisphère incliné loin du Soleil reçoit moins de lumière solaire directe.Le fait que l'aphélie se produise en été dans l'hémisphère nord et en hiver dans l'hémisphère sud pourrait sembler paradoxal, mais c'est l'inclinaison de l'axe de la Terre qui domine l'impact sur les saisons plutôt que la distance variable au Soleil. En réalité, l'hémisphère nord bénéficie d'étés légèrement plus frais et d'hivers légèrement plus doux en raison de la Terre étant plus éloignée du Soleil pendant l'été et plus proche pendant l'hiver.L'aphélie, tout comme le périhélie, est une conséquence de la loi des orbites elliptiques de Kepler, qui stipule que les planètes suivent des trajectoires elliptiques avec le Soleil à l'un des foyers. Comprendre ces points extrêmes de l'orbite terrestre nous aide à mieux saisir la dynamique des saisons et l'interaction complexe entre les divers facteurs qui influencent le climat de notre planète.
  • Pourquoi l'astéroïde qui a tué les dinosaures aurait favorisé l’invention du vin ?

    02:20
    L'astéroïde qui a frappé la Terre il y a environ 66 millions d'années, marquant la fin du Crétacé et causant l'extinction massive des dinosaures, a également favorisé l'émergence et la diversification des plantes à fleurs, y compris les ancêtres des vignes produisant du raisin. Cet événement cataclysmique, connu sous le nom d'impact de Chicxulub, a entraîné des changements environnementaux drastiques qui ont remodelé les écosystèmes terrestres.Lorsque l'astéroïde a frappé la péninsule du Yucatán, il a libéré une énergie équivalente à des milliards de bombes atomiques, provoquant des incendies mondiaux, des tsunamis et un hiver nucléaire. Ces conditions ont anéanti environ 75 % des espèces vivantes, y compris les dinosaures non aviaires, et ont conduit à un effondrement des écosystèmes dominés par les grands reptiles.Cette extinction de masse a créé des niches écologiques vacantes, ouvrant la voie à une diversification rapide des espèces survivantes et à l'apparition de nouvelles formes de vie. Parmi ces survivants figuraient les plantes à fleurs (angiospermes), qui avaient commencé à se diversifier avant l'impact, mais dont la diversification s'est accélérée après. Les angiospermes, grâce à leurs fleurs et leurs fruits, étaient particulièrement aptes à coloniser les nouveaux environnements et à établir des relations mutualistes avec les insectes pollinisateurs et les animaux frugivores.Les vignes, dont le raisin est issu, font partie de cette grande famille des angiospermes. Les conditions post-impact ont favorisé la diversification de ces plantes, qui ont pu coloniser les nouveaux habitats ouverts par la disparition des dinosaures herbivores géants. Sans ces grands consommateurs, les plantes à fleurs ont pu prospérer, se diversifier et évoluer pour produire une variété de fruits adaptés à la dispersion par les nouveaux groupes d'animaux émergents, comme les mammifères et les oiseaux.Ainsi, l'extinction des dinosaures a indirectement favorisé l'évolution et la diversification des plantes à fleurs, y compris celles produisant des fruits comme le raisin. Ce phénomène illustre comment des événements cataclysmiques peuvent remodeler la vie sur Terre, ouvrant des opportunités pour de nouvelles formes de vie et influençant la biodiversité que nous connaissons aujourd'hui.
  • Quelle espèce animale réalise des opérations chirurgicales ?

    01:58
    Les fourmis Matabele (Megaponera analis) sont une espèce fascinante, principalement connue pour leur comportement remarquable de soins aux blessés, souvent comparé à des opérations chirurgicales. Ces fourmis se nourrissent principalement de termites, qu'elles chassent lors de raids organisés. Ces expéditions peuvent être dangereuses, et il n'est pas rare que certaines fourmis soient blessées par les soldats termites.Lorsqu'une fourmi Matabele est blessée, elle sécrète une phéromone de détresse pour alerter ses congénères. Les fourmis non blessées répondent en transportant la fourmi blessée de retour au nid. Une fois dans le nid, commence ce que l'on pourrait appeler des "soins chirurgicaux".Le traitement des blessures chez les fourmis Matabele implique principalement le léchage intensif des plaies. Ce comportement de léchage sert plusieurs fonctions cruciales. D'abord, il nettoie la plaie, enlevant ainsi les débris et les particules potentiellement infectieuses. Ensuite, il aide à désinfecter la blessure grâce aux enzymes et aux substances antimicrobiennes présentes dans la salive des fourmis.Ce processus de léchage peut durer des minutes, voire des heures, en fonction de la gravité de la blessure. Les études ont montré que les fourmis blessées qui reçoivent ce traitement ont une bien meilleure chance de survie que celles qui ne reçoivent pas de soins. En effet, la probabilité de survie passe de 20% pour les fourmis non soignées à environ 90% pour celles qui sont léchées et nettoyées.Ce comportement complexe de soins aux blessés illustre non seulement l'ingéniosité des fourmis Matabele, mais aussi l'importance de la coopération et de l'altruisme au sein de leur société. En soignant les membres blessés de leur colonie, les fourmis Matabele augmentent la survie globale de la colonie, démontrant une stratégie évolutive efficace et sophistiquée pour faire face aux dangers inhérents à leur mode de vie prédateur.
  • Combien d'exticntion de masse la Terre a-t-elle subi ?

    02:01
    La plupart des espèces apparues sur la Terre ont une durée de vie limitée, certaines résistant plus longtemps que d'autres. De fait, plus de 99 % des organismes vivants ayant vécu sur notre planète ont cessé d'exister.Mais certaines disparitions sont plus brutales et concernent davantage d'espèces. On les appelle, pour cette raison, des "extinctions de masse".Les scientifiques en recensent cinq en tout. À chaque fois, des catastrophes naturelles ont précipité, en un temps record, la fin de 75 à 90 %¨des espèces présentes sur la Terre. L'extinction la plus connue, qui s'est produite voilà environ 66 millions d'années, a provoqué la disparition des dinosaures. La chute d'une énorme météorite serait en partie responsable de ce destin tragique.D'autres extinctions de masse sont liées à des changements climatiques. Ainsi, l'extinction massive la plus ancienne, celle de l'Ordovicien-Silurien, qui s'est produite voilà environ 444 millions d'années, est due à une glaciation de grande ampleur.La calotte glaciaire s'est beaucoup accrue, emprisonnant ainsi d'importantes quantités d'eau. Ce qui a entraîné une baisse sensible du niveau des océans. Le retrait de la mer et le refroidissement du climat entraînent alors la disparition d'environ 85 % des espèces vivant sur Terre.Une autre extinction massive, dite du Dévonien, a commencé il y a environ 380 millions d'années. En une vingtaine d'années, elle a provoqué l'anéantissement des trois quarts des espèces présentes sur notre planète.D'après les spécialistes, elle est due à la baisse brutale du niveau d'oxygène dans les mers. Le volcanisme serait peut-être à l'origine de ce phénomène.Si l'on en croit certains scientifiques, nous serions à l'aube d'une sixième extinction de masse, plus rapide encore que les précédentes. Cette fois-ci, elle ne serait pas liée à des événements naturels, mais à l'action de l'homme.D'après une étude récente, le taux de disparition des espèces serait cent fois plus élevé que lors des autres extinctions massives. Et encore ces chiffres alarmants ne portent-ils que sur les espèces connues par l'homme. De quoi inquiéter l'espèce humaine sur son propre devenir.
  • Qu'est ce que la parthénogenèse ?

    02:00
    L'homme et la plupart des animaux connaissent un mode de reproduction sexué. L'accouplement du mâle et de la femelle permet la fécondation de l'ovule par un spermatozoïde.Mais il n'en va pas de même avec la "parthénogenèse". Le nom même de ce mode de reproduction, tiré des mots grecs "parthenos", qui veut dire "vierge", et "genesis", qui signifie "naissance", en souligne toute la singularité.Dans ce cas, en effet, l'embryon se forme dans le ventre de sa mère sans l'intervention d'un mâle. Il s'agit donc d'une forme de reproduction asexuée. Dans la parthénogenèse, les gènes habituellement fournis par les spermatozoïdes sont produits par un processus très complexe.La plupart du temps, les rejetons nés de cette manière sont des femelles, parfaitement identiques à leur mère. Dans quelques cas, cependant, la parthénogenèse peut aboutir à la naissance de mâles fertiles.Si la parthénogenèse est fréquente dans le monde végétal, on la rencontre beaucoup moins souvent dans le règne animal.Ce mode de reproduction est plus courant chez les insectes, comme les fourmis, les abeilles ou encore les pucerons. Mais de nombreux vertébrés se reproduisent pourtant de cette façon.Parmi les quelque 80 espèces concernées, on trouve d'abord des reptiles et des poissons. Ainsi, certains lézards ou des serpents à sonnette ont recours à la parthénogenèse.Il est rare qu'elle soit choisie par des animaux plus volumineux. On cite notamment le cas de plusieurs requins femelles, élevés en captivité. En 2016, des bébés requins sont nés dans l'aquarium d'une ville d'Australie, alors que le bassin n'abritait que des femelles. Plus récemment, d'autres bébés requins sont nés de cette façon dans un aquarium de Sardaigne.Le zoo de Louisville, aux États-Unis, a également été témoin d'une de ces naissances singulières. En effet, un python réticulé, un immense serpent de plus de 4 mètres de long, a pondu des œufs sans jamais avoir été approché par un mâle. En 2006, un dragon de Komodo, pensionnaire d'un zoo anglais, a fait la même chose.
  • La rotation de la Terre affecte-t-elle les vols ?

    01:54
    Chacun sait que la Terre tourne sur elle-même en une journée. Sa vitesse de rotation est de 1670 km/h. On pourrait alors se demander si la rotation de notre planète exerce une quelconque influence sur un trajet en avion.Autrement dit, la vitesse de l'avion sera-t-elle accélérée par ce mouvement ? À cette question, il faut répondre par la négative. En effet, la vitesse de rotation n'augmente pas du seul fait qu'on se trouve en altitude.Dans l'avion, la vitesse de rotation de la Terre est la même que si les passagers se trouvaient au sol. Ils ne s'en aperçoivent pas, dans la mesure où tout, autour de nous, se déplace à la même vitesse, y compris l'air qui porte l'avion.Ce déplacement de tous les objets, joint à la constance de la vitesse de rotation et à la prédominance de la force de gravitation, qui l'emporte sur la force centrifuge, explique aussi que nous soyons insensibles à ce phénomène de rotation.Et pourtant, selon la direction qu'il prend, un avion ne va pas toujours aussi vite. Il est en effet soumis à la force des vents. Or, ces vents sont eux-mêmes influencés par la force de Coriolis, une force inertielle, liée à la rotation de la Terre, qui influence les trajectoires de façon différente, selon qu'il s'agit de l'hémisphère Nord ou de l'hémisphère Sud.Du fait de l'action de cette force, les vents soufflent plutôt d'ouest en est dans les régions tempérées et dans l'autre sens dans les régions tropicales.Dans les régions tempérées, par conséquent, certains de ces vents, comme le jet-stream, soufflent d'ouest en est. Aussi tendent-ils à accélérer la vitesse de l'avion. Ainsi, un vol New-York-Paris, donc d'ouest en est, sera plus rapide, du fait de l'action de ces vents, qu'un vol dans le sens inverse.La rotation de la Terre ne joue donc pas un rôle direct dans l'accélération de l'avion. Elle donne naissance à la force de Coriolis, qui a elle-même une influence sur la direction des courants aériens.
  • Pourquoi les scribes égyptiens souffraient-ils d'arthrose ?

    02:07
    Dans l'Égypte antique, les scribes jouaient un rôle essentiel. En effet, ces fonctionnaires, capables de manier la complexe écriture égyptienne, devaient recopier et classer tous les documents administratifs.Cette maîtrise de l'écriture permettait aux scribes de faire partie de l'élite de la société. En effet, on estime que seulement 1 à 5 % de la population était alphabétisée.Pour accomplir leur travail, ils s'asseyaient dans la position dite du tailleur, avec les jambes croisées. Ils posaient ensuite une tablette sur leurs cuisses, destinée à recevoir le papyrus sur lequel ils écrivaient. Il leur arrivait également d'écrire sur des tessons de poterie.Certains scribes écrivaient aussi accroupis ou même debout, la position adoptée dépendant des circonstances. Pour écrire, ils utilisaient un calame, un roseau taillé en pointe.Or, même si ces fonctionnaires ne faisaient pas un travail de force, ils étaient sujets à ce que nous appellerions aujourd'hui des maladies professionnelles. C'est du moins la conclusion à laquelle est parvenue une équipe de scientifiques tchèques.Ils ont étudié les ossements d'une trentaine de scribes, enterrés dans une nécropole entre 2700 et 2180 avant notre ère. Ils ont alors comparé ces ossements avec ceux d'un groupe d'hommes appartenant à un autre milieu.Ils ont remarqué, sur les ossements appartenant aux scribes, des atteintes osseuses plus prononcées, dues à l'arthrose. Certaines régions du squelette, comme les vertèbres cervicales, l'épaule, le genou ou encore la main, étaient plus touchées que d'autres.Pour les chercheurs, la présence d'arthrose, dans ces zones précises, serait due à l'activité même des scribes. Elle se caractérisait en effet par des tâches répétitives, effectuées dans une position immobile.Pour écrire, le scribe devait légèrement pencher la tête, ce qui entraînait un fléchissement de la colonne vertébrale. La pression exercée devait provoquer les maux de dos que nombre de nos contemporains ressentent toujours dans l'exercice de leur activité professionnelle.Pour apprécier la nature du travail des scribes, les scientifiques se sont fondés sur les statues ou les illustrations qui les représentent en train d'écrire.
  • Le koala peut-il vraiment prédire la météo ?

    01:56
    Les facultés de certains animaux n'en finissent pas de nous étonner. Dans une récente étude, des scientifiques révèlent ainsi que les koalas seraient capables de prévoir le temps à venir.Ces animaux, observés dans la nature, n'ont pas besoin des prévisions météo pour savoir que des jours chauds les attendent. Selon les zoologues, il s'y préparent en abaissant leur température corporelle.Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont observé ces marsupiaux dans leur habitat naturel, en Australie. Durant deux semaines, ils ont étudié leur comportement, notamment dans les jours les plus chauds.Les scientifiques ont noté que, dans des conditions climatiques ordinaires, la température corporelle des koalas se maintenant à un peu plus de 36°C.Ils furent surpris de constater que, par un jour de canicule, où le thermomètre avait grimpé à près de 41°C, ces petits animaux avaient, dès le lever du jour, abaissé leur température à 32,4°C. Jamais une température corporelle aussi basse n'avait été constatée.Les marsupiaux avaient donc "senti" à l'avance que ce jour connaîtrait une véritable canicule. Et ils avaient adapté leur température en conséquence. Selon les zoologues, la température corporelle des koalas dépend donc étroitement de celle de l'air.Ainsi, leur température corporelle pourrait-elle lentement augmenter avec la chaleur ambiante, sans que les koalas soient obligés de se rafraîchir régulièrement, afin que la sudation permette d'évacuer la chaleur. Une technique qui permet à ces animaux d'économiser une eau toujours assez rare dans ces régions sèches.Les koalas seraient donc capables d'autoréguler leur température en fonction des conditions climatiques. Ce qui leur serait plus utile, pour survivre aux jours caniculaires, que d'autres techniques déjà observées.En effet, les koalas ont l'habitude, durant les périodes chaudes, de se serrer contre les arbres, afin de rafraîchir leur corps.Même si ces méthodes révèlent la faculté d'adaptation de ces animaux, elles ne suffiront peut-être pas à les protéger des conséquences du réchauffement climatiques. En effet, si des températures supérieures à 40 °C deviennent fréquentes, ces marsupiaux seront alors en danger.
  • Les éléphants se donnent-ils des noms entre eux ?

    02:02
    Il est des animaux qui sont dotés de plus de capacités que d'autres. Certains, comme le perroquet ou le dauphin, sont ainsi capables de s'interpeller, en se donnant des "noms". Ou plutôt, ils parviennent à imiter le cri d'un congénère, ce qui leur permet de s'adresser à lui de manière individualisée.Mais les éléphants, qui sont, comme on sait, des animaux évolués, vont plus loin. Un pachyderme sait ainsi donner à chacun de ses compagnons un nom précis, formé de sons bien particuliers. Ils sont faits de sonorités aiguës, mais aussi de grondements, sons à basse fréquence que l'oreille humaine ne peut pas toujours percevoir.Une équipe de zoologues a mené une étude au Kenya, pour tenter de recenser ces sons. Ils en ont compté plus de 600 au total. Grâce au concours de l'intelligence artificielle, ils ont pu distinguer les sons composant le nom d'un congénère de ceux par lesquels s'accueillent ces animaux.Les éléphants d'un troupeau, toujours en quête de nourriture, se séparent souvent. Ils peuvent ainsi s'appeler les uns les autres, afin de se regrouper à un endroit donné. Même les animaux éloignés entendront leur nom, car ces sons portent très loin.Une telle capacité, de la part des éléphants, les place un peu à part dans le monde animal. Elle leur permet en effet d'établir une relation entre des sons précis et un individu.Ils montrent aussi leur aptitude à relier ces sonorités avec une idée, celle de pouvoir donner une individualité, et donc une personnalité propre, à chaque membre du groupe. Autrement dit, ces pachydermes seraient en mesure de concevoir des pensées abstraites. Ce qui les rapprocherait de l'homme.Pour les scientifiques, il n'est pas exclu que les éléphants utilisent la même "méthode" pour nommer des aliments ou des lieux. Leurs similitudes avec l'espèce humaine n'en seraient que plus grandes.Grâce aux techniques modernes, les scientifiques apprendront sans doute à pénétrer toutes les subtilités de ce langage animal. Dès lors, pourquoi ne pas penser que, quelque jour, ils pourront s'en servir pour communiquer avec les éléphants ?